A Chaud!!!!!

Les Clefs pour comprendre : De la Société Générale à Goldman Sachs par Bruno Bertez (Article du 18 Mars 2012)

Les Clefs pour comprendre : De la Société Générale à Goldman Sachs par Bruno Bertez (Article du 18 Mars 2012)

 De SG à GS ou de Kerviel à Greg Smith

 Le grand succès des services communication de la Société Générale et de Goldman Sachs, c’est le glissement, le déplacement. En un mot, la mystification. Mystification, vous savez les fameuses vessies qui servent de lanternes, mystification qui consiste, grâce au poids sur les médias, à transformer une affaire Société Générale en une affaire Kerviel et une affaire Goldman Sachs en une affaire Greg Smith. 

   Ben quoi! disent les bien-pensants de l’establishment et du consensus réunis; quel est le rapport entre la Société Générale et Goldman Sachs; quelle est la différence entre désigner l’affaire Société Générale sous le nom de Kerviel et l’affaire Goldman Sachs sous le nom de Greg Smith? Et bien nous répondrons que le tour de passe-passe est fondamental car on escamote les deux banques pour mettre en première ligne les deux individus et, sur ces individus, on peut frapper à tour de bras.

D’abord, nous disons que ces deux affaires sont d’importance sociale et médiatique parce qu’elles sont, au sens fort, très très fort, révélatrices des pratiques des banquiers.

 PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

 L’affaire Kerviel a révélé que la Société Générale spéculait sans contrôle, tous azimuts, et pour des montants colossaux. Greg Smith a révélé que la culture, la gouvernance, de Goldman Sachs n’était orientée que vers un seul but, vers un seul objectif, prendre le maximum d’argent aux clients, aux marchés, aux autres en général.

 Kerviel a fait sa révélation involontairement, par faute, par erreur, il a trébuché. Il est évident que sa moralité n’a pas la tenue de celle de Greg Smith. Kerviel, c’est, pour prendre une expression que nous aimons bien un « pas grand-chose ». S’il a fait quelque chose de bien, il l’a fait malgré lui. Et il faut reconnaître qu’il a fait quelque chose de bien, car il y a un « avant » et un « après » Kerviel.

On sait maintenant que les banques et les banquiers spéculent comme des laquais. C’est un fait acquis dans la conscience populaire. Ceci a servi de révélateur. Kerviel, l’homme par qui le scandale est arrivé, a eu une fonction positive objective dans le système. Tant pis pour le messager, tant pis s’il n’est pas recommandable, l’important, c’est le message. Kerviel est condamné, pas encore en appel toutefois, pourquoi pas! Mais rien que pour la fonction positive de révélation qu’il a remplie, il devrait au moins bénéficier du sursis. D’autant plus que les dirigeants de la Société Générale, eux, s’en sortent indemnes ou avec des paquets d’indemnités.

 Donc, Kerviel a eu une utilité systémique. Il a porté au grand jour des pratiques financières, économiques, socialement condamnables, les pratiques spéculatives du monde bancaire. Kerviel est une sorte de wistleblower malgré lui.

 Greg Smith est un type bien, voire, comme on dit aux Etats-Unis, il est « outstanding ». Dans nos catégories, il y a « les moins que rien », « les pas grand chose » et « les gens bien », Greg Smith est un type bien. Ses réalisations professionnelles, malgré le venin de la presse aux ordres, sont remarquables. Il ne recherche ni la gloire, ni les honneurs. Il sait qu’il risque son avenir, il sera désormais « triquard » dans le secteur de la finance. C’est un homme compétent, il a des valeurs morales, il est plus découragé qu’aigri ou écœuré.

 Le fait de révéler la culture, les pratiques de Goldman Sachs, son mépris du service à la clientèle, sa cupidité égoïste, son amoralité, tout cela est systémiquement extrêmement important. Nous sommes en période de crise. C’est le moment où on s’interroge sur la fonction des banques, sur leur valeur ajoutée à l’économie. Ce qu’a fait Greg Smith, il fallait que quelqu’un le fasse. Et ce ne peut-être fait que de façon scandaleuse. Soit, comme dans le cas Kerviel, involontairement, soit comme dans le cas de Greg Smith, volontairement.

