Marx avait compris le phénomène monétaire par Bruno Colmant
Marx avait compris le phénomène monétaire par Bruno Colmant
La monnaie représente du travail accumulé dans le passé, qui se négocie désormais sous forme de signes monétaires. Cette monnaie peut être son propre travail ou celui d’un autre, qu’on a réussi à valoriser.
Que se passe-t-il dès lors, lorsqu’on fait tourner la planche à billets, comme c’est le cas actuellement ? On favorise le travail à venir, puisque l’impression monétaire conduit à ce que chaque unité de travail future sera représentée par plus de billets que le travail accumulé.
Inversement, le capital qui est le reflet du travail passé et accumulé se déprécie. C’est pour cette raison que tant Marx que Keynes reconnaissent qu’en période d’inflation, l’impression monétaire excessive nuit au rentier et est globalement (et indirectement) favorable au travail.
Mais cette réflexion (dont je reconnais qu’elle est très approximative) en suscite une autre : si le coût de la monnaie, c’est-à-dire son taux d’intérêt, devient nul, comme c’est le cas actuellement au travers des injections monétaires, alors que le travail garde son coût (c’est-à-dire le salaire), ne risque-t-on pas d’exproprier le travail qui devient, en termes relatifs, plus coûteux ?
Cela pourrait conduire à un rééquilibrage favorable au capital et défavorable au travail, puisque la création monétaire (comme les dettes publiques que cette création monétaire finance) est dissociée de la production. C’est sans doute correct, jusqu’au moment où le coût de la monnaie incorpore une prime d’inflation qui rééquilibre le coût marginal des facteurs de production.
Marx est peut-être le meilleur adepte de la théorie quantitative. En effet, si la monnaie reflète une quantité de travail passé ou futur, l’impression monétaire ex-nihilo déprécie le travail accumulé passé et apprécie le travail futur. Sous cet angle, l’expansion monétaire s’assimile à l’inflation qui est néfaste au facteur de production « capital » et favorable au facteur de production « travail ».
SOURCE ET REMERCIEMENTS : LE BLOG DE BRUNO COLMANT
http://blogs.lecho.be/colmant/2012/12/marx-avait-compris-le-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-mon%C3%A9taire.html
Évaluez ceci :
19/12/2012 - Publié par The Wolf | Billet Invité, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Déflation, Echo, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette | Bruno Colmant, inflation, keynes, marx, planche à billets
4 Commentaires »
Poster un commentaire Annuler la réponse.
Bourse et Finance sur fond de textes, grogs et patates chaudes….
CONTACTS Email : LGAROULOUP@AOL.COMNouveau blog , nouvelle année, nouveau cycle ,nouvelle action…croix de bois, croix de fer, si nous mentons, nous allons en enfer…le regard est hagard mais l’écriture aussi…courte et acérée et souvent trop alambiquée, pressée par le temps, empressée d’embrasser l’actualité économique et financière…orthographe approximative….pensée sms pour une mise en lumière, un simple coup de projecteur sur un théâtre d’ombres financières témoins de nos passions et de nos désirs les plus obscurs…magnéto Serge et bienvenue donc à bord du radeau médusé: Capitaine "Devil"Virtual Lupus est à la barre du 1er site garanti 100% porno financier…parce qu’ici si on ne vous cache rien, on ne vous dit parfois, pas grand chose non plus….enfin en apparence….seulement en apparence…
le blog a lupus…un regard hagard sur l’écocomics et ses finances….
« Depuis que le Président Nixon a rompu le lien final entre le dollar et l’or, aucune monnaie majeure pour la première fois dans l’histoire n’a de connexion avec une commodity ». Milton Friedman, 1991.
« Il n’y a pas de moyen plus subtil et plus sûr de détruire les bases de la société que de débaucher la monnaie ». John Maynard Keynes,1920.
« Le papier monnaie sans ancrage s’est régulièrement avéré une malédiction pour le pays qui l’a employé ». Irving Fisher, 1921.
« Il y a de bonnes raisons de croire que la nature de la monnaie n’est pas vraiment comprise ». John Law, 1720.
« Nous pensons que si vous sapez les bases de la monnaie, vous sapez aussi les bases de l’économie. La difficulté est de définir quelle est la part de la structure de liquidités qui correspond à de la vraie monnaie » ; « la monnaie, je ne sais plus très bien ce que c’est ». Alan Greenspan, 2000.
« La liquidité, l’abondance monétaire, c’est quand on croit que l’on va vendre plus cher que l’on a acheté ». D. Kohn, 2003.
The Wolf international corporation edition est heureux de vous présentez ses bruits, cris et hurlements à l’oreille des Loups
Commentaires récents
OUTIL D’AIDE POUR UNE RECHERCHE FACILITEE D’ARTICLES OU DE THEMATIQUES PRESENTS SUR LE BLOG
Les Derniers articles de Bruno Bertez
Un peu d’humour, dans la série des idiots utiles, Mélenchon un transfuge du PS…
Au bout du chemin, la servitude, merci Monsieur Rehn
La déflation est bien là mais elle est inégale
Le Rogoff-gate, une aubaine pour les socialistes
Le retour des forces déflationnistes est incontestable
Changer de chef ? Non, changer de France !
