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L’Agence de notation suisse IC-V propose une étatisation des banques européennes les plus fragiles

L’Agence de notation  suisse IC-V propose une étatisation des banques européennes les plus fragiles

Le suisse IC-V propose une étatisation des banques européennes les plus fragiles La société d’analyse zurichoise est très négative sur certaines banques françaises et italiennes

Infographie. Le bilan des banques augmente massivement

La croissance économique n’est possible que si le système bancaire est sain. «Nous en sommes très loin», a expliqué à la presse Christian Fischer, associé de Independant Credit View (I-CV), mardi à Zurich. La société de recherche suisse est financée à 100% par les investisseurs, contrairement aux grandes agences de rating. Mardi, elle a dressé un tableau très sombre de la situation.

I-CV a effectué un «stress test» pour 61 banques. Ses hypothèses comprennent un retrait de fonds d’épargne de 30%, une détérioration de 3% du PIB et une hausse de 50% du chômage. Le test met en évidence un fort besoin de fonds propres supplémentaires. Au total, les analystes l’évaluent à 1120 milliards d’euros. L’Europe représente les trois quarts du total, dont 442 milliards pour l’Europe centrale et 269 milliards la périphérie. L’Amérique s’en sort bien (40 milliards) et les émergents moyennement (336 milliards).

Pour René Hermann, analyste, la confiance pourrait être rétablie en Europe avec la création d’un fonds qui procéderait à une étatisation des instituts les plus fragiles. Un fonds du même type que celui créé aux Etats-Unis (TARP) pendant la crise. «Le financement devrait être important, de l’ordre de 2000 milliards d’euros», avance-t-il. Il procéderait à la liquidation des instituts insolvables, procéderait aux fusions nécessaires et privatiserait ensuite. «L’Europe est sur-bancarisée», observe-t-il. Aux Etats-Unis, le processus s’est traduit par un profit pour l’Etat. La création d’un tel plan serait bien plus simple que la mise en place d’une union bancaire.

PLUS DE REFONTE DU SYSTEME BANCAIRE EUROPEEN EN SUIVANT :

En raison de fonds propres insuffisants, I-CV s’attend à la poursuite des abaissements de notations. Mardi, peu après la décision de Moody’s sur les banques espagnoles, l’équipe de 10 analystes de I-CV a montré du doigt certaines banques françaises (Crédit Agricole, Société Générale) et italiennes (Intesa, Unicredit).

Les Etats-Unis se portent mieux. «Parfois Moody’s est allé trop loin», selon Christian Fischer. Il estime injustifié que Citigroup obtienne une plus mauvaise note que Unicredit. Depuis 2008, les bilans des instituts américains se sont améliorés et les risques réduits.

Par contre, la situation devient de plus en plus risquée dans les pays émergents (Brésil, Russie, Chine). Le rapport entre crédits douteux et total des prêts a doublé en quatre ans au sein des banques analysées, pour atteindre 4,2%. Il a quadruplé dans l’Europe périphérique, à 8,4%. Les pays émergents ont toutefois l’atout de la croissance, ajoute I-CV.

Les réserves diminuent dans le système bancaire. Elles ne représentent que 89% des créances douteuses, contre 114% en 2007, selon Christian Fischer. Pire, le rapport a été divisé par deux dans l’Europe périphérique, à 65%. Et il a chuté de 270 à 85% en Australie. La faible couverture des crédits douteux concerne notamment la Bank of Irland, Danske, BNP, Credit Agricole, Société Générale, Intesa, Lloyds, RBS, Barclays, Commerzbank.

