Art de la guerre monétaire et économique

Prochaine étapes du Marathon électoral Européen : La Grande-Bretagne, puis l’Espagne(Charles Gave)/Allemagne: Interview d’un membre du parti eurosceptique allemand AfD/ Nigel Farage « Avec l’union européenne, voter ne sert plus à rien… »/ RAPPEL: Pierre HILLARD : Mouvements sécessionnistes en Europe et aux États-Unis

Je crois pouvoir dire sans craindre d’être démenti qu’un certain malaise pèse sur la construction Européenne.
Dans nombre de pays, les partis anti européens ont fait des très bon scores aux élections européennes,mais ces consultations n’ont aucune importance dans la mesure où seules comptent les élections à l’échelle nationale où réside encore la Souveraineté.
Or L’année 2015  est riche en élections nationales où cette Souveraineté  pourra s’exprimer.
Nous avons déjà eu les élections Grecques, et toute l’artillerie lourde de Bruxelles a tonné pour forcer le nouveau gouvernement Grec à se soumettre, ce qu’il a fait pour les 4 mois qui viennent.Reste a savoir ce qui se passera ensuite. Nous verrons si la trêve va durer ou s’il s’agit d’une fausse retraite, un peu comme les Grecs l’avaient fait  à Troie.
D’autres  élections vont suivre, tout aussi importantes, en particulier en Grande Bretagne au printemps, et en Espagne à la fin de l’année.
Mon but dans ce billet est de parler d’abord de la Grande-Bretagne où la situation est particulièrement confuse et d’effleurer l’Espagne..

Dans la structure politique en Grande Bretagne, il y a quelqu’un qui s’appelle le ” Cabinet Secretary” et qui a pour rôle de représenter la fonction publique Anglaise au Conseil des Ministres.
Comme chacun le sait, les fonctionnaires ne sont pas éligibles en Grande-Bretagne, sauf à démissionner de la fonction publique, et la prérogative du Secrétaire du Cabinet est de protéger les fonctionnaires contre les pressions des politiques.
Si un fonctionnaire se plaint que son ministre cherche à utiliser la fonction publique à  des fins partisanes, il ira se plaindre au Secrétaire du Cabinet qui portera le cas échéant le problème en conseil des ministres et si besoin est sur la place publique et devant les institutions judiciaires.
La fonction publique en Grande Bretagne est politiquement neutre, en est très fière et entend rester indépendante des pouvoirs politiques.

Chacun son métier et les cochons seront bien gardés. .

Une autre responsabilité de notre Secrétaire du Cabinet est de préparer les organes de gouvernement aux changements qui peuvent se produire à la suite des élections.
Je m’explique.
Dans le passé, les programmes des deux partis de gouvernement en Grande- Bretagne étaient fort différents à chaque fois.
Le rôle du Secrétaire était donc de préparer les dossiers prenant en compte les deux programmes, en liaison avec les responsables des deux partis, pour que tout soit prêt à se mettre en route des le lendemain de l’élection.
Lors de la dernière élection, le Secrétaire du Cabinet avait du faire préparer non pas deux séries de dossier comme à  son habitude, mais cinq, compte tenu des différentes combinaisons qui pouvaient résulter des élections:

Conservateurs ayant la majorité, Travaillistes ayant la majorité, alliance Conservateurs Libéraux, alliance Travaillistes Libéraux alliance Conservateurs Travaillistes….

Le Secrétaire actuel du Conseil vient de faire savoir que pour l’élection à venir, et compte tenu de l’irruption sur la scène politique de l’UKIP et des Indépendantistes Écossais,  il lui fallait faire préparer …onze série de dossiers, tant les combinaisons entre ces nouveaux intervenants et les anciens partis pouvaient être nombreuses.
Et comme la Grande – Bretagne est sous le régime uninominal à un tour (le candidat arrivé en tête est élu même s’il n’a que 21 % des voix), on voit fort bien que l’ instabilité politique pourrait s’ installer durablement chez nos voisins qui n’ y sont pas habitués…

