Art de la guerre monétaire et économique

Mister Market and Doctor Conjoncture: La période est historique, personne ne le voit et ne le dit !/ Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la baisse, on le sait bien…Par Bruno Bertez

La période est historique, personne ne le voit et ne le dit!

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Vous avez du remarquer que nous accélérons le rythme de nos publications. En particulier les écrits boursiers et financiers. Au risque de nous répéter. Mais l’on n’est jamais assez didactique. Si nous le faisons, c’est parce que nous avons le sentiment que nous vivons un moment historique. De la même façon que l’Histoire s’est remise en marche avec les évènements géopolitiques, ce que nous avons signalé et diagnostiqué, l’Histoire se remet en marche au plan financier.
Vous ne le verrez pas en lisant les médias MSM et en regardant la Télé, ils passent à côté de tout. C’est normal, ils n’ont pas de cadre analytique, ils n’ont pas de canevas pour déchiffrer ce qui se passe dans la réalité, ils sont ballottés par les nouvelles instantanées qu’ils sont incapables de mettre en relation. Ils ont le nez sur les arbres, vous savez, ceux dont on dit qu’ils cachent la forêt.
Plus tard, les Historiens diront ce qui s’est passé, ils présenteront leurs visions et leurs explications et bien sûr, ce sera trop tard. Comme nous le disons souvent, l’avenir ne se devine pas, il se construit. S’agissant des intellectuels nous ajoutons, on ne peut prédire l’avenir, tout ce que l’on peut faire, c’est essayer de voir le présent avec les yeux de demain. Et c’est ce que nous nous efforçons de faire.

-La période est historique parce que c’est le moment où l’on tente de revenir en arrière sur les mesures qui ont été prises en 2008 et 2009 pour sauver le monde de la Grande Crise Financière et de sa conséquence, la Grande Crise Economique.

-La période est historique parce que la situation de la Grèce met les autorités Européennes au pied du mur . Elles doivent choisir.  Choisir, c’est ce qu’elles ont toujours évité de faire. Car les choix ont un coût énorme.

-La période est historique parce que cela intervient à un moment ou, au mépris de tous les risques, les marchés financiers sont à des niveaux records, avec des valorisations au double de ce qu’elles sont sur longue période. Le risque de baisse est de 50%.

-La période est historique parce que nous sommes en situation de transition entre deux mondes, un monde sous la crainte de la déflation et un monde ou les risques d’inflation sont en train de se réveiller.

-La période est historique parce que vous êtes coincés, prisonniers. Les actifs financiers sont à un niveau de prix qui garantit que vous ne serez pas rémunérés pendant 10 ans, mais qu’en même temps toutes les alternatives pour vous protéger ont été une à une fermées, détruites.

-La période est historique car les responsables de la conduite des affaires et de tout le reste ont fait disparaître tous les signaux qui en temps normal vous auraient avertis des dangers que vous courez, vous et votre famille. Non seulement vous êtes orphelins, mais vous êtes trompés.

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la baisse, on le sait bien…

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Personne, absolument personne ne peut prédire l’avenir. Même pas la Fed qui ne cesse de dire que sa politique dépendra des indications économiques à venir. Et il faut savoir que, depuis le début de la crise, les économistes de la Réserve Fédérale se sont systématiquement trompés sur toutes leurs prévisions. Il n’y a pas eu une seule fois où leurs chiffres n’ont dû être révisés sévèrement à la baisse. Juste avant l’éclosion de la crise, les spécialistes du FMI, le sinistre Blanchard, disaient que jamais l’économie mondiale ne leur avait semblé aussi solide. Le patron de la Réserve Fédérale lui-même s’est ridiculisé en affirmant que la crise des subprimes du logement était contenue.

Ce n’est pas parce que l’avenir est incertain que rien n’est prévisible. On confond souvent la difficulté qu’il y a à prévoir un calendrier, avec la prévision logique, l’enchaînement des causes et des effets. Si les gourous se trompent, c’est parce qu’ils cherchent à maîtriser ce qui n’est pas maitrisable : l’épaisseur du temps. Les gourous véhiculent les intérêts dominants, les consensus, les scénarios qui conviennent aux puissants.

Le consensus dominant dit que le 17 Septembre prochain, la Fed va monter les taux de 25 pbs: ce sera la première hausse depuis le mois de Juin 2006. A fin 2015, les taux devraient être de 50 pbs et de 1,50% à fin 2016. Les marchés de futurs ratifient ces prévisions puisque les hausses de taux qui sont incluses dans ces marchés sont à peu près les mêmes, à peu de choses près.

