A Chaud!!!!!

Politique Friction du Jeudi 20 Février 2014: François le synthétique, François le caméléon, François l’Américain par Bruno Bertez

Politique Friction du Jeudi 20 Février 2014: François le synthétique, François le caméléon, François l’Américain par Bruno Bertez 

En pleine déroute dans sa campagne française contre le chômage, François le Hollandais est allé remettre les clés de la bonne ville de France aux Anglo-saxons. Il est allé implorer qu’ils veuillent bien investir en France afin de l’aider à remonter la pente de la courbe de l’emploi. 

Nous avons hésité dans le choix de notre titre, le premier et le plus adapté à l’actualité aurait certainement été François l’Américain. Quoi de plus clair en effet pour pointer l’actualité que d’indiquer que François Hollande avait changé de nationalité et troqué la française pour l’américaine. Avec François l’Américain, d’un seul coup d’œil, le lecteur comprend de quoi l’on parle. 

Mais c’est rester à la surface des choses, n’est-ce pas ? Car si, ces derniers jours, il avait le paletot américain, s’il avait retourné sa veste du côté global, à d’autres moments, il met sa veste dans l’autre sens, le sens des spécificités, le sens de l’exception française. Il porte quelquefois, vous le savez, le T-shirt rayé de Montebourg, celui qui conduit à vouloir produire français, défendre la spécificité sociale française, bref, le socialisme du cocorico. Au lieu d’insister sur le costume porté à un moment donné, il faut mettre l’accent sur le mouvement même qui consiste à retourner sa veste et, dans ce cas, c’est François le caméléon qui souligne le mieux la duplicité du personnage. 

François l’Américain, François le caméléon, c’est bien, mais c’est encore à notre avis trop restrictif,  car ceci n’est pas explicatif, mais purement descriptif. Que voulons-nous dire par cet apparent charabia ? Nous voulons dire que c’est quelque chose de fondamental qui est à l’œuvre dans les jeux du caméléon et ce quelque chose qui est à l’œuvre, c’est la volonté de faire tout et son contraire pour faire la fameuse synthèse qui lui a valu son ascension au sein du Parti Socialiste. Pour monter au sein du Parti Socialiste, il faut être capable de dire tout et son contraire. Il faut être capable de plaire aux ex-rocardiens devenus strauss-kahniens et donc sacrifier à la loi du profit maximum, dictée par la finance, mais il faut au même moment être capable de plaire à la première gauche, c’est à dire promettre la révolution, le grand soir, qui permettra d’échapper à la dictature du profit et du mur de l’argent. Bref, il faut être capable, pour gravir les marches qui conduisent au sommet, d’avoir à la fois le couteau entre les dents et la brosse à reluire pour cirer les pompes des dominants. Permalien de l'image intégrée

N’oubliez pas, nous touchons à quelque chose de fondamental. Cette capacité à dire à chaque public ce qu’il a envie d’entendre, cette capacité à se moquer des incohérences, cette capacité à séduire, coûte que coûte, aussi bien le macho que le gay… Nous avons expliqué que le Parti Socialiste était une remarquable machine électorale. Il y a des explications concrètes comme la capacité organisationnelle, comme le contrôle des associations, comme la maîtrise du tremplin du socialisme municipal, mais il y a un ressort sans lequel rien ne pourrait le propulser vers le pouvoir et ce ressort,  c’est la capacité à tromper. Permalien de l'image intégrée

Déjà, la Communication en elle-même, la fameuse Com,  est mensonge structurel. La Com, dans son usage politique, consiste à dire à chaque public ce qu’il a envie d’entendre. Elle consiste à dire à chaque public ce qu’il faut qu’il pense et ce qu’il faut qu’il dise. La Com, cela consiste à tromper pour plaire et à plaire pour manipuler. Et à manipuler pour b….r. L’ennemi de la Com, c’est le global. Son plus grand ennemi à la Com, c’est le journaliste, mais il n’y en a plus, qui suit tout, qui a mémoire de tout, celui qui fait les rapprochements. Car ce commentateur qui refuse la segmentation des différents domaines et des différents publics, met à jour les incohérences, les contradictions et donc les tromperies. Celui-là dit que le message que l’on sert à Florange est incompatible avec le message que l’on sert à Bruxelles ou à Berlin quand on va à Canossa chez Merkel. Celui-là dit que le message que l’on sert à Obama est incompatible avec celui que l’on sert en France ou et même surtout, en Allemagne. Le découpage des sphères journalistiques est ainsi fait qu’il n’y a nulle part de vue globale et qu’ainsi, à chaque fois, l’essentiel est évacué. Dans le cadre actuel, on peut aussi bien faire coexister François l’Américain, que Moscovici l’Anglo-saxon global, que Benoit Hamon le ringard de cour d’école, ou Montebourg le productiviste façon Georges Marchais, tout est compatible, tout est soluble dans la médiacratie. La synthèse se fait par les invitations, par le copinage, par la main passée dans le dos, et plus si affinités bien sûr. Vous nous avez compris, n’est-ce pas. 

Donc François l’Américain, François le caméléon, François le synthétique a fait un beau voyage. Il n’avait pas emporté avec lui le première dame ou de première maîtresse, car à notre avis nous le saurions déjà -mais on ne sait jamais car Obama a tout fait pour lui faciliter les choses- mais il avait dans ses bagages une cohorte de journaleux tellement contents d’être promenés et gobergés qu’ils ont scandalisé les officiels américains par leur comportement et leur selfies. Ces selfies dont ils croyaient qu’elles leur permettraient de se pavaner et de rodomonter auprès de leurs collègues, femmes et maîtresses: moi, j’y étais, la preuve, regardez, je suis en photo avec en arrière-plan Obama et Hollande ! Car voilà en fait comment s’effectue le mélange entre les choses contradictoires, il s’effectue par la complicité de ceux qui devraient constituer ce que l’on appelle les corps intermédiaires, les courroies de transmission de la démocratie.  

