Marchés Financiers et Boursiers Actions

La juste valeur c’est la valeur des Justes….

La juste valeur c’est la valeur des justes….Quand les méchants ne sont pas ceux que l’on croit… 

Aménagée ou pas, la juste valeur en matière comptable doit rester la règle…..Et la propension qu’ont certains, les Européens en particulier, a vouloir changer les règles du jeu en cours de partie  est effarante pour ne pas dire choquante…leurs arguments : trop pro cyclique et trop cher a mettre en place….

Il reste que la vraie régulation, la vraie moralisation des marchés passent par une  application unilatérale  des règles existantes (Reaganomics) et non par le fait de s’en inventer d’autres qui  vous donneraient  l’ame légère et l’impression d’avoir fait quelque chose…. Pas étonnant alors qu’un des seuls pays  respectueux de la règle de juste valeur  soit les Etats unis…La bas on ne transige pas avec sa conscience et passer a « confesse » ne suffit pas a vous absoudre de vos pêchers… pour  continuer ensuite le cœur allégé,  ses petits arrangements entre amis ….Rien de surprenant non plus me direz vous que cela se passe ainsi dans une Europe Socialiste ou l’entreprise  est inféodée aux faits du Prince et de son administration zélée et rutilante..

Alors et  pour paraphraser JOSICK D ESPRIT AGRICOLE  dont je vous invite à parcourir l’excellent  blog, certaines réflexions y sont parfois saisissantes de vérité : la FED  serait elle plus forte que le VATICAN ?? ou quand la morale des affaires rejoint la morale tout court….

Le lien vers le blog de l’excellent Josick

 http://amourpiegale3.blogspot.com/2009/03/la-fed-mieux-que-le-vatican.html

Et les compléments indispensables pour faire partie vous aussi des Justes… :

 EN SUIVANT PLUS D’INFOS :

 Controversée, la notion de juste valeur reste la meilleure méthode

Par Guido Andermatt*

Si elles veulent rétablir la confiance, les entreprises devraient continuer à publier leurs comptes selon le principe de la juste valeur, et non recourir à des méthodes qui occultent les réalités économiques

Depuis des années, la comptabilisation des instruments financiers pose problème aux institutions normalisatrices. Définir la méthode d’évaluation adéquate a toujours été difficile et reste controversé. Le principe de la comptabilité à la juste valeur a été appliqué dès le milieu des années 1990 pour les actifs financiers et, par la suite, pour les instruments financiers dérivés. Entre-temps, il est devenu un critère de base pour l’évaluation des actifs et des passifs financiers.

En 2007, le Financial Accounting Standards Board (FASB), l’instance normalisatrice américaine, a adopté une définition générale de la juste valeur: celle-ci doit correspondre au prix auquel un actif serait vendu ou un passif payé lors d’une transaction ordinaire, à la date où l’évaluation est effectuée. L’International Accounting Standards Board (IASB) n’a pas encore décidé s’il va reprendre ou non cette définition pour l’établissement des comptes selon les International Financial Reporting Standards (IFRS).

La crise des marchés financiers suscite un important débat quant à l’utilisation et au calcul des justes valeurs. En effet, la valeur des instruments financiers sur le marché – dérivés, emprunts hypothécaires et autres produits structurés – est exposée à l’illiquidité et à la volatilité des marchés. Actuellement, deux points font débat, le premier étant l’application ou non de la comptabilité à la juste valeur pour des marchés illiquides et le second étant le modèle d’évaluation pour la calculer.

Dans la situation des marchés du crédit, les évaluations à la juste valeur entraînent des corrections massives de valeur, corrections qui touchent surtout les acteurs de la branche financière et les banques.

Dans le contexte économique actuel, cette obligation d’évaluer à la juste valeur est critiquée par de nombreux acteurs du marché, car elle engendrerait, paraît-il, des erreurs injustifiées au niveau des résultats des entreprises, nuisibles à long terme. C’est pourquoi les détracteurs de cette méthode privilégient une réglementation selon laquelle seuls les bénéfices et les pertes réalisés devraient être comptabilisés.

