Mamdani le Maire de New York, communiste islamiste dĂ©pitĂ©, renonce Ă son projet dâaugmentation de la taxe fonciĂšre pour les New-Yorkais.
Lâaffaire Mamdani est intĂ©ressante non pas seulement pour New York,
mais parce quâelle rĂ©vĂšle un problĂšme beaucoup plus large :
le progressisme occidental dĂ©couvre brutalement que lâargent peut partir.
Pendant des décennies,
certaines métropoles globalisées ont vécu sur une illusion :
- taxer davantage,
- réguler davantage,
- dépenser davantage,
- moraliser davantageâŠ
⊠tout en supposant que :
- les contribuables solvables,
- les entreprises,
- les investisseurs,
- et les créateurs de richesse
resteraient captifs éternellement.
Or dans un monde :
- numérisé,
- financiarisé,
- mobile,
- post-national,
le capital ne reste plus lĂ oĂč il est puni.
Il migre.

I. Le vrai problĂšme : la base fiscale se volatilise
Lâon touche lĂ un point fondamental :
les mĂ©gapoles progressistes occidentales deviennent extrĂȘmement dĂ©pendantes dâune minoritĂ© de contribuables ultra-productifs.
Ă New York :
- les hauts revenus financent une part disproportionnée des recettes,
- lâimmobilier haut de gamme soutient les budgets locaux,
- la finance nourrit toute lâĂ©conomie urbaine indirecte.
Mais lorsque :
- fiscalité,
- insécurité,
- coût de la vie,
- idéologie administrative,
- criminalité,
- bureaucratie,
- et dégradation des services
atteignent un seuil critique,
les plus mobiles partent.
Et avec eux :
- recettes fiscales,
- investissements,
- consommation,
- emplois indirects,
- valeur immobiliĂšre,
- et confiance systémique.

II. Le paradoxe du socialisme métropolitain
Le problÚme de nombreuses grandes villes occidentales est désormais structurel :
elles veulent :
- toujours plus de redistribution,
- toujours plus dâadministration,
- toujours plus de dépenses publiques,
mais leur modÚle économique dépend justement :
des acteurs quâelles stigmatisent politiquement.
Câest le paradoxe.
Le progressisme urbain contemporain fonctionne souvent comme un systĂšme :
- anti-capitaliste dans le discours,
- mais totalement dépendant du capital dans les faits.
III. La Floride devient le miroir inversé de New York
Et dâĂ©voquer lâexode vers :
- Floride,
- Texas,
- Carolines.
Ce nâest pas anecdotique.
Depuis quelques années,
les Ătats-Unis connaissent une vĂ©ritable migration civilisationnelle interne.
Dâun cĂŽtĂ© :
- Ătats Ă forte fiscalitĂ©,
- bureaucratie lourde,
- progressisme urbain,
- régulation dense,
- coûts explosifs.
De lâautre :
- fiscalité plus faible,
- énergie moins chÚre,
- réglementation plus légÚre,
- criminalité plus contrÎlée,
- et environnement perçu comme plus favorable aux entreprises.
La conséquence :
les Ătats-Unis commencent Ă fonctionner comme deux modĂšles de sociĂ©tĂ© concurrents.
IV. New York découvre la limite du laboratoire idéologique
Le cas Mamdani montre autre chose :
la politique idéologique se heurte toujours au réel budgétaire.
Il est facile de promettre :
- redistribution,
- aides,
- programmes sociaux,
- expansion municipale,
- infrastructures,
- services gratuits.
Mais quelquâun doit payer.
Et lorsque :
- la dette explose,
- les dépenses dérivent,
- les recettes ralentissent,
- et les contribuables solvables fuient,
la machine entre dans une contradiction mortelle.
V. Le problÚme occidental plus large : la métropole post-bourgeoise
New York devient ici un symbole.
Pendant longtemps,
les grandes villes occidentales étaient :
- productives,
- industrielles,
- commerçantes,
- créatrices de richesse.
Aujourdâhui,
beaucoup deviennent surtout :
- administratives,
- financiĂšres,
- spéculatives,
- bureaucratiques,
- et redistributives.
Elles vivent de plus en plus :
- des flux,
- des valorisations,
- des services,
- de la dette,
- et de la rente immobiliĂšre.
Mais moins :
- de production réelle,
- dâindustrie,
- ou de création matérielle.
VI. Le capitalisme moderne est devenu nomade
Câest probablement le cĆur du sujet.
Dans les années 1950 :
- une usine restait,
- une banque restait,
- une famille restait,
- le patrimoine était enraciné.
Aujourdâhui :
- entreprises,
- capitaux,
- fortunes,
- et parfois mĂȘme travailleurs qualifiĂ©s
peuvent partir trĂšs vite.