La situation française, marquée par un chômage inacceptable, un chômage qui vient de loin et qui ne se résorbe pas, cette situation française est produite par des causes objectives : on n’investit pas assez pour mettre au travail les hommes ; on n’embauche pas assez parce qu’il n’est pas assez rentable d’embaucher. 

French unemployment rate by age

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En clair, le capital français ne fait pas son travail -et là, Mélenchon a raison, à condition de nuancer- parce que le coût du capital est trop élevé. Il n’est pas rentable d’investir parce que les investisseurs, pour accomplir leur fonction, faire leur métier, auraient besoin d’un taux de profit que l’économie française ne peut pas leur offrir.  Prenons un exemple, si un investissement rapporte 3,5% du capital investi en France, ce n’est pas un chiffre exact, c’est un chiffre juste pour fixer les idées, alors qu’il rapporte 9% dans un pays émergent ou 7% dans un pays développé, alors le détenteur de capitaux ou la firme ont intérêt à investir ailleurs plutôt qu’en France, c’est une question de bon sens. 

Cela ne servirait à rien d’avoir globalisé et proclamé  le marché mondial unique avec la fluidité des capitaux et des marchandises, si l’on devait se contenter ici d’un gain inférieur à celui que l’on peut réaliser là-bas ; ce que l’on appelle l’intégration, la mondialisation, et qui a été si bien analysé par Allais, sont les processus par lesquels se véhiculent à la fois le prix des marchandises et la contrainte du profit. Et c’est en ce sens que nous disons que Mélenchon a raison, mais en déplaçant le raisonnement. 

La cause du chômage, c’est le coût du capital trop élevé, mais, Monsieur Mélenchon, non, ce n’est pas le coût du capital français qui est trop élevé, c’est le coût du captal global, tel qu’il est imposé par les Américains, les Anglo-saxons et la finance. La concurrence du  monde extérieur produit une tendance à l’égalisation du taux de profit, une norme en quelque sorte pour investir. Et ceux qui ne sont pas capables d’atteindre la norme et de passer la barre fatidique sont largués, laissés pour compte. Quand on offre une rentabilité de 3,5%, ce qui est peut-être beaucoup pour le système français, mais que l’on compare à une norme globale de 7 ou 9%, alors on devient insuffisant et le capital fait grève. Soit il va au parking en attendant des jours meilleurs, soit il va à l’étranger. Soit il procède à des investissements productifs ailleurs, soit il s’adonne aux délices de la spéculation internationale, telle qu’elle est stimulée par la politique des Banques Centrales kleptocrates. 

La concurrence à l’investissement, ou mieux à l’emploi des capitaux, est deux fois double. Premièrement, elle est double entre l’investissement intérieur et l’investissement à l’étranger. Deuxièmement, elle est double dans le choix entre l’investissement productif et l’usage spéculatif. On peut aussi bien, avec le même argent, investir en France ou ailleurs. 

On peut aussi bien produire de vraies richesses ou produire ce que les kleptos appellent de la valeur, c’est à dire du gonflement fictif de ce que l’on appelle improprement le capital, car vous savez pour nous lire régulièrement qu’en dernière analyse cela n’est absolument pas du capital, mais de la Dette passée à l’alchimie des marchés.

Gagnants et perdants sur 40 ans au Royaume Uni: finance au top, profs en baisse constante 

Nous avons déjà écrit sur ce sujet, mais il faudrait des livres entiers pour faire comprendre que la production de valeur dont on nous rabat les oreilles, mais dont ils se gargarisent, n’est en réalité qu’une alchimie qui transforme la pauvreté réelle, c’est à dire la Dette, en une richesse fictive qui sert de gage à  la création de nouvelles dettes. Car l’innovation financière, en dernière analyse, n’est jamais que cette gigantesque escroquerie alchimique qui consiste à fabriquer du capital avec de la dette, de la richesse avec de la pauvreté.   

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Plus la performance du capital a été élevée dans le passé, et plus les capitalistes en veulent plus. C’est ce que l’on appelle l’anchoring. 

 Ainsi, si un investissement en Apple ou Google a enregistré une performance de 20% l’an au cours des cinq dernières années, alors le cours de bourse de Apple et de Google inclut l’anticipation que cela va continuer. On multiplie le bénéficie actuel par un multiple qui tient compte de la performance anticipée, espérée, des prochaines années. Et ce multiple, sauf à être viré, le manager doit le valider. Il doit satisfaire les anticipations coûte que coûte. C’est par ce biais complexe que joue le mécanisme réel de coût du capital, ce n’est pas par la version bébête et simplifiée des dividendes distribués, théorie sous-jacente aux imbécillités de la gauche française et des pseudo-économistes. 

L’alchimie des marchés porte les cours des sociétés à des niveaux incroyablement élevés grâce au crédit facile, aux leviers et à la dette en général. Ces cours deviennent sacrés, il faut que l’on puisse les tenir pour que les investisseurs ne perdent pas d’argent et donc il faut assurer une progression des résultats compatibles avec les modèles mathématiques qui servent à valoriser les actions et donc il faut un taux de rentabilité du capital et de réinvestissement des bénéfices très élevé. Si le manager ne veut pas perdre sa place et continuer de toucher ses bonus que lui donne son statut de capitaliste managerial, il doit « deliver ». Et donc il doit sélectionner ses investissements, ses lieux d’investissement, ses domaines d’investissement, de telle façon qu’il donne, par le biais des marchés,  à ses patrons, la performance qu’ils ont anticipée lorsqu’ils ont réalisé leur investissement. 

