Art de la guerre monétaire et économique

Effets probables du QE européen sur les marchés financiers et sur la zone euro Par Pierre Leconte

Le QE américain a eu comme effets initiaux sur les marchés financiers de faire monter le marché des actions US, de faire baisser le marché obligataire US (les taux d’intérêt à moyen et long termes étant alors remontés), de faire baisser le dollar US et de faire monter l’or et les matières premières exprimés en dollar US, parce que le QE était supposé avoir un effet de relance inflationniste du fait de l’injection massive de monnaie supplémentaire créée ex nihilo.

Comme le montre le graphique ci-dessous publié par Citibank début 2014, l’instauration du QE fait monter les taux d’intérêts à moyen et long termes et donc chuter les obligations d’Etat alors que sa cessation a fait chuter les taux d’intérêt à moyen et long termes et donc monter les obligations d’Etat (ce qui nous avait alors conduit à prendre des positions longue sur le TLT et le TMF lorsque la Fed avait décidé de cesser progressivement son QE fin 2013-début 2014). 

20131220_citi1_0

Nous verrons plus loin dans cet article que l’instauration effective du QE européen (en mars 2015) fera aussi MONTER (et non pas baisser) les taux d’intérêts à moyen et long termes en Europe (surtout ceux des États-membres de la zone euro dont les banques centrales nationales achèteront de la dette), ce qui achèvera de couler ladite zone…

Le problème c’est que le QE, ayant finalement partout (aux USA, au Japon et ailleurs) produit de la déflation (au lieu de l’inflation supposée) étant donné que la vitesse de circulation de la monnaie et que le multiplicateur de crédit se sont effondrés du fait de l’ouverture d’une « trappe à liquidités » (les agents économiques n’empruntant plus et les banques ne prêtant plus), tous ses effets initiaux se sont rapidement évanouis, le marché obligataire US (du fait de la rechute des taux d’intérêt à moyen et long termes) et le dollar US sont remontés, l’or et les matières premières exprimés en dollar US ont chuté, à l’exception de la hausse du marché des actions US qui s’est poursuivie jusqu’à ces temps derniers (celles des liquidités ne restant pas dans la « trappe » éponyme étant demeurées dans les actions et les entreprises -empruntant à taux zéro- rachetant massivement leurs propres titres, en même temps que les autres QE -anglais, japonais- ont continué à accroitre la liquidité disponible qui est sortie des autres monnaies pour aller se placer en dollars US).

Le QE américain (idem ailleurs) n’a pas produit de vraie croissance économique aux USA mais une faible reprise financée à crédit, puisqu’il n’a fait que gagner du temps en évitant temporairement la faillite du système bancaire au prix de la détérioration massive du bilan devenu hypertrophié de la Federal Reserve et de l’endettement public et privé qu’il a fortement augmenté. De telle sorte que la Fed a finalement décidé d’y mettre un terme en espérant que l’effet dit « de richesse » provenant de la hausse des actions suffise à éviter la rechute de l’économie US. Ce qui n’est pas le cas puisque les obligations d’Etat US sont proches de leurs plus hauts niveaux et poursuivent leur ascension, ce qui signifie que de plus en plus d’investisseurs pensent que les taux d’intérêt à moyen et long termes US ont encore du chemin à faire à la baisse dans le contexte de la « grande stagnation » économique (US et mondiale), susceptible de se transformer en dépression du fait du processus de « déflation par la dette » (théorisée par Irving Fisher dans les années 1930 et suivantes) dont l’aggravation se poursuit. 

http://www.zerohedge.com/news/2015-01-22/deflation-problem-fed

https://fr.news.yahoo.com/plus-forte-baisse-des-prix-135804753.html

Nous restons négatifs sur les indices d’actions US:

http://www.newsmax.com/Finance/oil-dollar-SPY-SPX/2015/01/21/id/619791/

http://www.marketwatch.com/story/the-stock-market-is-overvalued-any-way-you-look-at-it-2015-01-13

http://finance.yahoo.com/news/bond-market-warning-huge-trouble-183400551.html

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Rien d’étonnant à tout cela, étant donné que les manipulations monétaires par les banques centrales et que le recours massif à l’endettement par ces dernières, par les États et/ou par les agents économiques (entreprises et particuliers) ont toujours tout aggravé.