Le but de cet article n’est pas de tenter de prévoir ce qui va se passer. Notre hypothèse de travail consiste au contraire à affirmer que rien ne se passera comme prévu. Le passé n’est pas une indication pour l’avenir car la situation est unique. On a créé un monde à part, hors normes, qui se caractérise par quelques chiffres:

  • la hausse des prix des assets financiers a été continue et quasi sans correction depuis 2009 !
  • les Banques Centrales détiennent 22 trillions d’actifs financiers monétisés !
  • il y a dans le monde plus de 6 trillions de dettes souveraines dont le rendement est négatif ou quasi nul ; près de la moitié rapportent moins de 1% !
  • les valorisations des actions sont au double de celles des normes historiques lissées sur longue période !
  • les ratios d’endettement globaux et de leverage ont dépassé le niveau qu’ils avaient atteint avant la crise de 2008 !

Les chiffres n’expriment pas toute la réalité, il y a également la psychologie et les comportements. Ils sont marqués par l’expérience de ce qui s’est passé et qui a été dit ces dernières années. Il y a eu beaucoup de promesses et les illusions sont solidement ancrées. C’est d’ailleurs à peu près la seule chose qui soit encore ancrée dans notre monde, les illusions ! L’autre caractéristique de « l’autre monde » qu’ils ont créé, c’est la disjonction, les mots n’expriment plus les choses. Les mots et les signes sont libérés.

Les choses peuvent se passer de façon ordonnée, linéaire, c’est le vœu des autorités, elles peuvent se passer de façon chaotique, échapper au contrôle, il peut y avoir des ruptures ou des phénomènes de tout ou rien. Cela, cette hypothèse, n’est pas prise en compte car les modèles qui servent de guide sont tous linéaires.

Néanmoins, on ne peut échapper à la pesanteur, c’est à dire à la logique. Même si elle peut prendre plusieurs formes. Hegel disait : « L’histoire, c’est de la logique cristallisée ». Et la logique, c’est:

  • -les taux à long terme vont monter.
  • -la valeur des obligations et fonds d’Etat va chuter.
  • -les spreads de crédit vont s’élargir.
  • -les primes de risques exigées vont augmenter.
  • -la liquidité, fille et mère de la spéculation va se contracter.

En clair, l’effet de richesse recherché pendant 6 ans va se transformer en effet d’appauvrissement.

Nous arrêtons là notre discours, car nous ne nous sommes pas intéressé ce jour à la question de savoir si le monde va rechuter, si nous sommes dans un remake de 1936/1937 lorsque la Fed a essayé de monter les taux, resserré les réserves et ainsi précipité la rechute, non, nous sommes intéressé à la logique de ce qui va se passer un jour, ou l’autre, et à la manipulation des citoyens par les élites. A la manipulation ici et maintenant par les dominants.

NOTE: Afin qu’il n’y ait nulle confusion, nous souhaitons insister sur le sens de notre titre.

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Ce titre comporte deux parties

  • -il faudra qu’il y ait la baisse on le sait bien
  • -un jour ou l’autre

Nous voulons marquer la nécessité logique de la baisse, on ne peut y échapper.

Nous voulons marquer l’incertitude sur la datation de cette baisse.

La question du temps est celle que vous ne maitrisez pas.

La question du temps est ce que les Maîtres peuvent maitriser.

Nous disons souvent cette vérité apprise de l’expérience: le seul pouvoir des Maîtres, ce n’est pas celui de résoudre les problèmes, mais celui de retarder l’inéluctable.

Ils vous trompent par le jeu sur le facteur temps. Ils résolvent les contradictions, ils dépassent l’impossible par le jeu sur le temps. Votre intelligence vous dit: c’est ceci ou cela. Vous tracez une alternative incontournable donc vous êtes sûr d’appréhender tout le champ des possibles. Vous ne vous rendez pas compte que cette alternative, n’en est une qu’à un moment donné. Avant d’arriver à un embranchement binaire, on peut faire des détours.

Prenons l’exemple du marché financier :

Les fondamentalistes disent tout est trop cher, ils en tirent la conclusion que cela va baisser.

De fait tout est trop cher et dans 10 ans, quand on fera les comptes on s’apercevra que l’investissement boursier n’a rien rapporté du tout. L’intelligence des fondamentalistes les place d’emblée dans le futur lointain. En quelque sorte ils rendent « actuelle » une situation future. Et abstraitement, si on fait ainsi abstraction de  l’épaisseur du temps, ils ont raison.

