Art de la guerre monétaire et économique

Brèves de Trottoirs du Dimanche 20 Octobre 2013: Chine le yang, le yin et le yuan

Brèves de Trottoirs du Dimanche 20 Octobre 2013: Chine le yang, le yin et le yuan

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…

L’internationalisation du Yuan en question ?

Des signes évidents d’une volonté d’échapper au Roi Dollar

La Chine joue un rôle croissant dans le commerce mondial comme le note le commentateur du FT, Gideon Rachman . C’est au cours du premier semestre de 2013 en effet que la Chine est devenue le pays le plus important quantitativement dans le commerce international, devant les Etats-Unis.

La Chine vient d’entrer dans un très large accord de swap de devises avec la zone euro ce qui est considéré comme un grand pas vers l’établissement du yuan comme monnaie mondiale. Cet accord donnera lieu à l’utilisation de  beaucoup moins de dollars américains  dans le commerce entre la Chine et l’Europe …En Juin, la Chine avait déjà signé un accord de swap de devises important avec le Royaume-Uni . 

La Chine possède actuellement environ 1,3 billion de dollars de dette américaine, et cette énorme exposition à la dette américaine est en train de devenir un enjeu politique majeur en Chine. L’agence de notation chinoise Dagong vient dailleurs de déclasser la dette américaine de A à A- et a indiqué que de nouvelles dégradations sont possibles.

Les autorités chinoises ont récemment exhorté Washington à résoudre ses problèmes financiers afin d’honorer ses dettes.

Selon Yahoo Nouvelles , la Chine est déjà à  la recherche de moyens pour diversifier ses réserves de devises au détriment du dollar américain …en particulier par exemple dans des investissements immobiliers en Europe. Le Figaro rapporte que le fonds souverain chinois Safe (State Administration of Foreign Exchange) se serait ainsi porté candidat à l’achat du centre commercial de Beaugrenelle, situé à Paris, sur la rive droite de la Seine…Le fonds Safe vient de dépasser récemment en encours le fonds souverain norvégien, ce qui fait de lui désormais le fonds souverain le plus conséquent du monde, avec des actifs qui se montent à 743 milliards de dollars (environ 557 milliards d’euros). Un investissement dans l’immobilier en Europe serait une première pour Safe, , ce ne serait pas si étonnant, compte tenu que les centres commerciaux offrent des rentabilités de long terme élevées et sûres pour les investisseurs.

Les capitaux chinois continuent en tout cas massivement à s’investir dans nos économies développées : coup sur coup, on a appris l’achat par une banque chinoise de 5 % du capital de BBVA en Espagne , l’accord donné par Londres pour que Pékin participe à la relance du nucléaire britannique sous l’égide d’EDF, et l’achat très emblématique par la firme Fosum du siège de JPMorgan Chase, première banque américaine, à Manhattan. Récemment, Safe a ouvert un bureau sur la 5ème avenue de Manhattan pour réaliser des investissements alternatifs aux Etats Unis. De quoi apporter de l’eau au moulin de Peter Nolan, l’économiste de Cambridge , qui pose cette question dans son livre (rouge) : « La Chine est elle en train d’acheter le monde ? »

Pour preuve: La Chine vient de conclure un accord avec l’Ukraine pour cultiver 3 millions d’hectares pendant 50 années, ce qui signifie que l’Ukraine vendra environ 5% de son territoire 9% de sa superficie cultivable à la Chine. Une telle surface correspond à peu près à la taille de la Belgique. Le pays consomme environ 20% de l’approvisionnement alimentaire mondial, mais il héberge seulement 9% des surfaces cultivables du monde. L’accord conclu avec l’Ukraine est le plus grand investissement dans des terres agricoles de toute l’histoire chinoise

Autre diversification des réserves chinoises : l’or. La Chine est le plus grand producteur d’or au monde, mais elle importe également une quantité absolument gigantesque d’ l’or . Et les Chinois semblent être sur le point d’accélérer  leur achat d’or. Plusieurs experts affirment que la Chine envisage d’ici peu d’acheter encore 5.000 tonnes d’or supplémentaires.

Selon le site ZeroHedge la Chine serait devenu maintenant, très probablement, le deuxième pays en terme de réservesLes réserves déclarées par la Chine s’établissaient officiellement à 1054 tonnes d’or en septembre de cette année MAIS  avec des importations se montant actuellement à plus de 2000 tonnes depuis septembre 2011, différents analystes estiment que les stocks réels de la banque centrale chinoise dépassent en réalité les 3500 tonnes, au-dessus, donc, de celles détenues officiellement par la France (2435 tonnes) ou même par l’Allemagne (3390 tonnes), et en dessous de celles des États-Unis (à 8133 tonnes) — si tant est que ces réserves existent toujours, bien sûr …

China Series Lead Imageimports d'or chinois, sept. 2013

Mais Pékin reste accro au dollar

Malgré les interrogations au sujet des finances des Etats-Unis, Pékin continue d’amasser de la dette des Etats-Unis.

