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Comment l’université est devenue l’incubateur du «décolonialisme» et comment les étudiants universitaires sont devenus accros au gauchisme

 Comment l’université est devenue l’incubateur du «décolonialisme»

 

ANALYSE – Les pouvoirs publics ont laissé l’idéologie des minorités s’instaurer dans la plupart des facs et des grandes écoles françaises, quand ils ne l’ont pas encouragée.

Par Le Figaro

– L’irruption du discours «décolonial» dans l’espace public, à la faveur des manifestations du comité Vérité et justice pour Adama, a créé un choc dont la grande majorité des Français ne se remet pas. Depuis quinze jours, elle entend notre modèle républicain qualifié de «raciste», «colonialiste»,«esclavagiste» et même «terroriste». La dérive de ces militants, qui prétendent combattre les «violences policières», ne surprend guère, en revanche, ceux qui fréquentent de près ou de loin le monde universitaire. La pensée indigéniste et ses avatars y prospèrent depuis de longues années, importés des États-Unis, comme le nouvel «antiracisme».

Emmanuel Macron lui-même l’a d’ailleurs déploré, selon Le Monde. Pour le chef de l’État, «le monde universitaire a été coupable»d’encourager «l’ethnicisation de la question sociale», ce qui «revient à casser la République en deux». Un constat dont la lucidité ne pourrait être que saluée, si son auteur n’avait pas été aussi complaisant vis-à-vis des idéologies qu’il dénonce aujourd’hui.

Bien sûr, le candidat qui proclamait, en 2017, que «la colonisation est un crime contre l’humanité» a évolué. Il ne s’autoflagelle plus en tant que «mâle blanc» aux côtés de l’humoriste Yassine Belattar – qui a d’ailleurs rompu avec lui après les déclarations de Jean-Michel Blanquer contre le voile islamique. Le Président n’hésite plus à nommer les «replis communautaires» qui menacent notre cohésion – ainsi en février, à Mulhouse.

Mais les actes ne suivent pas. En mai 2019, Le Figaro Magazine avait enquêté sur le noyautage des facs et des grandes écoles par les réseaux identitaires de toutes obédiences – décoloniaux, indigénistes, islamo-gauchistes et néoféministes. Nous décrivions le système de cooptation permettant à leurs membres d’accaparer postes et crédits de recherche et d’accroître ainsi leur influence bien au-delà des sciences dites «molles», leur biotope d’origine. Ils bénéficiaient du soutien actif de syndicats convertis au décolonialisme comme Solidaires (une émanation encore plus radicale de SUD) et l’Unef, qui défilent aujourd’hui avec le comité Adama. Les autorités de tutelle s’inclinaient sous les diktats de ces minorités très agissantes, quand elles ne devançaient pas leurs désirs.

«Les suspicions de dérive sont rarissimes», nous avait pourtant assuré la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Selon elle, si les concepts américains de «genre, classe, race» envahissaient nos universités, c’était comme objets d’étude à «interroger», voire à «déconstruire», pas pour formater les esprits français. À l’époque, Élisabeth Badinter, Alain Finkielkraut ou Mohamed Sifaoui avaient été déclarés persona non grata par les groupuscules les plus actifs, qui s’en prenaient aussi à des événements non conformes à leur conception du monde – on se souvient de la représentation empêchée, à La Sorbonne, des Suppliantes, d’Eschyle, pour cause de «black face».

«Tuer l’universalisme»

Depuis, rien n’a changé. Début juin, Audencia a annulé une conférence de l’historien Thierry Lentz sur Napoléon, organisée par des étudiants de cette grande école de commerce de Nantes. La direction leur a dit qu’elle ne souhaitait «pas valoriser l’héritage napoléonien en cette période». Devant le tollé, elle s’est retranchée derrière la crise sanitaire… alors que la conférence devait avoir lieu à l’automne.

Les gourous de la pensée décoloniale n’ont aucune intention de céder le terrain conquis. Le sociologue Éric Fassin, l’un des plus influents depuis sa chaire de sociologie à Paris-VIII, a répondu dans Les Inrock à Emmanuel Macron que «ce qui “casse la République en deux”, ce sont les discriminations raciales et les politiques de racialisation, et pas les personnes qui se battent contre elles». Et la relève est assurée. Samuel Grzybowski, le fondateur de l’association Coexister, qui veut «faire de la diversité un levier du mieux vivre-ensemble», se propose, lui, de «tuer l’universalisme». Il lui reproche «un refus depuis trente ans de nommer les haines spécifiques dont toutes les minorités (non-conformes au modèle dominant) font l’objet. Islamophobie, privilège blanc, violences policières, etc.» À 28 ans, il anime un atelier à Sciences Po.