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Hollande et son Gvt se font photographier devant les grands patrons

Ce long développement n’est pas une digression car nous sommes au cœur du sujet. Ce raisonnement permet de comprendre l’imbécillité des choix du gouvernement socialiste. Depuis l’élection de Hollande, toutes les mesures prises ont pour effet de faire baisser la rentabilité du capital investi en France. La hausse des prélèvements de l’Etat appliquée aussi bien aux entreprises qu’aux ménages, aussi bien aux investisseurs qu’aux épargnants, est productrice structurelle, organique, d’un taux de profit insuffisant. Tout a été dans le même sens, celui de la baisse du taux de profit. On en a vu les conséquences, grève de l’investissement, licenciements, faillites. Permalien de l'image intégrée

Le fait d’aller à l’étranger, comme un commis voyageur ou comme les Bourgeois de Calais, pour reprendre notre image de début de texte, équivaut à solliciter de la part de ces étrangers qu’ils mettent leurs capitaux au travail en France. C’est à dire qu’ils exportent vers la France la contrainte de taux de profit qu’ils enregistrent ailleurs, c’est à dire qu’ils exportent vers la France l’exigence de rentabilité et de productivité qu’ils sont capables de générer en d’autres lieux ou dans d’autres systèmes. Un investisseur américain qui gagne du 9% aux Etats-Unis ne va pas venir investir en France pour 3,5%. S’il le fait, c’est parce qu’il se considère comme plus intelligent que les Français ou peut-être plus dénué de scrupules et qu’il se dit : « ces idiots ne font que du 3,5%, mais moi je vais réorganiser, dégraisser, faire suer le burnous et on va voir ce que l’on va voir, c’est du 12% que moi je vais faire. Et ces 3% qui constituent ma prime entre 9% et 12% représentent en quelque sorte ma prime de risque, c’est à dire ma récompense pour choisir d’investir dans un pays instable, incohérent, peu sûr. » 

Notre investisseur international auquel Hollande s’est adressé, s’il vient, il renforce la contrainte de profit du système français. C’est extrêmement important. Bien entendu, cela n’est important que dans une perspective de vérité, laquelle ne se manifeste que sur le long terme. 

Nous avons lu une étude récente qui se gargarise du fait qu’il y a eu 700 investissements étrangers en France l’an dernier (chiffre approximatif), lesquels auraient créé 30.000 emplois (chiffre non seulement approximatif, mais imbécile). Voilà comment raisonnent les nuls et leurs économistes. Car il faut tenir compte, pour apprécier l’impact des investissements étrangers, premièrement de ce que nous avons expliqué plus haut, à savoir l’introduction dans le système français d’une contrainte de profit plus élevé, donc d’une productivité encore accrue. Deuxièmement, il faut tenir compte de la destruction d’emplois qui va directement ou indirectement découler de la concurrence nouvelle de cet investissement étranger dans le système français. D’autres firmes qui auraient pu prétendre exercer la même activité et se contenter d’un taux de profit inférieur vont, soit être découragées d’investir, soit faire faillite, soit, et c’est souvent le cas, se vendre à cet étranger. 

C’est l’une des conséquences de la politique de Hollande et on l’a vu parfaitement avec Peugeot : on empêche la firme française et le capital français de prendre les décisions qui assurent un taux de profit et une sécurité minimum, on le met en quasi-faillite, ensuite on ruine ses propriétaires et enfin on ouvre la porte aux prédateurs étrangers, chinois en particulier, lesquels vont se servir de leur investissement chez Peugeot pour favoriser leur implantation commerciale et préparer le terrain aux déversements futurs des voitures chinoises en France. Bien souvent, les investissements étrangers en France constituent de la prédation et du pillage, ils s’analysent comme des rachats de parts de marché ou des rachats de réseaux de distribution ou des rachats de marques qui sont l’antichambre de la concurrence future. Quand on voit le dossier Peugeot et quand on écoute Hollande, on a envie de dire : Bravo les gars, continuez, vous êtres les meilleurs fossoyeurs du capital français. Permalien de l'image intégrée

France new car registrations last 20 years

Nous en venons à cette idée terrible qui est qu’au fond, nos socialistes anticapitalistes ne sont socialistes et anticapitalistes que contre les Français. Il faut détruire le capital français, celui qui est enraciné dans le pays, celui qui a une identité pour faire venir à la place le capital international, que ce soit le qatari, que ce soit des Black-Rock ou des Goldman Sachs. Le socialisme de la haine, car c’est bien de cela qu’il s’agit, ne supporte pas qu’un capitaliste local gagne de l’argent en France. Cela crée une situation d’inégalité qui est visible et qui, à ce titre, déclenche l’Envie, ressort du socialisme. 

Le capitaliste français, on le voit, les journaux en parlent. En plus, il est suffisamment stupide pour avoir une vie et des maîtresse danseuses ostentatoires. Au lieu de déclencher l’admiration, ces gens ne déclenchent que des réactions négatives de rejet. Le vote socialiste est en grande partie un vote contre eux. Contre  l’arrogance des Bettencourt et de beaucoup d’autres que nous ne nommerons pas pour ne pas exciter la haine. Mais que font nos socialistes ? Ils brident, ils étouffent le capital français, ils le sabrent de telle façon que celui-ci, peu à peu, se décourage et se vend à l’étranger. L’un des exemples les plus scandaleux est fourni par le gonflement des investissements des pétro-monarchies et du Qatar en France. On crache au visage du capitaliste français, mais on va cirer les pompes des producteurs de pétrole, lesquels ne disposent de ressources considérables que parce que on les leur consent, que parce que on les autorise à former un cartel qui maintient les prix de l’énergie 25 ou 30% au-dessus de ce qu’ils devraient être.

 Donc pour nous résumer, l’appel aux capitaux étrangers, lorsqu’il se conjugue avec une brimade du capital intérieur, équivaut  à une sorte de remplacisme, remplacisme qui, finalement, transposé au niveau du capital, est le même phénomène que celui que nous connaissons au niveau des populations. On importe des gens de l’étranger pour remplacer le peuple français qui n’est pas assez docile ; on importe du capital étranger pour remplacer le français trop rétif. Réfléchissez-y, il n’y a aucune exagération dans nos propos, simplement, c’est vrai, nous caricaturons. Nous brossons le tableau à grands traits afin de démystifier le pathos de François l’Américain, François le caméléon, François le synthétique. 