D’après le Trésor américain, la Chine détenait 1277 milliards de dollars en bons du Trésor à la fin juillet, un chiffre en hausse de 57 milliards par rapport à la fin 2012. Au cours des sept premiers mois de l’année, l’exposition de la Chine à la dette américaine n’aurait diminué que durant deux mois. Il n’existe pas de données plus récentes, mais la forte hausse des réserves de change chinoises constatée au troisième trimestre laisse penser que Pékin a continué à investir dans les titres d’Etat américain. Les colossales réserves de change de la Chine, premières au monde par leur montant, ont en effet encore augmenté rapidement au cours du troisième trimestre 2013. Elles ont atteint 3 660 milliards de dollars à la fin du mois de septembre, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un chiffre situé autour de 3500 milliards. Cette augmentation n’est pas intervenue à un moment de très grande vigueur du commerce extérieur chinois, ce qui tend à prouver que ce sont surtout des mouvements de capitaux entrant sur le territoire qui ont alimenté ce nouvel afflux de dollars.

Autrement dit, dans une période où plusieurs marchés émergents comme l’Inde ou l’Indonésie doivent faire face à une poussée de défiance des investisseurs internationaux, la Chine, elle, semble au contraire les avoir séduits, grâce en particulier au volontarisme de son Premier ministre, Li Keqiang, qui a soutenu habilement l’activité économique tout en affichant son réformisme. Pour autant, les investisseurs semblent avoir perdu une partie de leur enthousiasme au sujet de la devise chinoise. En témoigne le fait qu’à Hongkong, les émissions obligataires libellées en yuans ont connu, sur la même période, un effondrement de 88% par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 505 millions de dollars. L’époque où le monde entier se ruait vers ces placements en faisant le pari d’une inéluctable appréciation de la monnaie dans laquelle ils étaient émis semble révolue.

De fait, même si une stratégie de diversification est à l’œuvre, Pékin ne peut pas envisager de s’affranchir du billet vert. Car il n’y a pas de réelle alternative aux bons du Trésor américain, placement à la fois abondant et liquide.

L’urgence demeure pourtant d’autant qu’au moment où la banque centrale américaine devra sortir de sa politique d’assouplissement quantitatif, le dollar aurait toutes les raisons de s’apprécier à moyen terme. Dans le bras de fer débiteur-créancier qui se joue entre les deux principales puissances économiques mondiales, la position la plus inconfortable n’est pas nécessairement la première.

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La croissance en Chine au plus bas depuis 23 ans

La hausse de 7,8 % du PIB au troisième trimestre ne lève pas les incertitudes sur l’économie chinoise. La croissance chinoise pourrait tomber en dessous des 7 % l’année prochaine

Le rythme de croissance de l’économie chinoise au troisième trimestre, 7,8 %, est le plus élevé qu’elle ait connu en 2013, mais il n’empêchera pas cette année d’être la plus mauvaise pour le pays, en presque un quart de siècle . Il semble que ce soit l’immobilier qui ait soutenu l’activité durant l’été, le secteur du BTP continuant de construire des villes si vite que les gens n’ont pas le temps de venir les habiter . L’objectif fixé par le gouvernement pour l’année, une croissance de 7,5 %, est encore atteignable, on le pense même politiquement très « piloté », mais les signes de fragilité restent présents. Nomura prévoit que la croissance continuera de chuter l’an prochain, descendant au-dessous des 7 %. Le sujet de préoccupation majeur reste la pénurie croissante de main-d’oeuvre . La semaine dernière, le chiffre des importations en septembre était tombé à 0,3 % alors qu’on attendait 6 %. L’une des grandes interrogations du moment est l’impact qu’aura le vieillissement de sa population sur les performances de l’économie chinoise : dans moins d’une génération , la Chine aura une population plus vieille que celle des Etats-Unis.

Reste à savoir si la demande chinoise est portée par des mécanismes durables, ou par un soutien artificiel émanant des pouvoirs publics à l’image de ce qui se passe en Europe et aux Etats-Unis. Le fait que le crédit bancaire continue d’augmenter très rapidement incite malheureusement à une extrème vigilance.

L’économie chinoise reste shootée au crédit.

D’après des chiffres préliminaires obtenus par l’agence Reuters, la somme des prêts bancaires octroyés en Chine au mois de septembre se serait établie autour de 840 milliards de yuans. Ce serait nettement plus que les 704 milliards constaté en août. Sachant que le mois d’août avait déjà constitué une surprise pour les économistes, qui tablaient plutôt sur 600 milliards de yuans. Autant dire que la reprise économique en Chine semble réellement dopée au crédit, ce qui n’est pas bon signe pour sa solidité. 

C’est en effet le recours massif au crédit qui a permis à la Chine d’afficher une vigoureuse croissance au cours des cinq dernières années. Mais c’est lui également qui a fait exploser le taux d’endettement de l’économie chinoise, passé de 120% à près de 200% en cinq ans – si l’on comptabilise dettes publiques et privées. D’autant que ce crédit ne passe pas toujours pas des canaux bien contrôlés: un rapport publié, à Pékin, par l’Académie des sciences sociales, chiffre à 20 000 milliards de yuans le montant des crédits informels dans le pays à fin 2012, ce qui représente près de la moitié du PIB.

