Art de la guerre monétaire et économique

Oubliez la hausse des taux, Bridgewater anticipe plutôt le QE4 ! (Zerohedge)/ Malgré la « fin » du QE3, le bilan de la Fed n’est qu’à 0,3 % de sa taille record! / Ron Paul avertit les Américains que le désastre financier à venir sera pire que la Grande Dépression/ Les différences économiques fondamentales entre 2008 et 2015 ( Charles Hugh Smith )

Oubliez la hausse des taux, Bridgewater anticipe plutôt le QE4 !

août 24, 2015 ZEROHEDGE/ OR-ARGENT.EU

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Alors que les marchés actions tanguent violemment, que les matières premières sont au tapis et que, chose moins discutée, le dollar index a chuté hier de 1,5 % ce qui est énorme même les hedge funds adoptent désormais une posture « à la Zero Hedge ». C’est ce même média qui rapporte que Bridgewater a prévenu ses clients que c’est le QE4 et non la hausse des taux qui sera plus que probablement décidé par la Fed :

« Dans sa dernière lettre qui vient d’être envoyée à ses clients, le patron du plus gros hedge fund du monde donne comme à son habitude un sermon à propos de l’économie qui serait une machine à mouvement perpétuel affecté par les banques centrales et dont les taux d’intérêt sont supposés doper le rendement des actifs en étant en dessous « du rendement des actifs à long terme ».

Vous conviendrez que tout cela n’est pas très excitant : jusqu’ici, le contenu était du pur Bridgewater, auquel nous sommes habitués de longue date mais cette fois-ci, il y a tout de même un passage excitant :

« Voici la situation dans laquelle nous sommes : les taux d’intérêt à travers le monde sont à 0 % ou en sont proches, les écarts de rendement sont faibles (parce que les prix des actifs ont été dopés) et les niveaux de dette sont élevés. En conséquence, les capacités d’assouplissement des banques centrales sont limitées durant une période où les risques sont plutôt considérés comme limités et que la plupart des gens sont dangereusement optimistes. Autrement dit, le risque que le monde soit proche de la fin du cycle à long terme de la dette est significatif.

C’est sur ce point que nous nous concentrons. Nous pensons que ce point est plus important que les influences cycliques sur lesquelles la Fed semble porter toute son attention. »

Nous supposons que cette sortie a pour but de justifier les préoccupations de la Fed concernant la hausse des taux tout en expliquant aussi pourquoi Yellen s’est positionnée à plus d’une occasion concernant la hausse des actifs. Et pourtant…

« Même si nous ignorons si nous avons déjà passé le point de non-retour, nous pensons qu’il devrait désormais être évident que les risques d’une contraction déflationniste augmentent par rapport aux risques d’une expansion inflationniste en raison de ces forces séculaires. Les influences du cycle de la dette à long terme ont clairement de gros effets en Chine, sur les producteurs de pétrole et les pays émergents qui sont lourdement endettés en dollars et qui possèdent énormément d’actifs libellés en dollars, au moment même où le monde dans son ensemble est largement positionné et avec un effet de levier long.

Même si, à notre avis, la Fed a trop mis l’accent sur l’importance des événements cycliques tout en minimisant les impacts des tendances à long terme, elle réagira aux événements. La Fed pourrait être tellement liée à sa volonté affichée de serrer la vis monétaire qu’il lui sera particulièrement difficile de changer son fusil d’épaule si un assouplissement quantitatif était nécessaire. »

En conclusion : « nous pensons que la prochaine grande décision de la Fed sera d’assouplir sa politique monétaire via un QE plutôt que de serrer la vis ».

C’est très curieux, car nous avions exactement fait cette prédiction depuis l’annonce du « taper » en 2013. (…) »

http://or-argent.eu/oubliez-la-hausse-des-taux-bridgewater-anticipe-plutot-le-qe4/

Malgré la « fin » du QE3, le bilan de la Fed n’est qu’à 0,3 % de sa taille record

août 26, 2015/ OR-ARGENT.EU

Malgré la soi-disant fin du QE3 de la Fed, le ratio entre son bilan et le Dow Jones est quasi constant à 253 avec des déviations limitées à seulement 1,5 %. Il s’agit d’une façon détournée de dire que de façon délibérée ou non, la Fed domine complètement les marchés actions américains.

Article publié le 28 juillet 2015 sur SovereignMan.com :

Le constat est le même pour le marché du crédit hypothécaire. Le marché obligataire et quasi toutes les classes majeures d’actifs des États-Unis. Ce qui signifie que toute réduction de la taille du bilan de la Fed entraînera avec elle les marchés. La Fed n’est peut-être pas aussi impétueuse que la Banque Centrale Chinoise mais son support non viable pour les marchés financiers est tout aussi précaire.

