Quand « l’Etranger de France » Emmanuel Macron explique que le destin français est dĂ©sormais âliĂ© Ă lâAfriqueâ
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MĂ©lenchon rĂȘve la crĂ©olisation.
Macron lâadministre.
Lâun la chante comme un idĂ©al historique.
Lâautre la prĂ©sente comme une Ă©volution inĂ©vitable du monde ouvert.
Les mots comptent.
Et parfois, quelques phrases révÚlent plus clairement une vision historique que des centaines de discours technocratiques.
Quand Emmanuel Macron affirme au Kenya que :
« le destin de la France est lié au continent africain »
il ne parle pas seulement :
- de diplomatie,
- dâĂ©conomie,
- ou de coopération internationale.
Il exprime en réalité :
une certaine conception de ce que doit devenir la France au XXIe siĂšcle.
Une France :
- post-coloniale,
- post-homogĂšne,
- post-assimilation classique,
- profondément connectée aux dynamiques démographiques africaines.
Et câest prĂ©cisĂ©ment cette vision qui fracture dĂ©sormais une partie croissante de lâEurope.

I. LE VRAI SUJET : LE CHANGEMENT DE LOGICIEL DES ĂLITES EUROPĂENNES
Pendant longtemps,
les nations européennes se pensaient comme :
- des continuités historiques,
- des peuples politiques,
- des constructions civilisationnelles relativement stables.
Mais depuis plusieurs décennies,
une partie importante des élites occidentales raisonne autrement.
Le nouveau paradigme considĂšre les nations :
comme des plateformes ouvertes de circulation humaine, économique et culturelle.
Dans cette vision :
- la mobilité devient vertu,
- le multiculturalisme devient horizon,
- les identités historiques deviennent secondaires,
- et les flux démographiques sont présentés comme inévitables voire souhaitables.

