A Chaud!!!!!

L’Edito du Dimanche 31 Mars 2013 : La guerre monétaire se déroule sur tous les fronts Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 31 Mars 2013 : La guerre monétaire se déroule sur tous les fronts Par Bruno Bertez

On parle beaucoup, ces derniers temps, de « currency wars ». On en parle à tort ou à travers, à propos de choses très différentes. Les « currency wars » sont, comme le nom l’indique, des actes de guerre dont la monnaie se trouve au centre. Des actes de guerre,  agressions ou  ripostes.

Ces agressions peuvent être multiples et surtout recouvrir des actes et des situations différentes. Notre hypothèse, depuis le début de la crise financière ouverte de 2008, est que nous sommes entrés dans une guerre froide monétaire.

   La crise pose la question de savoir qui va trinquer, qui va payer en termes de nations, de groupes sociaux, d’ensemble économique. La croissance facile disparaît, la question de la destruction du capital et des dettes anciennes se pose ; la question du chômage devient aigue. La crise provoque des réaménagements et, dans ces réaménagements, certains seront gagnants, d’autres seront perdants.

C’est cette sorte de compétition stratégique de plus en plus agressive et de moins en moins coordonnée que recouvre l’expression de « currency wars ».

Les peuples ont beaucoup de difficultés à admettre que l’on vit dans un monde d’affrontements sans pitié réelle, camouflés par des discours angéliques. Au niveau global, c’est le règne de la force qui domine ; pourtant, tout est habillé du manteau ou du voile de la concertation. Il y a une sorte d’accord tacite entre les grandes nations pour faire comme si. On essaie, avec de plus en plus de difficultés il est vrai, de maintenir la fiction de l’harmonie universelle, tout le monde est beau, tout le monde est gentil.

Tout se passe comme s’il y avait un double phénomène pour expliquer cette situation paradoxale d’un monde d’affrontement sans pitié d’un côté, et d’un discours lénifiant adressé aux peuples, de l’autre. Les nations s’opposent les unes aux autres, mais, pour conserver prestige et crédibilité, les gouvernements évitent de mettre les conflits avec l’étranger sur la place publique. Voire les chefs  gouvernements s’embrassent pour les caméras et étalent leur connivence.

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Nous expliquons cela de la façon suivante, les nations sont compétitrices, rivales, mais les gouvernements sont complices  pour maintenir leur pouvoir sur les peuples et ils savent qu’il vaut mieux, pour y parvenir, afficher la solidarité que les conflits.

Il y a double jeu institutionnalisé par suite de convergence d’intérêts bien comprise. Pour parler clair, tout se passe comme si les Pouvoirs se disaient, nous sommes ennemis, mais nous avons un intérêt commun, qui est celui de rester en place et de tromper les peuples. Il y a un intérêt supérieur, un intérêt de classes dominantes qui prime sur la logique de l’affrontement avec l’extérieur. Le principal ennemi, nous pesons nos mots, des classes dirigeantes, ce sont les peuples.

Le découpage archaïque, marxiste, des pays en classes de capitaliste et prolétaire est une mystification qui permet d’empêcher de percevoir et de formuler clairement le vrai clivage, le vrai découpage, qui est celui entre classes dirigeantes et classe dirigée.

La vraie ligne de partage de nos sociétés n’est pas l’argent ou le capital ; la vraie ligne de partage, c’est le Pouvoir. Un exemple, la solidarité de classe est plus grande entre Bernard Arnault et le faux couple Hollande qu’entre Hollande et les troupes de la CGT. Il nous souvient d’un temps où, patron de presse, nous négociions en cachette avec les dirigeants syndicaux sur le dos des salariés…

La lutte des classes, la fausse, permet la division de groupes sociaux qui, normalement, devraient s’allier pour mettre à la porte toutes les cliques au Pouvoir. C’est une chose que l’on peut toucher du doigt s’agissant de la question de l’euro. Les classes dominantes de gauche, de droite et du trou du milieu, sont alliées, font bloc, pour sauver leur monnaie sur le dos des peuples, sur le dos des générations présentes et futures. Il est impossible, dans le cadre de cette coalition, de faire porter le débat sur la validité des choix actuels, sur leur coût, sur leurs conséquences non voulues. Ils sont solidaires pour maintenir la chape de plomb.