Au sommet des montagnes du centre de la Sardaigne, difficile de parler finance. Le climat est parfait, le soleil omniprésent, les vues sont magnifiques et la gastronomie est incroyable. C’est sans conteste l’un des plus beaux endroits que j’ai visité. Il est pourtant impossible d’ignorer les girations constantes de la finance mondiale.

Ce qui se passe en Chine est tout simplement incroyable au vu des efforts désespérés déployés par le gouvernement pour sauver un système dysfonctionnel et maintenir le statu quo. Il faut tout de même reconnaître ce mérite aux Chinois : ils se moquent pas mal de cacher leur jeu. Aux États-Unis, les manipulations des marchés se font de manière bien plus subtile.

La semaine dernière, je me suis aperçu que le bilan de la Fed n’est inférieur que de 0,3 % par rapport à son record. Les trompettes concernant la fin du QE et la Fed commençant à mettre de l’ordre dans son bilan ne sont en définitive que de la poudre aux yeux.

Au début de la crise financière de 2008, le bilan de la Fed s’élevait à environ 900 milliards de dollars. À son pic, il s’élevait à 4,5 trillions. Aujourd’hui, ce chiffre n’a quasi pas changé. Elle est belle cette nouvelle ère placée sous le signe de la responsabilité.

Mais pour vous donner une idée à quel point la Fed est étroitement liée aux marchés financiers américains, j’ai rassemblé ce matin les données pour les mettre en perspective.

Le graphique ci-dessus montre la relation entre la taille du bilan de la Fed et le Dow Jones depuis le début de la crise de 2008. On peut constater que l’indice boursier est confiné dans un écart ténu et qu’au fur et à mesure du quantitative easing, cet écart ne fait que se réduire.

Nous vivons une période très dangereuse. Trop de pression s’est accumulée sur le système et il est impossible de savoir quand la soupape lâchera. (…)

http://or-argent.eu/malgre-la-fin-du-qe3-le-bilan-de-la-fed-nest-qua-03-de-sa-taille-record/

Ron Paul avertit les Américains que le désastre financier à venir sera pire que la Grande Dépression

Ron Paul avertit les Américains que le désastre financier à venir sera pire que la Grande Dépression

Ron Paul, ancien candidat à la présidence américaine et membre du Congrès depuis 22 ans, avertit les Américains qu’un désastre financier est sur le point de se produire, pire que la Grande Dépression

Il met en garde les Américains, ainsi que tous les autres citoyens, que leurs économies pourraient se volatiliser en quelques instants et qu’il est impératif pour toutes les familles de se préparer à faire face à de graves problèmes d’approvisionnement et à une montée fulgurante du prix des nécessités. Il dit que les gens croient vivre dans un « merveilleux monde » alors qu’il n’en est rien puisque tout pourrait basculer à n’importe quel moment.
 
Ron Paul rappelle que la liberté des citoyens est intimement liée à la prospérité d’un pays. Lorsque l’effondrement financier se produira, une crise de confiance du dollar US croit-il, ce sont nos droits et nos libertés qui seront restreintes et contrôlées par le gouvernement. Une perte de confiance envers le dollar US aura des conséquences désastreuses puisque ça signifiera l’arrêt du commerce et donc, des pertes massives d’emplois. Nous verrons alors des révolutions civiles partout à travers le pays parce que les gens qui auront travaillé toute leur vie verront leurs économies se volatiliser et parce que les familles n’arriveront plus à subvenir à leurs besoins.
 
Le message, encore une fois, est clair: préparez-vous et veillez!
 
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Les différences économiques fondamentales entre 2008 et 2015 ( Charles Hugh Smith )

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Charles Hugh Smith du blog « Of Two Minds » nous propose une petite analyse de la situation actuelle, mise en perspective avec la situation qui prévalait en 2008. L’article étant en anglais, j’ai pris la liberté de le reprendre (en le traduisant ou le paraphrasant) pour vous en proposer la lecture ici (j’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur). Essentiellement, l’auteur cherche à savoir si les conditions économiques actuelles sont meilleures que celles de 2008.

Il est tentant de voir des similarités entre l’actuelle panique sur les marchés boursiers et l’effondrement monumental qui a failli flanquer par terre le système financier global en 2008. La chute récente invite à la comparaison avec le dernier marché baissier qui emmena le S&P500 de 1565 en octobre 2007 à 667 en march 2009. En réalité, le présent marché baissier commence avec des différences assez marquées de celui de 2008. En voici quelques unes.

Deflation1. En 2008 : les marchés et les banques centrales redoutaient l’inflation, et le pétrole brut atteignait 133$ le baril à l’été 2008. Actuellement, on est en dessous des 40$ le baril, les marchés et les banques centrales redoutent plutôt la déflation.

2. En 2008, la Chine avait une dette relativement modeste autour de 7000 milliards de dollars, bien moins que 100% de son PIB. Actuellement, la Chine a quadruplé cette dette à 28.000 milliards de dollars à mi-2014, ce qui représente 282% de son PIB.

