Art de la guerre monétaire et économique

Le Billet du LUPUS : Démocratie libérale contre Démocratie populaire – vice de forme et forme du vice !

Démocratie libérale contre Démocratie populaire : Vice de forme et forme du vice.

En matière politique vouloir croire ou faire croire à une autonomie du peuple, c’est tomber dans la vulgate marxiste qui consiste à faire justement penser possible, la fameuse conscientisation politique globale d’un ensemble d’individus disparates, parce inégaux par nature : le Peuple !  Une conscientisation politique d’un agrégat mal défini qui déboucherait miraculeusement, grâce au travail d’une avant-garde éclairée et autodésignée (élite), sur une révolution prolétarienne. L’histoire du socialisme a prouvé ce qu’il en advenait, et 100 millions de morts plus tard on peut affirmer qu’il y a vice de forme  à vouloir ramener et réduire les individus aux seules classes économiques, et à  faire de la seule lutte des classes l’unique moteur de l’histoire. Bien que le Marxisme dans sa pratique se soit avéré empiriquement faux, et  que les populations en fasse toujours et encore les frais actuellement, certains esprits  bien intentionnés vous diront que si le Socialisme ne marche pas c’est qu’il n’y a tout simplement pas assez de Socialisme. Clap de Fin ! Amen ! Circulez il n’y a plus rien à voir ou à regretter !

Quant au concept de révolution dont beaucoup de nos amis gauchistes se gargarisent à outrance et avec délectation, comme si ce concept leur appartenait, l’histoire a prouvé qu’elle peut être cette révolution, tour à tour socialiste ou conservatrice, puisqu’elle est toujours au départ le fruit d’une minorité en réaction face à une pensée dominante. Pensée dominante  qui peut s’avérer en fonction du balancier de l’histoire, socialiste ou conservatrice . Trump aux Etats-Unis est  révolutionnaire , tout comme l’ont été en leur temps Kennedy parce que socialiste, ou Reagan parce que conservateur. En Europe Macron, Merkel et consorts sont socialistes, et respectent en tous points l’agenda mondialiste de Davos.  Agenda qui traduit la bien-pensance dominante et conformiste d’une époque, et d’une Bourgeoisie décadente, qui se veut avant-gardiste, mais qui dans sa pratique baigne dans les eaux putrides d’un néo-puritanisme assortie d’une posture moralisatrice affligeante et intolérante .

C’est pourquoi je partage pleinement l’idée, qu’aujourd’hui être rebelle face à un Système devenu pseudo-progressiste,  socialiste régressif et créateur de chaos, pour mieux asservir l’Humanité, c’est être conservateur ! Conservateur non par soucis de protection d’intérêt de classe comme les Marxistes aiment à le dire, mais  en réaction salvatrice, et par  instinct de conservation de ce qui fait notre humanité à la fois sur le plan individuel et collectif  ! Sauver à la fois notre patrimoine génétique et notre inconscient collectif face aux assauts de nos Docteurs « Folamour » qui ont pris le pouvoir au nom de notre bien. 

Trump et d’autres, Orban en Hongrie par exemple, sont arrivés aux mêmes conclusions, et en ont fait avec succès le moteur de leur action politique. Nous verrons bien au final ce qu’en pense le « Peuple », s’il reste encore quelques vrais démocrates pour lui demander son avis, ce dont je doute au vu de la tournure que prend à ce jour par exemple, le résultat toujours attendu des  élections américaines.

Faire de l’Etat et des multinationales l’outil ultime du capitalisme c’est ce que les marxistes (léninistes ou pas) ont appelé auparavant capitalisme monopolistique d’état, et ce que je nomme dans sa version actuelle : Socialisme de marché. En version française cela donne le Gaullisme, en version Mélanchonniste le Bolivarisme, et en version Lepéniste le Corporatisme ou entreprises stratègesReste que pour moi, on est là très loin du capitalisme originel que je défend, à savoir celui de la libre entreprise et de la libre concurrence,nous nous trouvons en fait dans un système de cartels, propre à l’économie socialiste, qu’elle soit d’obédience bolchévik ou mussolinienne.

Les mots ont un sens et les préfixes aussi, ne pas vouloir le voir c’est se conforter douillettement dans le dogme et la théorie, et parler à tord ou à travers de choses que l’on ne connait pas, ou que l’on prend plaisir à détourner. Ainsi l’ultralibéralisme ou neoliberalisme dont la fausse droite et la vraie gauche font leur gorge chaude n’est rien d’autre que la version néokeynésienne friedmanienne du socialisme, rien à voir avec le libéralisme originel anglosaxon, ou encore celui d’un Bastiat grand économiste français, et tout à fait contraire en matière économique au libéralisme autrichien d’un Hayek ou d’un Mises… Friedrich Hayek qui s’est opposé toute sa vie aux délires monétaristes de Milton Friedman, Friedman qui tout en se proclamant le chantre d’un capitalisme libre et responsable, a au final permis la financiarisation des économies occidentales et un endettement massif de celles-ci  via la destruction des monnaies par les Banques centrales. 

Il faut sacrement être de mauvaise foi ou dogmatique, pour ne pas voir que le libéralisme économique tel que pratiqué par les Monétaristes américains, ne vise qu’a conforter la puissance américaine au travers d’un régime de changes flottants avantageux pour le dollar, ou d’un libre échange qui entérine pour les pays qui s’y prêtent un rapport de force déséquilibré avec le maître américain ! Quant à l’ordo libéralisme tel que pratiqué aujourd’hui par les Allemands en Europe, il s’apparente à un néomercantilisme qui plombe les pays du sud de l’Europe et les vide de leur substance.