 Les médias américains, dont il faut rappeler qu’ils sont presque tous propriétés de groupes financiers,  disent que Greg Smith a commis une faute car il a rompu la loi du silence! Que dire de ces médias  qui recommandent l’omerta, loi de la mafia, aux collaborateurs des groupes financiers, si ce n’est qu’ils sont le prolongement de la kleptrocratie. Nous vous rappelons que la loi du silence, c’est le même argument qu’on a opposé au soldat Manning, à Wikileaks, au wistleblower de la SEC dans l’affaire Madoff… Curieuse société qui prétend être transparente, mais qui refuse que l’on révèle ce qu’elle cache. La transparence est une fleur fragile qui ne fleurit que dans l’obscurité, à l’abri des regards, n’est-ce pas? 

 Nous avons écrit en son temps que les seuls livres intéressants étaient les livres écrits par les gens qui avaient quitté leurs fonctions en mauvais terme, en indélicatesse avec le système. Nous le répétons. C’est le seul moyen d’attraper un peu de vérité dans un monde dominé et contrôlé part la Com. La Communication, c’est à dire la transmutation de l’égout des nouvelles en eau pure de la propagande. La Com lave plus blanc. De même, nous sommes contre la solidarité gouvernementale, contre les congrès bidons, contre les débats style débat télévision soviétique.

 Une petite digression. Certains diront qu’il y a des médias spécialisés dans l’investigation et qu’ils accomplissent cette fonction de révélation. Nous prétendons le contraire. Les pseudo-investigations se résument, la plupart du temps, à des rencontres sordides, feutrées, où des sources non-innocentes, intéressées, remettent un dossier plus ou moins complet à des journalistes plus ou moins compétents. Dans le monde de l’investigation, on se sert des uns pour frapper sur les autres et on se sert des autres pour frapper sur les uns.  L’intention, en matière d’information, n’est jamais neutre. Et les soi-disant médias d’investigation ne le sont en réalité pas. Ce sont des passes-plats. Comme les journalistes de télévision, ils servent la soupe.

 Révéler ce qui est caché, est, dans nos sociétés, et surtout dans l’état actuel du système, essentiel. Ceux qui révèlent devraient être sanctifiés. A tout le moins protégés. Ils accomplissent une fonction essentielle. Essentielle, mais pas suffisante, car il faut, non seulement révéler, mais déconstruire, montrer les liaisons, la logique, de tout ce qui est caché.

 Greg Smith nous dit que la culture et la gouvernance de GS sont toxiques, destructrices. Les services financiers fournis par GS ne sont guidés que par un seul objectif, extraire le plus d’argent aux clients, aux gouvernements qu’ils conseillent, aux marchés qu’ils manipulent. Maximiser le profit pour GS et sa clique, tel est le leitmotiv. Greg Smith nous explique que le « business model » repose sur l’avidité, le cynisme et la malfaisance. Il raconte que les clients sont considérés comme des « muppets », il ne l’ajoute pas, mais on le sait par ailleurs, des « muppets » ignares, face à la complexité des produits; des « muppets » ignares face au génie des Goldman Boys. 

« Pour Philippe Thomas, “seule cette maison fait partir de la sorte des talents en poissons pilotes pour servir ses intérêts”. GS développe le “capitalisme d’accès” aux Etats Unis par ceux qui font la navette public-privé (Paulson, Rubin) en Europe par des conseillers qu’elle recrute à prix d’or, avec un casting différent de ses concurrents : sont visés en priorité non pas des diplomates à la retraite mais des techniciens plus en retrait, qui connaissent les rouages des instances nationales et européennes.

Anciens économistes, banquiers centraux, hauts fonctionnaires constituent des recrues discrètes de choix pour murmurer à l’oreille des décideurs, extraire des informations utiles ou décrocher des mandats. Il est toujours judicieux de pouvoir “prévoir” un quelconque sauvetage ou changement de taux directeur, des informations que les salles de marché savent “monétiser”. Mario Monti, actuel président du Conseil italien, a ainsi été conseiller de GS depuis 2005 jusqu’à sa nomination ; Lucas Papademos, nouveau Premier ministre grec, a été gouverneur de la Banque centrale hellène entre 1994 et 2002 et a travaillé pour GS ; Mario Draghi, nouveau directeur de la BCE, était même vice-président de GS International pour l’Europe entre 2002 et 2005, en charge des entreprises et pays souverains. Le réseau fait partie des atouts maîtres de l’empire Goldman, tissé de main de maître depuis les années 90 par des Peter Sutherland, ex-commissaire européen, ou Otmar Issing, ex-membre du directoire de la Bundesbank, ex-économiste en chef de la BCE. » source Le Nouvel economiste

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 On fait semblant de trouver cela scandaleux et on s’y arrête. A partir de là, on referme le dossier. L’incident est clos. C’est largement insuffisant. Au lieu de s’arrêter, c’est là que l’analyse doit commencer. A plusieurs niveaux. C’est cela que nous appelons la dé-construction.