Le systĂšme fiscal moderne devient alors extrĂȘmement fragile.
Parce quâil dĂ©pend dâacteurs :
hautement mobiles.
VII. La crise des villes progressistes devient mondiale
New York nâest pas seule.
On retrouve des dynamiques similaires :
- Ă Londres,
- San Francisco,
- Los Angeles,
- Paris,
- Berlin,
- Toronto,
- Vancouver,
- Bruxelles.
MĂȘme mĂ©canique :
- explosion immobiliĂšre,
- bureaucratisation,
- insécurité diffuse,
- coût de la vie insoutenable,
- polarisation sociale,
- fuite des classes productives,
- dépendance croissante aux subventions publiques.
VIII. Le réel finit toujours par arriver
On ne peut pas éternellement :
- augmenter les dépenses,
- taxer les bases productives,
- dĂ©grader lâenvironnement Ă©conomique,
- et espérer que rien ne change.
Le réel budgétaire finit toujours par apparaßtre.
IX. La guerre fiscale intérieure américaine ne fait que commencer
Ce qui se joue aux Ătats-Unis est peut-ĂȘtre historique :
une compétition directe entre modÚles de civilisation internes.
Chaque Ătat devient :
- un modĂšle fiscal,
- social,
- énergétique,
- sécuritaire,
- et culturel.
Les Américains votent désormais :
avec leurs pieds.
X. Le vrai danger : la spirale de désintégration urbaine
Le problĂšme des grandes villes occidentales,
câest quâune fois lâexode enclenchĂ©,
la dynamique peut devenir auto-destructrice :
moins de contribuables solvables â
moins de recettes â
plus dâimpĂŽts â
plus de dĂ©parts â
plus de dette â
plus de dégradation.
Câest potentiellement une boucle de dĂ©croissance urbaine.
Conclusion â New York devient un avertissement
Lâaffaire Mamdani dĂ©passe largement une simple taxe fonciĂšre.
Elle révÚle :
la crise du modÚle métropolitain occidental.
Pendant des décennies,
les grandes villes globalisées ont pensé :
que richesse, capitaux et talents resteraient éternellement captifs.
Mais dans un monde mobile,
lâidĂ©ologie ne suffit plus Ă retenir les bases fiscales.
Et lorsque le capital sâen va,
les utopies budgétaires rencontrent brutalement la gravité économique.
RAPPEL
Depuis 2021, New York a enregistrĂ© une perte nette d’environ 220 000 habitants . Rien que ces deux derniĂšres annĂ©es, prĂšs de 6 000 entreprises ont fermĂ© leurs portes ou ont dĂ©mĂ©nagĂ©. Les consĂ©quences se font sentir principalement chez les contribuables qui financent la majeure partie des services municipaux : les 1 % des mĂ©nages les plus aisĂ©s contribuent Ă plus de 40 % des recettes de l’impĂŽt sur le revenu, et ce groupe quitte la ville en nombre disproportionnĂ©. Plus de 125 000 New-Yorkais ont dĂ©mĂ©nagĂ© en Floride ces derniĂšres annĂ©es, emportant avec eux prĂšs de 14 milliards de dollars de revenu brut ajustĂ©.
Phrase manifeste â Blog Ă Lupus
« Le progressisme adore taxer le capital.
Le problĂšme,
câest que le capital possĂšde dĂ©sormais un passeport,
un avion,
et une sortie dâautoroute vers la Floride. »
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Il y a deux jours, le maire communiste Zohran Mamdani, visiblement déçu, a renoncĂ© Ă son projet dĂ©sespĂ©rĂ© d’augmenter encore davantage les impĂŽts fonciers des New-Yorkais face Ă une opposition sans prĂ©cĂ©dent (mais non sans avoir valu Ă l’ancien haut lieu du capitalisme une mise en garde contre une dĂ©gradation de sa note de crĂ©dit par la plupart des agences de notation). Cependant, comme les communistes qui ne redistribuent pas les richesses (Ă terme, sous la menace des armes) sont des communistes inutiles, l’administration Mamdani n’a mis que 48 heures avant de prĂ©senter sa derniĂšre idĂ©e : selon Bloomberg, les lĂ©gislateurs new-yorkais envisagent une nouvelle taxe sur les maisons achetĂ©es comptant pour au moins un million de dollars Ă New York. Ils Ă©tudient Ă©galement la possibilitĂ© d’Ă©tendre cette taxe Ă tous les achats en espĂšces de plus d’un million de dollars dans l’Ătat de New York, y compris en banlieue et dans le nord de l’Ătat.
