1984

Et Trump devint le meilleur avocat de l’ONU, après avoir prôné « l’américanisme » contre le « globalisme »

Et Trump devint le meilleur avocat de l’ONU, après avoir prôné « l’américanisme » contre le « globalisme »

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Donald Trump a reçu à la Maison Blanche les ambassadeurs des pays membres de l’ONU, le 24 avril 2017. A sa droite, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine aux Nations unies.

L’une des marques de fabrique de Donald Trump, durant sa campagne, fut de ridiculiser les Nations unies. Changement de pied. Devant des diplomates en poste au Conseil de sécurité réunis à la Maison Blanche lundi, le président américain a appelé ce « club des dictateurs » – expression du chroniqueur Alex Newman, du site The New American – à jouer un rôle accru dans la « résolution » des questions nord-coréenne, syrienne ou autres. Trump demandé que l’ONU impose de nouvelles sanctions à Kim Jong-un, le dictateur de Corée du Nord, s’il refuse de négocier. De quoi sourire quand on sait que l’allié le plus indéfectible de Pyongyang, la Chine, dispose d’un siège permanent avec droit de veto au Conseil de sécurité. Nonobstant, Trump a souhaité que le « machin » jadis raillé par De Gaulle soit doté de nouveaux pouvoirs.

« Ces propos révèlent que la Maison Blanche a opéré un virage complet et trahit une nouvelle fois les plus loyaux des partisans du président », écrit Alex Newman. Les influents Stewart Patrick, du Council on Foreign Relations (CFR), et Nikki Haley, envoyée de Trump auprès de l’ONU, ont joué un rôle clé dans cette conversion.
 

Trump veut doter l’ONU d’un rôle de gouvernement global

 
Devant les diplomates qui représentaient les quinze gouvernements détenant un siège au Conseil de sécurité, Donald Trump a lancé : « Le Conseil de sécurité doit se préparer à imposer de nouvelles sanctions, plus contraignantes encore, sur les programmes de missiles nucléaires et balistiques de la Corée du Nord ». Une façon de doter l’ONU d’un rôle de gouvernement global aux compétences lui permettant de dicter ses volontés aux Etats. Déplorant « l’impuissance » actuelle de l’ONU, Trump a souhaité que, sous son impulsion, l’organisation assume un rôle accru : « Les Nations unies n’aiment pas affronter certains problèmes (…) or elles disposent d’un potentiel considérable ».
 
Ce discours est à mille lieues de celui tenu pendant la campagne, quand Trump stigmatisait cette « clique globaliste » peuplée de « banquiers internationaux » complotant pour imposer un « gouvernement global » à l’humanité. Le président rejoint ainsi la doxa édictée par John Foster Dulles, l’un des architectes de l’ONU et dévoué serviteur de l’establishment mondialiste, qui écrivait en 1950 dans War for Peace que la Charte des Nations unies permettrait l’émergence d’un « gouvernement mondial » et d’une « fédération mondiale ». Recette idéale pour une dictature oligarchique : plus la source du pouvoir est physiquement éloignée des populations, moins elle est compétente et plus elle est tyrannique. Illustration en négatif de la théorie chrétienne de la subsidiarité.
 

Trump voit un « potentiel  » dans l’ONU et retire sa menace budgétaire

 
Trump en a d’ailleurs rajouté, dans une syntaxe baroque (nous traduisons au plus près de l’anglais) : « Les Nations unies n’ont pas atteint leur juste potentiel. J’imagine le jour où, il y a un conflit, les Nations unies, vous vous réunissez et vous le résolvez. Là, vous ne voyez tout simplement pas les Nations unies comme la solution aux conflits. Je crois que ça va arriver à partir de maintenant. Je le vois venir. Et les Nations unies se réuniront et résoudront les conflits. Il ne s’agira pas de deux pays, il s’agira des Nations unies médiatrices et arbitres entre ces deux pays ».
 
Le seul reproche émis par le président à l’adresse de l’ONU, lundi, a concerné son coût, « devenu incontrôlable », charge trop élevée pour le contribuable américain. Mais, « si nous obtenons de meilleurs résultats, a-t-il nuancé, je serai moins regardant » sur ce sujet. Trump précise encore, scellant sa conversion : « Il s’agit de la chose la plus importante de tous les temps. Vous savez, je suis très attaché aux budgets. Vous connaissez mes positions sur l’OTAN, c’est pareil (l’exigence d’une plus grande contribution des autres pays signataires, NDLR). Mais si vous faites du bon travail aux Nations unies, mon opinion sera très différente car nous parlerons alors de centimes par rapport aux quantités de vies et d’argent que vous économiserez ».
 