 D’abord, c’est vrai que la culture qui consiste à maximiser son profit sur le dos du client n’est pas très reluisante;  mais elle est conforme à la nature humaine. Chacun pour soi. L’homme est un loup pour l’homme. Il faut faire fortune le plus vite possible, tant qu’il est encore temps, avant d’être mis à la porte ou avant que le système n’implose. Il faut en profiter, cela ne durera plus longtemps. Si l’on a fait des études, c’est pour cela, n’est-ce pas.

 Ensuite, si la notion de service, de fonds de commerce, disparaît, ce n’est peut-être pas un hasard. Dans les livres d’histoire économique aux Etats-Unis, on attache une importance très grande à la Réputation. On considère que c’est un élément essentiel de l’actif d’une entreprise ou d’un homme. Mais la Réputation, c’est un capital patiemment accumulé que l’on peut transformer en profit, en cash. A la faveur de la destruction progressive d’une réputation, on peut escroquer les gens, les tromper. C’est normal, puisque la réputation, c’est ce qui inspire confiance.

 La destruction de la réputation fait partie intégrante du « business model » actuel de la finance; de toute la finance de type anglo-saxon. De cette finance qui n’investit pas, mais spécule sur des écarts! C’est le « business model » de cette finance que nous appelons la finance d’arbitrage ou encore la finance des spreads. La finance d’arbitrage consiste à emprunter à taux zéro à la collectivité, pardon aux Banques Centrales,  et à faire avec cet argent gratuit des écarts sur le dos de l’économie, des gouvernements, des épargnants, puis, in fine, des contribuables.

 La logique de la finance des écarts, c’est le front runing. Le front runing consiste à  acheter avant le client afin de lui revendre plus cher. La logique de cette finance, c’est la spoliation du client final. Pourquoi? Parce que dans ce type de capitalisme, ou plus exactement de cette perversion du capitalisme, ce n’est pas l’économie réelle qui produit les richesses et les profits, c’est le mouvement financier.  Cette finance produit des écarts, des différences, et tout le jeu consiste avec l’aide connivente des govies et des Banques Centrales à tenter de s’en approprier la plus grande part.

 Ce système, ce racket de la finance des écarts, a été mis en place par les Etats avec la complicité des Banques Centrales. Il a été mis en place car il permet leur financement, le financement de leurs achats de suffrages électoraux. Les dettes gouvernementales constituent le soubassement sur lequel repose la finance d’arbitrage. Elles en constituent l’ancrage. En particulier l’ancrage de l’appréciation du risque. C’est le socle qui la permet. Le système inclut la captation des écarts, la spoliation de l’économie réelle, la tonte des vrais épargnants et, quand on touche les limites du système, celle des contribuables.

 Enfin, et ce sera notre dernier point, ni l’activité de la Société Générale, ni l’activité de  Goldman Sachs ne pourraient exister si, à la base, il n’y avait des Banques Centrales, il n’y avait leur politique délirante de gonflement de leurs bilans. Ce que l’on appelle plus ou moins approximativement le printing. Auquel il faut ajouter évidemment la ZIRP, politique des taux d’intérêt zéro.

 Nous sommes, depuis 1971, dans un système où les politiciens dépensent sans compter et où les Banques Centrales créent autant de monnaie qu’il en faut pour  solvabiliser le couple maudit govies-banques. Pourquoi voulez-vous que les gens, bien placés en tête du réseau de distribution de la manne, soient honnêtes et prudents? Même s’ils l’étaient au début, ils cessent de l’être avec le temps. La facilité use les qualités morales et favorise les tentations. Nous le disons et le redisons, la confiture, cela colle aux doigts et quand on a pour métier de faire circuler la confiture, on en garde toujours une bonne partie pour soi. C’est humain. En tous cas, c’est prévisible.