La présentation n’a pas manqué de surprises. Ainsi, Christian Fischer a déclaré que les bilans des banques s’étaient accrus de 27% depuis 2007. Tout le monde parle de réduction, mais les faits indiquent une hausse de 12% en Europe périphérique, 10% en Europe et même 144% dans les émergents (Brésil, Russie, Chine). Toutefois, les bilans ajustés du risque n’ont augmenté «que» de 10%. La raison est à chercher dans le fait que les banques ont accumulé des actifs dits sans risque (obligations souveraines). En Europe, les actifs ajustés du risque ont toutefois baissé de 7,9 à 6,5 milliards d’euros. Par contre, ils ont augmenté massivement dans les pays émergents.

La situation conduit à une course aux dépôts d’épargne.

Par Emmanuel Garessus Zurich /Le Temps juin12

EN COMPLEMENT :  Credit Suisse – UBS. Le premier est mieux noté par I-CV que par Moody’s. Besoin élevé en capital pour l’ensemble des banques en Europe. par Philippe Rey Zurich/Agefi

La solvabilité des banques s’est stabilisée à un niveau sensiblement plus bas que les estimations des agences de rating officielles, c’est-à-dire les trois grandes (S&P, Moody’s et Fitch). Les perspectives positives résident principalement en dehors de l’Europe, s’agissant des grandes banques, selon Independant Credit View (I-CV), une boutique domiciliée à Zurich d’analyse indépendante de crédits des entreprises, particulièrement le secteur financier.

Néanmoins, UBS et Credit Suisse Group se situent en bonne position suivant les ratings d’I-CV, avec respectivement un A et A+ (ce qui est mieux que le A1 attribué par Moody’s), qui découlent du stress-test et de paramètres pondérés (Stratégie, financement, volatilité des bénéfices, capacité à prendre des risques et fonds propres) appliqués par la firme zurichoise. Et sur fond de plusieurs points brûlants : l’environnement macroéconomique et la croissance, les banques centrales versus le désendettement, une subordination structurelle des dettes et le refinancement.

Le retour à une croissance en Europe n’est possible qu’avec un système bancaire sain. Ce qui nécessite une recapitalisation des banques et un assainissement des structures du système financier, impliquant la disparition des banques insolvables et non liquides. I-CV estime à 1120 milliards d’euros le besoin en capital des 61 banques examinées dans le monde, dont 700 milliards environ pour les banques européennes.

Credit Suisse et UBS se révèlent peu exposés aux emprunts des pays européens fragiles financièrement, tels les pays du PIIGS. Par ailleurs, la qualité de leurs actifs se montre supérieure à celle des banques européennes en moyenne. UBS a considérablement amélioré sa base de fonds propres corporels au regard des actifs pondérés en fonction du risque.

Pour l’heure, l’important programme de soutien mené par les banques centrales procure aux banques européennes problématiques une liquidité en quelque sorte gratuite et du temps. Combien cela-t-il peut-il durer? Personne ne peut vraiment le dire. Une tendance à la baisse des ratings persiste, nonobstant la stabilisation de la solvabilité des banques. La plus grosse pression existe sur les banques européennes, notamment en ce qui concerne les ratings relatifs aux emprunts subordonnés et au capital hybride. L’univers des lettres de gage se trouve au devant d’une plus grande différenciation de la solvabilité des émetteurs, d’après Christian Fischer, partenaire d’I-CV.

La tendance à la baisse des ratings risque de se poursuivre si la subordination des dettes s’accentue. La dépendance croissante envers des refinancements avec garantie diminue la masse de fortune disponible pour les créanciers qui viennent en rang postérieur.

Les actifs qui sont librement disponibles (dont les emprunts d’Etat) se réduisent en proportion du total du bilan.

Une sur-couverture et des coupes plus élevées sont particulièrement exigées. Les banques, qui se refinancent fortement au moyen de lettres de gage, d’affaires repo et à travers les banques centrales, abaissent automatiquement la proportion des actifs libres. Par conséquent, les dettes non couvertes (comme par exemple les détenteurs d’obligations senior non garanties) deviennent économiquement des dettes subordonnées de rang postérieur. Ce mécanisme est accentué par la valeur d’emprunts d’Etat pouvant être remise en question, notamment sous la forme d’un amortissement de valeur.