Sur le plan politique la mondialisation et le néoliberalisme ou mondialisme qui va avec, contredisent toutes les règles du libéralisme politique, et pousse à s’accoquiner avec des pays comme la Chine, qui ne respecte rien ni personne, et à favoriser outrancièrement sur le plan économique, je le répète la constitution de cartels et de multinationales qui finissent par avoir davantage de puissance et de pouvoir, que les états Nations dont elles sont issues.

Le libéralisme c’est Smith+Bastiat sur le plan économique, Burke+les Lumières, sur le plan politique. Avec au final un Etat Nation commerçant et sa démocratie pleinement représentative sous contrôle populaire.

Prenons l’exemple de Ron Paul un grand politique américain  que j’apprécie,

Il est autrichien sur le plan économique :

  • -retour à l’étalon or,
  • -fin du créditisme et des réserves fractionnaires pour les Banques ,
  • -fin des Banques centrales organe de planification monétaire,
  • -fin du capitalisme de connivence, des cartels et multinationales,
  • -libre entreprise et libre concurrence,
  • -concurrence des monnaies,

Et libertarien sur le plan politique :

  • -limitation au maximum du rôle de l’état,
  • -autodéfense,
  • -individualisme contre collectivisme….
  • -isolationniste sur le Plan géopolitique

Le libertarianisme,  doctrine à laquelle j’adhère, tout comme Ron Paul, mais que je sais, comme le communisme, impraticable dans son application littérale et utopique, est une Doctrine qui a plus à voir avec le laissé-faire, ou plus exactement avec une croyance à un ordre spontanée des choses, référence à la fameuse main invisible d’Adam Smith, ou à la célèbre fable des Abeilles de Mandeville, qui ferait qu’au-delà du bien et du mal propre à tout être humain, naturellement, spontanément, naitrait une certaine organisation harmonieuse des sociétés humaines.

Bien entendu il faut y voir là la main de Dieu, et non pas celle du Diable et des Rousseauistes, qui pensent que la société corrompant l’homme, c’est la société qu’il faut changer pour changer l’homme et non l’inverse. C’est pourtant tout l’enseignement de Dieu, et le propre de la civilisation, que de dire : aidons l’homme à être meilleur et la société n’en sera que plus juste.

Mais rien n’y fait, dans une époque nietzschéenne marquée du sceau  du Combattant, les Hommes ne veulent croire qu’au messianisme apocalyptique religieux, et pire encore au messianisme marxiste qui feraient d’eux les Damnés de la Terre régnant sur le Royaume des Cieux.  Dieu est témoin, le Diable veille et forme le vice !

LE LUPUS

Abel Bonnard « Vivre dans un certain siècle et s’apercevoir qu’on était mieux fait pour un autre, cela ne doit pas désespérer, car ce malheur n’est point sans quelque remède. Nous atteignons par magie l’époque où nous ne nous sommes pas trouvés matériellement ; nous la saisissons par son art. »

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6 réponses »

  1. Une image : Virgile et Dante, le philosophe guidant le poète pour le sortir des Enfers et des cercles ou nous sommes
    . Dans son traité rédigé entre 1313 et 1318., Dante fait l’éloge de la monarchie universelle comme système politique idéal pour garantir la justice et la paix et, par conséquent, le bonheur des hommes. Le deuxième livre vise à montrer que c’est le peuple romain qui doit posséder l’autorité suprême, car il est héritier de l’Empire romain selon le droit, c’est-à-dire selon la volonté de Dieu, et non seulement selon la force. Enfin le troisième et dernier livre traite des rapports entre l’empereur et le pape, tous les deux tirent leur autorité de Dieu, mais chacun doit l’exercer dans son propre champ de souveraineté : le domaine spirituel pour le pape et le domaine temporel pour l’empereur. Le traité est jugé dangereux pour la lecture des fidèles, à cause de ses adeptes. ..
    ..Point de suspension passé -présent ou présent ..avenir.. .trouver sur le chemin que nous devons parcourir en restant combattants de belles idées Libertariennes subtiles antidotes, brisant le cercle infernale ou ces âmes damnées nous garde captifs.
    En passant par la philosophie, la poésie, nous pouvons aussi parvenir a imaginer un avenir plus éclairé …
    et; » qui peut imaginer peut faire ».
    Una vita nueva…!
    Lorsque l’on cherche un royaume comme Thulé on finit toujours par le trouver.

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  2. UNE DÉMOCRATIE SANS CONTRÔLE EST UN LEURRE
    Du temps de Giscard il y avait environ 350 députés, ce nombre était déjà énorme, aujourd’hui 550 d’entre eux devraient passer à la trappe ! (USA Chambre des Représentants: une centaine pour env. 350 millions d’habitants). En résumé, il ne devrait donc ne rester qu’une centaine de députés, mais assistés chacun par 8 ou 9 retraités (issus de tous les secteurs de la société civile, du cantonnier au PDG) désignés par le sort à partir des circonscriptions environnantes.

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  3. Le contrôle par les citoyens (8 ou 9 retraités tant qu’à faire) est indispensable pour s’assurer que les « représentants du peuple » écouterons leurs sages conseils, ce qui leur sera d’autant plus facile que leur nombre sera divisé par 6: résultat env. 100 députés)

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