Converti par les avocats du globalisme Stewart Patrick, Antonio Guterres, Nikki Haley, Trump oubli sa campagne axé sur l’américanisme

 
Virage total, donc. L’axe de campagne – promotion de l’américanisme et rejet du globalisme – est abandonné. Souvenons-nous de ce discours du magnat de l’immobilier devant l’AIPAC, le Comité américano-israélien des affaires politiques : « Les Nations unies ne sont pas amies de la démocratie, elles ne sont pas amies de la liberté, elles ne sont pas amies des Etats-Unis d’Amérique ». Trump appelait aussi à dénoncer l’Accord de Paris sur le climat, ce qu’il n’a toujours pas fait. Désormais, il compte sur l’ONU pour domestiquer des régimes communistes alors que l’organisation a été fondée… par des communistes. Parmi eux, le représentant américain Alger Hiss, secrétaire de la conférence fondatrice de l’ONU, ultérieurement condamné pour espionnage au profit de l’Union soviétique. Actuellement, le secrétaire général de l’ONU est Antonio Guterres, ex-chef de l’Internationale socialiste, ex-Premier ministre socialiste du Portugal. Il semblerait que Trump ait cédé aux manipulations de Stewart Patrick, patron du très globaliste CFR, qui a obtenu de Guterres qu’il convainque le président américain de passer par l’ONU pour « faire le travail ». L’imprévisible Nikki Haley, missionnée par Trump auprès des Nations unies, aurait aussi joué un rôle clé.

Matthieu Lenoir

http://reinformation.tv/trump-avocat-onu-americanisme-globalisme-lenoir-69316-2/

4 réponses »

  1. Bonjour, en complément des informations de Lupus, nous vous proposons avec son autorisation notre Revue de presse quotidienne :

    Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce vendredi 28 avril 2017

    Est disponible dans la section Revue de presse de Crashdebug.fr

    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse

    Et toujours des moments détentes mémorables :

    Moment détente. L’imposture « Emmanuel Macron » démasquée sur Canal Plus

    https://www.crashdebug.fr/diversifion/13205-moment-detente-l-imposture-emmanuel-macron-demasquee-sur-canal-plus

    Merci Lupus,

    Amicalement,

    f.

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  2. Qui s’étonnera que Trump se révèle être un baltringue, un Charlot, un Mimile? Nous l’avons diagnostiqué dès le premier jour et c’est pour cela que nous l’avons soutenu.

    Le paradoxe n’est qu’apparent; la fonction populiste c’est la destruction, le dynamitage, l’éclatement . Et ils ne peuvent l’accomplir que par l’échec. Le succès est exclu et surtout pas souhaitable.

    Rendez vous compte si ils réussissaient à colmater les brèches, les failles du système et à l’aider à se reproduire? C’en serait fini de l’espoir. Or c’est ce que tente maintenant de faire Trump par interet personnel et familial.

    Ces gens seraient dangererux si ils avaient une chance réussir. Heureusement ils n’en ont aucune, faute pour eux de comprendre le monde dans lequel nous vivons.

    De toutes façons vous savez qu’il n’existe pas de magicien et qu’il n’existe que des illusionnistes.

    La position sage, consiste à soutenir les populistes jusqu’au point ou ils enclenchent le processus de délitation, de favoriser la multiplication des incohernces et ensuite de se retirer.

    Ce n’est absolument pas jouer la politique du pire: celui qui joue la politiqie du pire c’est celui qui fait en sorte que le sysytme puisse se prolonger. Jouer les prolongations au prix de degats profonds de plus en plus importants, c’est cela qui est dangereux.

    IL faut en un mot aider le « vieux » inutile, pourri, indapté, parasite à disparaitre et favoriser l’emergence du « neuf » . Pour les générations futures. C’est notre responsabilité historique.

    Au passage je precise qu’il convient de maintenir intactes les valeurs auxquelles nous croyons, de ne rien lacher, car il faut des referents. Il faut qu’entre les generations nous puissions nous passer des temoins. C’est comme en matière monetaire, il faut preserver le fond d’epargne saine pour pouvoir reconstruire après la destruction des fausses valeurs.

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