Comment les étudiants universitaires sont devenus accros au gauchisme

 

Comment le socialisme, qui est basé sur des mensonges et une méconnaissance de l’histoire des régimes socialo- communistes a-t-il pu faire son chemin dans les universités et jusqu’aux médias ? Pour comprendre le chemin qu’ont suivi les idées de la gauche, il faut remonter aux années 70 et à la contestation de la Guerre du Vietnam par la génération hippie du Peace and Love.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’un professeur de science politique qui a enseigné à cette époque, Robert Weissberg, paru sur le site d’American Thinker, le 21 juin.

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Pourquoi les étudiants universitaires se sont entichés d’idées impraticables ?

Le paysage politique contemporain s’est embourbé dans un tsunami de mauvaises idées. Qui aurait pu prévoir que le dé-financement des services de police, le vidage des prisons, la suppression des cautions en espèces (en cas d’arrestation), la gratuité des soins de santé, la gratuité de l’université, le pillage comme forme légitime de protestation sociale, entre autres idées farfelues, deviendraient monnaie courante ?

Le socialisme ? Comment des opinions reposant sur des mensonges flagrants ont-elles pu passer des marchés idéologiques dans les académies au New York Times ?

Une explication exhaustive devra attendre que les esprits se calment, mais en attendant, laissez-moi vous offrir un compte-rendu personnel basé sur des décennies d’enseignement universitaire où ces absurdités se sont transformées en quelques idées bizarres véhiculées dans le campus avant de devenir une idiotie conquérante.

J’ai commencé à enseigner en Science Politique dans une université prestigieuse (Ivy League) en 1969.

Oui, les étudiants étaient exceptionnellement brillants, mais la faculté n’avait pas peur de les bousculer et l’usage d’une attitude de «sergent instructeur des Marines» était parfois nécessaire.

Les idées idiotes étaient immédiatement confrontées, souvent de manière sarcastique et les bonnes notes étaient difficiles à obtenir.

Certains collègues aimaient particulièrement mettre en pièces les imbéciles, et les étudiants, des années plus tard, louangeaient ces profs impitoyables qui les avaient fait « réfléchir et travailler dur ».

Les survivants pouvaient se vanter d’avoir reçu une éducation rigoureuse, la meilleure au monde.

Les choses ont commencé à basculer dans les années 70, lorsque certains professeurs ont associé la notation plus indulgente (qui pouvait permettre aux étudiants d’échapper au service militaire) à leur opposition à la guerre du Vietnam.

Les programmes de discrimination positive destinés à admettre les étudiants issus des minorités sont ensuite apparus et, bien que ceux qui étaient admis en savaient bien moins, se situant loin derrière les étudiants réguliers, la plupart des professeurs n’anticipaient aucun dommage à long terme, croyant que les Noirs finiraient par rattraper les autres.

En tout cas, le corps enseignant dominait toujours avec confiance, les étudiants étaient toujours considérés comme ignorants et périodiquement informés de leurs échecs.

Cependant, de façon presque imperceptible, les choses ont commencé à changer et ont fini par préparer le terrain de la fabrication en masse d’imbéciles par les universités d’aujourd’hui.

L’introduction des évaluations des professeurs par les étudiants a joué un rôle crucial. Leur objectif initial était de quantifier l’excellence de l’enseignement et de fournir ainsi des normes plus précises en matière de promotion et de titularisation et, surtout, d’augmentation des salaires. Après tout, la performance de l’enseignement était au centre de la mission d’une université et son calibrage précis aiderait à récompenser les bons enseignants et à punir les mauvais.

Ces évaluations sont rapidement devenues obligatoires.

Malheureusement, les professeurs qui adoptaient encore l’approche du genre «sergent instructeur des Marines» étaient gravement désavantagés, d’autant plus que les évaluations des étudiants demeuraient anonymes.
Il était difficile pour un prof d’obtenir de bonnes évaluations en attribuant des lectures difficiles, en donnant des notes faibles, en refusant les excuses non-motivées et en exigeant que la présence au cours soit obligatoire.

Surtout, puisque les évaluations de cours demandaient invariablement : « L’instructeur a-t-il respecté vos opinions ?» , les professeurs au ton acéré qui embarrassaient les étudiants pour leurs propos insensés étaient pénalisés.

Aucun professeur avisé ne pouvait désormais contester l’opinion d’un étudiant qui «expliquerait» comment le socialisme allait mettre fin à l’itinérance en supprimant le paiement du loyer.

