Etats-Unis

Renversement des tendances pour les profits des entreprises du S&P 500

Pour la première fois en 2 ans, la tendance s’est renversée. En finance comportementale, cet indicateur est important à considérer…

  La valeur du marché boursier correspond à un multiple des profits d’entreprises . A très long terme le rendement des indices boursiers correspond à la progression de ces profits.
16,3 X est le ratio cours-bénéfices moyen depuis 128 ans pour la bourse américaine et possiblement canadienne.

La Bourse progresse par anticipation des hausses ou des baisses de profits. Au 26 mai, la bourse américaine se transige à 14.5 fois ses profits, depuis 128 ans ce ratio est de 16,3 fois . Selon les prévisions de profits des ces analystes, pour atteindre la juste valeur de l’indice S&P 500, le rendement devrait être de 33% à partir d’aujourd’hui sur 12 mois; soit un indice de plus de 1100…

Enfin un changement de tendance survient actuellement : les profits sont en baisse depuis le premier trimestre 2006 sur une moyenne mobile de 12 mois, comme l’illustre ce graphique de Bloomberg :

http://www.bloomberg.com/markets/ecalendar/index.html 

(pour voir le graphique cliquez à l’intérieur du calendrier sur corporate profits)

Pour la première fois en 2 ans, la tendance s’est renversée. En finance comportementale, cet indicateur est important à considérer.

Les bénéfices après impots des entreprises américains ont donc augmenté de 1,1% au premier trimestre, leur première hausse depuis les trois premiers mois de 2008. Les économistes et analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une baisse de 7,0%.

 

RAPPEL EVENEMENTS SUR LE 4T 2008 :

USA: pour la première fois, perte collective des entreprises du S&P500 au 4T

WASHINGTON, 16 mars 2009 (AFP)

Les entreprises américaines entrant dans la composition du S&P 500 ont enregistré collectivement une perte nette de 182 milliards de dollars au quatrième trimestre, a-t-on appris lundi auprès de la société qui compile cet indice boursier, Standard and Poor’s (S&P).C’est la première fois depuis 1935, date à laquelle S&P a commencé ses évaluations, que les 500 sociétés composant l’indice sont dans leur ensemble déficitaires. Au total, la perte –encore provisoire– représente 23,03 dollars par action, selon les chiffres actualisés le 13 mars.De part sa composition très large et sa diversité, l’indice S&P 500 donne l’aperçu le plus précis de la santé des entreprises américaines. D’après l’agence, sur 486 entreprises ayant publié leurs résultats trimestriels, 28% d’entre elles, soit 138 entreprises, ont essuyé des pertes. Pour 19 d’entre elles, le déficit a égalé ou dépassé 1 milliard de dollars. Au quatrième trimestre 2007, les composantes de l’indice avait dégagé un bénéfice par action de 7,82 dollars, et celui-ci s’était établi à 9,73 dollars au troisième trimestre 2008. Au sein du S&P 500, le secteur financier est celui qui a le plus souffert. L’assureur en difficulté AIG, qui a essuyé au quatrième trimestre 61,7 milliards de dollars de pertes, un record pour une entreprise américaine, contribue largement à tirer vers le bas l’ensemble de l’indice.Sur les trois derniers mois de 2008, le chiffre d’affaires trimestriel enregistré par les sociétés du S&P 500 a quant à lui chuté de 9,12%. Dans leur fonctionnement quotidien, les entreprises sont également dans le rouge: leur perte opérationnelle globale ressort à 10 cents, contre un bénéfice opérationnel de 15,22 dollars sur la même période un an plus tôt.

ET PAR RELATION DE CAUSE A EFFET :

Le patrimoine net des ménages américains a chuté de 18 % en 2008

 16 Mars 2009

Sur un an, la chute atteint ainsi 11 billions de dollars, indique le bulletin trimestriel de la Fed cité par The Wall Street Journal.

Selon le bulletin trimestriel de la Fed, le patrimoine net des ménages américains (immobilier, épargne financière, biens personnels) ressortait fin 2008 à 51,48 billions de dollars, soit 9 % de moins qu’au 30 septembre et 17,9 % de moins que douze mois auparavant. 

Sur un an, la chute atteint ainsi 11 billions de dollars, rapporte The Wall Street Journal. La dette hypothécaire et sur cartes de crédit totalise 13 billions de dollars, soit 123 % du revenu après impôt, contre 83 % en 1995.

SUR LE MEME SUJET L’EXCELLENT BILLET DU NON MOINS EXCELLENTISSIME  JEAN PIERRE CHEVALLIER :

http://www.jpchevallier.com/article-32084065.html

ET TOUJOURS D’ACTUALITE :

https://lupus1.wordpress.com/2009/05/27/croissance-us-des-profits-a-venir-et-juste-valeur-de-la-bourse-americaine/

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