Bourse Pratique : Cout, fiscalité et autres mignardises....

Ces données et informations qui influencent les marchés financiers

Pour ceux qui ne le savent pas encore, les marchés évoluent au gré des bonnes et mauvaises nouvelles. Et même la plus insignifiante pour le commun des mortels peut avoir une influence.

Les traders des salles de marché sont vissés toute la journée à leurs écrans où circulent un flux d’informations en continu. Les fournisseurs de ces dernières portent le nom de Thomson Reuters, Bloomberg et Dow Jones.

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Ces dix dernières années, une nouvelle forme de trading a pris le pas sur le trader traditionnel: le trading algorithmique. Celui-ci se caractérise par un ordinateur programmé pour réagir à chaque information mais aussi à des variations de volumes de transactions et d’autres paramètres que banques et hedge funds gardent jalousement en secret. L’épisode Sergey Aleynikov l’année passée a montré combien ce sujet est sensible.

Pour Thomson Reuters, Bloomberg et Dow Jones, cette nouvelle forme de trading s’est avérée juteuse. Ceux-ci se sont mis à fournir des tags (balises) nécessaires pour la construction des algorithmes servant à exécuter les ordres.

La semaine dernière, à Trade Tech, ce salon dédié aux professionnels du trading. Thomson Reuters est venu présenter Elektron, sa nouvelle plateforme de distribution de données. J’ai pu rencontrer Mike Powell, le responsable de celle-ci. Il a expliqué qu’avec tous les changements observés sur les marchés, tels que le trading algorithmique, la fragmentation des marchés et les MTFs (comme Chi-X-), tout ceci a apporté une complexité supplémentaire pour sa clientèle.

Elektron vient se connecter à toutes les sources de données de marché  et les redistribue à ses clients. Tout ceci, avec un temps de latence abaissé de 20 fois par rapport à l’ancienne version. « Le plus grand challenge du trading algorithmique est de traiter des volumes d’informations de plus en plus importants » observe-t-il. Elektron propose de rationaliser tout ça.

Dow Jones s’est aussi penché sur la question. Le même jour, il annonçait un nouveau dictionnaire. J’aurais dû rencontrer Rob Passarella, directeur des marchés financiers de l’agence,  à Trade Tech, mais il a dû se désister en raison de la pagaille provoquée par l’éruption volcanique en Islande.

Le dictionnaire de Dow Jones propose d’examiner les volumes d’informations pour identifier les mots-clés et phrases susceptibles de jouer sur la tendance des marchés. Les mots et phrases sont analysés en fonction de leur fréquence, du sentiment (positif, négatif, neutre) qu’ils apportent et d’autres facteurs déterminants.

Je tiens à rappeler que près de 50% des volumes de transactions en Europe proviennent du trading algorithmique. Je suis sûre que tout ce qui se passe sur les marchés à l’heure actuelle avec la Grèce doit encore semer la pagaille dans ces programmes.

En 2008, après Lehman Brothers, ces programmes ont tout simplement cessé de fonctionner. Les salles de marché ont dû alors demander à leurs traders en chair et en os de prendre le relais. Toutefois, la technologie fait des progrès. Il n’est pas dit qu’un tel scénario se reproduise.

Jennifer Nille echo avril10

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