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Les pertes en devises de la BNS (Banque Centrale Suisse)

Les pertes en devises de la BNS (Banque Centrale Suisse)

La presse financière internationale s’intéresse aux pertes probables de la Banque Nationale Suisse.

PLUS/MOINS DE PERTES EN SUIVANT :

«La BNS devrait enregistrer des pertes importantes.»

Les différents économistes interrogés par les journalistes du Financial Times n’ont pas voulu s’aventurer à chiffrer les très probables futures pertes enregistrées par la Banque nationale sur ses réserves en devises.

Il est vrai qu’elles sont plutôt compliquées à estimer, étant donné que la BNS ne dévoile pas les montants engagés dans ses interventions sur le marché des changes. Et encore moins les cours auxquels ses opérations ont été effectuées.

Le quotidien britannique s’est tout de même lancé dans un calcul: il prévoit que la BNS pourrait présenter une perte d’environ 10 milliards de francs suisse  à mi-août, lorsqu’elle présentera ses comptes pour le deuxième trimestre 2010. En raison surtout de la création de francs destinés à être vendus sur le marché, les réserves (étrangères) de la Banque nationale ont progressé à hauteur de 135 milliards de francs depuis fin décembre 2009. A 230 milliards, elles ont quadruplé depuis le début de la crise financière. Durant les trois premiers mois de l’exercice en cours, la BNS avait déjà fait état de pertes de changes globales de 900 millions de francs, les seules positions en euros (64% des réserves à fin mars) affichaient elles un résultat négatif de -2,9 milliards.

Cette contre-performance a été compensée notamment par la fermeté du dollar (22% des réserves), la progression des cours de l’or et la contribution positive du Stab- Fund, détenteur des actifs illiquides d’UBS.

 «Le rendement de l’ensemble de notre portefeuille reste encore légèrement positif depuis le début d’année», a d’ailleurs assuréle membre du directoire Jean- Pierre Danthine, lors de la dernière conférence de presse de la BNS à Genève, le 17 juin dernier.

Fort de son évaluation, le FT s’étonne du peu de réaction suscitée en Suisse par l’ampleur de ces pertes. Surtout lorsque l’on sait que la BNS ne bénéficie d’aucune garantie explicite de la Confédération et que l’on connaît le statut très particulier de la BNS, ajoute le quotidien.

Pour rappel, le capital de la BNS est majoritairement détenu (55%) par les cantons, les banques cantonales et d’autres collectivités et établissements de droit public. D’autres investisseurs privés en détiennent le solde.

«Une banque centrale n’est pas soumise à la pression de devoir afficher des bénéfices à chaque trimestre, ni de voir sa note de crédit être rétrogradée par une agence de rating, expose l’économiste de Credit Suisse Martin Neff dans le quotidien britannique. Cette situation n’a donc rien de dramatique.» En général, conclut le journal, les commentateurs attribuent l’actuelle sérénité des actionnaires au fait que les pertes de changes ne sont que virtuelles et pourraient donc être rapidement effacées si l’euro venait à reprendre de la valeur

source agefi juil10

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