A Chaud!!!!!

Trump : transition vers quoi ? Grandes manœuvres chez les Républicains et petites magouilles chez les Démocrates

Trump : transition vers quoi ?

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Par André Archimbaud BLD VOLTAIRE Le 13 Novembre 2016

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 Attendons la liste de ses nominations pour savoir si Trump sera otage ou maître… 

 

Trump a stocké fidèles et membres de la famille dans son « équipe de transition », dirigée par Mike Pence. Il lui faut rapidement combler plus de 4.000 postes… et choisir ses ministres.

Premier obstacle : la bureaucratie. Le président Obama en sait quelque chose. Sa vision internationale « multipolaire » était assez proche de celle de Trump, à l’origine. Il en a eu le prix Nobel de la paix… Mais, une fois au gouvernement, il s’est trouvé entravé par le département de la Défense, filiale du complexe militaro-industriel, et par le département d’État (Affaires étrangères), filiale des fondations Soros, et de facto mené par Victoria Nuland (adjointe aux Affaires européennes et « eurasiennes ») et Samantha Power (ambassadrice aux Nations unies). John Kerry, récent secrétaire d’État, n’a été qu’un pantin bafoué par ces dames, tandis qu’Obama en a été réduit à auditionner auprès des « machins » internationaux pour son futur job.

Il faut aussi se méfier de ses leaders parlementaires. Bill Clinton, après sa première élection, s’était mordu les doigts d’avoir trop délégué aux leaders parlementaires démocrates. 

La laisse est en effet longue entre la Maison-Blanche et le Capitole, offrant toute latitude aux canidés du Congrès de mordre leur maître…Trump doit donc jouer finement.

S’il peut nommer des « exterminateurs de lobbies » à la tête des trois ministères les plus représentatifs de toute fonction régalienne (justice, armées, diplomatie), il lui faudra aussi mener le Congrès d’une courte laisse… et vite ! Il devra également éviter de tomber dans le piège qui a castré Obama : la gestion du pays par ordonnances présidentielles (effaçables d’un revers de main par tout prochain président) plutôt que par la loi.

Certes, les leaders des deux chambres sont pour l’instant fous de joie d’avoir trouvé, grâce à la brute, leur cadeau au pied du sapin de Noël (le miracle d’une majorité parlementaire inattendue), mais la tentation d’utiliser le président comme baudet ne sera pas loin. Ni Paul Ryan ni Mitch McConnell ne sont les amis de Donald Trump. Ils ont leur programme, naturellement supérieur à celui de l’inculte président…

Trump a cependant plusieurs atouts dans son jeu.

D’abord, il dispose de trois féaux pour le poste de chef de cabinet : son gendre Jared Kushner, bien placé dans les médias et la finance, Reince Priebus, président du parti qui a pris des risques considérables pour Trump, et Stephen Bannon, entrepreneur richissime et patron de Breitbart News. Les trois ont des avantages.

Ensuite, certains aspects de son programme coïncident avec celui des républicains, notamment la défiscalisation et la déréglementation économique. Il peut, ici, créer une dynamique rapide.

Enfin, son programme coïncide avec celui des démocrates sur deux sujets rassembleurs : son plan d’infrastructures (auquel il peut raccrocher son « mur », également créateur d’emplois) et la révision du libre-échangisme. Il peut compter (ici seulement) sur les voix du leader démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, du leader démocrate du Sénat, son ami new-yorkais Chuck Schumer. Sans oublier, sur des sujets spécifiques, les gauchistes Bernie Sanders et Elizabeth Warren.

Il pourra, ainsi, « trianguler » sa stratégie sans dépendre des Brutus républicains, pour ensuite se dépatouiller de façon bipartisane d’un gros morceau : l’Obamacare.

Attendons la liste de ses nominations pour savoir si Trump sera otage ou maître…

http://www.bvoltaire.fr/andrearchimbaud/trump-transition-vers-quoi,294029?mc_cid=04be9ef6a5&mc_eid=b338f8bb5e

Post élection de Donald Trump : grandes manœuvres et petites magouilles

La composition de l’Administration Trump avance full speed.

Elle a été confiée à Mike Pence. Les rumeurs vont bon train, mais aucune information ne transpire : Trump tient ses équipes et a prévenu qu’il ne veut aucune fuite aux journalistes, qui élaborent des théories.

