Cycle Economique et Financier

Déflation ou inflation ? fromage ou dessert ?

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Déflation ou pas? Buffett et Gross s’opposent…

 Les prix à la consommation vont-ils poursuivre à la hausse ou au contraire amorcer une baisse?

 Cette question entraîne souvent des réponses divergentes, comme on peut le constater avec deux grands pontes de la Bourse: Warren Buffett et Bill Gross.

Un tour de table trimestriel de la Banque centrale européenne (BCE) semble indiquer qu’à l’heure actuelle, les économistes n’envisagent pas vraiment de scénario déflationniste. Pour eux, il n’y a que 1 % de chance que l’inflation descende sous la barre du zéro dans la zone Euro en 2011. Lors d’une déflation, les prix à la consommation partent à la baisse, une situation préjudiciable à l’économie parce que les consommateurs et les entreprises diffèrent leurs achats et leurs investissements. Les économistes ne l’envisagent donc pas pour l’instant. Ils prévoient même une légère accélération de l’inflation, qui devrait passer d’une moyenne de 1,4 % en 2010 à 1,5 % en 2011, et 1,7 % en 2012.

Les résultats de la table ronde ne correspondent toutefois pas à la réalité des marchés financiers. En effet, les taux d’intérêt à long terme, tant en Allemagne qu’en Belgique, ont atteint cette semaine un plus-bas historique (moins de 3%!). Preuve que la peur de la déflation s’est nettement accrue ces derniers mois. Les gourous de la Bourse, eux aussi, sont nettement plus enclins que la BCE à envisager l’éventualité d’une déflation.

Déflation

Bill Gross, le gestionnaire du plus grand fonds obligataire au monde, conseille à ses clients d’acheter des obligations à longue durée pour mettre les investisseurs à l’abri d’une baisse prolongée des taux d’intérêts. Bill Gross craint que la courbe des taux s’aplatisse, ce qui signifierait que le taux à long terme se rapprocherait progressivement du court terme. D’après le gestionnaire de Pimco, la peur de la déflation trouve son origine dans la réduction drastique de la dette aux USA.

Un autre gourou de la Bourse, Warren Buffett, défend la stratégie inverse. Il a en effet réduit la durée de ses obligations par crainte d’une inflation galopante. Le pourcentage d’obligations d’une durée inférieure à 1 an est passé de 18 à 21 % au deuxième trimestre. Warren Buffet s’attend à ce que les États-Unis, en faisant tourner la planche à billets, n’entraînent une dévalorisation du dollar déclenchant un processus inflationniste.

Impact sur les marchés

Les stratégies de ces deux ténors ont immanquablement un impact sur les marchés financiers. Le portefeuille d’obligations de W. Buffett pèse quelque 32 milliards de dollars. B. Gross, quant à lui, gère 214 milliards de dollars via son Total Return Fund. Ces derniers mois, on a vu que les gestionnaires n’étaient pas à l’abri d’une erreur. C’est ainsi que Bill Gross est passé à côté du récent redressement de la livre britannique en affirmant qu’il fallait  » à éviter à tout prix  » les obligations libellées dans cette devise. Au deuxième trimestre, Buffett a perdu plus de 7 % de son portefeuille d’obligations, les effets non américains de son portefeuille ayant effectivement essuyé une perte de 7,7 %. Les investisseurs en tireront une leçon importante: suivre un gourou de la Bourse n’est pas forcément une garantie de succès…

source echo aout10

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