Billet Invité

BILLET INVITE : Dossier Amiante par Olivia

BILLET INVITE : Dossier Amiante par Olivia

Amiante – carte animée des principaux pays producteurs, consommateurs, exportateurs et ceux l’ayant interdit ou adopté des politiques restrictives :

http://www.publicintegrity.org/investigations/asbestos/map/

Carte des consommations par pays :

http://www.publicintegrity.org/investigations/asbestos/consumption/

Depuis une trentaine d’année, la production et la consommation d’amiante et avec elles le danger sanitaire, se sont déplacés des pays industrialisés vers ceux en développement, principalement en Asie. Les pays riches utilisent des produits de substitution, non toxiques, les pays pauvres, eux, découvrent l’amiante, présenté comme un produit « irremplaçable ».

PLUS DE RISQUE LIE A L AMIANTE EN SUIVANT :

Environ 174 millions de tonnes d’amiante ont été produits tout au long du XXe siècle. Si l’on y ajoute la production des première années du XXIe siècle, notre environnement contient plus de 25 kilos de fibres d’amiante par habitant de la planète dont une infime quantité seulement a été éliminée par des procédés sûrs comme la vitrification.

Pendant les trois premiers quarts du XXe siècle, l’amiante a été surtout produit et consommé dans les pays industrialisés. La production s’est organisée autour de deux pôles principaux : le Canada et l’ancienne Union soviétique, qui ont fourni plus des deux tiers de la production mondiale au cours du XXe siècle. En Afrique, l’amiante a principalement été extrait en Afrique du Sud et au Zimbabwe (ensemble, environ 10% de la production mondiale du XXe siècle). A ces producteurs « moyens », on peut ajouter deux pays où la production n’a connu son essor que tardivement, au cours du dernier tiers de siècle passé : la Chine et le Brésil (ensemble, environ 7% de la production mondiale du XXe siècle mais autour de 30% de la production actuelle).

La consommation d’amiante a également été fortement concentrée dans les pays industrialisés. Ce n’est qu’au cours du dernier quart du XXe siècle que le mouvement presque ininterrompu de croissance de la demande d’amiante s’est inversé dans cette partie du monde. Paradoxalement, dans les pays industrialisés, l’ampleur du désastre ne commence à être mesurée qu’après la réduction drastique ou l’arrêt total de la consommation. Généralement, la courbe de mortalité des cancers causés par l’amiante suit la courbe de la consommation d’amiante avec un décalage de l’ordre de 30 à 40 ans.

En Europe, le pic de la mortalité ne sera donc atteint qu’aux alentours de 2020, avec des différences entre pays suivant l’évolution de leur consommation d’amiante.

Selon que vous serez riche ou pauvre…

La réduction drastique de l’utilisation de l’amiante dans les pays industrialisés a provoqué une réorientation globale de l’industrie sur la base d’un « double standard ». dans les pays industrialisés, des procédés de substitution ont permis de se passer d’amiante pour la totalité de ses utilisations. Par contre, dans les pays « en voie de développement », l’amiante continue à être présenté comme une ressource naturelle irremplaçable. Il arrive souvent qu’un même groupe industriel, comme par exemple le groupe Eternit, diversifie sa production et se range sous la bannière du lobby pro-amiante au Brésil tout en développant des alternatives moins dangereuses en Europe. La forte chute de la production d’amiante entre 1990 et 1995 avait suscité l’optimisme. La production mondiale était passée de plus de 4 millions de tonnes à 2,4 millions. Hélas, l’industrie est parvenue à enrayer le mouvement au prix d’un redéploiement vers d’autres marchés. Entre 1995 et 2008, la production d’amiante n’a plus enregistré de diminution importante. Elle se situe dans la fourchette des 2 millions à 2,5 millions de tonnes. Les variations reflètent surtout la conjoncture économique dans le bâtiment.