L’illiquidité et la volatilité des marchés ont suscité des réserves quant à l’évaluation à la juste valeur. Certains ont ainsi demandé l’abandon provisoire de ce principe ou, du moins, son adaptation pour certains instruments financiers. Une autre proposition consiste à permettre aux entreprises d’appliquer leurs propres modèles d’évaluation, qui seraient fondés sur des scénarios à long terme ou moins volatils, au motif que la situation actuelle du marché serait anormale et les marchés irrationnels!

Pour l’heure, la juste valeur reste la méthode la plus efficace pour présenter la réalité économique selon les marchés. Si ce principe était abandonné ou remplacé par une autre méthode, les investisseurs devraient déterminer eux-mêmes la valeur actuelle des instruments financiers, démarche qui ne conduirait certainement pas à obtenir des valeurs plus fiables ni à permettre la reprise du marché.

En octobre 2008, le FASB a publié des explications sur l’évaluation à la juste valeur pour les marchés inactifs, qui ont été interprétées un peu partout comme un assouplissement des directives d’évaluation. Pourtant, il ne s’agissait en fait que d’une clarification des dispositions actuelles, selon lesquelles les justes valeurs doivent se baser sur des transactions ordinaires et non sur des prix «soldés».

Les défenseurs de la thèse selon laquelle la situation actuelle du marché est une anomalie ont peut-être raison. Si tel est le cas, le marché finira bien par le reconnaître, il reviendra alors à la normale et les évaluations seront à nouveau corrigées. D’ici là, nous encourageons les entreprises à maintenir et à publier leurs informations financières selon le principe de la juste valeur des instruments financiers.

Les investisseurs considèrent que l’approche de la juste valeur convient pour mesurer la valeur des instruments financiers. Mais, lorsqu’il est difficile de déterminer les prix de marché, les investisseurs et les entreprises émettent de sérieuses réserves quant à son application, dans la mesure où ce principe impose le recours aux prix de marché. Lorsque les prix de marché ne sont pas disponibles, les entreprises ont alors recours à des modèles de calcul. Ces modèles doivent malgré tout reposer sur des hypothèses reflétant les événements de marché actuels. Le recours à de tels modèles ne signifie cependant pas que les entreprises ont carte blanche pour masquer les événements actuels du marché.

Des réserves existent également quant aux conséquences à long terme de l’évaluation à la juste valeur. Or, ce n’est qu’après coup que nous saurons si certaines de ces évaluations représentaient convenablement ou non la valeur à long terme. Dans les états financiers, elles permettent néanmoins d’expliquer comment les événements actuels ont un impact sur les instruments financiers, ce qui apporte plus de transparence pour l’investisseur et le lecteur du bilan.

Au vu de la situation actuelle, les expériences ont – peut-être – provisoirement freiné le modèle d’évaluation à la juste valeur d’éléments non financiers. Cependant, ce principe reste la meilleure méthode pour déterminer la valeur des instruments financiers dans un bilan. Nous sommes d’avis que les méthodes d’évaluation qui occulteraient les réalités économiques ne seraient pas de nature à rétablir la confiance, alors que celles qui privilégient la continuité des principes d’évaluation et d’inscription au bilan devraient normalement le permettre.

Certes, nous pouvons comprendre que, pour certaines entreprises, il y a lieu d’examiner la possibilité effective de conclure ou non une transaction avec, dans quelques cas, le constat que le marché ne permet plus de finaliser une transaction pour certains éléments du portefeuille. Cela dit, si une entreprise décide de conserver des titres porteurs d’intérêt jusqu’à la prochaine reprise du marché, ou jusqu’à leur échéance finale, il pourrait être judicieux d’utiliser les possibilités de reclassement. Dans le contexte actuel du marché, les justes valeurs et leurs fluctuations sont transférées des bilans et comptes de résultat à l’annexe, transferts autorisés par l’IASB.

* Associé Audit, PricewaterhouseCoopers, Zurich.