Que faire face aux maîtres du monde ?
Quand les aveugles pilotent à vue
Le plan secret des maîtres du monde
Politique, chute de Hollande, attention danger !
Quelque chose change, les craquements se précisent
La fraude est-elle un mal français ?
Tout est prétexte à plus d’étatisme
Les socialistes fautent, ce sont les autres qui paient!
Nos Coups de Projecteur et Nos Brèves!!!
-
Nos derniers Articles
- Mieux vaudrait éviter la tondeuse lorsqu’il s’agit d’investissements par Bill Gross( Pimco) 24/05/2013
- Les 750 milliards d’euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l’Europe 24/05/2013
- Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Quand les Abénomics se font Seppukunomics!!! 24/05/2013
- Immobilier: L’inquiétant marché chinois 24/05/2013
- Politique Friction du Jeudi 23 Mai 3012 : le sacré scrotum de Marine par Bruno Bertez 23/05/2013
- Nicolas Doze/BFM – Affaire Tapie : Christine Lagarde bientôt mise en examen ? 23/05/2013
- Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens" 23/05/2013
- Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 23 Mai 2013: Déclaration de Bernanke ou Quand les "green shoots" voient…rouge par Bruno Bertez 23/05/2013
- Chine: la statistique qui jette un nouveau froid 23/05/2013
- Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 22 Mai 2013 : Une "englande" est plus dangereuse qu’une bulle par Bruno Bertez 22/05/2013
- Merkel Uber Alles? L’Allemagne devient un paradis fiscal!!! 22/05/2013
- Philippe Béchade/BFM : "il n’y aura aucune reprise au Japon" – 22 Mai 2013 22/05/2013
- Humeur de Loup du Mercredi 22 Mai 2013 : Cahuzac, y en a marre! Par Bruno Bertez 22/05/2013
- Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez 21/05/2013
- Apple, roi de l'évasion fiscale offshore 21/05/2013
Nos Articles les plus consultés
-
Calendrier 2009/2012
Archives
- mai 2013 (76)
- avril 2013 (92)
- mars 2013 (139)
- février 2013 (117)
- janvier 2013 (199)
- décembre 2012 (187)
- novembre 2012 (179)
- octobre 2012 (205)
- septembre 2012 (116)
- août 2012 (117)
- juillet 2012 (93)
- juin 2012 (91)
- mai 2012 (94)
- avril 2012 (82)
- mars 2012 (128)
- février 2012 (157)
- janvier 2012 (183)
- décembre 2011 (242)
- novembre 2011 (256)
- octobre 2011 (275)
- septembre 2011 (187)
- août 2011 (220)
- juillet 2011 (178)
- juin 2011 (190)
- mai 2011 (141)
- avril 2011 (189)
- mars 2011 (190)
- février 2011 (152)
- janvier 2011 (86)
- décembre 2010 (51)
- novembre 2010 (64)
- octobre 2010 (115)
- septembre 2010 (194)
- août 2010 (214)
- juillet 2010 (186)
- juin 2010 (233)
- mai 2010 (242)
- avril 2010 (247)
- mars 2010 (248)
- février 2010 (261)
- janvier 2010 (248)
- décembre 2009 (160)
- novembre 2009 (145)
- octobre 2009 (149)
- septembre 2009 (115)
- août 2009 (84)
- juillet 2009 (104)
- juin 2009 (95)
- mai 2009 (103)
- avril 2009 (73)
- mars 2009 (45)
Les Articles classés par catégorie
- 27371 (20)
- A Chaud!!!!! (264)
- A PROPOS (31)
- Afrique (6)
- Agefi Suisse (436)
- Agences de Notation (119)
- Alerte Rouge (2)
- Allemagne (83)
- Analyse d'un secteur économique particulier (85)
- Analyse Technique (149)
- Another BRIC in the Wall (4)
- Art de la guerre monétaire et économique (1269)
- Asie hors émergents (221)
- Japon (51)
- Asset Manager (7)
- Assurances (42)
- Atlantico (20)
- Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise (872)
- Australie (5)
- B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux) (87)
- Banque Mondiale (2)
- Banque Pratique (43)
- Barron's (11)
- Behaviorisme et Finance Comportementale (882)
- Belgique (2)
- BFM (296)
- Bilan (2)
- Billet Invité (35)
- Bloomberg (164)
- Bordier (27)
- Boston Consulting Group (5)
- Bourse Pratique : Cout, fiscalité et autres mignardises…. (83)
- Boursier.com (7)
- Brazil (2)
- Brèves de Trottoirs (124)
- Canada (61)
- Carmignac Gestion (39)
- Cela se passe près de chez vous (10)
- Challenge (4)
- Changes et Devises (1050)
- Chinamerica (604)
- Chypre (32)
- Citigroup (22)
- Coface (2)
- Commentaire de Marché (1938)
- Consommation (64)
- Crédit Consommation (57)
- crédit crunch (150)
- Cycle Economique et Financier (1174)
- Déflation (411)
- Deloitte (1)
- Der Spiegel (77)
- Douce France (1017)
- Droit, propriété, propriété intellectuelle (250)
- Echo (150)
- Egan Jones (14)