Nous comprendrions  des appels aux investissements étrangers dans des pays comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal. Dans ces cas, ils auraient une justification économique. Ces pays, en effet, ont connu depuis leur entrée dans l’Union Européenne, une dérive de leurs coûts salariaux hors de proportion avec leur état de développement économique. Ils sont en quelque sorte « sortis du marché », ils sont devenus non compétitifs. L’action qui a été menée depuis 2010 dans ces pays a fait baisser considérablement le coût du travail et, dans certains secteurs, la main d’œuvre est revenue à des prix tout à fait compétitifs au niveau international. Pour donner un exemple, la main d’œuvre dans l’industrie automobile espagnole est ultra-ompétitive. Permalien de l'image intégrée

Dans des situations de ce genre, il est évident que le  jeu normal des forces économiques voudrait que des entreprises internationales s’y implantent, bénéficient d’un taux de profit supérieur à celui qu’elles réalisent ailleurs ; et tout le monde, dans ce type de situation, est gagnant. Le chômage local se réduit, si le chômage se réduit, les déséquilibres du marché du travail se résorbent et, peu à peu, on peut enclencher une mécanique vertueuse qui permet progressivement de revaloriser les salaires. 

Cette situation n’est absolument pas celle de la France pour la bonne raison qu’il n’y a eu, à ce jour,  aucune action menée afin de diminuer ce qu’ils appellent le handicap de compétitivité du système français. Au contraire, le pouvoir, depuis deux ans, a aggravé cette non-compétitivité, et malgré les promesses, tout semble indiquer que cela va continuer. Nous n’y reviendrons pas, nous avons expliqué que la recherche d’une meilleure compétitivité d’un système, pour être efficace et juste,  devait se faire, non pas au niveau du salaire direct ou indirect, mais bien en amont du salaire, c’est à dire ce que nous appelons le coût de reproduction de la force de travail.

 Pour être compétitifs durablement, le système français doit agir sur les coûts, sur les dépenses d’une famille : le coût du logement, le coût du transport, le coût des dépenses de solidarité qu’on leur inflige, le coût d’entretien d’une fonction publique pléthorique, le coût de toutes ces dépenses inefficaces que l’on perpétue au nom de l’exception française. Sans parler du coût de la nourriture qui inclut la reproduction de l’électorat paysan, sans parler du coût de la santé qui inclut l’achat de la paix avec les médecins, pharmaciens et les firmes pharmaceutiques. Sans parler du coût de l’éducation qui n’a pour fonction que de perpétuer le cartel scandaleux des planqués de l’Education Nationale. 

On aurait tort de croire que Hollande c’est la continuation de Mitterrand et ceci sera notre conclusion. Mitterrand, c’était l’affiche symbolique du petit village français pétainiste. D’une certaine manière, Mitterrand, c’était le socialisme d’avant la globalisation, d’avant la dictature des marchés financiers kleptos. Mitterrand c’était encore la France profonde, pas au sens péjoratif, on, au sens tout simple de France profonde, qui est France des Français. Quand il a buté sur la contrainte économique c’est à dire quasi tout de suite, Mitterrand a défié le patronat CNPF d’alors. Souvenez-vous, c’étaient les nationalisations, c’était la stigmatisation par les révolutionnaires de Valence du mur de l’argent, de la dictature des porteurs de bons, etc. C’était presque le bon temps. A cette époque, ce que l’on sait moins, c’est que la politique de Mitterrand a consisté à rechercher une alliance souterraine avec le petit patronat, avec les PME, avec les PMI. Il l’a fait, par l’intermédiaire de son émissaire secret Bérégovoy,  parce que c’était finalement conforme à la doctrine de l’époque. N’oubliez pas que Georges Marchais et le Parti Communisme essayaient d’englober dans leur clientèle, les petits patrons, les exploitants individuels. Les socialistes pensaient, à cette époque, qu’il fallait affaiblir le CNPF et ceux qu’ils considéraient comme être le Grand Capital. En conséquence, il fallait soutenir en sous-main les petits patrons et leurs organisations syndicales… même si elles n’étaient pas très claires dans leurs racines historiques. C’est ainsi que de l’argent est passé, beaucoup d’argent en espèces dans des valises, pour financer la croissance et la visibilité de certaines organisations dont l’intérêt était qu’elles étaient rivales du CNPF et qu’elles l’affaiblissaient. Des valises de billets ont changé de mains pour financer des manifestations aux flambeaux et des colloques ont figuré les hiérarques socialistes ! Il y avait une sorte d’alliance française, bien entendu soigneusement dissimulée, entre les représentants du tissu des petites entreprises et afin de s’opposer au jeu du très grand capital. Mais cela, comme dit la pub, c’était avant ! 

Hollande, c’est l’inverse et c’est là où on voit l’influence de gens comme Strauss-Kahn, Moscovici, l’influence des banquiers qui ont financé sa campagne. Hollande, c’est l’alliance avec le très grand capital contre le tissu des petites entreprises et des petites unités économiques françaises.

 

Nous ne traiterons pas dans ce texte de la vilenie que constitue la déclaration commune de Hollande avec Obama sur le grand marché transatlantique. C’est une trahison des Français. C’est une trahison de nos amis européens dont le sens profond est, comme d’habitude, la logique socialiste. La logique socialiste qui est actuellement pratiquée est celle du rapprochement avec les Anglo-saxons pour faire pièce à Merkel et, ainsi, tenter de retrouver un espace, une marge de manœuvre.