La taxe municipale de New York devrait Ă elle seule rapporter 160 millions de dollars pour contribuer Ă combler le dĂ©ficit budgĂ©taire de la ville. Cette taxe, fixĂ©e Ă 1 % du prix d’achat, serait Ă la charge de l’acquĂ©reur, selon les informations recueillies.
Un porte-parole de la gouverneure Kathy Hochul a dĂ©clarĂ© qu’elle « avait annoncĂ© un accord de principe avec l’AssemblĂ©e lĂ©gislative de l’Ătat sur plusieurs points importants du budget de l’exercice 2027. Les textes budgĂ©taires dĂ©finitifs apporteront des prĂ©cisions supplĂ©mentaires. »
Les transactions entiĂšrement au comptant ont progressĂ© Ă New York, la flambĂ©e des coĂ»ts hypothĂ©caires ayant dissuadĂ© les acheteurs de financer leurs acquisitions. Ces derniers prĂ©fĂšrent dĂ©sormais s’acquitter de l’impĂŽt sur les plus-values ââet liquider d’autres titres pour financer leurs achats immobiliers. Elles constituent Ă©galement une option intĂ©ressante pour les vendeurs sur le marchĂ© immobilier new-yorkais, extrĂȘmement concurrentiel : plus rapide que la longue procĂ©dure d’obtention d’un prĂȘt hypothĂ©caire, cette solution prĂ©sente aussi un risque d’Ă©chec moindre.
D’aprĂšs les donnĂ©es compilĂ©es par le Center for New York City Neighborhoods, ces achats ont reprĂ©sentĂ© plus de 60 % des quelque 18 000 transactions effectuĂ©es Ă New York au cours du premier semestre 2025. Le rapport indique qu’Ă Manhattan, neuf achats sur dix supĂ©rieurs Ă 3 millions de dollars ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en espĂšces entre janvier et juin 2025.
Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e de l’Ătat de New York, Carl Heastie, a dĂ©clarĂ© que la taxe serait incluse dans le budget final, « dans le cadre du plan visant Ă rĂ©duire le dĂ©ficit de la ville ». Le sĂ©nateur d’Ătat James Skoufis, membre de la commission des finances de l’AssemblĂ©e, a Ă©galement indiquĂ© lors d’une interview que cette nouvelle taxe avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e.
Mamdani a dĂ©voilĂ© son projet de budget de 124,7 milliards de dollars pour l’exercice fiscal dĂ©butant le 1er juillet, incluant une aide supplĂ©mentaire d’Albany. Il compte Ă©galement sur les recettes d’une taxe proposĂ©e sur les rĂ©sidences secondaires, d’une valeur supĂ©rieure Ă 5 millions de dollars, dont les modalitĂ©s d’application sont encore Ă dĂ©finir par les Ă©lus de l’Ătat et de la ville. Hochul a indiquĂ© que l’Ătat allouera 4 milliards de dollars d’aide supplĂ©mentaire Ă la ville pour contribuer Ă combler le dĂ©ficit budgĂ©taire.
« Les New-Yorkais sont déjà les résidents les plus imposés du pays, et les problÚmes budgétaires de la ville ne seront pas résolus par une augmentation des impÎts », a déclaré James Whelan, président de la Chambre immobiliÚre de New York. Il a ajouté que cette nouvelle proposition alourdirait encore le fardeau des acheteurs et des vendeurs de logements dans la ville et menacerait les recettes fiscales actuelles.
Ce projet pose d’autres problĂšmes : les New-Yorkais paient dĂ©jĂ une taxe de 1 % sur les rĂ©sidences de luxe, qui passera Ă 3,9 % pour les maisons de plus d’un million de dollars, qu’elles soient payĂ©es comptant ou Ă crĂ©dit. De plus, mĂȘme les acheteurs les plus fortunĂ©s ne se contentent gĂ©nĂ©ralement pas de virer de l’argent de leur compte bancaire pour acquĂ©rir un logement. Ils vendent des actifs (par exemple des actions) pour obtenir les fonds nĂ©cessaires. Cette liquidation est dĂ©jĂ soumise Ă une forte imposition sur les plus-values, perçue Ă la fois par le gouvernement fĂ©dĂ©ral et l’Ătat de New York. Cette taxe est gĂ©nĂ©ralement bien supĂ©rieure Ă toute taxe de 1 % sur les paiements comptants que propose cette administration Mamdani, aussi inepte soit-elle.
Comme certains commentateurs des mĂ©dias sociaux l’ont rapidement et justement soulignĂ© : « Il y a de mauvaises idĂ©es politiques, et puis il y a celles qui n’ont absolument aucun sens. Celle-ci appartient Ă la seconde catĂ©gorie. »
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