- Emploi, formation, qualification, salaire (494)
- Epargne court terme + Principaux repères de l'Epargne (29)
- Ernst & Young (16)
- Espagne (28)
- Etats-Unis (2060)
- Europe (2226)
- Fidelity (7)
- Financial Times (396)
- FitchRatings (25)
- FMI (100)
- Fonds Souverains (36)
- Formation a la gestion de portefeuille (662)
- Généralités et Inclassables (75)
- Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules…. (459)
- Globe and Mail (1)
- Gold et Métaux Précieux (410)
- Grèce (7)
- Hedge Funds, Private Equity… (310)
- Humeurs de Loups (51)
- Idées Courtes, Idées Fausses (265)
- Immobilier (423)
- Inde (6)
- Indicateur des Marchés (1661)
- Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette (828)
- Innovation Technologique, scientifique ou financière (294)
- Investissements alternatifs: vin, bois , art… (15)
- Irlande (1)
- ISAG (10)
- Islande (3)
- Italie (20)
- JDF (61)
- KPMG (1)
- L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous (2402)
- l'hérésie keynésienne (872)
- La Chanson du Dimanche (19)
- La Réflexion du Jour (57)
- La Tribune (28)
- L’expansion.com (17)
- Le Chiffre du Jour (29)
- Le Figaro (16)
- Le Graphique du Jour (1473)
- Le Monde (163)
- Le Nouvel Economiste (5)
- Le Point (1)
- Le Revenu (1)
- Le Spectacle de la Société (1)
- Le Temps (667)
- Les Affaires (11)
- Les Clefs pour Comprendre (110)
- Les Echos (54)
- Les Editos (148)
- Les Tribulations de la Kleptocratie (796)
- Les Vertus du Capitalisme (189)
- Les Vices du Capitalisme (251)
- Libéralisme (231)
- Marché Obligataire (1363)
- Marchés Financiers et Boursiers Actions (1470)
- Matières Premières (691)
- McKinsey Global Institute (19)
- Mister Market and Doctor Conjoncture (36)
- Mon Banquier est Central (2321)
- Monétarisme (593)
- Mondialisation (509)
- Moody's (32)
- Morningstar (21)
- Moyen Orient (11)
- New Normal (9)
- Normes Comptables et Règles Prudentielles (466)
- NYT (64)
- NZZ (20)
- OCDE (12)
- On a lu, vu et entendu (22)
- OPCVM et Gestion Collective (112)
- Pays Emergents (447)
- Argentine (4)
- Pictet (7)
- Pimco (40)
- Politique Friction (78)
- PricewaterhouseCoopers (7)
- Project Syndicate (58)
- Répression Financière (244)
- Reaganomics (51)
- Regulation des Marchés (328)
- Retraite, Démographie et Vieillissement (202)
- Reuters (556)
- RFI (42)
- Ria Novosti (9)
- Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires (913)
- Royaume Uni (33)
- Russie (32)
- S&P (49)
- Schroders (4)
- Shadow Banking (58)
- Slovènie (1)
- Statistiques et Modèles Mathématiques (136)
- Suisse (172)
- The Economist (220)
- The Telegraph (9)
- Trading à «haute fréquence» (16)
- Trappe à Dettes (1512)
- Trends (38)
- Wall Street Journal in french (517)
- Zinzins (institutionnels) et Eléphants (156)
OUTIL D’AIDE POUR UNE RECHERCHE FACILITEE D’ARTICLES OU DE THEMATIQUES PRESENTS SUR LE BLOG
Vous avez la Parole!!!
MAINTENIR LE CONTACT
VOS VISITES / MERCI A TOUS
- 4,634,380 CONNEXIONS
FLUX RSS
FAITES UN DON SOUTENEZ CE BLOG
-
Nous cherchons à comprendre:
- Comment on en est arrivé là où on est?
- Quel est le jeu des forces en présence?
- Quels sont les éléments-clefs, fondamentaux, non circonstanciels qui ont produit cette situation?
- Quelle peut être l’issue spontanée, l’évolution, si on ne se donne pas l’illusion de maitriser?
- Quels sont les choix possibles si on veut intervenir, s’en mêler?
- Quels sont les conséquences possibles, les conséquences non voulues, positives ou négatives?
- Quels sont les coûts, et pour qui, qui paie?
- Quelles sont les conséquences systémiques, comment risque de se modifier le système?
-
La kleptocratie, masque de l’Etatisme et du Socialisme
"L'indépendance des Banques Centrales face aux Etats est un mythe. "
"La dérégulation, la Classe kleptocratique , la capture des Etats."
"Le Liberalisme et le Capitalisme victimes de la Kleptocratie."
NOS RECOMMANDATIONS BLOGESTES
- Agefi Suisse Quotidien de l’Agence économique et financière à Genève
- Argentum-Aurum-Europa Le Gold sous toutes ses formes , revue de presse et mines d’infos pour tout ce qui concerne l’Or de part le monde….
- Atlantico Un vent nouveau sur l’Info
- Aux Infos du Nain Méta revue de presse de l’info éco
- Avant Garde Economique Reportages et interviews vidéos des meilleurs économistes, historiens et analystes indépendants.