Un examen général de la production et de la consommation d’amiante dans le monde permet de dégager les tendances suivantes :

En Europe, le marché est pratiquement inexistant à la seule exception – notable – de la Russie qui reste le premier producteur d’amiante dans le monde. Le débat sur l’amiante a été pratiquement inexistant tant sous le régime soviétique qu’après. Après l’interdiction de l’amiante dans l’Union européenne, le gouvernement Poutine a formé un groupe d’experts appelé à se prononcer sur une interdiction éventuelle de l’amiante. Son rapport final est un plaidoyer fervent pour l’utilisation du minerai. Dans la presse russe, la question de l’amiante est généralement abordée comme une affaire de patriotisme. Les institutions officielles de la fédération de Russie continuent à nier l’importance de ses dégâts sanitaires. Cette vision idyllique est contredite par les données disponibles dans des pays de l’Europe de l’Est qui importaient presque exclusivement de l’amiante soviétique. La ville de Szczucin, située au sud-est de la Pologne, a hébergé à partir de 1959 une importante usine d’amiante-ciment. Les taux de mésothéliome de la plèvre dans la population de cette ville sont parmi les plus élevés au monde. Ils sont parfois 125 fois plus élevés que les taux moyens dans la population polonaise.

Les doubles langages du Canada

Le Canada a été le premier producteur mondial d’amiante jusqu’en 1975. Il bénéficiait de sa proximité avec le premier marché de consommation constitué par les États-Unis. Les mines d’amiante, créées initialement avec des capitaux anglais, étaient principalement situées dans des régions rurales du Québec. Une telle situation présentait l’avantage de pouvoir imposer des bas salaires et des conditions de travail nettement plus défavorables que dans les autres secteurs miniers en Amérique du Nord. le déclin de la production d’amiante canadien apparaît inexorable dès lors que le marché des États-Unis a presque entièrement disparu et que, dans les autres pays du continent américain, la demande d’amiante connaît une contraction continue.

Aucun facteur économique n’explique la poursuite de la production d’amiante au Canada. Sur les autres marchés encore disponibles, le Canada se trouve dans une situation compétitive défavorable. Les coûts des transports se cumulent avec des coûts salariaux sensiblement plus élevés que dans les pays concurrents. Le Canada continue à être le promoteur d’une croisade mondiale pro-amiante mais il se garde bien de pratiquer ce qu’il prêche pour les autres. la consommation d’amiante est très réduite dans ce pays. Plus de 95% de la production est exportée.

La petite ville minière d’Asbestos, au Québec, peut difficilement échapper à son histoire. Son nom en anglais signifie amiante. Mais ici, l’exploitation de la fibre blanche, bannie dans une trentaine de pays, n’est pas qu’histoire du passé. Asbestos veut bâtir son avenir en extrayant à nouveau le minerai de son sol. Le projet est loin de faire l’unanimité.

Depuis quelques semaines, il ne se passe pas une journée sans qu’une association de médecins ou de scientifiques s’oppose à la réouverture de la mine Jeffrey, du nom de la société qui l’exploite.

S’appuyant notamment sur les données de l’Organisation mondiale de la santé, qui estime que l’amiante est responsable de 90 000 décès par an à travers le monde, la Société canadienne du cancer et les associations médicales du pays demandent au gouvernement du Québec de ne pas accorder à la compagnie minière une garantie de prêt de 58 millions dollars (43 millions d’euros) qui lui permettrait de rouvrir ses portes pour exploiter un gisement souterrain.

Courtisé à la fois par les détracteurs et les défenseurs de l’amiante, le gouvernement du Québec étudie ces jours-ci s’il contribuera financièrement à la relance d’une industrie en perte de vitesse. Sur la base d’un rapport d’experts indépendants, il examine la rentabilité potentielle du projet et demande d’ores et déjà à la compagnie minière de démontrer que ses clients respecteront toutes les règles de sécurité dans l’utilisation de l’amiante :

http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2010/07/16/une-mine-d-amiante-pourrait-rouvrir-au-quebec_1388744_3244.html

États-Unis : une demande en chute libre

Au cours du XXe siècle, les États-Unis ont été le principal utilisateur d’amiante dans de nombreux secteurs industriels et dans la construction. Pendant la première moitié du siècle, les États-Unis ont consommé en moyenne 62% de la production mondiale d’amiante. Pendant la deuxième moitié du siècle, l’on peut distinguer deux périodes d’une égale longueur. Jusqu’en 1975, les États-Unis restent un des plus grands consommateurs d’amiante. Après cette date, l’on assiste à une réduction rapide de la demande. Bien qu’aucune mesure d’interdiction n’ait été adoptée, les très nombreux procès collectifs menés par des victimes de l’amiante ont poussé la plupart des industries à se tourner vers des alternatives. L’utilisation de l’amiante avait atteint son pic en 1973 avec plus de 800 000 tonnes. Elle s’est réduite à 1 880 tonnes en 2008.