II. MACRON : LE PRĂSIDENT DE LA MONDIALISATION TARDIVE
Macron est probablement lâun des reprĂ©sentants les plus explicites de cette vision.
Sa logique repose sur plusieurs idées :
- la France est déjà multiculturelle,
- les diasporas sont un levier économique,
- lâAfrique reprĂ©sente le futur dĂ©mographique mondial,
- lâEurope vieillissante devra composer avec cela,
- et la relation franco-africaine doit ĂȘtre pensĂ©e comme un espace intĂ©grĂ©.
Autrement dit :
il ne voit pas lâinterconnexion croissante avec lâAfrique comme une menace historique, mais comme une transformation structurelle inĂ©vitable.
III. LE PROBLĂME : LES PEUPLES NE RAISONNENT PAS TOUJOURS COMME LES ĂLITES
Et câest ici que surgit le choc politique majeur.
Car une partie importante des populations européennes perçoit au contraire :
- la montée des tensions identitaires,
- les difficultĂ©s dâintĂ©gration,
- la fragmentation culturelle,
- les crises migratoires,
- lâinsĂ©curitĂ©,
- la pression sur les services publics,
- la transformation rapide de certains territoires,
comme des facteurs de déstabilisation.
Le conflit politique européen contemporain tourne de plus en plus autour de cette question :
une nation est-elle principalement un espace civique ouvertâŠ
ou une continuitĂ© historique et culturelle quâil faut prĂ©server ?
IV. LE MULTICULTURALISME : IDĂAL OU FRAGMENTATION ?
Le multiculturalisme fut longtemps présenté comme :
- une richesse automatique,
- un progrĂšs moral,
- une modernité inévitable.
Mais plusieurs sociétés européennes découvrent désormais ses limites potentielles :
- coexistence parallĂšle,
- communautarisation,
- perte de confiance collective,
- tensions religieuses,
- fragmentation scolaire,
- polarisation politique.
Le problĂšme nâest pas uniquement migratoire.
Il est :
institutionnel et civilisationnel.
Une société devient fragile lorsque :
- les normes communes sâeffacent,
- la confiance civique recule,
- et que les citoyens ont le sentiment que le cadre collectif change sans consentement démocratique clair.
V. LE TABOU DES TRANSFERTS ĂCONOMIQUES
Macron a également rappelé une réalité rarement assumée publiquement :
les transferts financiers des diasporas représentent une source majeure de revenus pour de nombreux pays africains.
Câest un point essentiel.
Car lâimmigration nâest pas seulement :
- humaine,
- culturelle,
- politique.
Elle est aussi :
financiÚre et systémique.
Les remises migratoires :
- soutiennent des économies entiÚres,
- stabilisent certains régimes,
- remplacent parfois lâaide internationale,
- créent des dépendances structurelles.
Autrement dit :
la mondialisation migratoire fonctionne aussi comme un immense systĂšme de redistribution transnationale.
VI. LâEUROPE ENTRE DANS UNE PHASE DE TENSION DĂMOGRAPHIQUE
Le sujet devient explosif parce quâil touche :
- au territoire,
- Ă lâidentitĂ©,
- à la souveraineté,
- à la démographie,
- à la sécurité,
- au futur culturel des nations européennes.
Et contrairement Ă ce quâont cru certaines Ă©lites,
ces questions ne disparaissent jamais durablement.
Quand une population estime :
- que les transformations sont trop rapides,
- que les institutions ne contrĂŽlent plus les flux,
- ou que le récit officiel nie les difficultés concrÚtes,
alors émergent :
- populismes,
- radicalisations,
- crises de confiance,
- fractures politiques profondes.
VII. LE GRAND MALENTENDU EUROPĂEN
Lâerreur historique probable de nombreuses Ă©lites europĂ©ennes fut de croire que :
lâĂ©conomie suffirait Ă produire automatiquement une cohĂ©sion civilisationnelle.
Mais :
- partager un marché,
- des aides sociales,
- une monnaie,
- ou un territoire,
ne produit pas mécaniquement :
- une culture commune,
- une confiance commune,
- un imaginaire collectif partagé.
Or une civilisation ne repose pas uniquement sur :
- le PIB,
- les flux,
- ou les indicateurs macroéconomiques.
Elle repose aussi sur :
- des références communes,
- une continuité historique,
- des normes implicites,
- une mémoire collective,
- une capacitĂ© dâassimilation rĂ©elle.
VIII. LE RETOUR DU RĂEL DĂMOGRAPHIQUE
Le XXIe siĂšcle pourrait ĂȘtre dominĂ© par :
la question démographique.
LâAfrique sera probablement :
- le principal réservoir démographique mondial,
- lâun des centres de croissance majeurs,
- un acteur de plus en plus important des flux migratoires globaux.
Et lâEurope vieillissante devra rĂ©pondre Ă une question fondamentale :
comment maintenir simultanément :
- croissance,
- stabilité,
- cohésion,
- souveraineté,
- et continuité culturelle ?
Pour lâinstant,
aucune rĂ©ponse claire nâexiste.
IX. CE QUI SE JOUE VRAIMENT
Le dĂ©bat rĂ©el nâoppose pas simplement :
- âouvertsâ contre âfermĂ©sâ,
- âhumanistesâ contre âxĂ©nophobesâ.
Il oppose deux visions de la nation.
Vision 1
La nation comme :
- espace post-national,
- plateforme multiculturelle,
- société fluide,
- structure ouverte aux flux mondiaux.
Vision 2
La nation comme :
- continuité historique,
- cadre civilisationnel,
- communauté culturelle et politique durable.
Et câest prĂ©cisĂ©ment ce conflit philosophique qui traverse aujourdâhui :
- la France,
- lâEurope,
- et plus largement lâOccident.
RAPPEL AUX UTOPISTES
La France a connu une forte augmentation de l’immigration en provenance du tiers monde au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. Environ 11 % de la population est nĂ©e Ă l’Ă©tranger. Ces personnes reprĂ©sentent prĂšs de 20 % des bĂ©nĂ©ficiaires de l’aide sociale et le taux de pauvretĂ© atteint 32 %. Elles constituent Ă©galement prĂšs de 20 % des suspects d’homicide , 15 % des suspects d’agression sexuelle et 40 % des victimes de dĂ©lits contre les biens.Ătonnamment, Macron a admis lors du sommet quâune part importante des recettes des pays africains provient en rĂ©alitĂ© des transferts de fonds. Les migrants se rendent en Europe, y puisent des capitaux et les envoient Ă leurs familles en Afrique. On ignore souvent que ces transferts de fonds, liĂ©s Ă lâimmigration vers les pays occidentaux, sont absolument essentiels aux Ă©conomies du tiers monde. Sans eux, nombre de ces Ă©conomies sâeffondreraient.
Le tiers monde dĂ©pend de lâOccident depuis des gĂ©nĂ©rations, non seulement par le biais des transferts de fonds, mais aussi grĂące Ă un flux constant dâaide Ă©trangĂšre. Macron, pourtant, prĂ©sente cette situation comme si câĂ©tait une bonne chose. LâidĂ©e selon laquelle lâimmigration de masse est indispensable Ă la viabilitĂ© Ă©conomique des pays occidentaux est constamment rĂ©futĂ©e. Les populations du tiers monde reçoivent bien plus quâelles ne contribuent, sans pour autant allĂ©ger significativement le marchĂ© du travail (le taux de chĂŽmage continue dâaugmenter en Europe en raison de lâafflux de ressortissants Ă©trangers). LâEurope connaĂźt par ailleurs un ralentissement de sa croissance et une stagnation Ă©conomique.
Les migrants nâapportent rien, et pourtant, les dirigeants europĂ©ens continuent de manipuler leurs populations respectives avec des rĂ©cits dâutopie multiculturelle. Ce futur magique ne saurait tarderâŠ
đș PHRASE MANIFESTE
Une civilisation peut absorber des flux.
Mais lorsquâelle ne sait plus clairement ce quâelle veut transmettre,
elle finit souvent par confondre ouverture et dissolution.
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Catégories :Douce France, Europe, Immigration, Mondialisme, Souverainisme













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