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« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. » Dom Helder Camara

« Aux yeux de la bourgeoisie contemporaine, tout est admirable qui écarte l’idée de violences. Nos bourgeois désirent mourir en paix ; — après eux le déluge. » — Georges Sorel, Réflexions sur la violence (1908)

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  1. Selon Maître Arié Alimi (qui défend des manifestants victimes de violences policières) :
    « Commettre une violence quelle qu’elle soit, constitue une infraction pénale. Toute violence est illégale ».
    « De la fessée à l’assassinat en passant par l’usage de la force par la gendarmerie ou par la police, en dehors du cadre légal et réglementaire, toute violence est punissable par la loi ».
    Quel paradoxe voudrait que la fessée administrée par le titulaire de l’autorité parentale constitue un délit mais que la violence physique (provoquant parfois des blessures graves, voire la mort) occasionnée par des tiers soit considérée comme « légale » ?

    Il fut un temps ou cette 3e violence était qualifiée de « violence légale » dûment codifiée (dans le cas d’expulsions du domicile accompagnées par les forces de l’ordre, si ma mémoire ne me fait pas défaut).
    Cette expression a disparu des Codes pour la raison fondamentale que les gouvernants tentent de faire accroire que … »légal = légitime » ! ce qui est, évidemment faux : se rebeller n’est pas nécessairement légal mais résulte généralement de motifs légitimes.
    Cela permet de faire avaler que des politiques légalement élus par 1/3 des votants seraient « légitimes »… ce qui reste, encore et toujours, à prouver.
    Aujourd’hui, par les soins de Christophe Castaner (dans son discours de voeux 2020 à un syndicat de policiers) cette violence dite « légitime » se transforme en « force légitime »… sans qu’il ne précise, bien évidemment, où commence et où finit cette « force ».

    A ce propos, il est intéressant de constater que si la peine de mort n’existe plus en France, rare sont les « terroristes » potentiels qui échappent à la mort au terme de quelques vociférations : quoi qu’on en pense, ils sont purement et simplement abattus… bien que, souvent et après coup, l’on apprenne que l’un ou l’autre était connu pour des dérangements psychiatriques accompagnés d’internements multiples.
    Je ne viens pas contester ces morts appliquées à bout portant : je les constate tout simplement.
    Est-ce que ces morts appliquées avant jugement échappent à la notion de « peine de mort » judiciaire ?
    D’hypocrisie en hypocrisie, notre système répressif est devenu mortel et le concept de « force de l’ordre » de nos dirigeants est létal.

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