Les guerres monétaires, disons-nous, sont multiples et c’est certainement cette multiplicité qui entretient la confusion, confusion qui empêche une claire prise de conscience.

On a parlé récemment de guerre monétaire à propos de la dévaluation de la monnaie japonaise, puis de la livre sterling. C’est l’acception la plus classique, celle qui est rentrée dans l’histoire lorsque, dans les années 1930, les Anglais ont tiré, décroché les premiers. Cet acte de guerre économique consiste à essayer de voler la croissance de ses partenaires commerciaux, à essayer de leur exporter son chômage. Nous sommes dans une de ces guerres, une guerre évidente, mais que les gouvernements refusent de reconnaître, car, s’ils le faisaient, les pressions seraient fortes en faveur de l’escalade, ce qui déboucherait sur la séquence inflation, récession  et dislocation. Les classes dominantes font l’autruche pour ne pas relever les défis, cela est particulièrement vrai de l’Europe qui, sous la conduite des Allemands, mène une absence de politique de change suicidaire.

La guerre du change, ou guerre de l’avilissement du change, masque une guerre beaucoup plus fondamentale, la vraie guerre est celle des monnaies, celle du système monétaire international dissymétrique, conçu et imposé au seul bénéfice du dollar. Le système monétaire international donne aux Etats-Unis la possibilité de créer autant de monnaie et de crédit qu’ils le veulent. C’est à dire de dépenser sans compter et de drainer  à leur profit les richesses réelles mondiales. Ils accumulent les déficits, paient leurs factures internationales en monnaie de singes, en jetons, en billes inconvertibles dont les créanciers, ils le savent maintenant, ne verront jamais la contrevaleur. Ce système leur permet de financer le beurre et les drones. Pas besoin de se priver pour payer sa suprématie militaire, c’est le reste du monde qui est mis à contribution. C’est le tribut de la Pax americana.

En 2008, les Chinois, les Russes et les Européens ont tenté de profiter de l’affaiblissement passager des Etats unis pour faire glisser le système monétaire, réformer le FMI, bref, pour imposer une réforme de ce régime par trop dissymétrique. Le choix américain de la fuite en avant,  la division des Européens, l’absence de clairvoyance de Sarkozy, ont empêché la constitution d’un front solide face aux Américains. La montée des difficultés intérieures en Chine, la fragilité russe ont fait le reste. L’ambition de saisir l’opportunité a été sinon perdue, du moins repoussée. La guerre, sur ce front monétaire, est devenue guerre des tranchées. Les Chinois, les Russes, certains émergents, se préparent, s’enfouissent,  pour être en position de supporter un conflit plus aigüe, plus ouvert. Les Chinois, les Russes et leurs alliés accumulent l’or jaune, sécurisent l’or noir et le gaz, futures monnaies d’échange.

En particulier, les opposants ont pris conscience du fait que la puissance monétaire américaine c’était sa dette. La dette américaine et la persistance des déficits ont structuré le système bancaire international,  le système des paiements internationaux,  de telle façon que les Anglo-saxons contrôlent tout, voient tout. En matière financière, les maitres ont érigé un panopticon qui leur permet de tout surveiller, tout contrôler, tout bloquer. Véritable prison dont ils ont, encore à ce jour,  seuls,  la clef. ..

De telle façon que les rivaux, tout étant très riches de créances, soient, en réalité, très faibles  puisque leurs créances sont logées… dans le système qui est contrôlé par l’ennemi potentiel. Les embargos et blocus américains, auxquels s’est jointe récemment la BCE qui a décrété le blocus bancaire de Chypre, ont donné à réfléchir. La BCE est vassale de la Fed, elle a besoin, en cas de coups durs  futurs et probables, sinon certains, de pouvoir compter sur les swaps en dollars des Etats-Unis.