Surprise, Donald Trump a parlé avec Jeb Bush, John Kasich et Mitt Romney. Geste élégant de Trump. Ils pourraient être appelés à faire partie de l’Administration.

Kellyanne Conway, la première femme directrice de campagne à avoir remporté une élection (ceux qui accusent Trump d’être sexiste prennent grand soin de vous le cacher) jouera sans doute un rôle important.

Les manifestations organisées par des anarchistes de métier

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Les manifestations anti-Trump se poursuivent. Elles sont organisées par des agitateurs communistes et des anarchistes qui par héritage tiennent la liberté individuelle pour une abomination et réclament la dictature. Ils rejettent l’Amérique et la démocratie.

Les manifestations sont si violentes que la police de plusieurs villes les traite comme des émeutes. Des personnes sont blessées, des biens et des commerces sont détruits — avec les familles modestes, souvent issues de l’immigration, qui les exploitaient — et voir des voitures brûler est peut-être banal en France, mais aux Etats-Unis, cela choque l’ensemble de la population, et renforce la popularité de Donald Trump.

George Soros finance les émeutes, en sous-main, avec la même méthode employée quand il finançait Occupy Wall Street, les manifestations des tentes à Tel-Aviv et le mouvement des indignés en Espagne : en donnant à croire à un mouvement spontané. les médias s’en frottent les mains. L’objectif des émeutiers est d’intimider le Président Trump afin qu’il soit pétrifié de peur et n’engage pas les réformes qu’il a prévues. Ca a toujours marché en France : lorsque la droite engage des réformes et que les syndicats communistes mobilisent les étudiants, les courageux politiciens reculent — et ça marchera encore, mais pas avec Trump.

Obamacare

  • Les médias font des gorges chaudes et disent que Trump retourne sa veste, adoucit son message, renonce à ses promesses, revient sur terre.
  • Après avoir rencontré Obama, disent-ils, Trump a accepté de conserver deux parties de l’Obamacare (l’obligation d’assurer les gens qui sont atteints de maladies graves, et la possibilité de garder ses enfants jusqu’à 26 ans sur l’assurance des parents). Ainsi présenté, on croirait qu’Obama l’a retourné. Attendez d’apprendre la réalité : cela fait des mois que Trump, dans ses réunions politiques, a dit qu’il conserverait ces deux parties de l’Obamacare, et qu’elles sont conservées dans tous les plans de remplacement étudiés par le Congrès.
  • Symboliquement, au lieu de féliciter Trump pour ce compromis sur Obamacare, les journalistes le lui reprochent. On comprend. S’il reste sur sa ligne, il est critiqué, s’il en change, il est critiqué.

Reconstruction du parti Démocrate

  • Hillary Clinton accuse le FBI et la réouverture de l’enquête sur le scandale des emails de lui avoir fait perdre l’élection. Les médias s’empressent de rapporter cela. Ce que les médias sont moins pressés de dire, c’est que les cadres du parti accusent Clinton à qui ils reprochent d’avoir méprisé le peuple et les travailleurs d’Amérique.
  • Les démocrates reprochent à Clinton d’avoir fait campagne auprès des riches donateurs dans les cocktails privés, au lieu de s’être adressée aux travailleurs et à l’Amérique profonde, qu’elle a abandonnée au profit des riches Américains de gauche — son milieu.
  • Le parti a besoin d’un nouveau leader : la précédente, Debbie Wasserman Schultz, a été contrainte de démissionner lorsque Wikileaks a révélé que durant la primaire démocrate, elle a fait toutes sortes de magouilles pour éliminer Bernie Sanders. Sa remplaçante, Donna Brazile, devrait suivre : des Wikileaks ont montré que CNN lui a fait passer au moins deux fois les questions du débat pour le camp Clinton. Les démocrates doivent trouver un politicien non corrompu. Chez les démocrates, c’est une denrée rare.

 © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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EN BANDE SON : 

2 réponses »

  1. prix Nobel de la paix donné par poutine.
    obama vaniteux ainsi piégé était ainsi un peu bloqué militairement

    trump absolument rien de concret ne sort
    deregulation est un enorme gag
    d’apres wikileaks on sait que certains voulait des spinoffs parce que les cours de bourse monteraient ensuite
    je précise sur le même schéma que les spin offs anticartel imposés à rockefeller (qui profita de la hausse des cours)

    Mais l’OIL du debut xx ieme n’a aucun rapport avec la dette=diarrhée du xxi ieme
    LOL

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