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Mark to Market la Sec ne veut pas de suspension

WASHINGTON, 10 mars (Reuters) – La Securities and Exchange Commission (SEC) ne compte pas suspendre la très controversée règle de valorisation des actifs à la valeur du marché (mark-to-market), a déclaré mardi à Reuters une source proche du sujet.

Le bruit court que Washington songe à une suspension temporaire de cette règle comptable, laquelle a poussé les banques à enregistrer des milliards de dollars de dépréciations.

Une commission parlementaire doit examiner la règle en question jeudi.

Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a déclaré à ce sujet qu’il n’était pas favorable à une telle suspension, tout en reconnaissant le problème qu’il y a à valoriser des actifs dans des marchés très perturbés.

La bataille comptable redémarre

Par Emmanuel Garessus le temps mars 09

Avec la reconnaissance des normes IFRS par les Etats-Unis, l’heure de la convergence comptable avec l’Europe avait sonné. Les entreprises n’avaient plus qu’à payer le prix global de la transparence. C’était sans compter sur les clients eux-mêmes. Certaines entreprises apprécient très moyennement le coût des factures comptables. Le groupe zougois Bossard, une grande PME cotée en bourse (techniques de fixation), vient ainsi de rejeter les normes internationales et revenir aux normes suisses Fer. Le coût des normes IFRS dépasse les bienfaits de la transparence, dit-elle.

Sans doute, les grandes multinationales continueront d’appliquer les normes IFRS, mais Bossard a le mérite de relancer le débat sur les mérites et les coûts de l’instrument de transparence que sont les normes IFRS.

L’Europe avait décidé d’appliquer les normes IFRS en 2005. La recherche financière dispose donc de nombreux travaux. Les investisseurs ont réagi favorablement à ce changement, selon un travail de l’université de Harvard(1). La réaction est logiquement supérieure pour les sociétés dont la qualité de l’information était plus modeste préalablement. Cependant même les groupes à la pointe de l’information ont aussi réagi positivement.Les investisseurs apprécient en effet les bénéfices d’une convergence comptable.

Une autre recherche(2) se penche sur la manière dont les investisseurs ont réagi au changement comptable. L’arrivée de l’IFRS s’est traduite par une réaction plus forte de l’action aux informations sur le bilan (book value) que sur le bénéfice net.

Les auteurs observent une meilleure reconnaissance des actifs intangibles (goodwil, brevets, droits) et du bilan en général, alors que l’abondance de postes transitoires (effets extraordinaires) limitent l’importance du bénéfice déclaré.

Un travail original de l’Université de Caroline du Nord(3) puisqu’il est le premier du genre, tente de savoir si le changement de normes comptables exerce un impact sur le contenu même de l’information des entreprises.

Leur analyse porte sur 8447 sociétés de 27 pays et un total de 28 143 annonces de bénéfices. L’adoption d’IFRS (16 pays) se traduit par une augmentation du contenu de l’information par rapport aux 11 pays qui conservent les normes domestiques. Cette augmentation se mesure par la volatilité du rendement lors de la présentation du bénéfice. Elle est frappante dans les pays scandinaves, l’Allemagne et la France. Il n’y a par contre guère de différence dans les pays anglo-saxons puisque leurs normes comptables étaient déjà proches de l’IFRS.

Daske montre lui que la liquidité de l’action et la valeur boursière (mesurée par le Tobin Q) augmentent au moment de l’introduction de l’IFRS tandis que le coût du capital diminue.

La discussion va sans doute se poursuivre sur les mérites mêmes de IFRS. La réaction de Bossard montre que la mosaïque des travaux de recherche devrait s’élargir à l’avenir aux sociétés qui reviennent aux normes domestiques. Et elle devrait distinguer entre les différentes tailles des sociétés et les secteurs.