Le combat de tranchées passe par la désintrication des systèmes bancaires des pays « rogues », opposants,  du réseau mondial, la mise en place de système de trocs et de règlements hors du pouvoir anglo-saxon, la mise en place de zones monétaires alternatives, la constitution de centres financiers autonomes, d’installations de stockage de l’or, de marchés de capitaux protégés,  etc. Il y a aussi beaucoup d’autres mesures en cours ou en préparation, mais on voit déjà clairement avec ces exemples ce dont il s’agit. Il faut ajouter les réflexions en cours sur l’ordre juridique mondial, lequel est, à ce jour, entièrement dominé par les Anglo-saxons. On prend acte du refus américain de donner la clef du FMI et d’y partager le pouvoir, on prend acte de l’usage de la violence cachée par le biais des embargos financiers et bancaires.

La durée du combat de tranchées n’est pas prévisible, le temps de l’histoire n’est pas le temps des individus. Le cours de l’histoire est chaotique, même si le sens est évident. L’histoire bégaie. La guerre froide financière peut durer longtemps comme elle peut s’accélérer. On se souvient du rôle de facteur déclenchant de la faillite du Krédit Anstalt en son temps. Il y a le hasard d’un côté et les terrains propices de l’autre.

Ce qui paraît évident, c’est que la voie suivie, imposée par les Etats-Unis, conduit à un renforcement des contradictions qui débouche sur une crise beaucoup plus grave. On achète du temps au prix de l’aggravation des déséquilibres futurs, de l’exacerbation des tensions sociales.  On détruit en profondeur le système et les principes sur lequel il repose, on brise les alliances, on fait éclater les sous-ensembles comme l’ensemble européen. On mine la confiance et les légitimités, etc.

Les solutions en cours pour préserver l’ordre ancien, ou le désordre ancien, brisent les cohésions sociales, nationales  et internationales. Quand le butin à se partager se réduit, les antagonismes s’exacerbent. C’est une loi de la vie.

On parle peu de la troisième guerre monétaire et c’est presque un sujet que nous déflorons. Nous travaillons depuis longtemps dans ce cadre de réflexion et ce n’est pas un hasard si nous avons popularisé,  il y a longtemps, les concepts de « répression et de violence  financières ». Ce n’est pas un hasard si nous avons listé et expliqué les mesures de répression financière, leur sens et leur nécessaire dérive, vers de plus en plus de confiscation au profit des Etats et de la finance.

La répression financière consiste à faire payer les erreurs, fautes et crimes, des classes dominantes kleptocratiques, ploutocratiques, par les peuples. C’est notre fameux tiers payant.  A faire payer les peuples par le racket fiscal, par les taux d’intérêt négatifs qui amputent les épargnes, par l’inflation de monnaie Banque Centrale au seul profit des financiers… La panoplie vient de s’enrichir normalement par la confiscation d’une partie considérable des dépôts bancaires à Chypre. Cela avait été fait en Grèce par des prélèvements automatiques sur les comptes, mais on en avait peu parlé. On étudie la question en Espagne, en Italie, on prépare les arsenaux législatifs et règlementaires au niveau européen et dans certains pays. On réétudie la question des frontières et des polices.

Ce phénomène, nous l’appelons la guerre monétaire de  l’intérieur,  contre les citoyens, contre ses propres ressortissants. Notez bien que la guerre monétaire contre ses ressortissants peut se dérouler sur le front extérieur. Ainsi, quand on assiège la forteresse Suisse avec l’appui des socialistes locaux, en réalité, c’est une guerre domestique délocalisée.  Ainsi, quand on fait pression pour l’abandon du secret bancaire, quand on taxe unilatéralement les ressortissants à l’étranger, c’est de la guerre monétaire contre ses propres citoyens, masquée par une guerre contre les pays dits non coopératifs. La guerre des Américains contre la Suisse, le Lichtenstein, ne s’analyse pas autrement.

On remarque que les arguments moraux, dont tout le monde se fiche en réalité,  s’arrêtent aux portes du Delaware, des Caraïbes ou des Iles anglo-normandes. Certains pays ont compris qu’il fallait préserver le fond d’investissement et de domination futurs, ils conservent des sanctuaires pour leurs classes klepto-dominantes. La montée de la social-démocratie s’inscrit dans le cadre de la guerre monétaire contre les peuples, contre les dominés. La social-démo, c’est ce qui gère les valeurs dites de progrès, les médias, les émotions, les perceptions simplettes et simplistes, spontanées, spontanément dictées,  des citoyens. C’est ce qui, ouvertement ou souterrainement, sème la résignation et la culpabilisation des dominés. Chacun interprètera.

