A Chaud!!!!!

A chaud!!!! du Dimanche 11 Novembre 2012 : Fiscal cliff blues et bluff par Bruno Bertez

A chaud!!!! du Dimanche 11 Novembre 2012 : Fiscal cliff blues et bluff par Bruno Bertez 

Les marchés financiers ont sale allure. 

Le S&P 500 qui est l’indice de référence sur lequel nous travaillons  a chuté de 2,4% cette semaine. On est en recul de 6,4% sur le top de septembre lequel était à 1474,51.

PARTY CONGRESS

   C’est une belle correction, mais encore loin du seuil idiot et fatidique des fameux 10% qui sert aux maitres des marchés à baliser les corrections.

On a cassé les moyennes mobiles 200 en fin de semaine, on est, bien sur,  sous la moyenne mobile des 50. Plus de la moitié des valeurs ont cassé elles aussi.

Daily OEXA200R past 12 months

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Ce sont des signaux techniques négatifs qui servent, eux  aussi à tromper la majorité des intervenants au profit des happy few.

Comme on pouvait s’y attendre les baissiers de service, nous le répétons, idiots utiles, nous disent qu’un signal de baisse primaire a été donné en Dow Theory et pour faire bonne mesure qu’une figure forte en head and shoulders est en train d’être validée.

Nous, nous disons que l’on prépare la future claque de la petite spéculation et celle des investisseurs gogos. Le piège.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :  

La baisse du marché ou des marchés est surdéterminée; Il y a mille raisons de baisser dont la première et seule valable est la notre: il n’y a aucun intérêt à investir, rien n’est attrayant, tout est trop cher.

Mais la machine se met en place, la machine à tarter les gens.

Cela consiste à tout focaliser sur le fiscal cliff blues.  A affirmer,  réaffirmer, répéter que tout est de la faute du mur fiscal.

fiscal cliff

C’est une technique bien connue que tous les gros manipulateurs de marché connaissent : il faut fixer toute l’attention sur une chose et une seule.

Escamoter le reste, tout le négatif, il faut polariser sur une chose, bien visible.

Cela s’appelle mettre le focus sur ce que l’on veut utiliser par la suite.

Et le focus c’est le mur fiscal.

Comme le mur fiscal sera franchi, avec le focus , le grossissement, cela permettra d’embarquer les marchés à la hausse d’ici quelque temps après avoir ramassé dans la baisse… baisse ou b…e de l’épargne/investissement.

Les états Unis ne vont pas se tirer une balle dans le pied, les républicains et les démocrates mangent la même soupe. Le mur sera franchi, sur le dos du monde global, avec la complicité des Agences de notation et sous les bravos des kleptos européens.

Apres la cosmétique, viendra le temps du fonds de teint et du remaquillage et du  remaquignonnage.

Si vous êtes operateur de court terme, soyez vigilant. Si vous êtes investisseur : Ne changez rien à votre stratégie de base.

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 11 Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

EN COMPLEMENT : A Chaud!!!!! du Lundi 12 Novembre 2012  Fiscal Cliff blues … et bluff  suite… par Bruno Bertez  

La lecture de la presse américaine du week end nous laisse partagés sur la question du mur fiscal.

 

  Boehmer, pour les républicains, s’est montré très conciliant et cela n’est pas passé inaperçu. L’autre responsable républicain sur ces questions s’est montré plus en retrait cependant.

Obama de son coté a, comme il dit, déjà pris son stylo pour signer toute avancée dans la bonne direction. 

Certains, en privé, soutiennent que la structure d’un deal aurait déjà été trouvée et que ce à quoi le public va assister c’est à une négociation cosmétique. 

L’axe du deal serait de faire plaisir à tout le monde, comme d’habitude,  tout en repoussant d’une année les échéances sur la question de la réduction des déficits. 

Le deal serait structuré de manière a donner satisfaction aux républicains de l’establishment, c’est à dire que l’on ne toucherait pas au barèmes, aux taxe rates. Les apparences seraient sauvées. 

Mais on reprendrait l’idée de Romney qui consistait à ne pas toucher aux taxe rates tout en augmentant les impôts sur les riches par le biais du capping, c’est à dire de la limitation de déductions. Un peu le genre de choses que l’on a fait en France avec les dites niches fiscales. On arriverait ainsi à des chiffres 700 ou 800 milliards en théorie sur 10 ans. On ne toucherait pas ou peu à ce à quoi tient la clientèle républicaine : les capital gains taxes et les taxes sur les dividendes. 

On plafonnerait les déductions, ce qui ferait des revenus fiscaux payés par les riches et tout le monde serait content. Sauf le secteur du logement et de  l’immobilier qui sont gros bénéficiaires de déductions et les fondations caritatives. 