Jugez-en

Les Conservateurs affichent des résultats  économiques plutôt bons mais ont gouverné avec les Libéraux, qui vont se faire massacrer aux élections et qui ont annoncé qu’ils voulaient sortir de l’alliance avec les Conservateurs.
L’atout électoral  des conservateurs sera bien sur que l’économie anglaise va beaucoup mieux que les autres économies en Europe et qu’ils vont proposer un référendum sur la sortie de la Grande Bretagne de l’Europe en 2015 ou en 2017 au plus tard, tant la dérive non démocratique des institutions Européennes inquiète une partie de l’électorat Britannique.
Voilà qui devrait amener les électeurs à voter Conservateur plutôt que UKIP, mais cela est loin d’être partie gagnée.
Mais où vont aller les électeurs Libéraux? Aux Travaillistes ? A l’UKIP, aux Écologistes ? , à  la pèche ?

Personne  n’en sait rien.
Et comme nombre de sièges vont se jouer a quelques dizaines de voix, compte tenu du nombre de candidats en présence, bien malin celui qui peut annoncer quoique ce soit.

Les Travaillistes quant a eux ont une équipe à la tête de leur Parti  constituée de Miliband, le prochain premier ministre et de Ed Ball, le futur ministre des finances, si les travaillistes l’emportent bien sur, le premier un parfait” bobo” et le second un technocrate imbu de lui même, qui conjointement, alignent gaffe sur gaffe auprès de l’électorat populaire .
Quid  donc des chances du parti Travailliste?
On sait déjà que le parti Travailliste va perdre sans doute au moins trente députés sur les 40 ou plus qu’il a en Écosse, au profit des indépendantistes Écossais et que son électorat n’est pas totalement insensible aux sirènes de l’UKIP.
Une victoire des Travaillistes apparaît donc peu probable et une alliance Travaillistes Indépendantistes Écossais paraît exclue tant le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse a laissé des traces profondes. Les Libéraux  quant a eux n’auront sans doute pas assez de députés pour pouvoir s’allier aux Travaillistes.
Les Conservateurs ont zéro député en Écosse, et il n’est pas exclu qu’ils obtiennent des députés Indépendantistes Écossais une espèce de ” soutien sans participation”, ce qui serait un peu l’alliance de la carpe et du lapin.
Les élus Écossais continueraient cependant à avoir le droit de voter les impôts des Anglais, alors que ceux ci n’ont plus rien à dire sur les impôts que les Écossais payent.
Voilà qui constitutionnellement va poser des problèmes si les députés Écossais font partie de la majorité de gouvernement  et surtout si ces députés sont favorables a l’indépendance de l’Écosse.
UKIP est le seul parti à avoir un leader charismatique et qui plus est formidable orateur, Nigel Farage. L’UKIP  reprend bien des thèses portées autrefois par MadameThatcher, mais sauf immense surprise , on le voit mal avoir quelques députés au plus.
Ce parti normalement devrait s’allier avec les Conservateurs, mais des problèmes de personnes empêchent à l’heure actuelle tout rapprochement tant que Cameron est le patron du parti Conservateur. Qui plus est. UKIP est fermement anti Bruxelles, ce qui est loin d’être le cas pour une grosse minorité du parti Conservateur.
Si Boris Johnson, l’actuel maire de Londres venait à remplacer Cameron, les choses pourraient cependant changer assez vite…
Bref, c’est la bouteille à  l’encre.

Le plus probable serait que les Conservateurs se voient obligés de constituer un gouvernement de minorité, soutenu par les indépendantistes Écossais et les députés de l’Irlande du Nord, mais chacun voit bien qu’il s’agirait là  d’une solution très peu satisfaisante.
Cela laisserait la Grande Bretagne dans une situation très affaiblie dans les institutions Européennes où l’Allemagne verrait sa position encore renforcée, ce qui ne paraît guère souhaitable tant ce pays est déjà dominant.

Viendra ensuite l’Espagne, ou Podemos, dont le programme est très similaire à celui de Syriza  en Grèce, est un train de monter de façon très rapide dans les sondages tandis que ce pays connaît avec la Catalogne une situation similaire à  celle que connaît la Grande -Bretagne avec l’Ecosse.
En Espagne également, nous risquons  donc de nous retrouver avec une donne politique bloquée et dans les deux pays, Grande-Bretagne et Espagne, nous pouvons avoir à faire face a une population que le projet Européen divise plus qu’elle ne l’unit.