A la différence de l’époque qui a précédé 1971, le pouvoir de klepto-dominants n’a plus de limite naturelle en matière monétaire.

  • Pour deux raisons:

La première est que les monnaies n’ont plus de référent et que, dès lors que tout le monde les avilit et les inflate, au sens propre d’en augmenter la quantité, le peuple ne le voit pas. Il vit dans le nominalisme imbécile. Il a beau constater, toucher du doigt la hausse des prix, souffrir de la chute de son pouvoir d’achat, il doute de ce qu’il voit. L’estampille des médias et des syndicats manque pour que le peuple ait confiance en ce qu’il touche chaque jour du doigt: la dérive folle des prix. Et bien sûr,  celle de la qualité. ..

Les prix en France exprimés en euros ont rejoint cette année les prix en France d’avant l’euro, qu’importe, le peuple avalise la propagande de la « maîtrise des prix ».

Les cours des changes ne donnent aucune indication, puisque toutes les monnaies subissent la dépréciation. On mesure avec des élastiques. Les dévaluations ne sont plus redoutées, elles ont cessé d’être des sanctions. Elles sont un signe de force, voire d’arrogance.

Il n’y a plus de limite naturelle en matière monétaire et on peut pousser la guerre contre les peuples aussi loin que l’on veut. Pourquoi? Dans les temps anciens, la spoliation butait sur le mur de l’argent, L’épargne se rebellait, fuyait, refusait de souscrire aux emprunts du gouvernement ou de financer les entreprises. Il est fini le temps où l’on parlait du pouvoir de l’épargne  « du plébiscite des porteurs de bons ». Ce temps est révolu. Les gouvernements ne sont plus « emmurés », ils ont abattu le mur de l’argent domestique, celui des citoyens en utilisant le crédit. Ce sont les banques qui financent les gouvernements, les banques domestiques et les banques internationales, pour le compte du grand  capital spéculatif globalisé.

On peut se passer et on se passe de l’épargne. Elle n’a plus son mot à dire, on n’a plus à la cajoler ; au contraire, on peut la tondre à merci. En revanche, on se doit de peloter les banques, la grande Finance, de coucher avec elles. On peut détruire les héritages, taxer les économies de son peuple, amputer ses retraites, prélever sur les comptes de dépôts ; peu importe,  les citoyens ont été dépossédés de leur pouvoir de sanction, de leur pouvoir de faire la grève financière. On se passe d’eux.

Dans le cadre de la guerre monétaire de l’intérieur, les dominants copinent entre eux, financiers, banquiers, classe politique, hauts fonctionnaires, ultra riches, MEDEF, médiacrates,  etc.

La politique qui sert de masque à la guerre monétaire contre les peuples,  se résume à ceci, un prélèvement sur l’actif privé des citoyens au profit du passif sans limite du public. Pour que l’ordre kleptocratique puisse se reproduire. Et ne pas être trop contesté.

 La social-démocratie a lancé dans les années 30 le thème  de la bastille de l’argent. Une belle image. En ce temps-là, ils parlaient de la prendre la Bastille, aujourd’hui… ce sont eux qui la défendent. Contre les sans culottes des classes moyennes.

La guerre monétaire contre les citoyens est multiforme. Et c’est pour cela que la prise de conscience en est difficile. Et puis elle est technique. 

Qui comprend que le problème de la déflation, c’est le fait que le tiers de la masse monétaire mondiale est gelé, que ce tiers est stocké, neutralisé par la Banque et la Finance et que tout le problème est de réalimenter la circulation de cette monnaie.

Qui comprend qu’au lieu de forcer, de faire en sorte que ce stock gelé par la finance,  soit remis en circulation, on préfère amputer le petit capital des citoyens, leur serrer la gorge  pour les forcer à se départir de leurs réserves de précaution contre les aléas de l’avenir, et que s’ils ne le font pas, alors on les oblige en les menaçant d’amputation?

On veut que les citoyens remettent dans le circuit leurs maigres réserves pendant que la Finance et la Banque font des stocks. Car tel est le sens des menaces, même plus voilées des eurocrates, qui disent à l’épargne et aux citoyens, maintenant c’est à vous de payer, c’est à vous de sauver vos banques. Et on précise bien, ce sont vos banques !