Le retour à une situation favorable aux détenteurs d’obligations requiert des mesures durables telles que des actifs ajustés au risque plus bas, des fonds propres plus élevés et une amélioration des liquidités.

Un tel retour constitue une condition, avec celles d’une subordination structurelle qui ne s’aggrave pas et d’une solution en termes de recapitalisation des banques européennes en crise, afin de réduire les spreads de crédit entre les entreprises industrielles et les sociétés financières.

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Credit Suisse est trop endetté et trop anglo-saxon Par Emmanuel Garessus

Credit Suisse est trop endetté et trop anglo-saxon La solidité d’une banque peut être appréciée à l’aune de techniques hautement complexes, du coût de la protection contre un défaut (CDS), du rating des agences ou d’observations personnelles et naïves. Les dernières ne doivent pas être rejetées trop rapidement

Lorsque Credit Suisse a commencé à offrir 1,75% pour attirer de nouveaux dépôts d’épargne, tout passant intéressé par la finance devait sursauter. Etait-ce un cadeau ou un signal d’alarme? La curiosité devait nous amener à nous pencher sur l’endettement de la banque. Moody’s l’a fait, mais tardivement. Lorsqu’elle a publié sa sanction, la messe était dite. D’ailleurs, le cours des actions des banques concernées a réagi à la hausse.

Des indices plus complexes existent pour évaluer la solidité des banques. Mais nous privilégions ceux qui font intervenir le comportement des managers. Le professeur Maurice Pedergnana, directeur de la SECA, s’est étonné de la faible proportion (50%) des membres de la direction de la banque qui ont participé à la dernière augmentation de capital.

A l’image de son titre en bourse, qui se traite au niveau de 1990, la grande banque est tombée très bas. Après le coup de colère de la BNS et l’abaissement de la note de Moody’s, quel sera le suivant? Le cercle infernal doit être enrayé. Celui-ci trouve pratiquement toujours sa source dans les pays anglo-saxons, à l’image du rachat de Donaldson, Lufkin & Jenrette en 2000. Cette série d’échecs n’empêche pas Credit Suisse de maintenir sa confiance en Brady Dougan. L’ancien trader, arrivé en 2007, accompagne le déclin de la grande banque et pourrait être amené à proposer la première suppression du dividende de son histoire. Pour l’ensemble de la décennie, entre 2002 et 2011, la grande banque a détruit 45 milliards de francs suisses de valeur ajoutée, soit presque autant que les 65,9 milliards d’UBS, selon Adriano Lucatelli et Pius Zgraggen*. Le chiffre intègre le risque et le mouvement général de marché. Il ne compare pas seulement le cours de bourse entre deux dates.

Il en va autrement des banques cantonales et des instituts qui ignorent les eaux chahutées de la banque d’investissement et les étonnantes rémunérations américaines. La BCV a été la banque suisse cotée ayant créé le plus de valeur ajoutée devant Julius Baer.

Les grandes banques veulent être jugées à l’aune de leur création de valeur. Et précisément sur ce point crucial, elles sont loin derrière la concurrence. Non seulement elles n’ont pas vu venir la crise, mais elles ont tardé à en tirer les leçons, à fortement réduire la banque d’investissement par exemple et aligner la rémunération des managers sur celle des actionnaires.

S’il n’a pas eu besoin d’aide de l’Etat, Credit Suisse a trop longtemps agi comme si la crise n’était pas structurelle. L’Américain Brady Dougan symbolise par trop la finance d’avant 2008. Les résultats décevants s’accumulent et rien ne se passe. Le conseil d’administration ne bouge pas. Pourtant, il faut que la confiance soit rapidement restaurée.

Credit Suisse a certes réduit (tardivement) ses risques au bilan. Mais trop lentement et bien moins qu’UBS. Et, surtout, il est resté présent sur trop de métiers. Un changement de modèle d’affaires suppose l’abandon d’un plus grand nombre de métiers et de marchés.

