Art de la guerre monétaire et économique

Niall Ferguson :  » The Ascent of Money »

Niall Ferguson :  «  The Ascent of Money »

  Une émission brillante était diffusée sur les ondes du réseau de télévision publique PBS : « The Ascent of Money ».

« The Ascent of Money »(cliquez sur le lien), qui a remporté un prix Emmy, explique de façon précise et simple, sans être simpliste, le rôle de la finance dans les rouages du capitalisme planétaire.

Son instigateur, le professeur Niall Ferguson, en explique tant les concepts simples que complexes, en examinant de près le système économique mondial par une balade planétaire à travers l’histoire de l’argent.

Inspiré d’un livre de Ferguson « The Ascent of Money: A Financial History of the World »(cliquez sur le lien), la télésérie de quatre épisodes d’une heure vaut le détour.

PLUS DE FERGUSSON EN SUIVANT :

Dans son livre, qui s’est maintenu plusieurs semaines sur la liste des best seller du New York Times, Niall Ferguson, professeur d’histoire à Harvard (cliquez sur le lien), avait prédit la crise financière : le bouquin fut lancé tout juste quelques semaines avant qu’elle n’éclate…

Sa démonstration est aussi pédagogique que captivante : on y explique comment les systèmes économique et financier planétaires se sont progressivement mis en place, comment l’argent a modelé les affaires humaines et comment la mécanique financière complexe a pu créer tant une richesse en apparence illimitée que des pertes catastrophiques.

Évidemment, l’auteur explore les progrès accomplis par l’humanité grâce à l’argent, tout autant que les aspects moins reluisants de la finance planétaire. La série démontre toute la résilience du capitalisme.

Tour du monde économique

Pour mieux appuyer leur propos, Ferguson et son équipe effectuent ses leurs démonstrations directement sur les lieux où se sont déroulés les phénomènes économiques dans l’Histoire.

On accompagne donc Ferguson en Bolivie, où les Espagnols ont exploité de vastes mines d’or et de cuivre, encore en opération. Ils ont transformé les populations indigènes en esclaves pour créer tellement de liquidités pour l’Espagne que la monnaie espagnole a fini par complètement perdre sa valeur!

L’émission s’arrête aussi en Italie, où les Médicis ont transformé la pratique du prêt usuraire, un véritable péché, en un complexe système bancaire : celui que nous connaissons aujourd’hui. Cette famille est devenue aussi puissante que les rois d’Europe.

À Paris, Ferguson démontre comment John Law a créé un système de Ponzi lié à la Louisiane, qui a mis la France à genoux.

Niall Fergusson : L’invention écossaise de la bulle financière (cliquez sur le lien)

À Londres, il retrace les premiers négociants en options travaillant pour Nathan Rothschild, qui a failli faire faillite à financer la couronne britannique et ses guerres napoléoniennes. Les Rothschild sont devenus par la suite immensément riches en vendant les bons du Trésor pour financer plusieurs guerres.

En Écosse, la série s’installe pour mieux décortiquer comment deux ministres ont créé le premier fonds d’assurance. À la Nouvelle-Orléans, elle en explique les limites qui ont menées à la tragédie post-Katrina.

À New York, Ferguson discute avec le financier George Soros du concept de vente à découvert de produits dérivés basé sur leur éventuelle perte de valeur.

La série, évidemment, s’arrête sur le couple Chinamerica et les répercussions de cette alliance capitalistique, en apparence contre-nature, sur le cours de l’Histoire mondiale. Et elle s’intéresse, en filigrane, à l’endettement des Américains, ce qui permet d’expliquer les tenants et aboutissants de la crise des sub-prime.

5 réponses »

  1. De nouvelles règles viennent d’être instaurées à la Bourse de New-York :

    – Quand la Bourse de New-York montera brutalement, on la laissera monter ;

    – Mais quand la Bourse de New-York baissera brutalement, on ne la laissera pas baisser. On mettra en place un coupe-circuit.

    http://www.nypost.com/p/news/business/exchanges_eye_uniform_circuit_breakers_Q67Z95hD1W7jATEfzMAltL

    Conclusion : la loi de l’offre et de la demande est supprimée à la Bourse de New-York. Le marché libre, c’est bien, sauf quand ça va mal.

    Quand ça va mal, on supprime le marché libre.

    Quand ça va bien, on garde le marché libre.

    Message transmis aux naïfs qui croyaient encore à la loi de l’offre et de la demande.

    Message transmis aux naïfs qui croyaient encore au marché libre, honnête et transparent.

    J'aime

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