Etats-Unis

💣 ET SI TRUMP TUAIT LA FED ?L’AmĂ©rique est-elle en train de basculer vers l’économie autrichienne ?

Pendant un siÚcle, le monde a vécu sous une hypothÚse simple.

La monnaie devait ĂȘtre administrĂ©e.

Pilotée.

Manipulée.

Supervisée.

Par une banque centrale.

Cette idĂ©e est devenue tellement Ă©vidente qu’elle paraĂźt aujourd’hui naturelle.

Pourtant elle ne l’est pas.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce que certains hommes proches du pouvoir Ă  Washington commencent Ă  rappeler.

L’AmĂ©rique est-elle en train de basculer vers l’Ă©conomie autrichienne ?

L’HÉRÉSIE

Pendant des décennies, les économistes autrichiens ont été traités comme des hérétiques.

Ludwig von Mises.

Murray Rothbard.

Friedrich Hayek.

Leurs critiques étaient tolérées.

Leurs propositions ignorées.

Leur influence marginalisée.

Pourquoi ?

Parce qu’ils osaient poser une question interdite.

Et si le problĂšme n’était pas le marchĂ© ?

Et si le problĂšme Ă©tait la monnaie elle-mĂȘme ?


LE PÉCHÉ ORIGINEL

Pour les Autrichiens, les crises économiques ne tombent pas du ciel.

Elles sont souvent fabriquées.

Par l’argent facile.

Par les taux artificiellement bas.

Par l’expansion du crĂ©dit.

Par la création monétaire.

Autrement dit :

par les banques centrales.

Selon cette lecture, les bulles ne sont pas des accidents.

Elles sont des conséquences.


LE RETOUR DE HAYEK

Lorsqu’un conseiller proche du futur prĂ©sident de la Fed Ă©voque ouvertement :

⚡ la suppression du double mandat,

⚡ la rĂ©duction radicale du bilan,

⚡ la fin du rĂŽle de prĂȘteur en dernier ressort,

⚡ la libĂ©ralisation bancaire,

⚡ voire la disparition de la Fed,

nous ne sommes plus dans un débat académique.

Nous entrons dans le domaine du possible.


LA GRANDE QUESTION

La Fed est-elle devenue trop puissante ?

C’est probablement le cƓur du dĂ©bat.

À l’origine, elle devait stabiliser le systùme.

Aujourd’hui elle influence :

les taux,

les obligations,

les actions,

l’immobilier,

les banques,

l’emploi,

la politique.

Peu d’institutions disposent d’un pouvoir comparable.


HAYEK CONTRE KEYNES

Toute l’histoire Ă©conomique moderne peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e Ă  un affrontement.

D’un cĂŽtĂ© :

Keynes.

L’intervention.

La relance.

La gestion active.

De l’autre :

Hayek.

La discipline.

L’épargne.

Les prix libres.

La destruction créatrice.

Pendant prĂšs d’un siĂšcle, Keynes a dominĂ©.

Et si le balancier repartait dans l’autre sens ?


LA FIN DE L’ARGENT GRATUIT

Le monde post-2008 reposait sur une idée simple.

À chaque crise :

la Fed imprime.

La Fed intervient.

La Fed sauve.

Les marchés ont fini par considérer cette protection comme acquise.

Les Autrichiens considÚrent au contraire que cette protection est précisément le problÚme.

Elle crĂ©e ce que les Ă©conomistes appellent l’alĂ©a moral.

Les profits sont privés.

Les pertes deviennent publiques.


LE FANTÔME DE L’ÉTALON-OR

L’idĂ©e paraĂźt archaĂŻque.

Presque folklorique.

Pourtant elle revient.

Pourquoi ?

Parce qu’une partie croissante des Ă©lites amĂ©ricaines estime que le dollar lui-mĂȘme doit retrouver une forme de discipline.

Pas nĂ©cessairement un retour intĂ©gral Ă  l’or.

Mais un retour Ă  une contrainte.

Une limite.

Une rĂšgle.

Quelque chose que la création monétaire ne puisse pas franchir.


TS2F : LE RETOUR DU RÉEL

Depuis quinze ans :

⚡ dettes infinies,

⚡ dĂ©ficits records,

⚡ liquiditĂ©s massives,

⚡ bulles d’actifs.

Le systÚme a survécu.

Mais Ă  quel prix ?

Les Autrichiens répondent :

au prix d’une dĂ©pendance permanente Ă  la crĂ©ation monĂ©taire.

Ils voient dans chaque nouvelle intervention une dose supplémentaire administrée à un patient incapable de se sevrer.


NIETZSCHE ET LA MONNAIE

Nietzsche écrivait que toute civilisation finit par révéler ses valeurs profondes.

La monnaie est l’une de ces rĂ©vĂ©lations.

Une sociĂ©tĂ© qui manipule constamment sa monnaie rĂ©vĂšle quelque chose d’elle-mĂȘme.

Quelque chose de sa relation au temps.

À la dette.

À la responsabilitĂ©.

À l’effort.

L’économie n’est jamais seulement Ă©conomique.

Elle est morale.


LE RISQUE DU GRAND CHOC

Attention.

Une transition autrichienne ne serait pas indolore.

Bien au contraire.

Car un systĂšme habituĂ© Ă  l’argent facile rĂ©agit violemment Ă  la discipline.

Les marchés chuteraient probablement.

Les faillites augmenteraient.

Les valorisations seraient réévaluées.

Les excÚs seraient purgés.

C’est prĂ©cisĂ©ment pour cette raison que personne n’a jamais rĂ©ellement appliquĂ© les principes autrichiens Ă  grande Ă©chelle.


CONCLUSION : LE RETOUR DE L’IMPENSABLE

Pendant cinquante ans, l’idĂ©e de supprimer la Fed appartenait aux marges.

Aujourd’hui, certains de ses dĂ©fenseurs se rapprochent du centre du pouvoir amĂ©ricain.

Cela ne signifie pas que la Fed disparaĂźtra.

Cela ne signifie pas que l’étalon-or reviendra.

Cela signifie quelque chose de plus important.

L’impensable redevient pensable.

Et dans l’histoire, les grands changements commencent souvent ainsi.

D’abord une hĂ©rĂ©sie.

Puis un débat.

Puis une possibilité.

Puis une réalité.

L’école autrichienne a passĂ© un siĂšcle dans le dĂ©sert.

La question est désormais simple :

Sommes-nous en train d’assister à son retour ?

Protest march advocating Austrian economics, sound money, and ending the Federal Reserve
A diverse group marches urging support for Austrian economics and ending the Fed

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đŸŽ” Pink Floyd – Money

Parce qu’au fond, cette histoire n’est pas seulement celle de la Fed.

C’est celle du pouvoir lui-mĂȘme.


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