Immobilier

WSJ : L’interventionnisme étatique permanent brouille la valeur des actifs

WSJ : L’interventionnisme étatique permanent brouille la valeur des actifs

Quelle est la vraie valeur des choses?

 Sous son aspect de sujet de dissertation de philosophie, cette question reste plus que jamais pertinente pour les investisseurs. Il s’avère en effet extrêmement difficile d’évaluer la réelle valeur des actions, des obligations et de l’immobilier à un moment où leurs prix sont si fortement influencés par l’action, ou l’inaction apparente, des gouvernements et des banques centrales.

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Et cette difficulté existe dans tous les secteurs. La semaine dernière, le titre Sears Holdings Corp. a ainsi dégringolé après les résultats décevants publiés par le groupe au titre du deuxième trimestre 2010. Le programme de primes à la casse pour l’électroménager mis en place aux Etats-Unis – destiné à stimuler les ventes de réfrigérateurs et de machines à laver les moins gourmands en énergie – n’a pas eu l’effet escompté sur les ventes de Sears, selon certains analystes.

A plus grande échelle, prenons l’exemple des emprunts du Trésor à 10 ans, qui servent de référence pour évaluer le prix de bien d’autres titres. Si les décisions de politique monétaire de la Fed ont toujours eu un effet sur les emprunts d’Etat, leur impact est bien plus important en ces temps où l’avenir de l’économie repose sur les mesures de relance monétaire. Il y a à peine un mois, le président de la Fed Ben Bernanke a déclaré que les perspectives économiques étaient « inhabituellement incertaines », et depuis, l’emprunt à dix ans a rebondi. La Fed subit des pressions de plus en plus fortes pour gonfler son bilan et augmenter son programme d’achats d’actifs, ce qui ne ferait que renforcer son poids sur des marchés clés, qui s’en trouveraient encore plus faussés.

L’objectif serait bien sûr de trouver une issue positive à cette situation. Les mesures de relance monétaire et budgétaire sont censées permettre aux marchés de redevenir autonomes. Mais pour le moment, le gouvernement n’est pas près de se retirer.

Les agences gouvernementales vont probablement garantir quelque 90% des nouveaux crédits hypothécaires dans un avenir proche, et si, par miracle, ces garanties revenaient à leurs niveaux d’avant-crise, elles resteraient très importantes. De 1990 à 2006, 54% des nouveaux crédits hypothécaires bénéficiaient en effet de garanties publiques, selon les données d’Inside Mortgage Finance.

Certains se conforteront à l’idée qu’il aurait été bien avisé d’acheter des actions en 2002, alors que de fortes incertitudes planaient sur les perspectives économiques et que la Fed était incitée à prendre davantage de mesures de soutien. L’indice S&P 500 a progressé de 67% entre fin 2002 et fin 2007.

En revanche, tout investisseur assez malchanceux pour miser sur le S&P 500 à la fin 2003 se retrouverait sous l’eau à l’heure actuelle. Ce qui souligne une fois de plus que l’essentiel est de bien choisir son timing. Surtout sur des marchés qui doivent tant à l’action vigoureuse du gouvernement. Les gagnants du jour sont sans aucun doute ceux qui ont su anticiper les méthodes de choc adoptées par la Fed.

-Peter Eavis, wall street journal aout10

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