(1) Market reaction to the adoption of IFRS in Europe, C.Armstrong, M.Barth, A.Jagolinzer, E.Riedl, Harvard University, Working paper, sept 2008

(2) Have IFRS changed how investors respond to earnings and book values? Leif Atle Beisland (Université de Agder), Kjell Henry Knivsfla (Université de Norvège), janvier 2009

(3) The information content of annual earnings announcements and mandatory adoption of IFRS, Wayne Landsman, Edward Maydew, Jacob Thornock, février 2009

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Mardi 31 mars 2009  
Mark-to-market –  agefi
La fronde s’organise contre la juste valeur
Le principe de juste valeur est de plus en plus accusé d’accentuer les effets dépressifs de la crise financière et économique.
Le nombre de détracteurs de la comptabilité en juste valeur (mark-to-market) ne cesse d’augmenter en Suisse et ailleurs depuis l’effondrement financier de 2008. En France, par exemple, le CEO d’AXA, Henri de Castries, et son ancien président, Claude Bébéar, sont des pourfendeurs de cette pratique comptable qui a probablement accentué la crise en obligeant les entreprises à inscrire dans leurs comptes la valeur de leurs actifs en temps quasi-réel. Pour le Républicain américain Newt Gingrich, cette obligation doit même être levée immédiatement! Un système mark-to-modelLa pression croissante est perceptible, notamment de la part de la Communauté européenne. Les critiques se concentrent sur le caractère pro-cylique de la juste valeur et sur l’insuffisante information fournie par les normalisateurs pour évaluer des instruments financiers dans des marchés inactifs ou illiquides. Des voix s’élèvent pour appliquer des modèles propres basés sur les flux de trésorerie nets futurs de tels actifs, plaidant ainsi pour un système mark-to-model. Acculés, le FASB (Financial Accounting Standards Board), le conseil des normes de comptabilité financière, et l’IASB (International Accounting Standards Board), le conseil des normes comptables internationales, viennent d’émettre, après ceux de l’automne dernier, des nouveaux amendements qui s’appliquent aux actions et à des instruments de crédit, s’agissant de la mesure de la juste valeur et du test de validité, qui permet de valider la cohérence entre la valeur nette comptable des actifs et leur valeur de récupération. Or celle-ci est fondamentale si l’investisseur n’a pas besoin de vendre un actif avant une reprise. Un assouplissement en matière de comptabilisation des pertes dues au marché est prévu à cet égard en accordant une place plus grande au propre jugement des détenteurs des actifs problématiques, si bien que ces derniers ne doivent pas être liquidés à vil prix et qu’il n’y ait pas de dépréciations supplémentaires. Ces amendements doivent être soumis au conseil du FASB lui-même, qui est présidé par Robert Herz et qui se réunira le 2 avril prochain. En cas d’approbation, ces changements seront déjà applicables aux périodes intérimaires et annuelles clôturant après le 15 mars 2009. Ils sont susceptibles d’améliorer considérablement les résultats de grandes banques américaines comme Citigroup. D’aucuns estiment que les bénéfices des banques pourraient être améliorés de plus de 20% en laissant celles-ci utiliser leur modèle interne au lieu des prix du marché. De quoi satisfaire les dirigeants des banques fortement touchées ou ceux d’autres établissements financiers, parmi lesquels des assureurs. En revanche, Arthur Lewitt, ancien président de la SEC, la commission américaine des instruments et des marchés financiers, s’oppose à des changements permettant à des banques de différer la publication de pertes. Attention au coût historique Si des changements paraissent légitimes pour des actifs non liquides problématiques, ils ne font effectivement pas l’unanimité! Une étude menée sur la juste valeur par l’EDHEC démontre qu’une minorité des répondants, à savoir des investisseurs institutionnels et des gérants d’actifs internationaux, juge que les amendements aux normes comptables IAS 39 et IFRS 7 par l’IASB à la mi-octobre 2008 sont de nature à réduire la pro-cyclicité. En fait, l’EDHC met en garde contre des réformes comptables préparées et mises en œuvre dans la plus grande hâte. L’institut de management français estime que le débat de la juste valeur tel qu’il existe aujourd’hui est mal posé. Il ne faut pas se tromper de cible. En effet, quand le problème est étudié plus en amont, il appert que les amendements des normes sont contre-productifs. En offrant la possibilité sous certaines conditions de traiter des opérations initialement au coût historique, ils réduisent l’information contenue dans les états financiers. En outre, ils accroissent les possibilités de lissage et de gestion discrétionnaire des comptes, ce qui est de nature à occulter la réelle exposition aux risques des entreprises et à amplifier la défiance de la communauté financière. L’EDHEC va même plus loin en jugeant qu’un retour à la comptabilité en coût historique serait un mauvais choix et ne ferait que prolonger la crise, comme ce fut le cas lors de la crise bancaire et financière japonaise.Les normes se réfèrent à la «juste valeur» sans donner de définition claireToutes les normes comptables largement utilisées ont pour objectif une inscription des actifs et passifs financiers au bilan à leur «juste valeur» (fair value). Et le standard IAS 39, à la base des normes IFRS (International Financial Reporting Standards), précise même: «Les prix affichés au sein d’un marché actif constituent la meilleure représentation de la juste valeur.» Pour l’ensemble de directives SFAS 157, utilisé dan sle cadre des normes américaines US GAAP, la juste valeur est «le prix obtenu à la vente d’un actif ou payé au transfert d’un passif dans le cadre d’une transaction ordinaire entre des participants au marché à la date de référence fixée.» Les entreprises cotées au segment principal de la SWX doivent utiliser IFRS ou US GAAP.