Quant à l’idée que le QE produirait de l’inflation monétaire, permettant selon ses partisans d’alléger le poids de l’endettement global, cela a été démenti par les faits. La seule façon de relancer l’inflation, c’est d’augmenter massivement les salaires et ainsi la consommation (qui représente 70% du PIB des États occidentaux -donc le seul gisement de croissance économique potentielle-), ce qui suppose au préalable de réorganiser le commerce international et le libre-échange actuels dans le sens du rétablissement de barrières et protections nationales raisonnables et le Système monétaire international dans le sens du rétablissement de taux de change fixes et de l’étalon-or, puisque ledit libre-échange de plus en plus généralisé et mondialisé dans le cadre de l’anarchie monétaire résultant des taux de change flottants crée structurellement du chômage de masse et la chute des salaires, d’où la « grande stagnation ».

Important

http://www.globalresearch.ca/if-quantitative-easing-works-why-has-it-failed-to-kick-start-inflation/5422664

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-09/guest-post-central-banks-create-deflation-not-inflation

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http://economyandmarkets.com/government/debt/the-debt-dilemma/

Le QE européen, tel qu’annoncé par « Super Mario », aura des effets ultra nocifs conduisant à la japonisation de l’Europe (croissance zéro ad infinitum, banque centrale en faillite virtuelle et dette publique sans cesse accrue), parce que la crise structurelle de l’euro et la déflation/récession européenne sont trop avancées pour trouver une solution conjoncturelle. Ce qu’il faut c’est casser l’euro et le « modèle » de l’Union européenne actuelle.

Lire à ce sujet l’excellent ouvrage collectif « Casser l’euro », paru en avril 2014 aux Éditions LLL (Les liens qui libèrent).

http://www.bloomberg.com/video/europe-on-its-way-to-being-the-new-japan-lawrence-summers-lg41lmswTE6THH7CPP_~qA.html

Nonobstant le fait que ledit QE est rigoureusement ILLÉGAL au regard des statuts de la BCE et des Traités européens et que, lorsque l’on trahit ses propres lois, cela ouvre la porte à toutes les dérives abominables et illimitées de l’ « État de non-droit » qui, combinées au déni permanent de la démocratie par les institutions européennes actuelles, finiront très, très, mal…

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L’article 123 du traité constitutionnel de Lisbonne (entré en vigueur le 1er décembre 2009, incorporé dans les statuts de la BCE):

L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : «  Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États-membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ;l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

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Le gouvernement de Mme Merkel et ceux des autres États-membres de la zone euro, en laissant faire ce coup d’Etat monétaire par Draghi et ses complices, perdront en Allemagne et dans leurs pays respectifs leur crédibilité et tout le processus de réforme engagé pour limiter les déficits budgétaires européens cessera puisque, dans le QE européen, ce sont les banques centrales nationales qui, pour l’essentiel, pourront (si elles le veulent) acheter de la dette au prorata de leur part de capital de la BCE (laquelle n’en souscrira que pour 20% du montant total de 60 milliards d’euros par mois), alors que la plupart desdits États sont déjà sur-endettés et que les bilans de leurs banques centrales sont déjà pourris.

Pour finir, ce sont les contribuables allemands et des autres États qui devront payer les fantaisies monétaires de Draghi et de la BCE lorsque l’euro explosera, étant donné qu’il est ainsi acté qu’il n’y aura plus de solidarité européenne possible via la mutualisation des dettes. Le QE européen, une nouvelle « usine à gaz » ingérable, source de nombreux litiges d’interprétation, installera une FRACTURE définitive entre les États-membres dont les banques centrales refuseront d’acheter plus de dette (Allemagne, Autriche, Luxembourg, Pays-Bas, etc.) et les autres dont les banques centrales voudront en acheter, sans compter que la question de la Grèce et autres États-membres en faillite n’a pas été traitée.

Alors que le parti Syriza de Tsipras sera vraisemblablement au pouvoir à Athènes lundi et qu’il pourrait ne plus vouloir rembourser l’ardoise de 370 milliards d’euros que la Grèce doit à ses créanciers…

Comme l’écrit Charles Sannat, « Chaque banque centrale nationale vient d’obtenir le droit de battre monnaie pour des montants différents et à sa convenance ou presque. Comment peut-on avoir une monnaie unique avec des banques centrales (nationales) monétisant de façon hétérogène ? » Réponse: c’est impossible. 