En pratique, ils ont tort, car un marché trop cher peut devenir encore plus cher et plus surévalué pendant longtemps si l’esprit  de jeu, l’appétit pour le risque subsistent. Et pour maintenir cette surévaluation il suffit aux maitres d’entretenir habilement l’esprit de jeu, l’appétit pour le risque. Ce qu’ils savent faire admirablement. Ainsi on échappe, croit-on à la logique, à la gravitation. Le fait que l’on se trompe sur le temps et les datations introduit le doute, on finit par perdre confiance en son raisonnement et se demander si finalement, on n’oublie pas quelque chose. Tout se passe comme si la logique, la gravitation pouvaient cesser de jouer.

Ici nous pensons que le travail de préparation de la première hausse de taux est intense, on veut que cela se passe bien. On sait d’ailleurs dans l’histoire, en particulier dans celle des années 36 et 37 que la première hausse des taux est la plus facile. Elle est bien avalée par les marchés: Les Maitres le savent, ils travaillent en conséquence, ils établissent un scénario, un plan de bataille et une stratégie en conséquence. il faut vous prendre à contre-pied, il faut « tarter » ceux qui vont attaquer les marchés. C’est absolument indispensable pour en garder le contrôle. Il faut faire en sorte que l’on soit obligé de subir.

Si nous étions à leur place, la pause actuelle des marchés nous conviendrait. En particulier, nous serions ravi de de l’incertitude Grecque. Elle constitue une bonne occasion de faire dégorger un peu les marchés. On peut même espérer la construction d’une sorte de ressort bandé sous les marchés, ressort constitué par les ventes du découvert qui croit que l’hallali a enfin sonné.

Nous sommes persuadés, mais ceci n’est pas un savoir, c’est un pari, que les autorités veulent créer les conditions techniques et psychologiques pour que la première hausse de taux soit considérée comme un succès et une preuve que tout ce qui a été fait depuis 2009 vient d’aboutir positivement.

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BRUNO BERTEZ Le 17 Juin 2015 

illustrations et mise en page by THE WOLF

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15 réponses »

  1. Vous trouverez dans la vidéo ci-dessous les mécanismes d’asservissement du peuple déjà repérés en 1987

    Crétinisation et Idiocratie (Bruno Lussato en 1987) – 18 minutes

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  2. Janet commence à avoir peur.

    Lisez cet article :

    « Les économies américaine et mondiale risquent de subir des perturbations si la Grèce et ses créanciers ne parviennent pas à conclure un accord », a averti mercredi la présidente de la Banque centrale des Etats-Unis (Fed) Janet Yellen.

    « Dans l’hypothèse où il n’y aurait pas d’accord, je prévois de possibles perturbations qui pourraient affecter les perspectives économiques en Europe et les marchés financiers dans le monde », a-t-elle estimé lors d’une conférence de presse.

    « C’est une situation très compliquée », a commenté Mme Yellen, qui s’inquiète également de l’impact de cette impasse sur l’économie américaine.

    Les Etats-Unis ont une exposition directe à la Grèce très limitée par le biais du commerce ou la finance mais ils ne sont pas à l’abri des répercussions d’un scénario catastrophe en Europe.

    « Dans la mesure où il y a un impact sur l’économie de la zone euro ou sur les marchés financiers mondiaux, il y aura sans aucun doute des retombées sur les Etats-Unis qui affecteront nos perspectives », a déclaré la dirigeante.

    http://www.romandie.com/news/Limpasse-sur-la-Grece-peut-perturber-leconomie-mondiale/603639.rom

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    • Ce discours de la présidente de la FED est de très, très, haut vol !!!
      Cela ouvre des perspectives à des millions de personnes qui vont pouvoir postuler, lors de la prochaine élection à la FED, au poste de président.

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  3. Grèce : « le Comité pour la vérité sur la dette publique » a commencé à présenter son rapport au parlement grec.

    Jeudi 18 juin, le Comité présentera l’intégralité de son rapport au parlement grec.

    Lisez cet article :

    La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette.