Drôle de système que celui dans lequel l’épargne ne sert plus à financer les investissements, mais à éponger les pertes des banques.

Les Allemands n’hésitent même plus à l’écrire et à le publier. L’un des objectifs annexes visés par les eurocrates en menaçant les dépôts bancaires est de faire peur, d’inciter les gens à dépenser leur épargne.  Dans une note de la Deustche Bank, J.Reid ose écrire : « peut-être que le maitre-plan qui sous-tend toutes ces mesures est de forcer les gens à dépenser leur argent plutôt que de le garder en dépôt ».

 

 BRUNO BERTEZ Le Dimanche 31 Mars 2013

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11 réponses »

  1. Oui tout à fait d’accord avec vous, je ne suis pas un économiste mais je me passionne pour vos interventions et celles aussi de Jean Pierre Chevallier. Je fonctionne à l’instinct et comme vous l’histoire de Chypre m’a fait comprendre que derrière cette spoliation, se cache l’intérêt de l’Europe dans la mesure ou avec la peur et la sidération des peuples, elle pourrait obtenir à ce que les européens sortent leur argent pour le consommer et faire  » tourner l’economie qui est au ralenti  »

    ATTILA, confirme votre analyse et n’a rien caché de sa pensée à l’emmission de TADDEI, il a dit très clairement qu’il fallait payer la note et notamment l’accumulation des déficits de ces 30 dernières années. Nos politiques ont pris des engagements qui sont allés au delà de nos moyens, nous avons vécu à crédit et maintenant il faut passer à la caisse. Chypre est probablement un exemple de ce qu’ils sont capables de faire.

    La France est un pays dans lequel on paye déjà beaucoup d’impot, on cotise pour des retraites dont on ne profitera jamais, en plus on nous explique qu’ il faut cotiser pour des retraites complémentaires car la retraite classique ne suffira pas. Il faut constamment revenir sur la règle du jeu, l’etat intervient soit sur le nombre d’annuité, ensuite sur les taux de prélèvements, et
    ensuite sur le montant qui est redistribué. Notre Ripoublique ne fait qu’inventer de nouvelles taxes ou des impots nouveaux et rien de plus.

    Comment protèger un patrimoine dans une telle situation, faut il acheter un bien immo, de l’Or, avoir son argent sur des
    contrats assurance vie plutôt que sur un compte en banque, faut il ouvrir un compte à Singapour ???? Difficile quand on est novice.

    Le plus terrible c’est de savoir que l’on va se faire plumer, tout en étant totalement impuissant et ne pas trouver de solution
    tellement on a l’impression d’être dans une impasse.

    A moins d’un sursaut, celui de croire ceux qui nous disent qu’il faut sortir de l’Euro et retrouver notre monnaie et notre souveraineté, après tout c’est à se demander si ils n’ ont peut être pas raison quand on voit de la façon dont certains défendent
    l’Euro et l’Europe à tout prix.

    Question subsidiaire : Est ils vrai que nos banques CA, Credit mutuel et autres sont dans situations pires que celles de Lehman Brother (ou Laika banque de Chypre) au moment de sa chute

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    • @jérome

      Merci de votre intérêt.
      Ce n’est pas vrai qu’il n’y a rien à faire.

      1 Prenez conscience vous même de la situation afin d’acquérir la conviction que vous avez raison.
      2 Expliquez aux autres, faites circuler, expliquez la situation.
      3 N’écoutez ou ne regardez les medias officiels que d’une oreille ou d’un œil critique pour ne pas être pollué.
      4 Propagez nos analyses, incitez à nous lire, parlez de Lupus et de son virus de la liberté.
      5 Adaptez vos placements. On menace vos dépôts, ils ne rapportent rien, retirez les de la banque. Discutez vos frais.
      6 Achetez de l’or métal, de l’immobilier de qualité qui n’a pas des charges excessives.
      7 Faites des travaux chez vous pour réduire vos frais futurs.
      8 Remettez en question vos dépenses ? la plupart sont injustifiées, les services sont du vol organisé, trop chers.
      9 Remettez en question l’utilisation de votre temps, consacrez le à vous, votre famille, vos amis.
      10 Si vous avez une entreprise, refusez de travailler à perte, fermez ce qui est déficitaire, surdimensionné.