Et, pendant ce temps la, les nuages s’amoncellent au Moyen-Orient et en Ukraine, sans que l’on sache très bien qu’elles pourraient être les portes de sortie.

Il est donc tout a fait évident que la situation politique est en train de se détériorer un peu partout en Europe ou des mouvements populistes puissants sont en train de voir le jour et que cela n’augure rien de bon.

Et les forces politiques traditionnelles semblent bien incapables de répondre à ces nouveaux défis, ce qui d’après Toynbee annonce toujours des changements profonds.

Les autorités en place, en grande partie responsables du désastre ambiant, nous annoncent que 2015 sera  l’année du retour de la croissance dans la zone Euro.
C’est ce que j’ai entendu sans cesse depuis 2009.
Nous verrons bien.
Mais au cas ou les augures auraient tort, les difficultés devraient alors être gérées par des pouvoirs politiques locaux très affaiblis et sans grande légitimité qui apparaissent de plus en plus comme « vendues » à  un projet qu’elles ont initié et qui à l’évidence  ne marche pas..

Et en face d’eux, une Allemagne super puissante, créditrice de la zone et cherchant à protéger ses banques à tout  prix…

Voilà qui est inquiétant.

SOURCE ET REMERCIEMENTS:  INSTITUT DES LIBERTES

http://institutdeslibertes.org/prochaine-etapes-du-marathon-electoral-europeen-la-grande-bretagne-puis-lespagne/

Allemagne: Interview d’un membre du parti eurosceptique allemand AfD

Le 16 février 2015 – Source Russia Today

PLUS AUCUN ESPOIR DANS LES GRANDS PARTIS

Le candidat du SPD, maire de Hambourg Olaf Scholz vote aux election du Land, 15 février 2015.(Reuters / Morris Mac Matzen)

L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) est un parti qui connait une belle réussite. En effet,  les électeurs cherchent des partis dotés de bons programmes et sont conscients que les partis politiques en place n’ont pas de réponses aux questions graves du moment, comme Paul Hampel de l’AfD le raconte à Russia Today.

Les eurosceptiques de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) ont remporté leurs premiers sièges dans l’état de Hambourg aux élections législatives de dimanche. Angela Merkel, la chrétienne-démocrate (CDU), a obtenu ses pires résultats à cette élection depuis la seconde guerre mondiale.

RT: – Quelle est l’importance de gagner ces sièges pour votre parti?

Paul Hampel: – C’est important pour nous, car nous avons montré que nous ne sommes pas seulement abonnés aux succès dans l’est du pays. Comme dans le cas de la Thuringe, du Brandebourg et de la Saxe… où nous avons eu quelques 10 à 12 pour cent, nous l’avons fait aussi à l’ouest. Hambourg est une première étape, avec 6.1 pour cent, ce qui est un très bon résultat pour nous. Nous montrons que nous sommes capables de gagner les élections en Allemagne de l’Ouest. Nous allons de l’avant pour les prochaines élections à Brême en mai et sommes tout à fait certains que nous allons réussir.

– Les partis alternatifs, ou ce que certains décrivent comme populiste, les partis de ce type sont de plus en plus présents à travers l’UE. Est-ce une nouvelle tendance? Et quelles sont les raisons derrière cela?

– Il y a eu une tendance dans les derniers 24 à 30 mois. De plus en plus de gens, et pas seulement en Allemagne mais dans toute l’Europe, sont conscients que les partis politiques en place n’ont pas de réponse aux graves questions d’aujourd’hui et surtout de demain. Ils ont perdu d’une certaine manière la foi en eux. Dès que ce genre de choses se produit, il est normal que l’électeur cherche d’autres horizons. Je ne dirais pas que tout le monde est convaincu que nous avons les bonnes réponses. Nous réunissons beaucoup d’électeurs protestataires. Mais maintenant, c’est notre travail et notre tâche que de convaincre les gens que nous avons les bonnes réponses pour organiser les programmes dans le futur et régler les problèmes à l’avenir.