    http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

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  4. Le jeux subtil de la baisse me semble assez facilement représentable. D’un coté nous avons les financiers et les politiques qui eux ne veulent pas que cela baisse de l’autre les producteurs qui savent que seul la baisse des prix leurs permet de capter de nouvelles part de marché. Nous sommes une fois de plus dans le conflit d’intérêt entre la nouvelle classe politico-financière et l’ancienne classe des entrepreneurs. Malgrè le fait que la finance ait capter un grand part du contrôle des entreprises nous savons qu’ils n’ont aucune aptitude a faire tourner la machine. Les financiers veulent une rentabilité rapide et se foutent pas mal du long terme se qui fini toujours par détruire les outils de production qu’ils ont acquis. Nos financiers sont donc face a une contradiction ils veulent plus de profits tout en détruisant a la fois l’outil de production et l’essentiel la capacité de consommation, le pouvoir d’achat. Et les politiques qui ne comprennent rien au commerce mais savent le racketté sont dans la même posture. Ils veulent de l’inflation pour pouvoir augmenter leurs recettes, TVA et autres. Mais oublient que dans le même temps tout leur coutera plus cher. Leur manoeuvre consiste donc en un statu quo qui bloque l’ensemble du système capitaliste mais aussi social, puisque la destruction des outils de productions leur coute cher, chômage et aide.
    Il est donc évident que continuer dans cette direction ne pourra pas se faire éternellement et qu’a un moment ou un autre il devront choisir de résoudre se dilemme si il veulent tout simplement survivre. Se qui a mon avis va créer de plus en plus de conflit entre le politique et le financier. Ou le politique devra choisir entre l’entrepreneur et le financier. Mais les entrepreneurs eux aussi on leur mots a dire. Beaucoup vont tenté de se libérer des financiers en limitant la place qu’il leur ont accordé dans le contrôle de leur entreprises. Les entreprises qui s’en sorte le mieux reste celle qui ne sont pas coté en bourse parce qu’elle n’ont pas a payer une dîme démesuré aux financiers qui les tiennent par les couilles, par l’endettement et la capitalisation.
    15% de dîme en moins c’est tout de même 15% de bénéfices en plus, c’est a dire une marge de manoeuvre a la baisse et donc une augmentation de la part de marché.

    J’encourage donc les vrais industriel et les politiques a réfléchir sérieusement a leur avenir et au notre, car nous sommes liés. Puisque pour vendre il faut des acheteurs solvables, maintenant que le crédit et mort. Se libérer des chaines de la finances semble être la meilleurs solution pour le système en entier. Puisque c’est bien cette finance et la politique de charognard et de chacals qui est a la source de tout les problèmes auquel le monde dans sont ensemble est confronté.

    Pour effectué la transition il faudrait que les entrepreneurs s’unissent et créer leurs propres système financier pour trouver les capitaux dont il ont besoin pour innover et se développer.
    Mais pour que cela fonctionne ils faudrait des gestionnaires honnête et scrupuleux. Cela doit bien se trouver.

    C’est une solution qui me semble intéressante a approfondir. Cela limiterait la concentration des pouvoirs de monopole et la stimulation de la compétition, plutôt que la triche qui consiste a dopé les bilans a grand renforts de crédit et de dîme.

    M’enfin ont peut toujours rêver 🙂 🙂 🙂

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  5. « il faudra bien qu’il y ait baisse ».C’est justement le problème de base:le ponzi ne tient que si le prix des actifs continue sa hausse.le système de retraite occidental explose si les actifs baissent.il ne peut donc y avoir de baisse.Je penche plutot pour soit des suspensions de cotation,soit des achats massifs d’actions et d’obligations de la part de toutes les banques centrales.Pourquoi pas une hausse des taux ET un gros QE?

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  6. Une question me taraude. Les banques centrales ont racheté des obligations à tour de bras, aux TBTF entre autres, lors des QE. Certaines obligations ne vaudront plus tripette bientôt ( déjà.) Comment les banques centrales vont-elles se refaire ( nettoyer leur bilan) sur le dos des citoyens ? Par le biais d’impôts supplémentaires ? Ou par quel autre moyen ? Car à la fin, il faudra bien que quelqu’un paye… ( nous, nos enfants… )

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  7. Selon un sondage publié dans « Die Zeit », 28 % des Allemands sont opposés au Grexit.

    58 % des Allemands sont favorables au Grexit.

    Autrement dit : 58 % des Allemands veulent que la Grèce sorte de la zone euro.

    Mercredi 17 juin 2015 :

    en Allemagne, le principal créancier européen de la Grèce, l’opinion publique devient de plus en plus hostile à la Grèce. Un sondage de l’institut Yougov, publié mercredi matin dans le quotidien « Die Zeit », montre que 58% des Allemands se prononcent pour un « Grexit », contre 28% qui s’y opposent et 14% qui n’émettent pas d’opinion sur le sujet.

    http://www.boursier.com/actualites/economie/grece-fini-de-jouer-28340.html

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  8. « nous avons le sentiment que nous vivons un moment historique. »
    Allons plus loins encore, affirmons le, ce sentiment c’est l’intuition intellectuelle qui bouleverse notre entendement du monde quant à sa course folle et sa radicalité d’exécution.