Amérique latine : situation bloquée au Brésil

On a pu observer une délocalisation des risques vers le Mexique au fur et à mesure que l’usage de l’amiante était réduit aux États-Unis. A partir des années 70, le Mexique a en quelque sorte assuré la transition des États-Unis vers une production (presque) sans amiante en manufacturant des produits contenant de l’amiante destinés à son voisin du nord. La chute de la demande de ces produits aux États-Unis a ensuite poussé les entreprises mexicaines à chercher de nouveaux marchés en stimulant la demande intérieure et en exportant vers l’Amérique centrale et Cuba.

En Amérique latine, le mouvement pour l’interdiction de l’amiante a enregistrée des succès importants au cours des dernières années. L’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Honduras ont interdit l’amiante. En règle générale, la consommation tend à se réduire dans les autres pays, même en l’absence d’une interdiction formelle de l’amiante. Mais ce mouvement est lent et pas nécessairement irréversible.

Le Brésil constitue un cas à part. Une interdiction de l’amiante, réclamée depuis plus de quinze ans par les organisations syndicales, semblait très probable en 2003 à la suite de l’élection du président Lula. Les promesses électorales n’ont pas été tenues et, jusqu’à présent, le gouvernement fédéral a cédé aux pressions du lobby de l’amiante. l’administration Lula tend à suivre le modèle canadien : elle réduit la consommation d’amiante tout en stimulant les exportations vers d’autres pays.

Afrique : la détermination sud-africaine

L’interdiction de l’amiante en Afrique du Sud est exemplaire. Qu’un pays producteur, confronté à une situation économique difficile, ait décidé d’interdire l’amiante constitue une nouveauté encourageante. Dans ce pays, la lutte contre l’amiante est inséparable du combat contre l’apartheid et contre le passé colonial. Les mines d’amiante ont été créées généralement avec des capitaux anglais. Les multinationales européennes appliquaient systématiquement un double standard. Elles refusaient d’adopter les mesures de prévention en vigueur en Europe dans leurs établissements en Afrique du Sud. Dans la mine d’amiante de Penge, les niveaux d’exposition mesurés en 1983 représentaient 260 fois la valeur-limite prévue à cette époque dans les entreprises britanniques.

Le Zimbabwe poursuit la production d’amiante dans un contexte d’affairisme chaotique. Le gouvernement Mugabe accuse les promoteurs de la campagne anti-amiante d’être des agents subversifs.

Dans le reste de l’Afrique, l’amiante continue à être autorisé mais, pour des raisons économiques, ce continent ne constitue pas un marché privilégié.

En Océanie, l’amiante a été interdit au cours de ces dernières années.

Le tournant vers l’Asie

L’Asie constitue aujourd’hui le marché privilégié par les industriels de l’amiante. Leur lobby y déploie des efforts considérables pour éviter des mesures d’interdiction.

Ensemble, la Fédération de Russie et l’Asie représentent plus de 85% de la consommation mondiale d’amiante. Le tournant a été brutal. En 1990, l’Asie (Russie non comprise) n’arrivait pas à un quart de la consommation mondiale d’amiante. Cinq ans plus tard,elle représentait plus de la moitié de celle-ci.

La situation en Asie est contrastée. Le Proche et le Moyen-Orient ne constituent pas des marchés importants pour l’amiante. La consommation d’amiante y connaît la même tendance au déclin que dans les pays industrialisés. Une interdiction de la plupart des usages de l’amiante a été décidée au Japon en octobre 2003. En Corée du Sud, à Taiwan et à Singapour, on va vers un abandon de l’amiante. La plupart des entreprises travaillant avec de l’amiante à Taiwan ont déplacé leurs activités vers la Chine continentale, le Vietnam et la Thaïlande au cours des années nonante. C’est en Chine, en Thaïlande et dans le sous-continent indien que la consommation d’amiante tend à augmenter le plus fortement.

