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Douce France : Au pays de Saint Just et de Pol Pot Par Maxime Tandonnet

Au pays de Saint Just et de Pol Pot

Publié le 2 octobre 2020 par maximetandonnet

Un intervenant régulier sur France Inter, dont le nom m’échappe fait beaucoup parler de lui en ce moment:   « J’assume totalement le fait qu’il faille reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour rétablir un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. Plus que la censure – parce que je ne suis pas favorable à l’appareil d’Etat -, je suis favorable à une forme de mépris que la gauche doit avoir pour les opinions de droite ». Ce qui reste de la presse libre, notamment le Figaro et Marianne, relève à juste titre la teneur de ces propos d’essence totalitaire. Mais comment être surpris? Saint Just (avec les siens) qui voulait « priver de liberté les ennemis de la liberté« , qui a massacré, anéanti, torturé, décapité, fait couler des fleuves de sang en pleine bonne conscience, en vertu de ce principe, est bien une invention française. Lénine et Staline se sont inspirés de son œuvre. La France a aussi couvé en son sein Pol Pot et ses Khmers rouges.  Alors, comment s’étonner que l’idéologie qui a produit Saint Just, Robespierre, mais aussi, indirectement, Lénine et Pol Pot, soit encore bien vivace, sous une forme apparemment moins sanguinaire mais tout aussi intolérante, qu’elle soit accueillie à bras ouverts par les radios publiques financées par les contribuables français et qu’elle lance ses appels à l’anéantissement – par la privation d’antenne – de ses opposants, dissidents. Faut-il n’y voir que l’extravagance d’un narcisse en mal de notoriété?  Possible mais cela n’enlève rien à l’héritage sanguinaire et tortionnaire, à l’origine du massacre de 100 millions de d’hommes, de femmes et d’enfants (voir le livre noir du communisme de M. Courtois), cet écho du fascisme et du nazisme, auquel il se réfère explicitement. Mais une chose m’attriste dans cette affaire: l’usage du mot « intellectuel » pour de telles banalités, banalités au goût de sang bien sûr, mais banalités quand même. [Sur la photo, voyez comme cette saloperie de Pol Pot a l’air gentil…]

Maxime TANDONNET

« La pensée blanche »

« Un jour, je demande à mon plus ancien ami : « Éric, tu as bien conscience que moi, je suis noir ? – Ouais. – Mais si moi, je suis noir, toi, tu es quoi… ? – Ben, je suis normal ». Ce drôle de mot, « normal », a été pour moi comme un détonateur. J’ai réalisé brutalement que les Blancs ne se voient pas blancs et, plus largement, qu’ils n’ont pas conscience de la position de domination dans laquelle l’histoire les a placés. […] C’est cela, la pensée blanche : je parle, je signifie aux autres ce qu’ils doivent être, mais personne n’est autorisé à parler de moi. La longue domination des hommes sur les femmes fonctionne selon le même principe. Ce livre revisite tout d’abord certains pans de l’histoire : les conquêtes coloniales, l’esclavage, les empires, le Code Noir, l’instrumentalisation de la science et de la religion, la post-décolonisation et le pillage des ressources naturelles, le vol du patrimoine africain… Il examine les mécanismes intellectuels invisibles qui assoient la domination des Blancs. Il désigne le racisme ordinaire de nos sociétés, tissé d’une succession de petits faits parfois connus, parfois pas du tout : joueurs de football noirs accueillis par des cris de singe, discriminations à l’embauche, contrôles policiers au faciès, politique de « quotas » des minorités… Pour autant ce n’est pas un livre « anti-Blancs » : il ne s’agit pas pour moi de pointer quiconque du doigt. Je ne demande qu’une seule chose : qu’on ouvre les yeux avec honnêteté et lucidité sur des faits. Mon rêve est que nous soyons capables d’affronter les problèmes sans préjugés, comme des femmes et des hommes qui descendent tous du même ancêtre. Ce livre entend participer à sa manière à la libération des esprits pour que nous puissions un jour dépasser les couleurs de peau, pour finir par nous considérer comme ce que nous sommes : des êtres humains. »

Qu’est-ce qu’un joueur de football? Un personnage médiatisé dont le rôle est de courir après un ballon et de frapper dedans à coups de pied ou avec la tête. Pour cet art sommaire, il peut amasser des fortunes gigantesques et la célébrité. Pas une once de mépris dans ce propos: rien n’empêche, en principe, un joueur de football de réfléchir, de s’instruire, et pourquoi pas, de devenir un intellectuel et d’écrire des livres intelligents (même si la probabilité est de fait réduite). Tel n’est pas le cas de celui-ci. La présentation ci-dessus du livre de M. Thuram repose sur une formidable contradiction. Tout le sens de son écrit consiste à attiser la haine du blanc, dont la pensée est assimilée à « la domination, le colonialisme, l’esclavagisme et le racisme (« les cris de singe »). Comment ne pas haïr, au point de vouloir tuer (exterminer?) le porteur d’une pensée aussi uniformément abjecte? Mais pourtant, ne lésinant pas sur la contradiction la plus évidente, tout en attisant, avec une violence inouïe, la rage fondée sur la couleur de peau, ce livre prétend ne pas être « anti-blanc » et vouloir « dépasser les couleurs de peau ». L’ouvrage trône en excellente place dans les rayons des librairies (vu hier, à Monoprix, où ne sont exposés que les bestsellers) Quand la sublimation de la médiocrité ouvre la voie à l’exaltation de la violence et de la haine.

Maxime TANDONNET

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