Behaviorisme et Finance Comportementale

Royaume Uni : Les banques vont devoir dédommager leurs clients pour tromperie

Royaume Uni : Les banques vont devoir dédommager leurs clients pour tromperie

Les quatre principales banques britanniques ont accepté de verser des dédommagements à leurs clients, en l’occurence des PME, pour les avoir mal informé sur des produits de couverture de taux.

 L’Autorité des services financiers (FSA), le régulateur britannique, a annoncé vendredi avoir conclu un accord avec Barclays, HSBC, Lloyds et RBS pour qu’elles dédommagent les clients.

La FSA a précisé avoir établi la preuve de « manquements graves » de la part des banques.

 

Le montant des dédommagements n’a pas été précisé mais Lloyd Bank a assuré dans un communiqué ne pas s’attendre à un impact financier trop lourd. 

Selon la FSA, les banques ont, depuis 2001, vendu autour de 28.000 produits de protection des variations de taux mais elle ne précise pas combien les banques risquent de devoir payer en dédommagements. 

Cette affaire est la dernière en date d’une série de scandales qui ont affecté le secteur financier britannique depuis deux décennies. Les banques doivent déjà verser 9 milliards de livres (11,18 milliards d’euros) de dédommagements à leurs clients pour les avoir trompé sur des assurances liées à des crédits.

PLUS DE BANKSTERS EN SUIVANT  :

 L’annonce de l’accord avec la FSA est un nouveau coup dur pour le secteur financier, déjà affecté jeudi par l’annonce du versement de 453 millions de dollars (362 millions d’euros) par Barclays aux autorités américaines et britanniques pour mettre fin à l’amiable aux poursuites engagées à son encontre pour manipulation du taux d’intérêt interbancaire offert à Londres.  Le Times écrit par ailleurs que Royal Bank of Scotland pourrait elle aussi être soumise à l’amende, à hauteur de 150 millions de livres, dans le cadre de la même affaire.Citant des sources bien informées, le Times ajoute que RBS a accepté de plaider coupable de manquements similaires à ceux de Barclays, encore que chez RBS ils soient plus isolés et moins graves.Le scandale du Libor donne lieu à des enquêtes en Europe, en Amérique du Nord et au Japon. D’autres banques risquent ainsi de se trouver condammnées à verser de lourdes amendes.Londres a également mobilisé la brigade de répression des fraudes sur cette affaire.

Le directeur général de la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé vendredi qu’il renoncerait à recevoir un bonus pour cette année, tirant les conséquences d’un énorme bug informatique qui depuis plus d’une semaine a pénalisé des millions de clients. Stephen Hester, qui avait déjà dû renoncer à son bonus au titre de 2011 sous la pression politique, a indiqué que pour 2012 il « n’en mérite pas » et « n’en aurai pas », selon le site internet de la BBC. Cette annonce intervient alors que RBS tente tant bien que mal depuis plus d’une semaine de réparer les conséquences d’un bug informatique qui a empêché la plupart de ses 15 millions de clients de retirer de l’argent et de faire des virements. M. Hester a reconnu qu’il y avait actuellement « une émotion élevée vis-à-vis des services financiers ». Mais les banquiers « ont pensé qu’ils étaient les maîtres de l’univers, alors qu’ils auraient dû être les serviteurs des clients », a-t-il relevé.

 Les banquiers qui ont commis des délits financiers doivent en répondre devant des tribunaux, a estimé samedi le ministre britannique de la Justice Ken Clarke, alors qu’une nouvelle série de scandales secouent la City. Des investigations doivent bien sûr encore être menées, mais une fois que ces enquêtes seront terminées, si des délits ont été commis, leurs auteurs devront être traduits en justice, a-t-il expliqué sur la BBC, jugeant choquants les comportements révélés par ces affaires. Nous ne traitons pas comme il le convient les délits financiers au plan judiciaire dans ce pays, a-t-il ajouté. Je pense qu’il est plus facile de s’en tirer quand on commet un délit financier que pratiquement n’importe quel autre délit. 

M. Clarke a aussi prôné un meilleur encadrement du secteur financier, soulignant que le gouvernement devrait résister aux pressions de la City. Il faut réfléchir à des règles plus contraignantes, comme nous avons prévu de le faire, a-t-il expliqué. Nous devrons résister aux puissants lobbies qui vont nous dire que nous allons trop loin, que cela va nuire à la compétitivité (de la City) et autres choses du même acabit.

 Quelque chose est vraiment allé de travers dans le secteur bancaire britannique, et nous avons besoin de le remettre en ordre, a résumé vendredi le gouverneur de la banque d’Angleterre Mervyn King. Le Premier ministre David Cameron a aussi réclamé des enquêtes approfondies sur les récents scandales, pour que les responsables rendent des comptes.

Source Reuters+Afp Juin12

EN COMPLEMENT : Londres, pointé du doigt dans le dossier JPMorgan par Jennifer Nille

 Lors de l’audition de Jamie Dimon devant la Chambre des Représentants, Carolyn Maloney  a insisté sur le rôle de Londres dans la perte de trading de JPMorgan. 

Bruno Iksil, le trader à l’origine de la perte de 2 milliards de dollars de la banque, officiait depuis l’artère londonienne de celle-ci. 

Maloney a relevé qu’outre JPMorgan, AIG et UBS ont aussi connu des pertes avec leur division de Londres. La première place financière dans le monde s’est imposée comme telle avec une régulation moins sévère. Il faut rappeler qu’après l’éclatement de la bulle Internet, les Etats-Unis ont durci le ton envers le secteur financier en imposant les règles Sarbanes – Oxley, vues par ce dernier comme une véritable plaie.

Mais Dimon a répondu que ceci aurait très bien pu se passer ailleurs qu’à Londres. « Nous sommes présents dans une centaine de pays. Cela aurait pu arriver ailleurs » a-t-il répondu dans sa défense. « Notre centre de Londres s’occupe de servir notre clientèle européenne » a -t-il ajouté. 

Néanmoins, la perte encourue par JPMorgan résulte du trading d’une partie de la trésorerie de la banque. Une faible partie d’ailleurs. Dimon l’a rappelé durant son audience: « Nous détenons 190 milliards de dollars en actions et plus de 30 milliards de dollars de réserves ». 

On l’a vu pendant l’audience, les responsables de la division d’Iksil se sont opposés sur la transaction litigieuse, qui devenait de plus en plus importante au fil des jours. Le contrôle interne semble avoir donc fonctionné. Mais la réaction n’a pas été adaptée. 

Au niveau des régulateurs, là, c’est la cacophonie. La Reserve fédérale de New York, qui supervise le bilan de la banque, s’est déclarée non compétente. La Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission ont annoncé le démarrage d’une enquête sur la transaction. Mais elles se déclarent aussi non compétentes en raison de la territorialité de celle-ci.

 C’est là tout le défi de la globalisation de la finance.

SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/06/londres-point%C3%A9-du-doigt-dans-le-dossier-jpmorgan.html

2 réponses »

  1.  » Au niveau des régulateurs, là, c’est la cacophonie  » . Est-ce vraiment un  » scoop  » ?? Les personnes éveillées ont , depuis longtemps ( Enron , Worldcom , Parmalat , Madoff , … j’arrête , la place manque ) compris que c’est voulu !

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