Quels sacrifices les démocrates pourraient ils faire du coté des dépenses et des entitlements, la question serait encore en discussion entre Obama , Reid et Pelosi. 

Ce qui nous parait évident c’est que la connivence entre démocrates et républicains est beaucoup plus grande qu’on ne le perçoit en Europe, comme nous le disons, tout le monde mange à la même soupe, et tout le monde se nourrit aux mêmes idées de la Ivy League  quasi totalement keynésienne.

 

Les républicains ont perdu les élections précisément à cause de cela, Romney est un klepto et il est au fond pour le Big Government autant qu’Obama. La seule différence tient aux bénéficiaires . Chacun veut plus pour sa clientèle.

 

Dans le cadre de ce deal, on serait d’accord pour repousser d’un an ou deux les discussions sérieuses -ne riez pas- sur la réforme fiscale et la réduction du déficit. 

Qu’est ce qui peut faire capoter les conversations conniventes en cours?  La droite conservatrice, le C4L, qui a marqué des points contre l’establishment lors de l’élection.

Et puis bien sur la réalité économique, l’environnement. Une évolution conjoncturelle, domestique ou globale non conforme aux attentes pourrait obliger à de nouvelles initiatives hors de l’épure actuelle.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 12 Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

5 réponses »

  1. Je partage à 100 % cette analyse. C’est très probablement un bear trap que cette baisse prétendument due au Fiscal Cliff. Ceci dit les problèmes rejailliront pour les US et ils devront de nouveau attirer l’attention sur l’Europe. C’est comme aux échecs il faut avoir un coup d’avance alors rally sur franchissement du FC mais ensuite… pas de prêts à la Grèce, attaque de la France ?… on va nous refaire le coup c’est écrit.

  2. Eh oui, comme toujours ! Pourtant les US devraient se méfier, ils ont procuré à l’Europe sciemment des produits Issus des subprimes, ils ont poursuivi les banques sur le plan d’avoirs défiscalisés (alors qu’eux ont non seulement le Delaware, mais 8 autres états « noirs »), etc.

    Ils ne sont plus l’état vers lequel on revient un jour, je ne pense pas que les européens sont idiots à ce point

  3. Lundi 12 novembre 2012 :

    L’Equateur veut rapatrier son or : Quito a demandé que l’or soit ramené sur le territoire équatorien.

    http://www.zerohedge.com/news/2012-10-31/it-begins-ecuador-demands-repatriation-one-third-its-gold-holdings

    La Roumanie veut rapatrier son or : 93,4 tonnes d’or roumain sont stockées en Russie.

    https://wealthcycles.com/blog/2012/10/23/romania-wants-return-of-934-tons-as-gold-repatriation-ratchets-up

    Et l’Allemagne aussi rapatrie son or …

    Ça semble être l’opération à la mode en ce moment. Une sorte d’effet domino qui pousse les pays du monde, les uns après les autres, à rapatrier leur or afin de le garder précieusement sur leurs propres territoires.

    Après la France, le Venezuela et la Suisse, c’est au tour de l’Allemagne de réclamer son or à la FED. Sous la pression populaire et politique interne très médiatisée, la Bundesbank a décidé de rapatrier, depuis les sous-sols de la réserve fédérale américaine, un total de 150 tonnes de son or, et ce sur une durée de trois années, afin d’en évaluer la teneur et l’authenticité.

    La Bundesbank a surtout « cédé » sous cette pression, puisque la banque centrale allemande refusait initialement d’effectuer un audit qui représenterait, selon elle, une grande première dans l’historique de rapports de confiance établis avec son homologue américain.

    Il est en effet à noter que jamais aucun contrôle n’avait été fait, ni par la Bundesbank elle-même, ni par l’intermédiaire d’autres organismes mandatés dans ce but. La Bundesbank s’est toujours simplement contentée des rapports écrits que lui fournissait régulièrement la FED.

    Ce temps est désormais révolu. Il y a quelques semaines, la Cour des Comptes allemande avait publié un rapport exigeant un audit en bonne et due forme sur les quantités réelles d’or allemand confiées à la FED. Depuis, la question a fait ravage dans l’opinion tant publique que politique en Allemagne. Et à juste titre, d’ailleurs.

    Rappelons en effet que la banque centrale allemande arrive deuxième (après la FED) dans le classement des réserves d’or mondiales, avec plus de 3 400 tonnes.