Au conseil d’administration très anglo-saxon de Credit Suisse (3 Américains, 1 Canadien, 1 Britannique), Brady Dougan ne manque pas de soutien. Les possibles candidats internes à sa succession n’ont pas la tâche facile. Le Suisse Hans-Ulrich Meister, responsable de la gestion de fortune depuis un an, paraissait le mieux placé. Il a frappé vite et fort, dès sa nomination il y a un an, ainsi qu’en témoigne l’intégration de Clariden Leu. Mais son étoile semble avoir pâli dans cette affaire. Au moins a-t-il immédiatement reconnu le changement d’environnement. Et ce n’est sûrement pas lui le responsable de la chute de Clariden Leu.

Aujourd’hui, les coûts sont réduits à la hache dans les dépenses de support, c’est-à-dire sur les bas salaires. L’ex-associée de Deloitte, l’Anglaise Kirsty Ann Roth, appelée «ouragan Kirsty» par le blog Inside Paradeplatz, ne connaît aucun tabou. Ici comme ailleurs, les observateurs se plaignent de la main-mise anglo-saxonne. Le chef suisse des services informatiques s’en est allé. Et le directeur financier, britannique, accumule les pouvoirs sur ce processus. La dernière rumeur (Reuters) évoque la suppression de 30% des emplois de cadres dans la banque d’investissement en Europe. Mais il semble qu’il s’agisse d’une mesure qui ne touche pas que les cadres et qu’elle s’inscrive dans la réduction des coûts de 7% annoncée l’an dernier. Elle frapperait les conseils en fusions/acquisitions, IPO et émissions d’obligations.

Même si la banque dispose d’actifs solides, et moins risqués que la plupart des banques européennes, la BNS a raison de tirer la sonnette d’alarme. Elle a certes provoqué une chute du cours de l’action. Mais compte tenu de la situation en Europe, mieux vaut ne pas attendre des années pour restaurer les fonds propres. Le contribuable n’a pas à venir en aide aux banques. La banque devrait sans doute supprimer le dividende pendant deux ans, selon une étude de Morgan Stanley. Mais celle-ci ne propose rien au sujet d’un changement de management. Pourquoi une telle asymétrie? Credit Suisse doit réduire son bilan d’un quart entre septembre 2011 et fin 2012. Ici aussi, la banque devra faire un effort supplémentaire. La baisse des coûts doit également se poursuivre. L’appel aux obligations convertibles (CoCos) paraît aussi logique.

Les faits sont indiscutables: quatre ans après l’éclatement de la crise, Credit Suisse est l’une des moins capitalisées des grandes banques européennes avec la Deutsche Bank. La BNS a mille fois raison de s’en offusquer. Mieux vaut un coussin de fonds propres épais qu’une tonne de règlements. On notera toutefois l’absence de la Finma dans cette affaire. Il est vrai qu’elle répète que la compétitivité de la place financière ne figure pas au sein de ses objectifs.

* «Vernichtung von Aktionärswert in der Bankenwelt», Adriano Lucatelli (Reuss Private AG) et Pius Zgraggen (OLZ & Partners), «NZZ» du 22.06.2012.

1 réponse »

  1. Du Mercredi 27 Juin 2012 : Banques européennes , lutter contre la zombification

    La confiance a disparu des places financières et surtout bancaires. Les causes sont connues, surendettement des agents économiques, leverage excessif de tout le système, détérioration , voire blocage du marché des refinancements de gros, fuite des dépôts, incapacité des souverains à soutenir leurs banques, mismatch de durée , de risques, et surtout, surtout perte totale de crédibilité envers les comptabilités. On perd tout respect envers les notations de agences MSM, leurs avis ne jouent plus que comme nouvelle, news a trader. On se gausse des travaux du FMI, des Banques Centrales sur la stabilité financière, on rit franchement des avis de l’EBA.