– Est-ce que la victoire de Syriza en Grèce a influencé l’ambiance en Europe pour les formations politiques alternatives?

– Oui, bien sûr. Nous l’avons dit depuis le début de la crise de l’euro: «Laissez la Grèce faire, laissez-la sortir de l’euro et réduisez sa dette, qu’ils puissent rétablir leur économie et leur société.» Et l’Europe a fait exactement le contraire. Ce que nous avons fait, c’est seulement verser des milliards dans l’économie grecque, prêt après prêt, sans résultat [sauf pour les banques avec les agios, NdT]. Nous disons que nous avons maintenant les réponses, et que c’est exactement ce que nous disons depuis des années. Ce qui ne met pas la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI [Fonds Monétaire International, NdT] de bonne humeur.

– Les Grecs sont en train de parler avec leurs créanciers européens au sujet d’un nouveau prêt. Pensez-vous qu’ils seront en mesure de charmer les prêteurs?

– Bien sûr, ils charment les prêteurs. La Banque centrale européenne ne peut rien faire d’autre que de mettre de l’argent dans la Grèce. Ils sont dans la crainte que la Grèce quitte la zone euro et que cela puisse avoir aussi un impact dramatique sur les pays faibles d’Europe du Sud. Pourquoi devriez-vous exiger du Portugal, de l’Espagne, d’aller de l’avant avec une politique d’austérité si la Grèce obtient tous les prêts qu’elle veut? Mais je parie sur le fait qu’ils [la troïka] vont payer pour eux et, de cette façon, les Allemands devront finalement payer la facture.

Traduit par Toma, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone.

http://lesakerfrancophone.net/allemagneinterview-dun-membre-du-parti-eurosceptique-allemand-afd/

Nigel Farage « Avec l’union européenne, voter ne sert plus à rien… »

RAPPELPierre HILLARD : Mouvements sécessionnistes en Europe et aux États-Unis

Le Blog de la Resistance

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 L’Europe des tribus

La majorité en faveur du « non » au référendum écossais, le 18 septembre, est une victoire à la Pyrrhus pour Westminster. En effet, les partis conservateurs, libéraux et travaillistes avaient promis une « devo-max » (une méga-régionalisation) à l’Écosse, dans une déclaration commune, à condition de rester dans le giron britannique. La défaite du parti indépendantiste écossais (le SNP) a semblé fermer la porte de la sécession. (Cependant, des cas de fraudes ont été relevés durant ce référendum.) En fait, les promesses des dirigeants politiques britanniques à l’Écosse ne peuvent s’accomplir qu’en accordant les mêmes droits d’autonomie politique et fiscale à l’Irlande du Nord, au pays de Galles et à l’Angleterre. La boîte de Pandore est ouverte.

Les députés écossais présents à Westminster votent sur des sujets concernant l’Angleterre. La réciprocité n’existe pas pour les députés anglais à l’égard de l’Écosse. Le Premier ministre veut établir une scission constitutionnelle permettant à chaque député élu du pays (Angleterre, Écosse, pays de Galles et Irlande du Nord) de voter uniquement pour les affaires propres à sa nation. Une telle mesure consterne les travaillistes qui, avec l’appoint de 40 députés écossais du Labour, ne pourraient plus obtenir la majorité lors des élections, en particulier celle de mai 2015. Les profondes réticences du Parti travailliste font monter la tension en Écosse au point que les dirigeants du SNP brandissent la menace de proclamer une indépendance unilatérale.

Le travail de sape de l’Union européenne, imposant des mesures fédéralistes et ethno-régionalistes, structure le mental des peuples. Inexorablement, cela ne fait qu’aviver les rapports entre les quatre nations constituant le bien fragile Royaume-Uni. Le zoologue Konrad Lorenz, spécialiste de l’éthologie (science du comportement), désignait ce phénomène d’imposition d’un modèle par l’expression « principe d’imprégnation ». Dans le cas d’une fédéralisation complète du pays, les nations composant l’ensemble britannique seraient psychologiquement prêtes pour passer à la vitesse supérieure : l’indépendance totale.