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BRUNO BERTEZ Le Jeudi 20 Février 2014

illustrations et mise en page by THE WOLF

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SUR LE FRONT: REVUE DE PRESSE ( Source et Remerciements à Maître Confucius)

COLLAPSE UPDATE:

1…nouveau contrôle du cash chez la CHASE, interdiction de dépôt par une autre personne et identification personnelle

http://www.infowars.com/chase-imposes-new-capitol-controls-on-cash-deposits/

2…pourquoi les grandes entreprises veulent-elles tout d’un coup leur propre banque? (faillites bancaires?, fin du crédit?)

http://www.lecontrarien.com/indices-daggravation-de-la-crise-airbus-rachete-une-banque-allemande-18-02-2014-edito

http://www.bfmtv.com/economie/fiat-chrysler-automobiles-veut-transformer-branche-financement-banque-713526.html

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/air-defense/actu/0203317948665-pourquoi-les-industriels-veulent-leur-propre-banque-650684.php

3…autres suicides chez JP MORGAN

http://www.infowars.com/another-jp-morgan-banker-leaps-to-his-death/

4…new world tax regime + nouvelle norme mondiale d’échange automatique de renseignements entre autorités fiscales

http://www.thenewamerican.com/economy/item/17643-globalists-unveil-socialist-backed-new-world-tax-regime

http://www.lexisnexis.fr/depeches/index2.jsp?depeche=19-02-2014/01#top

5…vers l’union nord américaine….avancée du traité transaltantique

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/obama-parle-commerce-avec-ses-partenaires-mexicain-et-canadien-19-02-2014-3604587.php

http://blogs.mediapart.fr/blog/pascale-fourier/170214/traite-transatlantique-une-affaire-aussi-de-geopolitique

http://www.politis.fr/La-region-Ile-de-France-hors-grand,25732.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-traite-transatlantique-avec-les-144803

http://www.czech.cz/fr/News/Economie-Commerce/Traite-transatlantique-quelles-consequences-pour

6…Soros parie sur la chute de Wall Street…Chine, détenteur de dette us

http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/economie-soros-parie-sur-une-chute-du-sp500-566869.html

http://www.zerohedge.com/contributed/2014-02-18/can-markets-crash

http://www.zerohedge.com/news/2014-02-18/china-sells-second-largest-amount-us-treasurys-december-and-guess-who-comes-rescue

7…mensonges sur les suicides des banquiers…sécession de la ville de New York?

http://canadafreepress.com/index.php/article/61200

http://theeconomiccollapseblog.com/archives/does-the-trail-of-dead-bankers-lead-somewhere

http://www.washingtontimes.com/news/2014/feb/17/secession-movement-in-new-york-pushes-for-big-appl/

FRANCE:…en silence, l’auto entreprise s’aligne sur le statut fiscal et social de la micro entreprise

http://www.lecontrarien.com/scandaleux-les-auto-entrepreneurs-seront-desormais-taxes-encore-plus-19-02-2014-france

http://www.bfmtv.com/economie/auto-entrepreneurs-sauvent-existence-708492.html

http://www.apce.com/pid846/regime-micro-entreprise.html

FRANCE:…Grand Paris financé par Ryad (= preuve de la faillite française + contreparties inconnus?)…légion d’honneur pour l’imam qui réclame l’appel sonore à la prière

http://www.challenges.fr/economie/20140217.CHA0544/fabius-negocie-avec-les-saoudiens-le-financement-du-grand-paris.html#xtor=EPR-7-[Quot18h]-20140217

http://www.islamisation.fr/

Gestion d’actifs est convertie aux produits dérivés

http://www.lesechos.fr/journal20140218/lec2_les_echos_business/0203318052938-comment-la-gestion-d-actifs-s-est-convertie-aux-produits-derives-651137.php

FRANCE:…LVMH devient une société européenne (= changement de forme juridique avant le traité transatlantique et le transfert du siège social?)…grève des médecins

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20140218trib000815933/lvmh-aussi-va-devenir-une-societe-europeenne.html

http://www.dailymotion.com/video/x1clap5_les-medecins-en-greve-contre-leurs-conditions-de-travail-18-02_news

FRANCE:…explosion des vols en campagne….maisons de l’emploi à sec

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203238530694-vols-dans-les-campagnes-le-ras-le-bol-des-agriculteurs-651191.php

http://www.leparisien.fr/informations/menace-sur-les-salaries-des-maisons-de-l-emploi-18-02-2014-3600335.php 

FRANCE:…suppression de la prime pour l’emploi?…BNP poursuivie pour blanchiment à Monaco

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203324167009-travailleurs-pauvres-le-dispositif-que-propose-bercy-651473.php

http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20140219.CHA0610/bnp-paribas-wealth-management-est-poursuivie-pour-blanchiment-a-monaco.html#xtor=EPR-7-[Quot18h]-20140219

FRANCE:…grève des sages femmes…Peillon veut diviser par deux les redoublements

http://www.dailymotion.com/video/x1coaal_les-sages-femmes-descendent-dans-la-rue-19-02_news

http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2012/12/11/vincent-peillon-veut-reduire-de-moitie-les-redoublements_1804640_1473688.html

Euro zone, état fédéral?

http://euobserver.com/political/123183

UKRAINE:…tv en direct….un avant goût de la France?

https://www.youtube.com/watch?v=kwwhD3gyqmk

http://www.lecontrarien.com/ukraine-un-avant-gout-de-la-france-de-2014-2015-19-02-2014-ukraine

ITALIE:. Taxation 20%…manif contre les faillites

http://www.lecontrarien.com/indices-daggravation-de-la-crise-2-20-de-retenue-sur-tous-les-virements-recus-de-letranger-en-italie-19-02-2014-edito  

http://www.youtube.com/watch?v=SAMZVwMgZDA&feature=youtube_gdata

GRECE:…pas de nouvelle aide avant août

http://www.bilan.ch/economie/grece-pas-de-discussions-sur-une-nouvelle-aide-avant-aout

ESPAGNE:…record des créances douteuses

http://www.lest-eclair.fr/economie/espagne-record-historique-de-creances-douteuses-fin-2013-ia0b0n186992

PORTUGAL:….nouvelle aide de 910 millions

http://www.lecontrarien.com/le-portugal-obtient-une-nouvelle-aide-du-fmi-de-lordre-de-910-millions-deuros-18-02-2014-portugal

BELGIQUE:…premier ministre se déshabille

http://www.lesoir.be/469381/article/actualite/belgique/2014-02-16/di-rupo-se-denude-television-video