La comptabilisation des actifs à la valeur du marché (mark-to-market) s’impose ainsi en tant que méthode privilégiée. Mais elle n’a pas été érigée en loi absolue. «Alors que les normes demandent généralement de mesurer la juste valeur, il n’y a pas d’instructions détaillées sur les méthodes de valorisation», résume la société d’audit KPMG. Les déclarations requises au sujet des approches utilisées varient également entre les différents ensembles de règles. «Les options de comptabilisation dont disposent les entreprises rendent la comparaison plus difficile», regrette Thomas Schmid, spécialiste du standard IFRS chez KPMG. Les nombreux actifs illiquides résultant de la crise financière, dont la valeur est difficile à estimer, portent également atteinte à la transparence des résultats. Les normes laissent une certaine marge d’appréciation.

SFAS 157: Appliqué à partir du troisième trimestre 2007, cet ensemble de directives pour mesurer la juste valeur des actifs et passifs impose une hiérarchisation à trois niveaux. Les positions disposant des informations les plus fiables – en principe des prix affichés au sein d’un marché actif – sont classées au premier niveau, tandis que celles n’ayant pas d’informations du marché du tout, et dont la valorisation repose ainsi entièrement sur un modèle, doivent être rangées au niveau 3. Au sein du niveau intermédiaire, des mesures objectives se mélangent à des modèles plus subjectifs. L’agence de notation Fitch, dans une étude sur les établissements bancaires, a notamment déploré le peu d’informations disponibles sur les mesures effectuées pour les actifs classés au niveau 2. Elle a même estimé que lorsque la mesure «devient assez subjective», les titres en question devraient plutôt être classés au dernier niveau. Les pressions exercées sur le FASB vont dans le sens inverse, autorisant plus de subjectivité au sein des niveaux supérieurs. La définition des limites pour l’attribution des actifs aux différents niveaux restera ainsi sujette à discussion. Trop souvent, les critères d’attribution des actifs aux différents niveaux ne sont pas expliqués de manière transparente.

IFRS 7: Le standard européen demande lui aussi une hiérarchisation en fonction des informations disponibles. Cependant, il est encore moins exigeant au sujet de la déclaration des critères appliqués que le SFAS 157. «L’IASB (International Accounting Standards Board) est en train de réfléchir aux indications à fournir par les entreprises, notamment en ce qui concerne les papiers illiquides», précise Thomas Schmid. Pour l’instant, la norme demande simplement de choisir des techniques de valorisation «utilisant au maximum des informations du marché, reposant aussi peu que possible sur des données provenant de l’établissement lui-même». Depuis octobre, des actifs financiers non-dérivés peuvent même être sortis du bilan si l’établissement concerné entend les garder dans un avenir proche, voire jusqu’à maturité. En revanche, la norme IFRS exige d’évaluer l’impact d’hypothèses alternatives dans le cadre des modèles utilisés pour les titres où aucune information objective n’existe.