 La finance globale d’arbitrage achemine la confiture, l’argent gratuit. Qui s’étonne que ceux qui le voient passer se servent prioritairement. Et, de plus en plus, en ces périodes troubles, car ils savent que cela ne durera pas toujours. Eux, compétents et cyniques, ils savent que le système est condamné. Pourquoi raisonner, en termes de réputation et de carrière, quand on sait que le système de la création monétaire tous azimuts et maintenant synchrone, est au bout du rouleau. Autant bénéficier du « kick the can » quand il est encore temps. Le système Société Générale, le système Goldman Sachs, la finance globale, reposent sur l’argent quasi gratuit fourni par les Banques Centrales, sur l’assurance gratuite que cela continuera et sur le pouvoir de taxation des gouvernements pour solvabiliser l’ensemble en cas de faillite.

 Fermez les vannes des Banques Centrales, remettez les gouvernements sous le contrôle des citoyens et le système pervers s’arrêtera de lui-même. Il s’assainira. Ou bien les brebis galeuses seront chassées ou bien elles se convertiront dans des activités utiles. Les inégalités se réduiront; le taux de profit du système productif remontera; l’investissement, le vrai, se redressera; l’emploi reprendra sa marche en avant. Supprimez les causes de la dérive et les effets disparaîtront. Et les causes, ce sont les collusions honteuses Banques Centrales/Gouvernements/finance globale.

 Bravo Kerviel, bravo Greg Smith!

BRUNO BERTEZ Le 18 Mars 2012 

llustrations et mise en page by THE WOLF

 EN BANDE SON :

15 réponses »

  1. Et même le grand John Wayne s’y met pour nous faire prendre les messies pour des gens ternes. Pfiouuuu ! lol

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  2. ça c’est du lupus !

    Et je suggère que les candidats s’engagent afin qu’il n’y ait pas un ex de Goldman Sachs au gouvernement.

    Parce que, étant émigré italien, je n’aurai jamais cru qu’il y aurait eu pire que Berluska, l’homme du conflit d’intérêt (chef d’entreprise, patron des médias, de banques, de société immobilières, franc-maçon, …).
    Et aujourd’hui voilà un conflit d’intérêt à l’échelle européenne (peut-être même plus).

    Je reste toujours d’accord avec mon vieil Harvey et son Capital :
    https://leblogalupus.com/2012/03/13/les-clefs-pour-comprendre-du-socialisme-fabien-au-socialisme-qui-fait-mal-par-bruno-bertez/#comment-13178

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  3. Beau papier qui permet de se rappeler à quelle sauce on est mangé. « c’est là que l’analyse doit commencer ». C’est tellement vrai, tellement pertinent, tellement de notre époque. Une information, un scandale chasse l’autre de sorte que dans le meileur des cas on ne fait que le constater. Mais n’est-ce pas ce que recherche l’oligarchie que vous décrivez.

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  4. Mardi 20 Mars Petites nouvelles du front

    Les marchés financiers mondiaux étaient comme on dit fatigués.

    L’absence de correction significative, la faiblesse des volumes acheteurs, les divergences internes et bien sur l’inversion du flux des nouvelles ont eu raison du momentum.

    Le balancier du sentiment semble vouloir repartir dans l’autre sens en liaison avec les programmes de pilotage des apprentis sorciers habituels et en raison du flux des nouvelles , nettement moins porteur.

    Les régulateurs tentent de modérer les espoirs et donc le sentiment qui règne sur , ou qui régnait, sur les marchés financiers.

    Que ce soit aux USA, en Europe, ou au FMI le ton est le même. Cela va mieux mais l’ensemble reste fragile et il faut rester vigilant, prêt à aller plus loin
    .
    Il est évident que l’on prend conscience plus nette du caractère un peu gonflé sinon trompeur des statistiques économiques américaines faussées par la météo exceptionnellement douce.

    Il est évident que du coté de la BCE on parle, hommage habituel du vice a la vertu que nos lecteurs connaissent bien , des limites du LTRO.

    Il est évident que l’on se rend compte du fait que chez les émergents, Chine et Inde la situation est délicate, euphémisme, à gérer.

    Les commodities conduisent donc le recul boursier .

    La situation espagnole revient sur le devant de la scène avec l’opinion pourtant nuancée de Moody’s, le Portugal s’enfonce et s’oriente comme l’Espagne vers une demande de révision, la Grande Bretagne est en surveillance négative. Nous vous signalons que le juste rating de la GB serait AA et non triple A; les agences sont très en retard.