- Béquilles Le Blog de Jean Claude Péclet
- Bespoke/ Think Big
- Business Insider/ Money Game
- Chronique des Matières Premières Céréales, minerais ou pétrole, les ressources naturelles sont au cœur de l’économie. Chaque jour la chronique des matières premières décrypte les tendances de ces marchés souvent méconnus.
- Crashdebug.fr L’Actu sans détour
- Dissonance Un Autre regard sur la Russie
- Dshort.com Le Blog de Doug Short
- Eric Sprott en français Coup d’oeil acéré sur les Marchés par Eric Sprott et David Baker
- Fair Trade/ Le Blog de Jennifer Nille Ce blog veut essayer de faire découvrir le monde obscur du trading. Il veut décrire comment les dark pools, algo-traders, MTFs,… fonctionnent, et ce qu’ils entraînent comme changement sur les marchés. Les autres acteurs (régulateurs et Bourses trad
- Faits et Analyses Economiques Savoir pour agir
- Forum Monètaire de Genève Pour la Paix et le Developpement
- Frogonomics Commentaire et analyse de l’actualité économique par des universitaires français
- Global Macro Monitor We anticipate, monitor, and comment on market moving global economic and geopolitical issues. No dark side brooding, no wanting the world to end, no political rants. Traders, investors, policymakers, or market observers can’t afford to ignore us.
- Immobilier-Finance-gestion Le marché immobilier : articles, réflexions, études, indicateurs de tendance, courbes de Friggit, avantages fiscaux. La bourse, l’économie, la finance et votre retraite.
- Institut Coppet Que l’Etat se borne à être juste nous nous chargeons d’être heureux….
- Institut des Libertés Think Tank Libéral
- Investment Banker Paris.com Commentaires sur l’évolution de l’industrie de la Finance ainsi que du Corporate and Investment Banking(CIB)
- L.I.E.S.I. LETTRE D’INFORMATIONS ÉCONOMIQUES STRATEGIQUES INTERNATIONALES
- La Vitre Cassée Le titre de ce blogue, “La vitre cassée”, n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence au Sophisme de la vitre cassée exposé par Frédéric Bastiat dans son célèbre essai publié en 1850: Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.
- Le 33 Rue de la Républque Blog d’actualité en ligne indépendant
- Le Blog D'Acrithène Un décryptage des vertus du marché
- Le Blog de Bruno Colmant L’objectif de son blog est de clarifier certains débats économiques avec un angle d’approche différent. Les sujets traités relèvent essentiellement des problèmes de dettes et déficits publics, de gestion des devises et de fiscalité.
- Le Blog de François Schaller Sur la compétitivité de la France
- Le Blog de Guy Wagner actualité et analyse des Marchés financiers
- Le Journal du Siècle Revue de Presse Alternative
- Le Minarchiste Perspective d’un économiste Québécois sur l’actualité.
- Les bonnes questions Pour ceux qui ont encore la curiosité de se poser les bonnes questions
- Les Crises.fr / Le Blog d'Olivier Berruyer Des Images pour comprendre
- Les Editos au Point de Pierre-Antoine Delhommais
- Les Editos à la Presse de Richard Dupaul
- Les Moutons enragés Les moutons en ont marre, ils s’informent!
- Les Observateurs.ch Une vision de l’actualité suisse libérée de la pensée unique.
- libertarien Blog politique d’un Net-entrepreneur
- Mish en Français Global Economic Analysis
- News 360x Le News Vidéo
- Objectif Liberté Kill The Decline ! par Vincent Bénard
- Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie L’actualité économique et financière analysée sans concession ni langue de bois
- Qui perd gagne Un incontournable de la Bourse, Economie et Finance
- Sam Révolte Je crois au pouvoir de l’information, qui rend le monde meilleur. [Veritas liberabit nos] ☞ The world is yours ! ☜
- Shadow Government Statistics Analysis Behind and Beyond Government Economic Reporting
- Testosterone Pit/ Le Blog du Wolf Richter!!! where the truth comes home to roost
- The Big Picture Le Blog de Barry Ritholtz
- The Economic Collapse Are You Prepared For The Coming Economic Collapse And The Next Great Depression?
- Time to Think Entrez dans un monde d’opinions
- Visions Et Perspectives 2020 Pour un après 2015: visions économiques et chemins pour y arriver..