SWISS GAAP RPC: Les règles comptables de choix pour bon nombre de PME suisses contiennent également des dispositions sur l’évaluation des actifs. Les dernières réformes,notamment l’introduction de Swiss GAAP RPC 26 en 2004, ont marqué des pas importants vers une inscription des placements en priorité à la valeur du marché. Dans le cas de l’immobilier, les anciennes méthodes, basées sur l’amortissement, ne peuvent être utilisées qu’au cas où la valeur actuelle ne peut pas être déterminée. Pour les instruments dérivés, régis par Swiss GAAP RPC 27, les objectifs de leur détention (négoce, couverture, autres) doivent être indiqués. Les titres employés à des fins de négoce doivent impérativement être évalués à leur juste valeur. En revanche, la norme est plus souple en ce qui concerne les dérivés utilisés en tant que couverture. – (CA)

 

12 réponses »

  1. Merci pour l’éloge. En effet dans la masse d’ânerie que je peu émettre, il doit bien y avoir quelques points intéressants.
    Merci d’en avoir relevé un !
    Un sacré cadeau d’anniversaire… Cela me change des insultes ! Cordialement du bord de mer.

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  2. Bien le bonjour à vous !

    sur ce problème important de l’application des règles comptables, les « banquiers » français se distinguent du reste du monde, évidemment !

    PARIS 17 mars (Reuters) – Les banques françaises demandent une refonte des normes comptables à l’occasion du sommet du G20 à Londres le 2 avril prochain.
    Les normes comptables, qui obligent les institutions financières à valoriser leurs actifs financiers en valeur de marché, sont accusées d’avoir exacerbé la crise financière internationale en obligeant les banques à constater dans leurs comptes d’importantes dépréciations.
    « On est dans une crise qui dure depuis août 2007. Tout le monde sait parfaitement que les normes comptables jouent un rôle, non pas dans les causes de la crise, mais dans le déroulement de la crise et dans sa prolongation », a déclaré lors d’un déjeuner avec la presse Ariane Obolensky, la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF)
    « A l’heure actuelle, le problème de normes comptables n’est pas un petit problème de mauvaise humeur, mais un vrai problème de fond », a-t-elle ajouté.
    La FBF rejoint sur ce sujet le patronat français qui a lui aussi appelé mardi à une réforme des normes comptables internationales.
    « Nous sommes très nombreux à constater que ces mécanismes mis en place il y a quelques années ont aggravé la crise et peuvent continuer à l’aggraver », a ainsi souligné la présidente du Medef, Laurence Parisot, lors d’une autre conférence de presse.
    POUR UN PROVISIONNNEMENT « EX ANTE » DES BANQUES
    Les banques françaises souhaitent plus spécifiquement que les décisions qui seront prises dans le cadre du sommet du G20 reconnaissent que tous les instruments financiers ne peuvent pas être valorisés en valeur de marché comme cela est actuellement le cas.
    Les autorités européennes ont d’ailleurs cet automne autorisé les banques à s’écarter de cette norme de valorisation en prix de marché pour leur éviter de constater de manière comptable de trop lourdes dépréciations.
    La FBF est toutefois favorable à un mécanisme de provisionnement « ex ante » permettant aux banques de passer dans leurs comptes des provisions sur des risques non avérés.
    Pour limiter les effets de cycle induits par les normes comptables actuelles, Pierre de Lauzun, le directeur général adjoint de la FBF, a expliqué que leurs banques devraient pouvoir agir « non pas sur leurs fonds propres, mais sur leurs provisions grâce à un mécanisme de provisionnement ex ante ».
    Les banques françaises souhaitent également que l’International Accounting Standards Board (IASB), l’organisme privé à l’origine des normes comptables, soit placé sous le contrôle des régulateurs par l’intermédiaire du Forum de stabilité financière chargé de prévenir les crises.
    Ariane Obolensky a par ailleurs indiqué que les banques européennes pourraient se mettre d’accord sur des positions communes avant la tenue du sommet du G20.