VENEZUELA:…expulsion des diplomates us

http://rt.com/news/venezuela-us-diplomats-expelled-460/

USA:…un milliardaire propose le vote uniquement à ceux qui paient l’impôt….dépendant de la Chine pour ses antibiotiques…scènes effacées d’Obama en Satin dans la série "Bible"

http://www.challenges.fr/revue-de-presse/20140217.CHA0558/etats-unis-ce-milliardaire-veut-priver-de-vote-ceux-qui-ne-paient-pas-d-impots.html

http://www.hollywoodreporter.com/news/bible-producers-cut-satan-scenes-680781?mobile_redirect=false

USA:…Obamacare  a détruit 2 millions d’emplois

http://www.naturalnews.com/043945_Obamacare_American_jobs_government_budget_office.html

USA:…coca cola coupe 1 milliard dans ses frais de gestion/marketing (=preuve de récession)

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20140218trib000815981/coca-cola-sucre-1-milliard-de-dollars-sur-ses-depenses-de-gestion-et-de-marketing.html

USA:…progression de la biométrie….identification nationale des véhicules

http://searchsecurity.techtarget.com/definition/biometric-verification
http://secureidnews.com/news-item/report-biometric-market-worth-almost-7-billion-by-2024/
http://risnews.edgl.com/retail-trends/Time-to-End-the-Payment-War-and-Serve-the-Consumer91187

http://www.washingtonpost.com/world/national-security/homeland-security-is-seeking-a-national-license-plate-tracking-system/2014/02/18/56474ae8-9816-11e3-9616-d367fa6ea99b_story.html?wprss=rss_national

INNOVATION:…pile à l’eau

http://lejournaldusiecle.com/2014/02/18/aquacell-la-pile-ecologique-qui-se-recharge-a-leau-en-5-minutes/

12 replies »

    • Plus simple mais plus long
      Quand on a assimilé ce texte "Kolossal"
      on a franchit tous les obstacles qui nous permettent de voir ce qu’on nous cache
      Des "Politiques "qui cherchent notre perte
      La perte de la France,de sa population
      Notre rôle de citoyen(défenseur de la cité) se structure de manière mystérieuse mais passionnante
      à la vitesse d’INTERNET

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  1. Tout le monde raconte que Hollande chute dans les sondages. Analyse erronée, il ne fait que rejoindre son niveau naturel, et bien trop lentement …. Grace à la presse servile, qui l’abandonne aussi bien trop lentement, (subventions et diners obligent).

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  2. Bonjour,

    Billet riche (comme d’habitude) voire très riche mais passionnant. A lire plusieurs fois avant de le digérer correctement.
    Plusieurs remarques, je dirai à froid, Comme chanson de circonstance, j’aurai bien vu "L’opportuniste" de Jacques Dutronc: "…je fais confiance aux électeurs, j’en profite pour faire mon beurre…moi, je ne fais qu’un seul geste, je retourne ma veste toujours du bon côté..à la prochaine révolution, je retourne mon pantalon.." (http://www.youtube.com/watch?v=M6SsRZ0fSNY) ou encore Eddy Mitchell avec son "Lèche bottes blues" (http://www.youtube.com/watch?v=4isaEqt4o4I).
    "Il est allé implorer qu’ils veuillent bien investir en France afin de l’aider à remonter la pente de la courbe de l’emploi." Il y a le feu au lac si j’en crois les derniers chiffres du PMI national: "France-Net repli de l’activité du secteur privé en janvier" (http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0KX1EE20140220?sp=true). Certes, la conjoncture internationale est difficile mais ce gouvernement n’est pas obligé de faire courir ses entrepreneurs avec des sacs de 40 kg sur le dos. Quand on lie ces résultats avec ceux d’une enquête de l’OCDE (l’enquête PIAAC: http://www.oecd.org/site/piaac/country-specific-material.htm) sur la très fameuse qualité du salarié français et la terrible hausse des prix enregistrée en janvier (http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/prix-en-baisse-de-0-6-en-janvier-faible-inflation-sur-un-an-insee_46137.html), on est un tantinet inquiet pour l’avenir.
    "…une cohorte de journaleux tellement contents d’être promenés et gobergés…" C’est peu dire. J’ai eu l’occasion de les voir de près à l’œuvre. Je crois que ça a été le déclic chez moi qui m’a permis de voir la vacuité de cette profession en France. Réellement affligeant.
    Le plus inquiétant dans l’attitude de celui qui préside malheureusement à nos destinées, c’est que sa formation (il a quand même fait HEC) devrait normalement lui permettre d’appréhender correctement l’économie moderne. On peut donc légitimement penser que sa formation à l’ENA et son parcours politique ont eu des effets totalement délétères sur sa personne. On peut d(ailleurs difficilement le ranger dans la rubrique des grands commis de l’état, catégorie où son cursus devrait le placer. Je crois que c’est avant tout un opportuniste cynique et idéologue. Ce pays est très mal.

    Bonne soirée

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  3. Titre : Les Français sont orphelins
    par Bruno Bertez

    Le problème majeur est celui de la recomposition et du reclassement politique.
    Ce qui frappe dans la situation présente, c’est l’absence totale de débat de fond, de débat d’idées et d’analyses. Il n’y a nulle confrontation de haut niveau, ni contradiction, qui porte un tant soit peu. Les refus, les oppositions, ne se manifestent qu’au niveau du peuple, au niveau de la rue. Ainsi il est facile de les discréditer par le méprisant : « c’est du populisme ».

    Le mépris attaché au populisme est scandaleux, et ceci qu’il vienne de la droite ou de la gauche. Car comment le peuple pourrait-il manifester sa souveraineté autrement que populairement si les corps intermédiaires refusent de prendre en compte ses demandes? La cause de ce que l’on appelle, pour mieux le dévaloriser, le populisme, c’est le refus de l’élite connivente d’écouter le peuple et de traduire ses demandes en langage politique ou républicain.

    Le crime, car c’est est un, dans la mesure où on joue avec le feu, le crime est de ne pas accomplir sa fonction de traduction de ce qui est primaire en une élaboration qui peut servir de base à un dialogue politique. Nous pensons que c’est la porte ouverte au désespoir et donc, à un moment donné, à la violence. La dissymétrie, la coupure de nos sociétés en deux, avec un développement inégal ne peut que produire du terrorisme.