3. En 2008, les banques centrales disposaient d’une pleine boîte à outils de surprises monétaires prêtes à bondir sur le marché : TARP, TARF, BARF, fonds de sauvegarde et et garanties de crédit, quantitative easing (QE), Zero interest rate policy (ZIRP) et achat direct d’hypothèques, pour n’en citer que quelques uns. Actuellement, cette même boîte est vide : tous les outils ont été déployés et utilisés à une échelle inouïe. Le moindre programme potentiel ne sera qu’une resucée de QE, de manipulation de taux d’intérêts, d’achats d’actifs, bref, les mêmes outils qui ont déjà été utilisés.

4. En 2008, les banques centrales allaient intervenir sur des marchés relativement vierges de leurs interventions à l’exception des baisses de taux d’intérêts suite à l’effondrement de la bulle des dot-com. Depuis, les banques centrales n’ont pas arrêté d’intervenir. Le marché actuel est le reflet d’interventions incessantes sans précédent depuis sept ans. Au contraire de 2008, les banques centrales se retrouvent devant un marché mondial dominé par les incitations à spéculer avec leviers en utilisant de l’argent emprunté, incitations pilotées par sept années de politiques interventionnistes de leur part.

5. En 2008, les taux d’intérêts avaient rebondi depuis leurs plus bas de 2003, après l’explosion de la bulle internet. En 2007, les taux de la Fed étaient au-dessus de 5%, et les taux de crédit dépassaient les 8%. Actuellement, les taux de la Fed sont fixés autour de 0.25% depuis plus de six ans, une période de taux quasi-nuls sans précédents.

6. En 2008, le taux moyen d’une hypothèque à 30 ans s’établissait au dessus de 6% entre octobre 2005 et novembre 2008. Les taux actuels sont en-dessus de 4%.

7. En 2008, le dollar américain grimpait au milieu de la crise financière alors que les capitaux cherchaient refuge fin 2008, début 2009 et aussi en 2010. Actuellement, le dollar américain a établi un gain de 20% mi-2014, au milieu d’une période considérée comme une solide phase de croissance globale.

8. En 2008, le dollar américain a fortement baissé de 2006 à 2008, puis de 2010 à 2011, augmentant les profits étrangers des compagnies américaines qui représentent entre 40 et 50% du montant toal des profits de multinationales. Actuellement, le dollar qui grimpe écrase ces mêmes profits, ainsi que les devises et les actions des marchés émergents, et a obligé la Chine à dévaluer le Yuan (yuan), une dévaluation qui a déclenché l’actuelle dégringolade des cours de bourse.

9. En 2008, la croissance de 2003 à 2008 fut globalement considérée comme ayant bénéficié à tout le monde. Actuellement, les politiques des banques centrales sont largement reconnues comme ayant favorisé les inégalités et les écarts de salaires depuis plus de six ans.

En conclusion, y a-t-il actuellement des éléments qui sont vraiment meilleurs que ceux de 2008 ? Ou les conditions actuelles sont-elles moins résilientes, plus fragiles et plus dépendantes des interventions sans précédent des banques centrales ?

this will not end well - car wc

http://h16free.com/2015/08/25/40892-les-differences-economiques-fondamentales-entre-2008-et-2015

EN BANDE SON: 

2 réponses »

  1. Bonjour,

    l’article met en corrélation des informations importantes, et les comparaisons donne une idée de mesure entre 2 dates.
    On sent le cycle des 7, 2001, 2008, 2015, et on pourrait certainement remonter dans les années passées.

    Il convient toutefois de noter le message; désastre, pire, faire face à de graves problèmes etc ..

    « L’alarmisme, par une minorité, a cette vertu de maintenir dans l’obscurité le grand nombre cherchant l’ambiance de la lumière ».

    Tel un virus, ils propagent dans les esprits sous formes de séries d’informations, violentes, sombres, sordides, floues, spéculatives, culpabilisantes, l’une chassant l’autre dans la seconde, au point ou celui qui les écoutent devient incapable de les mémoriser, de se rappeler de toutes.

    Une sorte de torture de l’esprit de masse.

    L’économie, le climat, la politique, les migrants, faits divers, Armageddon venu de l’espace, bref… la proportion du nombre empire comme une bulle boursière et tout cet ensemble œuvre à un but …. LA PEUR

    Ron Paul avertit ….. !
    Je suis tenté de dire c’est bien, mais dans quel but ?
    Pour l’intérêt de ses citoyens ?
    Par acquis de conscience ?
    Par peur de représailles ?
    etc…

    L’homme créait une société dont on pourrait la comparer à un oscillateur entretenu.
    Pour garder l’amplitude l’oscillateur à besoin d’une énergie qui compense l’amortissement.
    Quand cette énergie faiblit ou faillit les oscillations ralentissent jusqu’à …. disparaitre.

    Bonne journée.

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