    Osborne veut des simulations économiques par le biais de l’offre et des petites entreprises et il parle des baisser le taux des taxes les plus élevées.

    En Europe le compact fiscal s’affaisse et perd de plus en plus son pouvoir anesthésiant. Les partis de gauche socio démocrates reviennent à la charge sur sa contestation, ils veulent valider et crédibiliser leurs promesses électorales un peu partout.

    Geithner se mêle comme d’habitude de dire n’importe quoi et se plaint de la lenteur et la timidité des réformes en Europe.
    Heureusement que les marchés financiers sont sous couveuse grâce à Draghi.

    Le débat sur les impôts aux USA est relancé on se souvient que les rabais fiscaux expirent, on l’avait oublié!

    Tout est normal finalement.
    Marchés trop en avance, situation fondamentale mauvaise, quand les soutiens disparaissent la loi de la gravitée prend le dessus, d’autant plus facilement que :
    – Le pétrole est cher
    – Les taux ont renchéri
    – La géopolitique n’est pas porteuse

    Nous ne chiffrons pas le potentiel de mouvement des marchés.

    A noter que des gestionnaires de qualité et au record éprouvé pensent que les conditions sont réunies pour un trou . Nous le rappelons nous ne prenons pas position.

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  5. chers-z-amis,
    j’ai l’impression que bruno risque une « communistite » : il va finir tout rouge 🙂
    il conviendrait de s’interroger sur les causes/déclencheurs de la corruption des systèmes économique et politique ! moi, j’ai une petite idée mais…je sais que ça fait mauvais genre de parler de Karl M., sur ce site : je m’abstiendrais donc…
    valdo-le-morceau de fer-rougi-par la colère

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  6. @Bruno bertez. Les agences sont en retard sur la GB. Avez-vous traité de la complaisance des agences à l’égard de ce pays ? Mêmes les éléments subjectifs de la notation ne peuvent justifier son AAA.

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  7. M Bertez, merci pour vos papiers qui offrent toujours un regard intéressant sur les liaisons entre économie et politique. J’ai tout particulièrement apprécié votre passage sur la manipulation de la communication. C’est une idée a laquelle je pense et qui est pour moi la pierre angulaire du système. C’est d’ailleurs pour ça qu’il me semble que la politique du »kick the can  » peut durer encore un bon moment ( ce qui pourrait se traduire en encore au moins une génération ). La communication fait bien son travail elle détourne les opinions des vrais problèmes, regardez le traitement des « 1% », petite vague de protestation…. Seule la face visible de l’iceberg est évoquée, ça permet d’éviter de parler des causes…..etc
    A mon avis ce problème ne fait que commencer, car si internet a pu permettre une plus grande ouverture, le champ est en train de se restreindre, et qui nous dit que demain ce ne sera pas le  » big brother » de 1984?
    Les govies, les grandes firmes apprenent vite, plus vite que le citoyen moyen….

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  8. Samedi 31 mars 2012 :

    « L’Espagne sur une pente glissante ».

    Le gouvernement compte ramener le déficit du gouvernement central à 3,5 % du PIB cette année, celui des régions à 1,5 % du PIB, et celui des autres collectivités locales à 0,3 % du PIB, a annoncé le ministre du Budget, Cristobal Montoro. Les comptes de la Sécurité sociale seront équilibrés cette année, a-t-il ajouté.

    Les régions ont annoncé un déficit de 2,9 % du PIB en 2011, qu’il leur faudra réduire d’environ 15 milliards d’euros cette année si elles veulent atteindre l’objectif fixé par Madrid.

    Le gouvernement n’a guère donné d’autre détail sur son projet de budget qu’il présentera mardi 3 avril devant le parlement, mais certains économistes s’inquiètent de ces mesures d’austérité qui risquent de plomber encore la croissance et par contrecoup remettre en cause les objectifs de baisse du déficit.

    « L’Espagne est sur une pente très, très glissante désormais. Le risque pays spécifique refait surface, l’Espagne est confrontée à des problèmes structurels et il faudra des années et des années pour les résoudre. Ce paquet fiscal est auto-destructeur », estime Nicola Spiro, du cabinet de consultants spécialisé dans les risques souverains Spiro Sovereign Consulting.

    http://www.rtl.fr/actualites/economie/article/crise-l-espagne-entame-une-diete-draconienne-7746117372

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