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WSJ : La méfiance des entreprises freine les embauches

WSJ :  La méfiance des entreprises freine les embauches

La croissance de l’emploi est généralement liée à celle de la consommation, les ménages ayant besoin de salaires pour couvrir leurs dépenses. Mais l’emploi est aussi un baromètre du climat des affaires. Et les entreprises ne créent des emplois que lorsqu’elles sont convaincues que l’amélioration de la demande justifie de nouvelles embauches.

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Le nombre décevant de créations d’emplois enregistré en mai aux Etats-Unis en dit long sur les perspectives prudentes des entreprises. Cette idée est confirmée par une enquête sur le secteur manufacturier et les grossistes publiée lundi. Si la confiance des entreprises s’améliore, des inquiétudes persistent et les sociétés agissent avec prudence.

Le cabinet McGladrey a interrogé plus de 1.000 entreprises du secteur manufacturier et de la distribution concernant leurs conditions d’activité et leurs projets. Les résultats sont encourageants: le rapport montre que 83% des sondés sont « très optimistes » (21%) ou « plutôt optimistes » (62%) concernant les perspectives de croissance de leur groupe en 2010 – ce qui est nettement supérieur au taux cumulé de 48% rapporté en 2009.

Cet optimisme est toutefois à nuancer.

« Les groupes ne sont pas convaincus que cette reprise soit aussi solide que les reprises passées », observe Tom Murphy, vice-président exécutif chez RSM McGladrey, une filiale du cabinet de conseil, qui a dirigé l’enquête. En effet, par opposition au niveau de confiance de 83% exprimé à l’égard des perspectives de croissance, seulement 52% des sondés se sont montrés optimistes à l’égard de l’économie américaine.

L’enquête de McGladrey montre également que les petites et moyennes entreprises sont plus hésitantes que les grandes. Cela reflète les inquiétudes concernant l’accès au crédit et le poids croissant que représente la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie pour les petites entreprises, selon l’enquête.

Pourquoi les entreprises ne sont-elles pas plus enthousiastes, surtout au vu des trois trimestres de croissance économique solide enregistrés?

Tom Murphy cite trois raisons principales.

La première est que si les commandes augmentent, elles sont aussi inégales, ce qui laisse les responsables des groupes dans l’incertitude d’un mois sur l’autre.

La deuxième est que l’accès aux liquidités reste difficile, en particulier pour les PME.

 Enfin, les dirigeants des entreprises ne peuvent pas dire exactement dans quelle mesure d’éventuels changements de politique gouvernementale en matière d’énergie, de santé et de fiscalité pourraient affecter leur modèle d’activité.

La conséquence de tout cela est que les groupes hésitent à créer des emplois.

D’après l’enquête, 48% des entreprises prévoient d’augmenter leurs effectifs aux Etats-Unis en 2010 – soit un pourcentage trois fois supérieur à celui rapporté il y a un an. Pourtant, moins de 10% d’entre elles prévoient d’augmenter leurs effectifs de 20% ou plus cette année ou l’année prochaine.

Les résultats de l’enquête de McGladrey sur les embauches sont légèrement meilleures que le rapport semi-annuel sur les groupes des secteurs manufacturier et des services réalisée par l’Institute of Supply Management.

Ces études font apparaître que 31% des entreprises du secteur manufacturier comptent créer des emplois, et 27% dans le secteur des services. Anthony Nieves, qui supervise l’enquête ISM sur le secteur des services, observe que les entreprises prennent leurs décisions en matière d’embauches en pensant en termes de retour sur investissement, et ne créent des emplois que si une nouvelle demande le justifie.

Il faudra que les entreprises soient bien plus confiantes vis-à-vis de l’avenir pour que l’emploi enregistre une réelle embellie. Mais le rapport de McGladrey et d’autres enquêtes suggèrent qu’une telle amélioration de leur moral semble improbable.

« De nombreux chefs d’entreprises optent pour l’attentisme », observe Tom Murphy. « Cela contribue à freiner la reprise ».

Kathleen Madigan, wall street journal mai10

 
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