    J’avais un tel sentiment, quand adolescent, je dévorais tous les livres de la bibliotheque paternelle Ils concernaient les faits historiques de la 2eme guerre mondiale. Non seulement, j’avais l’intuition que dans un futur indéterminé j’aurais à vivre un « évenement » historique hors norme et en certains points probablement similaires, mais aussi, que cet « évenement » serait d’une portée si décisive pour l’Homme que l’on dirait, dans un futur postérieur, que celui-ci changea la face du monde… Une nouvelle époque, peut etre meme une nouvelle ère.

    Il n’y avait pas une dimension eschatologique perceptible, mais bien ontologique… ce qui me fit dire à l’époque: « ce n’est pas parcequ’on nait dans une démocratie qu’on y mourra. » Quand je vois l’Union Europeenne et la militarisation US, le glissement orwellien de la perfide albion…

    Non seulement, le nazisme était une idéologie politique mais encore s’appuyait elle sur un fond religieux dont les racines paganistes faisaient des orgies dyonisiaques et des marches nocturnes aux flambeaux une assise et une expression hautement symbolique du pouvoir et, in extenso, de la domination des esprits ,un idéal de puissance nihiliste…(Nietzsche), une fin en sois.
    Un modèle ontologique et spiritualiste de l’existence.
    Les maitres, par esprit de filliation, se sont transmis le flambeau qui illumine le monde d’une transgressive et subversive « sagesse ».

    « La période est historique parce que nous sommes en situation de transition entre deux mondes »
    Nous sommes à un carrefour de l’histoire, c’est un nouveau monde qui se profile, politiquement, socialement, financièrement, probablement aussi géopolitiquement avec l’émergence d’un front eurasiatique qui fera contre poids au pouvoir de l’occident.
    Le véritable changement, tout en profondeur, passera par la revolution laborale et l’introduction croissante de l’intelligence artificielle comme structure pivot de l’organisation socio-économique de demain. Le pouvoir des machines suivra la courbe exponentielle de la loi de Moore quant à l’intelligence artificielle.On aura savamment constitué les prérequis mémoriels fondés sur des expériences factices sensés fondés et organisés une structure pensante et agissante en droite ligne des interets et perceptions de ses créateurs. Le basculement du monde, acte ultime ou la destruction deviendra créatrice parcequ’ effective et clairement novatrice.

    « Un monde sous la crainte de la déflation et un monde ou les risques d’inflation sont en train de se réveiller. » constituent le point catastrophe ou les psychologies collectives réalisent le danger d’etre resté sur le Titannic sans avoir prévus un canot de sauvetage. La panique qui devrait s’en suivre aura un impact significatif sur l’inflation au delà certainement des attentes des maitres… la « great experiment » de John Law rappellera aux amnésiques que l’histoire comporte des schèmes identiques pour la raison simple que les « memes » sont des constructions psychologiques qui induisent des réactions similaires, au delà du temps et de l’espace ou se produisent les evénements.

    Bien entendus, les maitres ont peur de mal négocier le virage, il est raide et dangereux. On peut etre tenter de repousser la partie de Monopoly, et continuer à faire léviter les marchés,
    « pour maintenir cette surévaluation il suffit aux maitres d’entretenir habilement l’esprit de jeu, l’appétit pour le risque. Ce qu’ils savent faire admirablement », ils savent le faire parceque ce qui motive les lemmings c’est la perspective du gain, mais surtout fondamentalement c’est d’etre dans le jeu et sortir au dernier moment, ce moment qui précède la tonte générale… L’hybris et la cécité collective les enterrera!.
    Les maitres vont « driver » les lemmings jusqu’à siffler la fin de partie au moment ou personne ne l’envisagera…
    La contre partie, du jeu finissant , elle sera réservée à l’immense majorité d’épargnants pour laquelle un holocauste (1) lui a été destiné.

    (1) ici au sens de sacrifice par le feu pour les dieux…. les 1%.

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    • mes recherches sur la question énergétique et la soutenabilité de notre civilisation m’amènent à la même conclusion : ça passe ou ça casse, et c’est un peu quitte ou double je le crains.

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  9. Simple question : Je ne les excuses pas, mais que pourraient d’autre les élites ?
    après tout, elles protègent leurs intérêts non ? personne ne va le faire à leur place…

    Ca voudrait dire que ce ne sont pas les élites qui décident, mais « le système », la marche du monde, et que donc, il faut passer à une analyse systémique/cybernétique pour comprendre de quoi il retourne. Les élites n’étant qu’un maillon qui joue son rôle comme les autres.

    La situation actuelle serait la marque d’une perte de confiance mutuelle entre les différentes parties prenantes, que ce soit les élites vs les citoyens ou n’importe quel autre regroupement sociologique.

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