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BP, finalement, ce sont les citoyens qui paieront

BP, finalement, ce sont les citoyens qui paieront

Tony Hayward est le dernier patron en date à s’asseoir sur les sièges particulièrement chauds de Washington. Qu’il soit Britannique n’y change rien, écrit John Gapper, éditorialiste du Financial Times.

Après Goldman, Moody’s et Toyota, c’est une attaque contre l’ensemble des grandes entreprises et une menace à leurs actionnaires. On oublie que les citoyens sont pour la plupart des actionnaires. Les 20 milliards du fonds BP paraissent sinistres au FT. Cela rappelle l’amende de 246 milliards de l’industrie du tabac dont seuls 5% ont servi à des initiatives liées au tabac. Finalement, ce sont les citoyens qui paieront

2 réponses »

  1. Le numéro 1 du forage pétrolier offshore a lui bien choisi son moment pour placer ses titres :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/18/le-petrolier-petrobras-a-bien-choisi-son-moment-pour-placer-ses-actions_1374991_3234.html

    Arriver à placer 25 milliards de dollars (20 milliards d’euros) d’actions Petrobras, le numéro un mondial du forage pétrolier offshore, peut sembler ambitieux alors que la marée noire de BP aux Etats-Unis s’aggrave. Cependant, les investisseurs font grand cas du bilan du géant public brésilien en matière de sécurité, et les enjeux sont trop importants pour que les dirigeants brésiliens mettent un frein au développement du groupe.

    Si les investisseurs redoutaient que la catastrophe BP ne porte préjudice au forage en eaux profondes à l’échelle mondiale, Petrobras serait le bouc émissaire tout désigné.

    Elle produit environ un quart du pétrole extrait en haute mer, bien plus que ses concurrents privés les plus directs, ExxonMobil et Royal Dutch Shell. De plus, certains des forages de Petrobras sont des défis techniques. Un cinquième de leurs puits se trouvent à plus de 1 500 m de profondeur.

    Pourtant, depuis l’explosion de la plate-forme BP le 20 avril, les actions Petrobras n’ont guère plus baissé que le Bovespa, le principal indice boursier brésilien, ou que celles d’entreprises comme Exxon. Les investisseurs semblent partir du principe que Petrobras ne risque pas un désastre comme celui que connaît BP.

    C’est peut-être justifié. Une mésaventure à la Deepwater Horizon, dont serait coupable une compagnie publique, serait aussi de nature à faire tomber un gouvernement. Depuis qu’une plate-forme Petrobras a coulé en 2001 – semblable à celle de BP dans le golfe du Mexique, avec un bilan de 11 morts -, la compagnie est très attentive à la sécurité. Par ailleurs, un moratoire à l’américaine sur l’extraction en haute mer est inconcevable au Brésil, où le pétrole est considéré comme la meilleure promesse de développement pour le pays.

    Petrobras pourrait même récupérer des plates-formes pétrolières à moindre frais si un exode massif des eaux américaines venait à se produire.

    De ce fait, le plus décisif pour les investisseurs sera dans les détails de l’opération, qui pourrait s’effectuer dans les semaines à venir. Outre l’émission estimée de 25 milliards d’actions auprès d’investisseurs privés, l’Etat transférera à Petrobras des réserves de pétrole équivalentes à environ 5 milliards de barils en échange d’actions, maintenant ainsi sa participation. L’incertitude sur la valeur concrète de cet échange pèse sur Petrobras depuis la première annonce de ce plan de recapitalisation, il y a près d’un an. Expliquer précisément ses modalités pourrait entraîner une envolée du cours des actions du groupe.

    Contrairement aux apparences, Petrobras a très bien choisi son moment.

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  2. Malgré le coût attendu de la marée noire, les investisseurs gardent leur confiance en BP :

    La tragédie de Deepwater Horizon a d’abord entraîné un mouvement limité de délestage d’actifs BP de la part de gros actionnaires (Scottish Widows, Legal &General, M &G…). Mais l’engouement des hedge funds pour ces titres devenus bon marché, les commentaires positifs des analystes, la référence en matière pétrolière et le maintien du prix du baril à un niveau élevé ont convaincu la majorité des gestionnaires de conserver leurs actions.

    « Les ennuis de BP ne devraient pas avoir de conséquences immédiates sérieuses sur les investisseurs, grands comme petits » : bon nombre de fonds de retraite et de fonds souverains partagent l’optimisme de l’Association nationale des caisses de retraite britanniques. Car, comme l’affirme le groupe d’assurance-vie Standard Life, BP a les moyens de régler l’addition salée qui devrait être répartie sur plusieurs années. Les ventes d’actifs périphériques – 10 milliards de dollars prévus dans les douze mois à venir dans l’exploration-production – et les liquidités accumulées avec l’envolée des prix du brut sont autant d’atouts.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/18/malgre-le-cout-attendu-de-la-maree-noire-les-investisseurs-gardent-leur-confiance-en-bp_1374846_3234.html

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