- Zerohedge On a long enough timeline the survival rate for everyone drops to zero
MAINTENIR LE CONTACT
FLUX RSS
NOS DERNIERS TWEETS et RETWEETS
- RT @bertdesparre: The Bertille de Sparre Daily is out! paper.li/bertdesparre/1… ▸ Top stories today via @jdverdiere @XavierBiseul @lupus2 2 hours ago
- RT @kamokireol: Immobilier: L’inquiétant marché chinois wp.me/psQMo-e9J via @lupus2 2 hours ago
- Mieux vaudrait éviter la tondeuse lorsqu’il s’agit d’investissemen ts par Bill Gross( Pimco) wp.me/psQMo-e9L via @lupus2 2 hours ago
- Mieux vaudrait éviter la tondeuse lorsqu’il s’agit d’investissemen ts par Bill Gross( Pimco) wp.me/psQMo-e9L 2 hours ago
- RT @loindevant: Immobilier: L’inquiétant marché chinois feedly.com/k/18o8JPF 4 hours ago
- RT @News360x: Philippe Béchade : Le flash crash du marché japonnais - 23 Mai 2013: youtu.be/WEHud9U5JCU via @youtube 4 hours ago
- RT @News360x: Politique Friction du Jeudi 23 Mai 3012 : le sacré scrotum de Marine par Bruno Bertez... fb.me/2kkfEMivy 4 hours ago
- @L__romain c tout a fait exact!!! bon week end à vous 4 hours ago
- @L__romain 500 pour la périphérie de la zone euro et quand mème 250 pour les autres!!! 5 hours ago
- Les 750 milliards d'euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l… wp.me/psQMo-ea3 via @lupus2 5 hours ago
- Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Quand les Abénomics se font Seppukunomics!!! wp.me/psQMo-e9S via @lupus2 7 hours ago
- Entretien Atlantico/ Bruno Bertez: Quand les Abénomics se font Seppukunomics!!! wp.me/psQMo-e9S 7 hours ago
- Les Abenomics vont-ils tourner court ou sauver la planète ? | Atlantico po.st/PFlyrl via @po_st 9 hours ago
- RT @Critiswiss: Immobilier: L’inquiétant marché chinois wp.me/psQMo-e9J via @lupus2 14 hours ago
- Immobilier: L’inquiétant marché chinois wp.me/psQMo-e9J via @lupus2 15 hours ago
- Immobilier: L’inquiétant marché chinois wp.me/psQMo-e9J 15 hours ago
- Est l'économie de l'Amérique étant soviétisés? | Zéro Hedge zerohedge.com/news/2013-05-2… 16 hours ago
- As Of This Moment Ben Bernanke Own 30.5% Of The US Treasury Market... And Will Own All By 2018 | Zero Hedge zerohedge.com/news/2013-05-2… 16 hours ago
- Cela sera t il de l'inflation ou de la déflation? La réponse pourrait vous surprendre | Zéro Hedge zerohedge.com/news/2013-05-2… 16 hours ago
- Politique Friction du Jeudi 23 Mai 3012 : le sacré scrotum de Marine par Bruno Bertez wp.me/psQMo-e9x via @lupus2 16 hours ago
THE WOLF

"Le sexe, la drogue et le rock and roll sont au jeune fou ce que les textes, le grog et les patates chaudes sont au vieux Sage"
" Mieux vaut une fin terrifiante qu’une terreur sans fin "
"Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort… Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche"
"Ce qui ne peut perdurer finira forcément par cesser"
"Celui qui a péché par la Dette doit périr dans la Dèche"
« L’Ultraliberalisme et le Néokeynésianisme sont les deux faces d’une même pièce : Une sorte d’immense farce tragico-comique »
BRUNO BERTEZ
"Le Pouvoir et les richesses, à l'échelle de l'histoire passent toujours de ceux qui y ont titre à ceux qui y ont droit et le droit c'est le droit du plus fort"
« La valeur de l'or n'est pas liée a la tradition c'est plus fondamental que cela
L'or fait partie des archétypes qui constituent l'esprit humain au sens de Carl Jung et des alchimistes L'or est un symbole et c'est pour cela qu il est éternel
L'éternité du métal ne réside pas dans sa matière mais dans son caractère symbolique ancré dans l'âme humaine il est éternel et universel dans l'esprit humain
Mais pour comprendre cela il faudrait que Bernanke ait une culture !
L'or , le soleil, l'arbre , l'eau etc sont non pas des réalités concrètes mais des réalites symboliques qui peuplent et constituent le fond de la psyché partout et de tous les temps ! »« Bernanke et Geithner veulent ce qu’ils appellent « un dollar fort ». Mais dans leur pensée et dans leur conception, un dollar fort ce n’est pas comme on le croit un dollar cher. C’est un dollar qui impose sa loi, c’est un dollar que l’on force à accepter, un dollar que l’on continue de stocker. Bref, un dollar qui, négativement, faute d’alternative et à la faveur de la puissance militaire, continue de bénéficier de son rôle de monnaie impériale, de safe-haven. Ils veulent un dollar à la fois faible en prix mais en même temps roi ».
”Les gens, y compris les économistes ont du mal à considérer et à comprendre que les états souverains sont des agents économiques comme les autres; soumis aux mêmes lois de la valeur , de la rareté et de la comptabilité; simplement ils sont plus gros que les autres et se sont octroyé le droit de tricher”
“Dans les temps anciens, les Banquiers prêtaient aux Rois, aux Souverains. Incapables de se modérer, les Souverains se su rendettaient et se mettaient en situation de défaut de paiement. C’est alors que les Banquiers faisaient pression sur le Roi, lui dictait sa politique fiscale. Placés sous tutelle, les Souverains pressuraient le peuple pour honorer les créances des Banquiers. Les Banques Centrales ont été créées pour aider les Banquiers à faire le plein de leur créances en ajoutant à l’impôt visible , l’inflation tax invisible. Quand la Banque Centrale octroie de l’argent à un Banquier, elle dilue l’argent qui se trouve dans les mains des citoyens. L’histoire de la Great Experiment de John Law, n’est rien d’autres que celle là, poussée à sa plus extrême limite, c’est le modèle de la Great experiment de Greenspan, puis Bernanke; la bulle de la Compagnie du Mississipi est l’ancêtre de toutes les bulles car elle a été soufflée volontairement, cyniquement ».
NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS….SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON
Dansez avec les Loups!!!
Retrouvez la Play List musicale du Blog A Lupus….Play LOUD!!!!
Site info
le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….Thème : Personnalisé Andreas04 par Andreas Viklund. Propulsé par WordPress.com.








































NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS....SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON


Colossal sujet que l’épistémologie monétaire … Mais combien déterminant ! … lors d’une récente rencontre avec Jean-Marc Daniel à l’ESCP , nous convenions de la remarquable densité du travail de P. Fabra sur le sujet ("l’Anticapitalisme") où les approches ricardienne et marxiste de la valeur sont particulièrement bien mises en parallèle … Personnellement, je me souviens d’un physicien qui suivait les cours d’épistémologie à l’ULB (Prigogine et Allen) … Sa conclusion était que le socle ultime de la monnaie est constitué par les biens communs stables … Je ne dispose malheureusement plus de son analyse d’une vingtaine de pages (qui n’a jamais été publiée) mais il m’avait convaincu … Par la suite, nous avions eu une discussion sur le sujet avec Robert Henrion , qui tendait vers les mêmes conclusions …
Je profite de l’occasion pour saluer vos efforts , cher Bruno Colmant, qui ne cessez d’alimenter et d’élargir les débats essentiels avec beaucoup d’ouverture d’esprit et de volonté constructive …
En vous souhaitant par la même occasion que vous gardiez cette même volonté et cette même énergie pour 2013 car elle en aura bien besoin …
Très cordialement,
Thierry Lenfant
Je cherche à comprendre. . .
D’accord pour la mise en évidence de la dépréciation du capital accumulé par le travail passé: mon père était un campagnard allemand pendant l’hyper inflation de Weimar et l’avait remarqué.
Son constat : effectivement les retraités, ceux qui avaient investi dans l’immobilier locatif, se sont suicidés par milliers. A une échelle de temps plus rapprochée, allant jusqu’au travail de la veille, il me citait un ami à lui, artisan fabricant du matériel agricole, qui avait vendu une machine à crédit. Le dernier versement lui permit juste de payer l’apéro ce jour là.
Mais ça ne profitait manifestement pas au travailleurs, aux banlieues ouvrières proches, dont les enfants parcouraient en hordes les champs avoisinants, à la recherche de légumes et de plantes fourragères que leurs parents les envoyaient piller pour pouvoir manger.
Car en détruisant le capital, l’hyperinflation coupait ainsi l’herbe sous le pied de l’hypothétique « travail futur », qui se traduisait alors par « chômage ». Le camarade artisan, par exemple, ne pouvait plus se réapprovisionner en matière première et devait cesser son activité, comme des milliers d’autres. . .
La planche à billets n’est donc pas la panacée, même pour le plus grand bonheur du prolétariat, car de Weimar à Mugabe, ses effets semblent constants.
Conclusion: la rotative en folie fait que le capital passé s’est évanoui, et les tonnes de papier représentent la valeur d’un travail futur qui ne voit jamais le jour. Donc Zéro: on le savait de puis les assignats de la république totalitaire de 1794.
Je me trompe ?
Mercredi 19 Deembre 2013 .Sur la conception de la monnaie chez Marx
Je ne souhaite pas ouvrir un débat sur la monnaie et la valeur. Ce sont débats de spécialistes qui, à mon avis, n’ont pas leur place dans un blog, spécialisé certes, mais grand public.
Je souhaite, pour ceux qui seraient excités par la curiosité intellectuelle de ce débat, remettre quelques points en perspective. Cette remise en perspective étant faite avec les textes de Marx sous les yeux.
Les cent premières pages du Capital sont décisives. Ce sont elles qui donnent les articulations pour comprendre toute la suite de la pensée de Marx.
Lénine écrit : « on ne peut complètement comprendre Le Capital et en particulier son premier chapitre sans avoir étudié et compris toute la logique de Hegel. Pas un marxiste n’a compris Marx, un demi-siècle après lui ». Citation extraite de Cahiers sur la dialectique de Hegel p.251 Ed. Gallimard 1967.
Donc, rien que ceci doit mettre la puce à l’oreille sur les interprétations que l’on peut faire des travaux de Marx.
Lénine ajoute que le chapitre premier du Capital qui retrace La Genèse de la Forme Monnaie est fondamental. Pour lui, c’est le germe et la clé de la dialectique marxiste que Marx n’a pas eu le temps d’écrire.
Lénine précise qu’il existe une solidarité entre la genèse de la forme monnaie de Marx et l’exposition génétique du concept chez Hegel.
Ceci pour indiquer que nous sommes au cœur du problème de l’interprétation de Marx et surtout à quel point cela est complexe. On ne peut comprendre Marx que si on a assimilé Hegel et si on saisit bien le point où Marx part de Hegel pour le dépasser.