Bonne analyse:

http://www.lecontrarien.com/

Axel Weber casts doubt on future of euro:

http://www.cnbc.com/id/102355497

http://globaleconomicanalysis.blogspot.ch/2015/01/steen-jakobsen-warns-euro-is-not-good.html

Peu de gens s’en sont déjà rendus compte mais, le 22 janvier 2015, la pseudo « Union » monétaire européenne est MORTE, les banques centrales nationales ayant repris la main. Son agonie sera pénible… Et l’on reviendra nécessairement tôt ou tard aux monnaies nationales d’antan, les obligations d’Etat nationales ayant été rendues irréversibles puisqu’il n’y aura plus d’ « euro-bonds » possibles.

https://fr.news.yahoo.com/jens-weidmann-bundesbank-critique-le-125952315.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150122trib10d21e099/bce-un-assouplissement-quantitatif-faute-de-mieux.html

http://www.kitco.com/news/2015-01-21/ECBs-QE-Wont-Help-Europe-Nouriel-Roubini.html

http://www.zerohedge.com/news/2015-01-22/draghis-qe-dream-finally-over-and-now-questions-begin

http://www.bloombergview.com/articles/2015-01-21/watch-europe-fumble-qe

Et si Angela Merkel avait tout manigancé en sous-main pour torpiller la zone euro dans l’idée d’en extraire ultérieurement l’Allemagne?

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-%C3%A0-quoi-joue-mme-merkel-/10152497019252038

Selon nous, dans un premier temps, l’euro va progressivement chuter à parité contre le dollar US, les actions européennes vont marginalement remonter (surtout celles des États-membres dont les banques centrales n’achèteront pas plus de dette) mais ce que l’on pourra gagner du fait de leur hausse on le perdra du fait de la chute de l’euro (il vaut donc mieux s’abstenir -sauf cas particuliers- d’en acheter), les obligations d’Etat des pays dont les banques centrales achèteront encore plus de dette publique sans en avoir les moyens (France, Italie, Espagne, Portugal, etc.) vont chuter du fait d’une hausse de leurs taux d’intérêt nationaux (ce qui sera pour eux la pire conséquence de toute cette gabegie), le vrai bénéficiaire de ce grand « foutoir » étant les obligations d’Etat américaines en dollars US (TLT, TMF) dans lesquelles viendra s’investir la liquidité européenne supplémentaire fuyant les obligations d’Etat françaises, italiennes, espagnoles, portugaises, etc., ainsi que Charles Gave l’a prévu.

La cassure des 1,00/1,05 sur l’euro/dollar US pourrait conduire à sa chute libre…

euro dol

Nous restons positifs sur les obligations d’Etat US seulement:

Important:

Excellente prévision du 1er décembre 2014 de Charles Gave:

http://uk.businessinsider.com/r-us-banks-resign-themselves-to-lower-yields-for-longer-2015-1

———————————————————-

http://www.bloomberg.com/news/2015-01-20/treasuries-rise-as-denmark-rate-cut-drives-demand-for-u-s-debt.html

http://finance.yahoo.com/blogs/talking-numbers/here-s-a-30-year-chart-of-why-rates-are-headed-lower-230241840.html

https://www.creditwritedowns.com/2015/01/convergence-safe-asset-yields-toward-zero.html

Quant à l’or en dollar US, il devrait reprendre sa chute. Mais vraisemblablement pas en euro, puisque l’euro lui-même devrait aller plus bas, ce qui ne fera pas gagner d’argent aux acheteurs d’or en euros qui perdront du fait de la chute de la devise ce qu’ils pourraient gagner du fait de la hausse du métal.

L’indice des prix des matières premières ayant encore une marge importante de baisse, la déflation mondiale a donc de beaux jours encore devant elle ce qui, avec l’explosion du dollar US à la hausse, constitue à terme une CONFIGURATION BAISSIÈRE POUR L’OR…

http://blog.kimblechartingsolutions.com/2015/01/head-shoulders-top-suggests-30-decline-still-possible/

Attentes inflationnistes à leur plus bas aux USA (haussier pour les obligations d’Etat US):

 

20150122_ECBQE_0

La formation en tête-épaules baissière sur le DJIA persiste:

djia

Le TMF poursuit sa progression:

tmf

Le ratio actions US / obligations US continue de chuter (objectif son plus bas de 2012):

actions obligations US

L’or en dollar US semble avoir atteint à nouveau une zone de retournement à la baisse:

gold.png (850×633)

SOURCE: FORUM MONETAIRE DE GENEVE

http://www.forum-monetaire.com/effets-probables-du-qe-europeen-sur-les-marches-financiers-et-sur-la-zone-euro/

12 réponses »

  1. certes ce QE européen est illégal, certes, il est stupide, certes, il me fait perdre du pouvoir d’achat en monnaie étrangère ; mais il va me faire gagner du précieux temps pour l’organisation de l’inéluctable !

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  2. Bonsoir c’est exactement ça.

    Pour le camp du bien et de la vérité indiscutable pour notre bonheur, du vivrensemble etc. un pas attendu a été franchi.