      Le combat est en partie culturel, démystifiez la propagande, les idées fausses, les mensonges de l’état et du système.
      Vous êtes plus esclave et exploité par votre dépense que par les prélèvements sur votre travail. Vous êtes plus exploité par les ponctions subreptices sur votre patrimoine et l’inflation que par l’impot. Considérez une fois pour toute que toutes ces balivernes sur l’intérêt général, public etc sont des attrape nigauds. Ce que vous avez en face de vous ce sont des gens, comme vous, des gens qui profitent, abusent, satisfont leurs ambitions sur votre dos. Ils vous imposent l’austérité, ils ne font que gaspiller; ils vous contrôlent fiscalement et eux transfèrent leur argent à l’étranger; Ils taxent vos héritages et eux créent des dynasties de privilégiés etc

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      • Monsieur Bertez, parlera t on un jour des kleptocrates qui lisent blog à lupus… Les avertis qui savent, vos lecteurs sont malheureusement aussi, même si ce n’est pas le but, des privilégiés 😉
        Une réflexion … Delamarche et d autres considèrent le print monétaire comme un outil au service de la bourse, mais la bourse, ce n’est qu une petite de nos avoirs : en Belgique, 2-300 milliards sur une fortune des belges de 1800 milliards composés de 900 miliard d immo et le reste de cash et d oblig. Je pense que la vrai financiarisation de l économie et le vrai risque pour lequel les banques centrales travaille, c est le marché immo et celui du crédit hypothécaire! Celui qui travaille dans une PME qui aurait un rating même pas b fait via son prêt hypothécaire un leverage qui fait passer n importe quel hedge fund pour un enfant de cœur. Le marche immo des pays du nord n à pas bouge depuis 2008, le jour ou il commencera à descendre, il y aura vraiment le feu! Imaginez nos millions d emprunteurs hedgé à mort devant répondre à des appels de marge parce que la valeur de leur immo serait sous la valeur du crédit accordé. Aux USA, on rend la clé de la maison et le crédit à la banque, en Europe, on rembourse jusqu à la mort. L immobilier est je pense le vrai asset à risque, c est celui la qui ne peut pas baisser, c est celui la qui est soutenu, la bourse, c est une blague à côté et c est là la vrai financiarisation de l économie et c’est un marche dans le lequel les acteurs (MR et Mme tout le monde) n ont pas la possibilité de faire faillite. Vu le niveau de leverage des acteurs sur ce marché, la chute peut aller vite : On soutien les banques pour soutenir le marché des prêts immobiliers. Sortir son cash en or, c’est se tirer une balle dans le pied, reprendre son cash aussi. En fait, toute perte de confiance dans l avenir et dans la valeur des actifs entraîne un cercle vicieux pire que tout… En conclusion, la fuite en avant à la Bernanke est la seule  » solution  » ou bien alors, ce sera comme Le dit Attali, tous vraiment tous ruinés dans… 7 ans maintenant! L asset à surveiller c est l immobilier et le marche de la dette… Les banques françaises tremblent sur la dette italienne, ING tremble sur le marche immo hollandais… L immo est le coeur du système, la seule fortune des gens, celui qui permet à n importe qui de leverager à mort, il n y a pas un seul crédit lombard avec le même leverage, c’est un actif privilegié par la loi et qui est consideré comme refuge… C est quoi une valeur refuge leveragee ? À part partir vivre au Canada, il y a de quoi être inquiet non?

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  2. 27 février 2004 : Le Président américain George W. Bush et le Chancelier d’Allemagne Gerhard Schröder signent l’ Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle (“Das deutsch-amerikanische Bündnis für das 21. Jahrhundert“)13 janvier 2006 : Peu de temps après son élection à la Chancellerie, Angela Merkel se rend à Washington pour confirmer au Président américain George W. Bush que la pseudo-alternance gauche/droite qui a eu lieu en Allemagne ne remet pas en cause l’Alliance germano-américaine signée par son prédécesseur
    il est donc interdit de devaluer l’euromark en dessous du usd, interdit de monetiser sans steriliser, interdit de baisser les taux en dessous des taux US , la tragique equation européenne avec un grand merci a l’allemagne

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  3. Lundi 1er Avril : Bail-in. Pourquoi garder un compte en banque ?