    C’est une caractéristique de notre temps: l’écart est tellement grand que le refus ne peut s’exprimer que par le terrorisme suicidaire. C’est vrai au plan international, mais cela devient vrai au plan domestique. Face aux drones, le rebelle ne peut faire entendre sa voix que par l’ immolation; face à la chape de plomb, au contrôle de la propagande, face à la connivence généralisée, il n’ y a de solution que dans l’explosion de foule spectaculaire.

    Le populisme n’est mouvement de foule que parce que les oppositions naturelles trahissent le peuple, complices qu’elles sont des pseudo-solutions qui sont mises en place au détriment des citoyens.

    Lorsque vous voulez agir socialement et politiquement, vous n’avez pas d’autre possibilité efficace et adéquate que de partir de ce que l’on voit, de ce qui est ressenti et cela, c’est le primaire. Le populaire, c’est la vie, l’expression de la vie.
    Les prolétaires, du temps où il y en avait encore, maintenant nous n’avons plus de prolétaires, nous n’avons plus que des misérables, miséreux et déclassés, le prolétaire, disons-nous, exprime l’exploitation dont il est victime par l’envie, la haine du bourgeois. C’était le travail de l’intellectuel et du politique de mettre ces réactions primaires en forme politique. En son temps, ceci a été fait. Et ceci n’est plus fait. La trahison du politique et des corps constitués renforcent le populisme et, ensuite, il suffit de condamner ce populisme que l’on a créé pour évacuer toute opposition, la rendre nulle et non avenue et le tour est joué.
    Le comportement infâme des élites et des corps intermédiaires produit, au sens fort de produire, le populisme pour mieux nier ensuite le refus dont il est porteur. Voilà l’entourloupe qui fait tenir le système malgré un Hollande qui n’a plus que 19 % de soutien!
    Donc la question centrale de l’action politique devient celle-ci: comment prendre en compte le refus de masse sans tomber dans le piège, la trappe du populisme, trop facilement amalgamable au fascisme et à l’extrémisme?

    Poser cette question, c’est poser la question de la nature, de la fonction des deux partis ultra, le Mélenchonien et le Lepenien.
    Nous laissons de côté pour le moment le Mélenchonien.
    Marine donne l’apparence, par son entreprise de dédiabolisation de sa formation, de vouloir traiter cette question et d’y offrir une réponse. Hélas, ce ne peut être au stade organisationnel du parti qu’une apparence.
    Le fond ne suit pas et cela donne crédibilité à ceux qui se gaussent de sa volonté de devenir un parti respectable.

    Il faut donner du temps au temps, cela est vrai, mais avant toutes choses, il conviendrait de construire une base propre, qui soit porteuse de la construction future; or, la base de Marine, c’est précisément ce qui est le moins montrable, le moins honorable, le moins porteur donc. La base de Marine est faite, soit de compagnons historiques que l’on doit plus ou moins cacher ou renier soit de transfuges attirés par les places à prendre.
    Tout ceci fait une formation qui, au delà de la vocifération, a peu de choses à dire et proposer, une formation qui collecte des refus plus que des adhésions positives. La formation, on le voit, progresse moins sur ses propositions quand elle en a, et plus sur le rejet, la décomposition, de l’UMPS.

    Il est évident que l’avenir du Front National est porteur, puisque les classes kleptos et leurs alliés entendent aller jusqu’au bout et ne pas s’arrêter en route sur la voie qu’ils ont choisie, mais il est tout aussi évident que, pour que le Front National puisse jouer son rôle de collecte positive des mécontents, il faut que, lui-même, fasse une révolution.

    Il faut qu’il bascule, qu’il devienne un parti dont la tête est bien l’expression, la mise en forme de sa base, expression transfigurée, non par le politiquement correct (la trahison), mais par la réflexion sur l’état actuel de la société française, sur les demandes de la société civile, sur les exigences réaliste de l’économie. Il faut passer de l’idéologie attrape-tout et surtout attrape-couillons à une programmatique. Ou sinon, s’il est trop tôt pour une programmatique, il faut poser un ensemble de principes clairs, susceptibles de guider l’action.
    La société française ne peut continuer à fonctionner comme elle le fait maintenant, avec quasi toutes les forces vives productives, entreprenantes, porteuses d’avenir, reléguées hors du jeu politique. Car il faut bien voir que si l’UMPS et Mélenchon, grâce aux amalgames, réussissent à réduire artificiellement l’attractivité du Front National, cela ne résout pas pour autant le problème de la représentation des Français. Les Français ainsi piégés ne se reconnaissent nulle part: ils sont orphelins.

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  4. Pour former un vassal, que doit faire le suzerain ?

    Pour former un vassal qui sera obéissant, le suzerain doit recruter un vassal jeune, puis le suzerain doit le formater, lui faire suivre des séminaires, lui inculquer ses valeurs, etc.

    Par exemple, les Etats-Unis forment les vassaux qui serviront les intérêts des Etats-Unis : ces vassaux sont appelés les "Young Leaders".

    Un vassal des Etats-Unis peut être recruté dans les partis politiques de droite, mais il peut aussi être recruté à gauche.

