Crédit Consommation

Les Américains épargnent désormais 2 fois plus que les Canadiens, c’est tout un renversement de tendance par William André Nadeau

Les Américains épargnent désormais 2 fois plus que les Canadiens, c’est tout un renversement de tendance par  William André Nadeau

Les Américains, consommateurs à l’extrême depuis 20 ans, passent à l’épargne.

Le taux d’épargne aux États-Unis est passé de 1,75% avant la crise à 6,4% en août 2010. Malgré l’endettement croissant du gouvernement américain en 2010, la population a des craintes qu’une crise de financement se produise, comme c’est le cas de certains pays autours de la Méditerranée. Le gouvernement japonais est beaucoup plus endetté que celui des États-Unis, toutefois il se finance à même l’excès de l’épargne intérieure. Ce n’est pas le cas pour les États-Unis qui dépendent de la Chine et de plusieurs autres pays. Heureusement que ce changement de tendance change maintenant.

L’Américain nouveau: moins cigale, plus fourmi (cliquez sur le lien)

PLUS/MOINS DEPARGNE EN SUIVANT :

Il est vrai que la vitesse actuelle de l’accroissement de la dette du gouvernement américain est menaçante puisqu’elle atteindra 100% du PNB d’ici 2ans.

Pour l'heure, seules les aides fiscales pour les classes moyennes seraient reportées. C'est donc plutôt un scénario intermédiaire qui se dessine.

La bonne nouvelle est que le total de l’endettement incluant le gouvernement, les entreprises et les particuliers aux États-Unis a augmenté pour environ 600 milliards $ de moins que l’accroissement de l’épargne totale, réduisant la dépendance vis-à-vis de l’étranger pour se financer.

Les entreprises américaines sont en surplus d’épargne depuis plusieurs années.  Les particuliers sont de moins en moins endettés : ils réduisent fortement l’utilisation de leurs cartes de crédit, et préférèrent même l’épargne à l’achat de maison, ce qui nuit à la construction. L’investissement résidentiel n’a plus la cote chez les Américains.

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Après les grandes récessions et les crises, d’importants changements se produisent dans les habitudes de consommation et d’investissement. 
Les Américains se remettent à épargner comme le font les Français, les Allemands et les Japonais depuis longtemps. Souhaitons que ce niveau d’épargne se maintienne à long terme.
Comme le Canada n’a pas subi l’ampleur de la crise de la même manière que les U.S.A, les habitudes de consommations et d’épargne n’ont pas changé. Avant la crise, le niveau d’épargne était le même que celui des Américains. Il est à peine plus élevé aujourd’hui et en chute libre avec 2,8% depuis la fin 2009 où il était de 5%. Les Canadiens reviennent à leurs vielles habitudes.

Pensez-y! Même un niveau d’épargne de 6% reste faible. L’idéal serait qu’il avoisine 15% du revenu par année.

William André Nadeau
Gestionnaire canadien de portefeuille sep10

EN LIENS :  La relance bute sur l’endettement par Bruno Bertez

Andréas Hofert : » Des années d’activité au ralenti attendent l’Amérique»

EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Les Américains guérissent de leur dépendance aux cartes de crédit

Les ménages américains, parfois accusés d’avoir trop jonglé avec leurs multiples cartes de crédit, guérissent tant bien que mal de leur dépendance maladive à l’emprunt pour consommer.

Ils sont nombreux à avoir promis de se réfréner, comme la plus célèbre des surendettés du moment, Teresa Giudice, héroïne de l’émission de téléréalité «Real Housewives of New Jersey», qui s’affiche en Une de la presse à scandale avec ses 11 millions de dollars de dette.

«Ses dépenses de 60 000$ en une journée pour des articles de maison, qui, selon la presse, ont été faites juste après qu’elle et Joe eurent été mis en faillite personnelle, ne lui ont pas gagné beaucoup de partisans», concédait l’hebdomadaire In Touch dans son numéro de début septembre.

La modération est aujourd’hui une consigne officielle. «Ne gardez que les cartes de crédit dont vous avez vraiment besoin» et «avec celles que vous gardez, pensez à éviter des soldes élevés», lisait-on en août parmi les «conseils de la semaine» de l’agence qui assure les dépôts aux États-Unis, la FDIC.

Les consommateurs américains ont généralement plusieurs cartes dans leur portefeuille. En plus des cartes à débit immédiat, la Réserve fédérale de Boston en recensait 3,5 par porteur en 2008.

Et ils s’en servent presque autant qu’aux beaux jours d’avant la crise.