Par ailleurs, la monnaie est au centre de la réflexion de Marx, c’est par elle qu’il commence. Donc on ne peut faire l’économie de bien comprendre. Sinon on fait comme tous ceux qui parlent de Marx sans l’avoir étudié, on le rejette sans percevoir ses apports.
Dans le chapitre premier du Capital, Marx fait l’analyse de la marchandise, développe les formes de la valeur, et en dernier lieu, je souligne, au terme de ce cheminement, il lève le secret de la monnaie, de son caractère fétiche, de mutation en capital. A partir de là, il débouche sur sa théorie de la Plus Value qui lui sert de base pour sa théorie de l’exploitation des travailleurs.
Voici le cheminement de Marx.
La marchandise est la forme élémentaire de la richesse capitaliste.
C’est une réalité à double face.
C’est par la mise en équivalence des marchandises lors de l’échange que des produits distincts, différents, matériellement, se révèlent avoir quelque chose de commun, une essence identique, une quantité égale, qui les rend commensurables entre eux.
Marx ajoute ce quelque chose de commun entre eux c’est « la valeur ».
Seule l’existence de ce quelque chose de commun permet de les échanger et, inversement, ce n’est que dans l’échange que se montre cette essence identique.
Dès lors, entre la marchandise comme valeur d’échange et la marchandise comme produit matériel, se produit un dédoublement, une scission. Et voilà le point central: la marchandise présente une forme nature qui lui donne une valeur d’usage et une forme valeur qui est un rapport social tout à fait distinct de son existence matérielle.
Cette valeur, ce quelque chose de commun n’est pas une propriété naturelle des choses, il faut quelque chose qui rendent les marchandises réductibles entre elles, et Marx considère que ce ne peut qu’être que le Travail.
C’est par leur qualité commune de produits du travail humain que les marchandises sont, deviennent, comparables entre elles.
Elles s’équivalent en tant que cristaux de cette substance sociale commune. Le travail humain.
La substance de la valeur est le travail, la mesure de la valeur est le travail, la durée du travail, etc.
Ensuite, Marx étudie l’évolution de la forme valeur.
Quand on réalise un échange, on trace une équivalence, on dit ceci vaut cela. Dans l’échange, deux choses différentes sont posées comme équivalentes, dit Marx.
Puis, il explique comment on passe de l’échange simple entre deux marchandises à l’échange complexe qui met en jeu de multiples marchandises. Puis il montre comment une forme générale de la valeur se dégage des autres et devient l’équivalent unique dans lequel s’exprime la valeur de toutes les marchandises.
On passe donc de l’équivalence simple de deux marchandises, un système d’équivalences multiples, puis à un système où se dégage un équivalent commun à toutes les marchandises et c’est la naissance de la forme monnaie.
Cette forme monnaie est ainsi née, elle s’est dégagée de tous les processus d’échange parce qu’elle a quelque chose de commun avec toutes les autres marchandises, elle a une valeur, elle contient du travail cristallisé.
C’est un processus historique que décrit Marx et, en même temps, un processus logique.
Et cette monnaie, c’est l’or. L’or s’est dégagé comme forme générale de la valeur, la forme monétaire de la valeur, l’équivalent général des marchandises.
Mais ce n’est pas l’or en lui-même qui devient cet équivalent général, ce n’est pas l’or en tant que valeur d’usage non, surtout pas, c’est l’or en tant que forme, équivalent général. Le caractère de l’or ne provient pas de sa valeur d’usage, ce qui montre bien l’imbécilité de ceux qui se réfèrent aux usages de l’or pour étudier sa valeur, non, le caractère de l’or provient uniquement de sa valeur d’échange et du processus historique qui y a conduit. Marx insiste, son rôle vient « plus précisément de sa forme valeur ».
La forme valeur est un rapport social qui passe pour un rapport des choses entre elles. Et c’est là où on voit que l’opposition avec les Autrichiens est plus complexe qu’il n’y parait.
Et c’est là où effectivement il faut approfondir l’épistémologie de Marx, qu’est-ce donc que ce rapport social dont il parle.
Où se trouve la trace, l’empreinte de la valeur, si elle n’est pas dans les choses elles mêmes? Dans la société, dans les structures inconscientes de la société, dans la tête des gens, dans la logique même qui fait de nous des êtres pensants?
Et là, le travail ne fait que commencer, pour ceux, bien sûr, qui cherchent à comprendre l’apport scientifique de Marx et cherchent à le séparer de sa déformation idéologique.
Donc faire référence à Marx pour analyser la « MONNAIE ACTUELLE » n’a aucun sens car Marx ne parlait pas de cette monnaie-là. De cette monnaie contingente qui est ce qu’elle est mais pourrait être autre chose. Il ne parle pas des « plays », des pyramides de dettes et de promesses, des Ponzi qui sont érigées sur la monnaie, l’or.
Marx parlait de cette monnaie qui s’est dégagée au fil de l’histoire et de la logique dialectique comme forme valeur, forme suprême de la valeur, l’or.