    Young Leaders français recrutés à gauche : Frédérique Bredin, François Hollande, Anne Lauvergeon, Bruno Le Roux, Arnaud Montebourg, Aquilino Morelle, Pierre Moscovici, Alain Richard, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, …

    Young Leaders français recrutés à droite : Nicolas Bazire, Jérôme Chartier, Yves Censi, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Léotard, Emmanuelle Mignon, Eric Raoult, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, …

    Young Leaders dans les médias : Alexandre Bompard, Hedwige Chevrillon, Jérôme Clément, Annick Cojean, Jean-Marie Colombani, Emmanuel Chain, Matthieu Croissandeau, Louis Dreyfus, David Fontaine, François Dufour, Stéphane Fouks, Bernard Guetta, Sylvie Kauffmann, Yves de Kerdrel, David Kessler, Laurent Joffrin, Philippe Manière, Dominique Nora, Olivier Nora, Christine Ockrent, Denis Olivennes, Pascal Riché, Thierry Pfister, Mathieu Pigasse, …

    Young Leaders économistes : Philippe Askenazy, Guy Sorman, …

    Young Leaders dans la finance : Bertrand Badré, Henri de Castries, Hakim El Karoui, Pierre Mariani, Alain Minc, Mathieu Pigasse, …

    Young Leaders dans l’université : Eric Fassin, Jean-Noël Jeanneney, Yves Lichtenberger, …

    http://fr.scribd.com/doc/92211778/Fondation-franco-americaine-liste-des-Young-Leaders-francais-depuis-1981-French-american-foundation

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  5. Magistral! Merci.
    "…c’est la volonté de faire tout et son contraire pour faire la fameuse synthèse qui lui a valu son ascension au sein du Parti Socialiste." Avec cette phrase vous avez résumé l’homme, ainsi que la tragédie de la France d’avoir un tel personnage à sa tête en ces temps déjà difficiles.

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  6. Hollande l’incohérent, la France incohérente, la France étouffée, asphyxiée:

    L’article qui raille Hollande le synthétique, Hollande le caméleon ou Hollande qui retourne sa veste avant d’enlever le pantalon, n’est pas un article sur la personne. Nous utilisons le procédé qui consiste à personnaliser, à donner incarnation pour montrer d’abord et faire comprendre ensuite.

    La dérision n’est pas faite pour rester au niveau de Hollande, elle est fait pour glisser, et passer au niveau du pays tout entier.

    Ce qui est en filigrane dans cette charge contre Hollande qui cherche à concilier les contraires et à changer de paletot selon les circonstances et les publics, c’est l’incohérence.

    Voila le mot est laché: incohérence.

    C’est le mal francais.

    Si nous avions fait un articlke d’idées , montrant que ce qui est en cause, c’est la question de la cohérence, personne ne nous aurait suivi , car cela reste abstrait, du jus de crane.

    En revanche donner à voir le ridicule, le falot d’un personnage qui dit tout et son contraire, qui change de théorie et de principes chaque matin, comme on change de maitresse, alors là, cela devient convaincant. On passe du concret à l’abstrait plus facilement.

    L’incohérence de la gestion francaise est au coeur de nos problèmes et singulièrement de celui du chômage. Et cette incohérence est systémique, elle n’a pas simplement à voir avec la politique actuelle , la gauche et le gouvernement. La droite est tout aussi incohérente: Et surtout l’incohérence des gouvernements est l’expression de l’incohérence du corps électoral, laquelle est le reflet de l’incohérence de la société francaise.

    Ce qui est en cause , c’est le fait de faire les choses à moitié, de garder toujours un pied dedans et un pied dehors. Cela génère des tensions, des contradictions qui peu à peu polluent tout, affaiblissent tout. La gestion des tensions à l’intérieur du système finit par coûter tellement cher en énergie et intelligence qu’elle rend vulnérable et faible vis à vis de l’extérieur.

    C’est ainsi que nous analysons le cas Peugeot, PSA, sa déconfiture.

    Peugeot a choisi des stratégies contradictoires, il a choisi d’accepter la mondialisation, tout en ne l’acceptant pas; Il a choisi d’accepter l’air du large tout en voulant maintenir un contrôle familial. Il a choisi d’être un ancrage du conservatisme francais tout en abandonnant sa gestion dite "Maison" avec ses propres syndicats etc

    Résultat, il s’est trouvé asphyxié.

    Le Gouvernement lui, quand est arrivée la crise, a fait pire. il a d’abord privilégié la démagogie et l’emploi, paralysant les adaptations, puis il a soutenu PSA financièrement et finalement, il l’a livré aux chinois. Lesquels se moquent aussi bien du sort des salariés de Peugeot que de l’orgueil de la famille ou même de ce qu’il y a derrière le nom PSA, ce qui intéresse les chinois, c’est ce qu’il y a derrière; les marques, le savoir-faire, le réseau de vente etc. Tout sauf ce pourquoi la famille et l’état se sont battus.

    C’est la non-cohérence des choix de la famille, de Montebourg, puis du gouvernement qui a produit ce qui se révèlera un gigantesque gaspillage, un colossal fiasco.

    Embrasser la mondialisation comme vient de le faire Hollande lors de son voyage aux USA implique toute une suite de décisions complémentaires incontournables, voila ce sur quoi nous voulons insister: Or systématiquement , lorsqu’on fait un choix, les jours suivants, on compense, on essaie d’atténuer. On refuse la logique dans laquelle on s’inscrit, voila le problème de fond. C’est un vice de la pensée que celui qui consiste à croire que l’optimum est atteint quand un a fait une synthèse,

    C’est une erreur de politicien/fonctionnaire que celle qui consiste à considérer que l’optimum d’une action ou d’une décision c’est quand on a recueilli et tenu compte de l’opinion de tout le monde.

    La vraie synthèse , celle que l’on n’ apprend pas à l’ENA, parce que l’ENA fonctionne sur une philosophie positive, mécanique, stupide qui croit que la synthèse consiste à tenir compte du "plus" et du "moins", la vraie synthèse est dialectique, elle dépasse les contradictions initiales, elle ne les reflète pas. La vraie synthèse, celle qui est dialectique et qui colle, exprime et permet de modifier le réel est celle qui s’élève au niveau d’une autre dimension.que celle ou le problème se trouvait au départ. La vraie synthèse, ce n’est pas un peu de "plus" et un peu de "moins", la vraie synthèse c’est : en avant, au dessus, puis ailleurs. C’est celle qui fait pénétrer dans un monde nouveau, autre.

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  7. […] L’article qui raille Hollande le synthétique, Hollande le caméléon ou Hollande qui retourne…, n’est pas un article sur la personne. Nous utilisons le procédé qui consiste à personnaliser, à donner incarnation pour montrer d’abord et faire comprendre ensuite. […]

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