Les économistes de l’Académie des sciences sociales invitent donc à reprendre le contrôle de la finance occulte. Xi Jinping lui-même, le président, a d’ailleurs évoqué le problème du «shadow banking» lors du sommet de l’Asie-Pacifique (APEC), , assurant être conscient du risque et promettant de prendre des mesures afin de le limiter.

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Le défi environnemental de la Chine est considérable.

Le nord du pays (région de Beijing-Tianjin-Hebei) souffre de 100 jours de brouillard par an et la concentration de particules nocives (PM2.5) est 4 fois supérieure au seuil recommandé par l’OMS (l’OMS vient de déclarer que la pollution de l’air est cancérigène).

La pollution à Pékin a encore atteint des sommets en ce mois d’octobre. Un «programme de réponse d’urgence» au problème de la pollution a été décrété cette semaine par la municipalité. Un système de circulation alternée sera enclenché au-delà d’un certain seuil de nocivité de l’air, les usines devront réduire ou arrêter leur production et… les barbecues et les pétards seront proscrits. L’une des sources principales de la pollution à Pékin, géographiquement situé dans une cuvette, provient des centrales électriques à charbon qui alimentent la capitale depuis les provinces voisines, notamment la Mongolie extérieure. Pour restreindre leurs émissions, des «primes monétaires» seront désormais offertes par Pékin à ces gouvernements locaux, si tant est qu’ils obtiennent des résultats. Le charbon représente 68,5% de la consommation énergétique (bien plus élevée que la moyenne mondiale à 30%). La Chine doit diversifier son mix énergétique et se tourner vers des alternatives moins polluantes dont le gaz naturel qui ne représente que 4,7% de sa consommation contre 23,9% au niveau mondial.

Anoté que La Chine est devenue pourtant en septembre le premier importateur mondial de pétrole, devant les États-Unis, selon l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA).  Et l’EIA s’attend à ce que la demande en carburants liquides de la Chine augmente de 13% entre 2011 et 2014, pour atteindre plus de 11 mb/j, tandis que la demande US tournerait autour de 18,7 mb/j, nettement moins que le record de 20,8 mb/j en 2005.

42 morts par des frelons tueurs en Chine…des frelons d’origine…Japonaise !

Des nuées de frelons ont tué 42 personnes au cours des derniers mois dans le nord-ouest de la Chine où ils prolifèrent faute de prédateurs naturels, ont annoncé jeudi 3 octobre les médias officiels. Les attaques ont commencé en juillet et ont fait 1.640 victimes dont 206 sont actuellement hospitalisées, a indiqué la Commission nationale de la Santé et du Planning familial, citée par l’agence de presse Chine nouvelle.

Selon Huang Rongyao, un responsable de la gestion des espèces nuisibles dans la ville d’Ankang qui a déclaré le plus grande nombre de piqûres, le phénomène est dû aux températures anormalement élevées enregistrées depuis le début de l’été dans la région. « En outre, les frelons sont sensibles aux couleurs vives, à l’odeur de transpiration, à l’alcool, au parfum et à toute chose odorante », a-t-il souligné.

Hua Baozhen, entomologue à l’université agricole et forestière du Nord-Ouest, précise que la raréfaction des prédateurs naturels du frelon, tels que les araignées et les oiseaux, imputée aux bouleversements écologiques, favorise la prolifération du frelon.

Ces frelons, les plus grands connus dans le monde, font à peu près la taille d’un pouce humain et un seul essaim peut abriter des milliers d’individus, selon China News. Les experts estiment que les frelons Japonais, qui peuvent atteindre jusqu’à 5cm de long, sont à l’origine de ces attaques. Le dard de ces insectes atteint quant à lui jusqu’à 6mm.Ces prédateurs naturels ont des mâchoires assez puissantes pour passer au travers de combinaisons d’apiculture et leur venin, qu’ils peuvent pulvériser, dissout la chair humaine. Si leur venin entre en contact avec les yeux, comme l’explique un documentaire produit par National Geographic, les tissus oculaires se dissolvent.

Ils s’attaquent en groupe de préférence aux personnes ou aux animaux qui courent, ont rapporté des témoins, piquant à de nombreuses reprises une même cible. Chine nouvelle a diffusé des images de victimes présentant de gros hématomes ayant l’aspect d’une blessure par balle.

EN BANDE SON:

1 réponse »

  1. le yuan est arrimme a defaut de flottaison de 3 % maximum au $ , quand ils attaquent le $ c`est pour le faire baisser , le yuan baisse avec , le modele exportateur chinois a besoin d`une monnaie competitive comme les usa , le $ et le yuan ont une entente de raison , l`euro lui , apolitique et mondialiste s`ajuste a la hausse mecaniquement …et met l`UE en recession ou croissance molle a cause des imports des produits manufacturiers de la zone dollar beaucoup moins cher. bonne journee

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