S’il le faisait, l’étudiant humilié écrirait anonymement comment il se se sentait honteux, s’endormait en pleurant et sentait diminuer son estime de soi.

Il est bon de mentionner que le professeur n’a aucun droit de remise en question d’une évaluation négative, même pas pour contester les faits, et qu’il ne peut pas non plus insister sur le fait que la franchise favorise l’apprentissage.

Pour les professeurs débutants non titularisés, quelques plaintes «troublantes» de ce type peut mettre fin à une carrière.

L’augmentation des budgets basés sur les inscriptions a exacerbé cette tendance.

À l’exception des professeurs «vedettes» qui ont un bon dossier de publications ou bénéficient de subventions de recherche, il est devenu obligatoire de remplir les salles de classe.

Cette mentalité de comptable a renforcé une philosophie commerçante du genre le « client a toujours raison », d’où une pression accrue de donner des bonnes notes, des listes de lecture raccourcies, des examens plus faciles et des travaux écrits moins exigeants.

D’autant plus que les frais de scolarité ont augmenté.

Depuis que de moins en moins d’étudiants peuvent se permettre de payer plus de 60 000 dollars par an, la satisfaction des «clients» est devenue encore plus importante.

Entre-temps, le nombre croissant de cours sur l’identité et la politique des griefs (l’art de blâmer les autres pour ses difficultés) a mis encore plus de pression sur les professeurs enseignant les sciences sociales traditionnelles.

Les inscriptions étant déjà en baisse, pourquoi faire lire les «Federalist Papers» (NdT: un recueil d’articles paru en 1787 et constituant une importante source d’interprétation de la nouvelle Constitution) difficiles à lire alors que les concurrents des Latinx Studies (NdT: une discipline universitaire qui étudie l’expérience des personnes d’origine hispanique aux États-Unis) proposent des chapitres écrits en cinquième année dénonçant le colonialisme américain tout en distribuant des « A » avec facilité ?

L’admission d’étudiants minoritaires «éveillés» (woke), facilement offensés a changé la donne.

Par le passé, une dureté excessive, voire une certaine agressivité, pouvait vous valoir une faible augmentation de salaire en raison de la notation des enseignants.

Mais être dur avec des recrues peut carrément vous faire virer ou provoquer une émeute sur le campus. La rétention des étudiants est une priorité extrêmement importante et il suffit d’un ou deux étudiants offensés pour provoquer un incident qui peut entraîner des audiences administratives interminables et des frais juridiques importants.

N’importe quoi peut servir de déclencheur, comme dire que Malcolm X était un criminel déclaré coupable ou nier que les esclaves ont construit l’Amérique. Aucune offense n’est trop légère.

Le plus grave, cependant, est d’errer par inadvertance dans un territoire politiquement incorrect, ce qui est facile à faire puisque le territoire interdit change constamment.

Malheureusement, la transmission de connaissances ne justifie pas la violation de la frontière du «politiquement correct ».

Un seul mot peut désormais mettre fin à une carrière.

Il n’est pas important de savoir si l’énoncé était factuel et scientifiquement correct ou si l’instructeur est un expert de renommée internationale en la matière.

Mon ancien collègue, le professeur Stuart Nagel, un gauchiste auteur de plus de 100 livres, qui a un jour risqué sa vie dans le mouvement des droits civiques au Mississippi, a été faussement accusé par certains étudiants noirs de « violence sur le lieu de travail » à cause d’une discussion animée mais totalement non violente après la classe.

Il a été limogé sans préavis, il a demandé sa réintégration et, après un accord, a été forcé de quitter l’université. Il a fini par se suicider. Il est difficile de ne pas comprendre ce qui s’est passé.

Dans ces circonstances, les professeurs évitent rationnellement toute «controverse» et tout ce qui pourrait, d’une manière ou d’une autre, être interprété comme offensant.

La règle consiste à ne jamais être en désaccord avec un étudiant sur un point qui pourrait être considéré comme personnellement dérangeant, de peur que l’étudiant offensé se plaigne au Doyen de la Diversité qu’il ne se sent pas en sécurité et qu’il a besoin de conseils professionnels pour guérir.
N’essayez pas de jouer à l’avocat du diable pour provoquer une discussion animée.

C’est un monde de sentiments «über alles», comme si le fait de se sentir assez passionné par quelque chose le rendait réel.

Pendant ce temps, certains étudiants sont incapables de faire la différence entre ce que le professeur explique comme étant une idée et ce que le professeur croie personnellement.