La Chine est devenue par ailleurs un important producteur du minerai. Les conditions d’extraction de l’amiante en Chine sont dramatiques. Il y a un grand nombre de petites mines dans les zones rurales. Pendant longtemps, le premier tri et le tissage des fibres étaient effectués par des paysans comme activité complémentaire à domicile. La plus grande mine d’amiante en Chine est exploitée par de la main-d’oeuvre carcérale. C’est la mine de Xinkang rattachée à un camp de prisonniers de la province du Séchouan, au sud-ouest du pays. D’après les témoignages disponibles, la plupart des prisonniers travailleraient environ quinze heures par jour sans équipement de protection.

La situation n’est pas plus favorable en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Modeste producteur d’amiante, l’Inde en est par contre un grand utilisateur. La production est dispersée entre de nombreuses petites mines situées dans des zones rurales. Les déchets de la production sont rejetés dans la nature et contribuent à une forte pollution environnementale. Globalement, on peut observer une corrélation entre l’utilisation croissante de l’amiante et l’aggravation de problèmes de santé respiratoire dans la population indienne. La Thaïlande est aujourd’hui le pays où la consommation d’amiante est la plus élevée par habitant. L’importation d’amiante est passée de 90 700 tonnes en 1987 à 181 348 tonnes en 2002.

Le sous-continent indien, la Chine et l’Asie du Sud-Est représentent plus de 40% de la production mondiale. les conséquences pour la santé de la forte augmentation de la consommation d’amiante se feront sentir à relativement long terme. Il y a là un risque de désastre majeur pour la santé publique. Il est permis de penser que l’ampleur de la catastrophe sera amplifiée en Asie par l’extrême précarité des conditions de travail, par la proximité des lieux de travail et de vie qui expose massivement la population et, notamment, des enfants dès leur jeune âge et par l’absence de surveillance sanitaire de l’immense majorité des travailleurs exposés. Une lutte contre la montre est donc engagée. Dans les pays concernés, de nombreuses organisations syndicales et des associations de victimes unissent leurs efforts pour empêcher la catastrophe. Mais cette lutte n’est guère facile.

Pour mémoire :

Il existe deux grandes familles d’amiante utilisées dans l’industrie : la chrysotile et le groupe des amphiboles (essentiellement crocidolite et amosite), toutes deux cancérogènes.

Le risque de contracter un cancer lié à l’amiante dépend des dimensions des fibres et de la dose inhalée. Des expositions au chrysotile ou aux amphiboles peuvent induire des fibroses pulmonaires (asbestoses), des plaques et des tumeurs pleurales, des pleurésies, des cancers du poumon ou de la plèvre. Le cancer de la plèvre (mésothéliome) peut apparaître dès l’exposition à de faibles doses d’amphiboles. Le mésothéliome reste un cancer assez rare qui se traduit par une tumeur atteignant la membrane de la plèvre, ou plus rarement le péritoine (membrane protectrice des intestins dans la cavité abdominale) ou le péricarde (membrane qui entoure le cœur). Ce cancer est LA maladie de l’amiante, car plus de 90% des cas sont liés à l’inhalation de ces fibres, le tabac ne jouant aucun rôle dans la survenue du mésothéliome mais est un facteur aggravant.

Les maladies résultant de l’exposition à l’amiante s’inscrivent dans les tableaux 30 des maladies professionnelles.

Selon le British Journal of Cancer, 250 000 européens pourraient mourir des suites de l’exposition à l’amiante. Le coût à la charge des assureurs et réassureurs approcherait les 100 à 120 milliards d’euros. Face à ce désastre sanitaire et social, comment et surtout, pourquoi la forte probabilité du risque pour la santé des travailleurs et des consommateurs a-t-elle été sous-estimée et a-t-elle fait l’objet, pendant tant d’années, d’une dissimulation par les acteurs qui avaient la charge d’être des informateurs ? Cette dissimulation, sans doute facilitée par la longue période de latence entre l’exposition et le développement de la maladie, a des causes multiples : puissance des lobbys industriels concernés ; menaces sur l’emploi ; absence d’une politique de santé publique cohérente ; absence de leviers puissants dans la société civile.