Selon la société de recherche économique Synovate, les ménages munis d’au moins une carte de crédit ont dépensé avec elles 1559$ par mois au premier semestre 2010, soit 6% de plus qu’un an auparavant. Ils ne sont plus très loin des records atteints à l’été 2008.

Mais ils font plus attention à leur dette. D’après les chiffres de la Fed, l’encours des crédits renouvelables des ménages (essentiellement des emprunts par carte de crédit) a chuté de près de 15% en deux ans. Il atteint tout de même 827,8 milliards de dollars, soit quelque 15 000$ en moyenne pour les ménages qui ont une dette de ce type.

Aux États-Unis, l’utilisateur d’une carte de crédit peut choisir chaque mois la part du solde qu’il rembourse. S’il en règle la totalité, il ne paiera aucun intérêt, pouvant ainsi vivre constamment sur la paie du mois suivant.

S’il laisse un débit, il commence à payer des taux d’intérêt qui rebuteraient un consommateur européen. Au deuxième trimestre, ils se montaient à 14,69% annuels en moyenne, selon Synovate.

Inquiets pour leur avenir, les Américains tâchent de ne plus laisser courir ces agios.

«De plus en plus, les consommateurs évitent l’option « payer plus tard » de leur carte de crédit (…) Ils font part d’une défiance indéniable face à l’idée de faire des achats avec de l’argent qu’ils n’ont pas immédiatement», soulignait dans une étude publiée mercredi la société Javelin Strategy & Research.

D’après ses chiffres, la part des consommateurs utilisant tous les mois leurs cartes de crédit, qui était montée à 87% en 2007, est tombée en 2009 «à son plus bas historique», à 56%. Et elle pourrait descendre à 45% en 2010.

«Les détenteurs de nos cartes aujourd’hui empruntent moins et remboursent immédiatement une plus grande part de leurs dettes», confirmait en juillet le PDG d’American Express, Kenneth Chenault, lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe.

Mais ces consommateurs-là auront dépensé 16% de plus qu’un an auparavant avec leurs quelque 50 millions de cartes AmEx. Ils ne sont donc pas à l’abri d’une baisse de leurs revenus d’un mois sur l’autre.

Car le système financier les y encourage. Pour déterminer le taux auxquel ils auront droit pour un de ces achats auquel l’épargne ne suffit pas (un logement, une voiture neuve), les prêteurs aux États-Unis se basent sur le «score de crédit» de l’emprunteur. Plus il emprunte, plus ce score augmente.

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É-U: une autre baisse des crédits à la consommation

L’encours des crédits à la consommation aux États-Unis a baissé en juillet pour le sixième mois consécutif, les Américains continuant de réduire leur endettement par carte de crédit, selon des chiffres publiés mercredi par la banque centrale (Fed).

Le montant de ces crédits a reculé de 1,8% en rythme annuel par rapport au mois précédent, après avoir déjà avoir accusé des baisses comprises entre 0,5% et 5,7% chaque mois depuis février.

À 2418,9 milliards de dollars, cela représente une baisse de 3,63 milliards par rapport à juin, inférieure aux 5,25 milliards sur lesquels tablaient les analystes.

Cette baisse résulte uniquement des crédits renouvelables (les emprunts par cartes de crédit principalement), dont l’encours a baissé tous les mois depuis septembre 2008, et de 6,3% en juillet.

Les crédits non renouvelables (pour l’achat d’une automobile principalement) ont en revanche aligné en juillet leur troisième mois de hausse, avec une progression 0,6%.

Les Américains financent à crédit environ un quart de leurs dépenses de consommation, lesquelles sont en temps normal le moteur principal de la croissance économique du pays.

source afp sep10

 
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1 réponse »

  1. « Les Américains se remettent à épargner comme le font les Français, les Allemands et les Japonais depuis longtemps. Souhaitons que ce niveau d’épargne se maintienne à long terme. »

    Curieux souhait. Épargner, c’est le contraire de dépenser, mais c’est également le contraire d’investir. Ceux qui ont confiance en l’avenir investissent. Ceux qui n’ont pas confiance épargnent.

    Il n’y a aucun mérite à épargner. Vivre dans un pays où l’avenir n’est pas rose pour nous rend mécaniquement épargnant.

    Curieux souhait, donc. C’est comme si on souhaitait aux Américain un avenir peu brillant, avec 1% de croissance annuelle, et, pourquoi pas ? des taxes et des impôts à tout va, voire des lois qui entravent le plus possible les initiatives personnelles et d’autre qui plombe sérieusement l’employabilité des gens.

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