    Maintenant dans les faits et concrètement je me demande si la clause des 80% de risque porté par les BC nationales n’est pas une concession faite aux allemands pour laisser toujours ouverte la porte de sortie de l’euro, à surveiller, Draghi essaiera probablement de contourner le truc selon les vœux des eurocrates.

    Cdlt

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  3. Cette idée que le QE fait monter les taux longs est intéressante car contre-intuitive: Logiquement des achats massifs d’obligs devraient faire baisser les taux. Quelqu’un a t il une explication de ce mécanisme?

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    • L’explication qui a été donnée lorsque le phénomène s’est manifesté aux Etats-Unis est que dès lors que le consensus croit que cela va être efficace et susciter de la croissance, il faut rééquilibrer les portefeuilles en augmentant la part des actions et en réduisant la part des obligations et fonds d’Etat.

      Ceci entraine des sorties de l’obligataire qui favorisent les anticipations de reprise. Prophétie qui se réalise d’être crue!

      Les taux baissent donc avant les QE en raison de la faible croissance et de l’anticipation des QE; tandis qu’ils montent quand les QE sont là, car on joue une amélioration de la marche des affaires.

      Voila ce qui a été dit de plus sensé à l’époque. Mais , mais ….

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      • @Charles

        Voici une autre façon de présenter les choses qui est voisine de ma première proposition. Elle tourne autour de la même idée, mais elle est formulée par un spécialiste autrement.

        Le but des QE est de rendre moins désirables les obligations sans risque ou les liquidités par stimulation de l’attrait pour le risk. QE fonctionne s’ il gonfle le prix des actions et celui des autres assets à risques en persuadant les détenteurs de capitaux que les assets à taux faibles, sans risque de défaut, sont moins intéressants que les valeurs à risque.

        Ceci implique que la réussite , pour ses promoteurs, d’un QE passe par la hausse des taux de ce que l’on achète, c’est à dire la baisse des cours des fonds d’Etat et la hausse des cours des actions, des High Yield …

        Ce qui correspond bien à ce que l’on a vu historiquement.

        Mais cela ne veut pas dire , à mon sens que cela va se passer de la même façon en Europe car les conditions ne sont pas les mêmes. Ne serait qu’à cause de la fragmentation des achats et à cause des intentions que je prête à la BCE de vouloir faire un filet de sécurité pour que les banques puissent avoir un acquéreur en cas de baisse de la liquidité et hausse des taux sur les marchés à la suite de la nouvelle politique de la Fed à la mi-2015. Ou simplement à cause d’un regain de fragilité de type politique en 2015 année électorale.

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        • C’est l’analyse de quelqu’un qui cherche de la rentabilité. Et elle est juste pour un grand nombres d’acteurs, assurances, fonds de pension et Sicav. Par contre Je ne sais pas si un banquier agirait de la même façon étant donné que le taux de base et près de zéro. Il en va de même des états qui ont besoin de nouveaux emprunts et pour cela il faut tout de même offrir un minimum d’interet pour que les bons s’écoulent. Le marché étant composé de plusieurs acteurs chacun doit y trouver son compte, il faut que la demande soit proportionelle a l’offre pour que les taux soit stable. Honnorer les paiement du nominal des obligations grace aux QE n’arrangera pas l’affaire des états. Mais les proteurs d’obligation seront au moins solvable et pourront racheter de la dette. On fait tourner en quelques sorte.
          D’ailleurs se qui me surprends le plus dans se QE européen c’est que malgrés la loi de 1973 obligeant les états a passer par le marché pour emprunter. Là personne ne relève que se coup si la loi de 1973 viens d’être violé. Mais les banquiers y trouvant leurs comptes ne le crient pas sur les toits.

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        • Merci Bruno, pour ces réflexions. ce qui est fascinant c’est qu’on n’est pas vraiment capable d’analyser après coup les effets réels des QE car il y a trop de variables en jeu. C’est dire la fragilité et les risques des anticipations futures en la matière.
          Il y a un autre phénomène en Europe, les règles de ratios prudentiels des banques et assureurs qui considèrent les bons d’état comme du cash. Si une banque a le choix entre une OAT ou mettre du cash en réserve a taux négatif à la BCE, je ne suis pas sur qu’elle ira vendre son OAT.
          Restent donc les vendeurs hors zone euro, seront ils plus nombreux que ce que la BCE veut acheter? Personne n’en sait rien.
          Les premiers QE avaient fait craindre des poussées d inflation, ce qui pouvait peut être pousser les taux longs à la hausse. Cette crainte n’existe plus aujourd’hui ..
          Bref, bon courage à ceux qui prennent des paris directionnels,
          et merci à ce blog de nous pousser à réfléchir!

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