    … et portez vous très bien !!!!

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    • :-)) Qui sait déja qui pas plus tard qu’hier soir s’est donné pour mission de réguler le capitalisme mondial ??? décidement équité et probité ne sont pas les 2 mamelles de la France….

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  3. Le Trésor américain a dévoilé lundi 23 mars les modalités de son plan de rachat des actifs « toxiques » des banques, qui prévoit la création de deux mécanismes associant des investisseurs privés, l’un pour les prêts, l’autre pour des titres adossés à des actifs, notamment immobiliers.

    Pour le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, le système financier américain « oeuvre contre la reprise économique », aujourd’hui. Il faut le débarrasser des actifs hérités de la bulle pour qu’il puisse jouer à nouveau son rôle de poumon de l’économie.

    Les marchés financiers, et en particulier Wall Street, semblaient très bien réagir à la présentation de ce plan. Le Dow Jones s’envolait en effet en début de matinée, lundi 23 mars, de 3,5 % à plus de 7.500 points. Bank of America, Citigroup ou General Electric, chez qui la filiale financière pèse lourd, étaient en forte hausse.

    Comme il l’avait déjà laissé entendre, le Trésor entend consacrer dans un premier temps 75 à 100 milliards de dollars de fonds publics – puisés dans l’enveloppe de 700 milliards du plan de sauvetage du système bancaire adopté en octobre 2008 – pour mobiliser, avec le secteur privé, jusqu’à 500 milliards de dollars « de puissance d’achat pour acheter les actifs » qui ne trouvent plus d’acheteurs à cause de la crise. L’ampleur du programme pourra être doublée et atteindre 1.000 milliards de dollars.

    L’idée fondatrice du plan présenté aujourd’hui par Tim Geithner est que le gouvernement investisse dans ces actifs aux côtés d’acteurs du secteur privé en fournissant à ces derniers des protections. Cela devrait permettre, espère-t-il, que le prix de rachat des actifs soit déterminé par des acteurs du privé et non par l’Etat, qui aurait certainement été contraint de les payer trop cher s’il avait agi seul.
    L’autre avantage escompté est que le contribuable, qui sera détenteur de ces actifs avec des acteurs du secteur privé, soit rémunéré de ses efforts si les actifs s’apprécient dans le temps.

    Fin de citation.

    Cher Lupus, je ne sais que penser de ce plan de rachat d’actifs toxiques.

    Qu’en pensez-vous ?

    Quelles seront les conséquences aux Etats-Unis ?

    Bon courage à tous.

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    • bonjour BA, c’est ni plus ni moins que le plan concocté par Hank Paulson et Bernanke du temps de W…mais période électorale oblige et le fait que le rapport de force était à l’époque encore en faveur de Wall Street et des marchés financiers le plan n’a pas pu etre mis en place aussi vite que possible…Il fallait aussi que la population américaine accepte les sacrifices immédiats que cela imposait et là ce fut tout le travail d’OBAMA : catharsis, retour a la confiance et rebond vers le futur… aujourd’hui BERNIE et les siens ont mis les marchés au pas et la population est prète pour un nouveau cycle de croissance…
      Pour accepter de vs en convaincre : regarder les bons du tresor US a 10 ans sur la journée d’hier : 2.66 +1.33 de variation, les éléphants continuent de décendre tranquillement de leurs montagnes…et sur les marchés un éléphant ça ne trompe pas énormement…:-))

      bien cordialement

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  4. je veux savoir plus d’informations sur les causes de l’application du modèle de la comptabilité à la juste valeur et son role dans la crise finacière actuelle mondiale…

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    • la comptabilité selon des normes comptables prenant en compte les actifs a leurs valeur de marché ne peut en aucun cas ètre considéré comme une cause de la crise actuelle c’est au contraire un des fondamentaux (reaganomics) garant de la solidité et du bon fonctionnement du capitalisme moderne….prétendre le contraire c’est manquer totalement de sens de l’intéret général, c’est baffouer l’éthique et c’est mettre en péril la prospérité de tout à chacun…

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