L’analyse du marxisme, à la lueur du concept clef chez Marx d’équivalences, débouche sur une interprétation que nous qualifierons de Symboliste. Symboliste au sens que nous utilisons régulièrement, c’est à dire comme prenant naissance dans l’âme humaine en tant que prise dans les symboles, comme trace qui, ensuite, s’articule entre un signifiant et un signifié.
La seule forme monnaie dans notre conception est donc l’or, laquelle forme est gravée dans l’âme humaine par l’histoire, de façon que l’on constate indélébile et universelle.
Cette forme est indestructible, ce n’est pas un malheureux inculte comme Bernanke qui y changera quelque chose, même s’il se prend pour un démiurge alors qu’il n’est qu’un illusionniste.
La crise, ce n’est rien d’autre que la manifestation de la Loi de la Valeur, le keynésianisme n’est rien d’autre que la tentative désespérée de repousser les limites imposées par la loi de la valeur à la reproduction du système à l’identique. La crise à mon sens est une crise aussi de la pensée c’est à dire de l’idéalisme économique américain. Une crise de disjonction entre les théories et les faits qu’elles sont censées permettre de comprendre. Les théories économiques ne rendent plus compte du réel.
L’ironie de la situation présente est que Bernanke, pour continuer à sauver le système issu de la financiarisation, accepte de tromper les gens et… de se rallier à la théorie marxiste de la crise de surproduction. Ce qui est, il faut le reconnaître, pathétique.
La thèse centrale Bernanke est que le risque est la déflation, ce qui signifie: le risque de baisse des prix, ce qui signifie un excès d’offre sur une insuffisance de demande. Bref, c’est la manière Diafoirus de suggérer que c’est une crise de surproduction, la fameuse prédiction de ceux qui n’ont pas assimilé le marxisme.
On voit bien que le traitement de Bernanke qui consiste à créer de la base money pour soutenir la valeur des dettes, empêcher qu’elles ne s’effondrent et que les taux ne montent, précipitant les souverains et les banques dans la faillite, on voit bien que ce remède ne fait quasi rien sur la demande. Et pourtant il est administré à très haute dose. Pourquoi ? Parce qu’il s’adresse à un autre problème que l’on cache mais qui se donne à voir en Europe, à savoir que les assets papiers, les dettes govies sont non honorables, que les Etats sont insolvables.
Les assets papiers, bonds souverains, puis obligations en général, puis high yield, puis actifs à risque comme les actions s’effondreraient si on ne soutenait pas la valeur, la pierre angulaire du système, les fonds d’Etat. Ceux sont eux, les fondations du système, des repos, de la création et du transfert de liquidités. Bref, du fractional banking actuel. Si les fonds d’Etat cessaient d’être soutenus par les Banques Centrales, alors les collatéraux s’effondreraient, ce serait le run sur le marché interbancaire, puis le run sur les dépôts par les particuliers.
Ce qui fait problème donc, ce n’est pas l’excès d’offre du système productif et l’insuffisance de demande, cela est un phénomène annexe; ce qui fait problème, c’est l’excès de papier, d’assets papiers que l’on ne peut honorer et que donc on doit soutenir par la création de base money, par la monétisation et que l’on doit stocker au bilan des Banques Centrales pour les neutraliser afin qu’ils ne fassent pas baisser les prix sur les marchés. Pas baisser les prix et monter les taux.
C’est cela le sens profond des interventions des banques centrales, des QE, des LTRO, des OMT, etc., soutenir la valeur des papiers en soutenant la pierre angulaire du système, les fonds d’Etat.
Donc ce que l’on a, ce n’est une crise marxiste de surproduction provoquée par l’excès d’offre et l’insuffisance de demande, ce que l’on a, c’est un excès de papier, de capital fictif. Cela est tout différent de l’excès de capacités productives. Le capital fictif, c’est la masse de papiers qui sont contrevaleurs, non pas d’usines, d’appareils de production, etc. mais qui sont contrevaleur de rien, de vent c’est à dire de promesse d’intérêt et de remboursement. La masse de capital constituée par l’accumulation des dettes depuis 30 ans est non-productive, fictive.
Soutenir sa valeur en créant encore plus de capital fictif, en faisant monter le prix des assets, ne fait que retarder l’échéance en la rendant plus douloureuse. Ces dettes accumulées constituent une masse qui a, en apparence, le statut de capital puisque prélevant un intérêt et exigeant de retrouver sa valeur, mais ce n’est pas un capital. Ce n’est pas une crise du capitalisme, c’est une crise de la ploutocratie, kleptocratie.
La crise n’est pas crise du capitalisme, elle est crise de la pratique des Banques Centrales, crise de la financiarisation, laquelle a produit un boulet dont il faut se débarrasser par l’euthanasie des dettes. Voilà pourquoi nous sommes pour le moratoire, les restructurations de dettes et contre l’austérité.
Pour ceux qui seraient intéressés par l’approfondissement de ces questions et qui s’interrogent sur le rapport qu’il y a entre d’un coté le travail philosophique de Marx et ses prolongements idéologiques nous livrons une piste.
A notre avis le glissement ideologique commence avec cette phrase de Engels lorsqu’il dit à propos du developpement de la forme "valeur".: "C’est l’ensoi de tout le truc bourgeois!"