La phrase « L’esclavage avait ses défenseurs » peut être interprétée à tort comme signifiant «J’approuve l’esclavage », et vous avez de la chance si vous réussissez à expliquer la différence à un jeune désemparé. Si tout le reste échoue, assignez un manuel de réveil (woke) et lisez-le à la classe.

Beaucoup de diplômés d’université d’aujourd’hui, en dehors du champ du STEM (programme de Science, Technologie, Ingénierie et Maths ), ressemblent à des rats de laboratoire spécialement élevés dans des milieux super-stériles afin de pas être immunisés.

À l’exception d’une poignée d’entre eux qui ont des opinions conservatrices ou impopulaires, ces étudiants ont réussi à traverser les obstacles de leur formation universitaire sans être contestés ou sans rencontrer d’opinions contraires «blessantes» grâce à des profs timides qui leur ont évité des ennuis.

Si, après l’université, on leur dit que tout le monde devrait recevoir un diplôme universitaire gratuit, ils sont incapables de se demander pourquoi, quel en sera le coût, qui en bénéficiera et qui sera perdant, comment ce sera administré et quelles en seront les conséquences économiques et sociales à long terme.

Ce qui est important pour ces jeunes vulnérables qui ressemblent à des rats de laboratoire, c’est que l’idée de l’«université gratuite» leur procure un sentiment de bien-être, qu’elle est approuvée par des gens sympathiques. D’ailleurs qui peut s’opposer à des choses gratuites ?

Si des personnes s’opposent quand même à cette gratuité, qualifiez l’objection de haineuse, car vous avez appris à trouver le désaccord inconfortable, et faites simplement taire les haineux.

En fait, beaucoup d’étudiants d’aujourd’hui ne sont probablement même plus capables de faire des concessions intellectuelles, encore moins de saisir l’idée de désaccord honnête.

Pouvez-vous imaginer une nation entière composée de gens aussi crédules ?

© Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Irami Osei-Frampong, un étudiant diplômé en philosophie et universitaire de l’université de Géorgie a récemment écrit des articles disant que « se battre contre les blancs est une compétence » et que « certains blancs devront peut-être mourir avant que les communautés noires ne soient rendues entières ».

Osei-Frampong a fait ces commentaires inquiétants sur Facebook et dit qu’il ne comprend pas pourquoi ses propos sont controversés.

WSBTV rapporte :

Un étudiant diplômé de l’université de Géorgie reçoit des critiques pour des commentaires qu’il a écrits sur Facebook.

L’homme au centre de la controverse est Irami Osei-Frampong – un étudiant en philosophie employé par l’université en tant qu’assistant de professeur.

Il parle fréquemment de la race et de l’égalité, mais certains critiques pensent qu’il a franchi la ligne lorsqu’il a publié en ligne un article qui déclarait : « Certains blancs devront peut-être mourir pour que les communautés noires soient rendues entières. »

Un autre post sur les médias sociaux disait : « Combattre les blancs est une compétence. »

L’assistant de l’enseignant a dit à Tony Thomas de Channel 2 qu’il était troublé par le retour de bâton.

« Je ne comprends pas pourquoi c’est si controversé », a déclaré Osei-Frampong.

Osei-Frampong est apparu sur la station de radio WGAU du Cox Media Group mardi matin, insistant sur le fait qu’il n’appelle pas à la violence, mais estime que cela devrait rester une option.

« On nous demande de reconnaître que toutes les minorités ont droit au respect non pas en vertu de ce qu’elles on accompli mais de ce qu’elles ont souffert dans le passé. » — Christopher Lasch, La révolte des élites et la trahison de la démocratie (1979)

EN BANDE SON :

3 réponses »

  1. « Mais comme j’en ai marre des gens qui essaient de donner des cours d’histoire à des cannibales à machette ou à des millenials décérébrés à cerveau de méduse genderfluid.
    «Non, mais là, il y a un contre-sens…».
    «Naan, mais Cervantès a été esclave des barbaresques lui-même, il y a contre-sens.»
    «Naan, mais la traite arabo-musulmane…»
    «Naan, mais faut recontextualiser.»
    «Naan, mais le code noir donnait des droits aux noirs..»
    Ils s’en foutent du sens, ils ne savent même pas ce que le mot signifie et tu voudrais qu’ils se préoccupent du contre-sens…ils se foutent de la réalité historique…ils veulent juste détruire, détruire, détruire…ils veulent un monde sans blanc, purifié ethniquement. Quand tu te feras ouvrir le crâne au coupe-coupe, tu leur expliqueras qu’il faut recontextualiser. Je suis sûre que ça va marcher. »

    VIA GERSENDE BESSEDRE

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