    En ces temps de crise et d’incertitude, il s’agit là d’un beau pactole de valeur refuge qui mérite que les allemands se passionnent autant dans leur besoin de le protéger.

    http://www.gold.fr/news/2012/11/09/et-lallemagne-aussi-rapatrie-son-or/9792/

  4. Fiscal Cliff blues … et bluff suite.

    La lecture de la presse américaine du week end nous laisse partagés sur la question du mur fiscal.

    Boehmer, pour les républicains, s’est montré très conciliant et cela n’est pas passé inaperçu. L’autre responsable républicain sur ces questions s’est montré plus en retrait cependant.
    Obama de son coté a, comme il dit, déjà pris son stylo pour signer toute avancée dans la bonne direction.

    Certains, en privé, soutiennent que la structure d’un deal aurait déjà été trouvée et que ce à quoi le public va assister c’est à une négociation cosmétique.

    L’axe du deal serait de faire plaisir à tout le monde, comme d’habitude, tout en repoussant d’une année les échéances sur la question de la réduction des déficits.

    Le deal serait structuré de manière a donner satisfaction aux républicains de l’establishment, c’est à dire que l’on ne toucherait pas au barèmes, aux taxe rates. Les apparences seraient sauvées.

    Mais on reprendrait l’idée de Romney qui consistait à ne pas toucher aux taxe rates tout en augmentant les impôts sur les riches par le biais du capping, c’est à dire de la limitation de déductions. Un peu le genre de choses que l’on a fait en France avec les dites niches fiscales. On arriverait ainsi à des chiffres 700 ou 800 milliards en théorie sur 10 ans. On ne toucherait pas ou peu à ce à quoi tient la clientèle républicaine : les capital gains taxes et les taxes sur les dividendes.

    On plafonnerait les déductions, ce qui ferait des revenus fiscaux payés par les riches et tout le monde serait content. Sauf le secteur du logement et de l’immobilier qui sont gros bénéficiaires de déductions et les fondations caritatives.

    Quels sacrifices les démocrates pourraient ils faire du coté des dépenses et des entitlements, la question serait encore en discussion entre Obama , Reid et Pelosi.

    Ce qui nous parait évident c’est que la connivence entre démocrates et républicains est beaucoup plus grande qu’on ne le perçoit en Europe, comme nous le disons, tout le monde mange à la même soupe, et tout le monde se nourrit aux mêmes idées de la Ivy League quasi totalement keynésienne.

    Les républicains ont perdu les élections précisément à cause de cela, Romney est un klepto et il est au fond pour le Big Government autant qu’Obama. La seule différence tient aux bénéficiaires . Chacun veut plus pour sa clientèle.

    Dans le cadre de ce deal, on serait d’accord pour repousser d’un an ou deux les discussions sérieuses -ne riez pas- sur la réforme fiscale et la réduction du déficit.

    Qu’est ce qui peut faire capoter les conversations conniventes en cours? La droite conservatrice, le C4L, qui a marqué des points contre l’establishment lors de l’élection. Et puis bien sur la réalité économique, l’environnement. Une évolution conjoncturelle, domestique ou globale non conforme aux attentes pourrait obliger à de nouvelles initiatives hors de l’épure actuelle.

    • A lire dans le New York Times du 10 novembre

      Article de Christina Romer ancienne conseillere éeconomique d’Obama . Elle a démissionné en 2010.

      Sous le titre, « Budget Showdown Offers an Opportunity for Progres », elle défend l’idée d’un compromis soft afin d’éviter la récession.

      Son article est intéressant car c’est une keynésienne raisonnable, pas le genre Krugman.

      Elle est professeur à Berkeley. Le point de vue de Romer comme celui de ses confrères du même bord est un point de vue étatique, c’est de la public policy au service de l’état, par l’état et pour l’état. Les hommes, les citoyens n’existent pas, ce sont des classes d’individus, mieux, de sujets ou des ayant droits.

      Elle raisonne par équations, corrélations et elle en tire des conclusions comme celle-ci :
      Le multiplicateur fiscal aux Ets Unis serait de 3. Ceci signifie qu’une hausse des impôts de 1% du GDP produirait une récession de 3%. Peu importe que le plan de relance qu’elle a dirigé en son temps pour Obama n’ait pas donné les résultats espérés, chez les keynésiens, c’est toujours la faute aux autres. On n’a pas dépensé assez.

      Bien entendu elle fait le pari que le coute que coute de maintenir le quasi statu quo afin de ne pas pénaliser la croissance, ce coute que coute ne coutera rien. En effet on peut continuer de creuser les déficits sans souci pour le marché des bonds, des changes et le mécontentement des créanciers.

      A notre avis, les « républicains establishment » ne sont pas très éloignés de ses idées, il les puisent à la même source.

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