Ce phénomène est général en Europe, notamment en Catalogne. Son président, Artur Mas, a fait adopter un texte par 106 voix contre 28 permettant le lancement d’un référendum pour le 9 novembre. Cette action est résolument combattue par Madrid… pour combien de temps ? Même les régions purement technocratiques comme « Rhône-Alpes » ou « Centre », traitant continûment avec Bruxelles aux dépens des États, échappent de plus en plus à l’autorité nationale. Il est vrai, aussi, que les Fonds structurels (manne financière) distribués par Bruxelles aux régions de 2014 à 2020 ­— 350 milliards d’euros — font baver d’envie tous les féodaux des régions d’Europe. Il faut s’attendre à des politiques sociales régressives en tout genre entre régions : création de salaires régionaux de plus en plus réduits et des remboursements de médicaments à la baisse et/ou annulés. En effet, dans le cadre d’un marché transatlantique, les multinationales sauront faire jouer les rivalités entre régions en liaison avec Bruxelles afin d’obtenir les conditions les plus avantageuses à leurs ambitions. Les peuples et leurs langues régionales seront méchamment tondus.

Cette situation de décomposition des États européens est similaire aux États-Unis. Elle avait déjà été annoncée par des visionnaires comme Leopold Kohr dans les années 1950 1. Récemment, un rapport de Reuters a présenté un document révélant les velléités d’indépendance des États fédérés composant les États-Unis. On peut relever des similitudes entre ce document présentant les scissions territoriales et le livre de Kohr. Ainsi, près d’un Américain sur quatre tournerait le dos à l’État fédéral. La montée en puissance d’une « Communauté nord-américaine » succédant à l’ALENA – lancée dans les années 2000 et comprenant les États-Unis, le Canada et le Mexique – vide de leurs substances ces États. La déliquescence de l’autorité étatique, incapable d’établir la sécurité, la prospérité et la justice, pousse ces États fédérés des États-Unis et du Canada ainsi que toutes les régions de l’Union européenne à se gérer eux-mêmes dans un cadre supranational grandissant. Comme au temps de la féodalité en l’an mil, les peuples mus par leur instinct de survie recherchent confusément une plus grande sécurité dans un cadre régional qui, en fait, a été directement concocté par le système. Cette évolution ne peut que combler de bonheur la finance apatride et son clergé.

  1. Voir Carte des Etats-Unis décomposés [PDF], Source : Leopold Kohr, Green Books, Dartington Space, 2001.

http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/mouvements-secessionnistes-en-europe-aux-etats-unis%2c105703

https://resistanceauthentique.wordpress.com/2014/09/25/pierre-hillard-mouvements-secessionnistes-en-europe-et-aux-etats-unis/

Pierre Hillard – Europe : Pourquoi et comment les revendications nationalitaires et indépendantistes se multiplient-elles ?

ITW de Pierre Hillard,

http://www.franceculture.fr/emission-les-enjeux-internationaux-europe-pourquoi-et-comment-les-revendications-nationalitaires-et-

La CEE et l’Union européenne ont promu les régionalismes au détriment des pouvoirs centraux, dans une optique ouvertement fédéraliste. 

Or, Bruxelles et l’ensemble de la construction européenne sont aujourd’hui très affaiblis, notamment par les trains massifs et quasi simultanés des récents élargissements (2004, 2007) et par les effets délétères de la crise économique mondiale depuis 2008.

On enregistre aujourd’hui des revendications d’autonomie, de souveraineté et d’indépendance (référendum voulu par les Écossais en 2014 ; poussée indépendantiste chronique en Catalogne ; etc.). Il s’agit d’une tendance lourde à la fragmentation, confirmée par le fait que cinq pays de l’UE refusent de reconnaître l’auto-proclamation de l’indépendance du Kosovo et par les provocations du régime hongrois (distribution de passeports aux Magyars de souche avec droit de vote en Hongrie…) et du régime roumain (à l’égard des Moldaves).

Quelle suite donner aux demandes minoritaires, nationalitaires ou communautaires ?

Quelle responsabilité des États et de l’UE ?

http://www.franceculture.fr/emission-les-enjeux-internationaux-europe-pourquoi-et-comment-les-revendications-nationalitaires-et-

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