Behaviorisme et Finance Comportementale

Démographie : Les enfants, un investissement ou un produit de luxe?

les enfants,   un investissement ou un produit de luxe ?

Deux économistes italiens soutiennent que si les sociétés riches ont une croissance démographique si faible, c’est que la « valeur » des enfants s’est transformée « d’investissement » à « bien de luxe ».

PLUS/MOINS DENFANTS EN SUIVANT :

Qu’est-ce qui explique la fertilité?

 C’est par cette question que deux économistes italiens, Francesco C. Billari et Vincenzo Galasso, ont produit une étude intitulée « Evidence from italian pension reforms » (Des preuves provenant des réformes des retraites italiennes) présentée sur le site d’actualités de recherches économiques européennes Voxeu.

Les chercheurs ont étudié le comportement des couples italiens depuis qu’une réforme des pensions, dans les années 1990, a soudainement et substantiellement réduit les rentes futures de larges pans de la population.

Ils ont découvert que ceux qui ont vu leurs rentes futures baisser ont rapidement affiché un niveau de fertilité élevé. La probabilité d’avoir des enfants, au sein de ce groupe, a bondi de 10%. Outre le taux de fertilité à la hausse, les couples italiens affectés par la réforme ont vu leur taux d’épargne grimper également.

Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, les enfants sont considérés avant tout comme un « investissement ». Ils représentent une assurance car ils peuvent offrir un support financier pour leurs parents à la retraite.

Dans un contexte de filet social généreux, les parents associent davantage leur enfant, il faut souvent ici parler au singulier vu le taux de fertilité peu élevé, comme une source de plaisir. Les parents aiment leurs enfants pour le plaisir qu’ils retirent de les élever, même si ce plaisir est altruiste.

Les enfants représentent donc, ici, un « produit de consommation de luxe », vu les énormes frais reliés à l’éducation et aux soins qu’il faut porter aux enfants pour les amener jusqu’à l’âge adulte.

Dans le cas contraire, soit la « police d’assurance », l’altruisme vient plutôt des enfants, qui doivent s’occuper du bien-être de leurs géniteurs une fois le cap de la retraite franchi.

Les chercheurs concluent sans équivoque que plus l’État est généreux dans ses programmes de sécurité à la vieillesse, moins les couples en âge de procréer sont incités à le faire.

 D’autre part, le fait que les parents doivent épargner davantage pour compenser des rentes de l’État moins généreuses se traduit habituellement par une consommation moins importante et aussi… par un taux de fertilité moins élevé.

Par contre, l’existence de programmes sociaux comme des garderies subventionnées ou des incitatifs fiscaux auraient un effet direct, positif, sur le taux de fertilité.

1 réponse »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s