Aux États-Unis, des centaines de milliers de personnes ont engagé des plaintes collectives (class actions) pour obtenir des indemnisations. Plusieurs groupes concernés ont dû placer leurs filiales les plus exposées sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites pour ne pas être contraintes de fermer. D’autres, parfois étrangères mais dont les activités s’exerçaient sur le territoires des États-Unis, ont eu à verser d’importantes indemnités, parmi lesquelles : le constructeur d’équipements électriques helvético-suédois ABB, le groupe français Saint-Gobain, Halliburton dans les services parapétroliers par exemple.

En France, les pouvoirs publics, comme les entreprises, connaissaient la réalité des risques de l’amiante pour la santé bien avant d’avoir pris les mesures proportionnées, il ne s’agissait donc pas de fautes « involontaires ». Aussi des plaintes au pénal ont été déposées par les victimes et par l’Andeva mais n’ont pas abouti. Ainsi, quatre victimes adhérentes de l’Association régionale des victimes des l’amiante du Nord-Pas-de-Calais (ARDEVA) ont porté plainte devant la justice pénale en 1997. Une instruction a été ouverte mais a abouti à une ordonnance de non-lieu en 2003, confirmée par la cour d’appel de Douai en 2004. Le juge a estimé que la loi du 10 juillet 2000 définissant les délits non intentionnels (dite loi Fauchon), empêche de reconnaître la responsabilité des personnes poursuivies.

Le 3 mars 2004, le Conseil d’État a reconnu la responsabilité des pouvoirs publics relevant que, le pouvoir cancérigène des poussières d’amiante étant connu depuis les années 1950, les autorités françaises n’avaient entrepris, avant 1977, « aucune recherche afin d’évaluer les risques pesant sur les travailleurs exposés à l’amiante, ni pris des mesures aptes à éliminer les dangers d’une telle expostion ». Il considère que la « carence de l’État à prendre les mesures de prévention des risques liés à l’exposition des travailleurs aux poussières d’amiante a constitué une faute, et cette faute engage sa responsabilité. »

Selon la Cour des comptes, l’indemnisation cumulée des conséquences de l’utilisation de l’amiante s’élevait, en 2004, à 1,4 milliard d’euros soit 14% des dépenses de la branche accidents du travail des maladies professionnelles.
Sur près de 15 000 demandes déposées, 6 240 victimes, ou leurs ayants droits, ont été indemnisées.

En 1998, le Canada attaque la France devant l’OMC. En 2001, celle-ci reconnaît que la santé publique justifie l’entrave à la liberté de commerce.

La polémique sur l’amiante se poursuit au Canada. Le gouvernement canadien est accusé par certains scientifiques de faire le jeu des producteurs d’amiante. L’Association médicale canadienne a titré un éditorial : « La mortalité liée à l’amiante, une exportation canadienne. » Elle estime que « Le Canada est la seule démocratie occidentale à s’être constamment opposée aux efforts internationaux visant à réglementer le commerce mondial de l’amiante (…) en manipulant honteusement les connaissances scientifiques par des moyens politiques ».

Le gouvernement canadien est également accusé par l’Institut Rideau centre de recherche politique indépendant, de financer le lobby de l’amiante.

La réunion de Rome, en octobre 2008, n’a pas inscrit l’amiante chrysotile dans la liste des produits chimiques dangereux établie par la Convention de Rotterdam. L’Inde, le Pakistan, le Vietnam, les Philippines et le Canada se sont opposés à cette inscription.

Situation de plusieurs pays :

http://hesa.etui-rehs.org/fr/dossiers/rdossier.asp?rd_pk=39&dos_pk=6

Dossier amiante dans le monde :

http://hesa.etui-rehs.org/fr/newsletter/files/Newsletter27p7-21.pdf

Olivia
 
 

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