    On ne traite plus entre banques, on passe par l’intermédiaire des banques centrales pour limiter le risque de contrepartie. Les fonds oisifs, actifs de pure précaution, s’entassent sur les comptes auprès des banques centrales, on hausse sans arrêt les haircuts lors des repos etc etc:

    Les mensonges ne servent à rien et ils aggravent le mal tout en entretenant les dysfonctionnements et les entorses à la morale.

    Les mensonges ne servent a rien par ce que l’information est dissymétrique: certains connaissent la vérité, ils connaissent leur situation, ils participent aux travaux de sauvetage des Souverains, donc ils ont toutes les infos et les cartes en mains:

    C’est l’un des plus grands scandales de l’histoire financière, le système bancaire , lequel joue en bourse, est structurellement initié: Il peut tondre l’épargne, les institutions de prévoyance, on sait que plus de 92% des opérations de marché de JPM ont été bénéficiaires en 2011: Ce n’est pas du génie, c’est de l’initiation, du front running couplé avec l’accès à des fonds illimités.

    Gageons que quand le grand virage se produira, le système bancaire sera averti, au courant par les préparatifs et qu’il tondra une fois de plus l’épargne: Il est conseil, des gouvernements, des banques centrales: Il est transmetteur de leur politiques et impulsions; C’est plus que le bien commun , la monnaie ,qui est détourné , c’est toute l’action publique qui est en quelque sorte sous traitée; En Grèce on ne met même plus de cache sexe, ce sont directement les banquiers qui sont nommés ministre des finances:

    Tout le système de la zombification repose sur une croyance, elle même fondée sur un choix : les banques centrales et les govies viendront toujours au secours du système bancaire.

    Et le jour ou cette certitude disparaitra, c’est ce que nous appelons le jour du grand virage, la valeur de tous les assets, les actifs, va se réaménager. Le jour du grand virage, on remettra les compteurs, les vrais compteurs, ceux que l’on fausse depuis 4 ans , en marche. Le grand reset.

    Toutes les corrélations se briseront , celles qui unissent les papiers entre eux à la faveur de la croyance aux bails out illimités , les risques exploseront et se mettront à traduire non plus l’intervention des ex- autorités, mais les risques réels. Et ce sera , au sens figuré, boursier, le bain de sang.

    La zombification du système est une réalité , une réalité qui gagne , de proche en proche et pas seulement la finance. Ainsi le secteur automobile est en cours de zombification , les ventes s’effondrent dès que les stimuli cessent. Plus de 30% des capacités de production sont excédentaires et on parle bien sur de nouveaux soutiens. Il faut voir le lien entre le secteur auto et le crédit, ils sont devenus organiques, la banque est zombifiée, le secteur auto est en cours de zombification.

    Et il y en d’autres, beaucoup d’autres. Tout ce qui est mal ajusté dépend de la possibilité de poursuivre la politique actuelle du chien crevé au fil de l’eau.

    Or , c’est une évidence de l^histoire, de la simple logique. la zombification ne régénère pas, elle pourrit, elle tue. La loi de la gravitation en matière économique, cela existe, on ne peut échapper aux lois de l’économie lesquelles ne sont que des lois du comportement humain face à la rareté. Malgré les balivernes sur le progrès, l’homme ne change pas: un plus un ne font jamais que deux.

    C’est dans cette esprit que nous défendons , semaine après semaine la nécessité de procéder a des opérations vérité. Cela part d’un présupposé idéologique. seule la vérité est efficace, curative. La vérité, c’est que le système bancaire est insolvable, sa zombification est contagieuse , le public est déjà responsable, exploité pour soutenir le système bancaire, il faut ratifier, en tirer les conclusions.

    Le système bancaire doit, dans la transparence et l’équité être adossé au Souverain, il doit être adossé au public.

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