Art de la guerre monétaire et économique

Le 75e anniversaire du D-Day. Mais où est Vladimir Poutine ?

Le 75e anniversaire du D-Day. Mais où est Vladimir Poutine ?

Le rôle de l’Union soviétique dans le renversement du nazisme est de nouveau minimisé ces jours-ci. C’est pourtant clairement l’Armée rouge qui a infligé les coups les plus violents à l’armée allemande. L’Armée rouge a libéré Berlin. Sans l’Union soviétique, la Seconde Guerre mondiale n’aurait jamais été gagnée dans les mêmes circonstances.

Le D-Day a été important. Il ne fait aucun doute que le rôle des Britanniques et des Américains était important. Le bombardement continu de l’Allemagne signifiait que l’armée de l’air allemande devait se concentrer entièrement sur la défense du Reich allemand. Le D-Day, l’armée de l’air était donc absente en Normandie. Ce sont là des éléments importants de la victoire militaire des Alliés.

Mais les sondages menés dans les années qui ont suivi la guerre n’ont fait que confirmer le rôle de l’Union soviétique. Quand on demandait aux civils entre 1945 et 1950 qui avait le plus contribué à la chute de l’Allemagne nazie, la réponse était systématiquement : l’Union soviétique.

Pendant la guerre froide, cette image a été ajustée par les médias, même si, ces dernières années, on a assisté à un retour à la normale. Par exemple, Poutine a été invité au 70e anniversaire du D-Day.

Le fait que Poutine ait été persona non grata en Angleterre et en France ces derniers jours est le résultat de tensions internationales croissantes. Néanmoins, son absence est indéfendable, d’autant plus qu’Angela Merkel a également été invitée à Portsmouth.

Pour rappel, les États-Unis ont perdu 400 000 personnes pendant la Seconde Guerre mondiale, tandis que les Russes en ont perdu 27 millions.

La guerre sur le front de l’Est entre l’Allemagne et la Russie a été la plus effroyable et meurtrière de tous les conflits : 30 millions de morts, moitié militaires, moitié civils. Avec des épisodes particulièrement sanglants, comme les 900 jours de siège de Leningrad : 1 million de morts.

Et pendant que les Alliés étaient stoppés en France par l’armée de l’Axe, Staline lançait, à l’été 1944, une gigantesque offensive qui mobilisa, à l’Est, la quasi-totalité de l’armée allemande, empêchant ainsi l’envoi de renforts à l’Ouest.

170 divisions de l’armée allemande étaient en opération sur le front de l’Est, contre 20 à l’Ouest.

C’est le maréchal Joukov, commandant en chef de l’Armée rouge, qui a anéanti la Wehrmarcht et recueilli la capitulation de l’Allemagne à Berlin, en mai 1945.

Le tribut payé par le peuple russe (ou soviétique, si on préfère) a été particulièrement lourd : destruction de 1.710 villes, 70.000 villages, 2.500 églises, 31.850 établissements industriels, 40.000 hôpitaux, 84.000 écoles ainsi que 60.000 km de voies de chemin de fer.

  

EN BANDE SON :

2 réponses »

  1. Depuis quelques années une réécriture de l’ histoire est en marche, à laquelle l’ Europe adhère sous la férule de l’ oncle Sam qui est de plus en plus un père fouettard !

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