    Avec ce qui s’est décidé pour Chypre, la solution du « bail-in », soit d’aller ponctionner ce qui manque dans les comptes des clients, fait de plus en plus d’émules…
    Le gouvernement canadien veut le proposer pour leurs banques « too big to fail » (trop grandes pour faire faillite). On en discute aussi en Europe c’est sur et en Suisse semble-t-il aussi.

    Certaines banques ont un tel levier que se servir des dépôts bancaires de leurs clients pour se recapitaliser ne suffira sans doute pas, alors où sera la limite ? Ponction sur les comptes tires? Certaines valeurs, or ?

    À suivre de très près car selon ce qui se décide, pourquoi garder un compte en banque ?
    Les politiciens et les organes de contrôles ont laissé les banques grossir et faire n’importe quoi pendant des années et maintenant, ils proposent cette solution. Débile et criminelle !

    Quelques liens :
    http://www.economist.com/node/15392186
    http://business.time.com/2013/03/28/with-cyprus-bail-in-europe-bids-adieu-to-too-big-to-fail/
    http://www.swlegal.ch/Publications/Newsletter/2013-02-Loss-Absorption-and-Bail-in-for-Swiss-Bank.aspx

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  4. Une guerre Européenne impitoyable à suivre
    mais d’abord bonjour à vous les « Eclaireurs »
    Type guerre civile
    Un Chaos ou l’aveuglement sera la règle…..la Haine ingérable
    L’effondrement imminent de l’Euro que nous vivons permettra de revenir aux monnaies différentes
    et c’est là que le NWO nous attend
    (à nous de trouver une parade)
    En faisant changer nos Euros contre une autre monnaie les banques nous annonceront INDIVIDUELLEMEENT qu’une proportion importante de nos Euros

    SONT DES FAUX

    ils ont été laissés intentionnellement en circulation dans ce but
    pour diluer la valeur de l’Euro
    Le projet :que le particulier laisse ses « sous » sur son compte…..et là:on le « saigne »….. »Pile je gagne ,face,tu perds »
    Je viens changer 1000 euros…..la banque m’annonce 500 euros sont des faux
    ça donne quoi X par des dizaines de millions de »clients »

    Avez vous remarqué à quel point les faussaires avaient disparu!!!

    Et les 5 milliards livrés ce WE à Chypre par Frankfurt sur Main……………….Ils ne correspondent à rien
    (similitude:c’est comme si un joueur d’échecs au cours d’une partie se rajoutait un cheval « de Troie »)

    Le + surprenant c’est que personne n’a réellement relevé dans le dernier discours de H

    « JE suis en ORDRE DE BATAILLE »….traduction:je suis aux ordres des banques…..cherchez donc une seule mesure en faveur du « social »ce qui pour un « socialiste » est
    le B..A….,BA

    Cette phrase aurait dû faire le tour du monde
    La population noyée par ce flot d’inepties sorties en 1 heure produira immanquablement une réaction désordonnée et d’une violence jamais vue

    VIOLENCE AVEUGLE ….le joli mois d’Avril…….et ce n’est pas un poisson!!!!!

    Chacun peut imaginer un futur différend je déconseille fortement de sortir seul
    Protégez les vôtres

    Les blogs sont de +en+ nombreux à rencontrer des difficultés « L’UE en a ainsi décidé

    Seul un moral d’acier peut vous aider
    ce que j’ai transmis c’est pour que vous ayez un peu de temps pour analyser,vérifier

    Amicalement

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  5. Un parallèle intéressant avec la fameuse « guerre des monnaies » c’est la valeur de BITCOIN, la monnaie électronique. Le prix pour acquerir un BITCOIN vient d’atteindre 100$ ce 1er avril. La quantité de bitcoins en circulation étant limitée, le prix est exposé à de plus grosses variations. Cependant ça montre quand même un peu de défiance des consommateurs (américains essentiellement) et de certains investisseurs pour la monnaie fiduciaire. http://www.businessinsider.com/bitcoin-is-the-perfect-bubble-2013-4

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