Etats-Unis

Trappe à Dettes : Les villes, prochaines victimes de la crise de la dette

Trappe à Dettes : Les villes, prochaines victimes de la crise de la dette

 Le sort des pays endettés comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande ou encore l’Espagne occupe la une des journaux depuis de nombreuses semaines. Mais la crise de la dette qui a déjà fait vaciller plusieurs pays et de nombreuses banques menace une autre sorte d’entités économiques, les villes, selon l’analyste Meredith Withney.

PLUS DE MEREDITH WITHNEY EN SUIVANT :

Pour Withney, qui avait prédit la crise du crédit américaine et qui est une des analystes les plus écoutées des Etats-Unis, la dette locale et des Etats est le plus gros problème de l’économie américaine, et pourrait même entraver la reprise économique. Elle a expliqué dans l’émission 60 Minutes de CBS:

«Après le logement, c’est le problème le plus important pour les Etats-Unis et sans doute la plus grosse menace pour l’économie américaine. Pour moi, il ne fait pas de doute que nous allons assister à une série de faillites municipales. J’en vois de 50 à 100 potentielles.» Le Gouverneur du New Jersey Chris Christie a résumé le problème à sa façon : « Le jour du jugement est arrivé, c’est tout. Et il va arriver partout

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Les villes américaines ont une dette cumulée de 1.000 milliards de dollars, tandis qu’en Europe, les emprunts des gouvernements locaux et régionaux devraient atteindre la somme record de 1.300 milliards d’euros. La semaine dernière, l’agence de notation Moody’s a mis en garde contre une dégradation de la note de Florence et de Barcelone, et a abaissé la note du Pays basque espagnol. L’agence Standard & Poor’s a dégradé Lisbonne, tandis que les dettes de Naples et de Budapest sont déjà proches de ne plus rien valoir, et celle d’Istanbul a déjà atteint ce statut. Venise a été forcée de vendre certains de ses palaces pour combler son déficit.

La ville de Detroit, qui est au bord de la faillite depuis presque deux décennies, n’a plus assez d’argent pour fournir des services à toute la ville, et a coupé les budgets de la police, de l’éclairage, de l’entretien des routes ou encore des services de nettoyage. Pour Business Insider, le plan du maire Bing «laisserait 20% de la ville aux mains des gangs et des sans-abris».

 L’état voisin de l’Illinois a environ six mois de retard sur ses paiements. Son Université phare est endettée à hauteur de 400 millions de dollars. Les « chances » de voir l’État de l’Illinois faire faillite sont de 21%, selon les bookmakers boursiers. C’est énorme. Près de la moitié des écoles publiques de Kansas City sont en voie de fermeture. Même topo en Virginie. L’Etat d’Arizona a été contraint de vendre son capitole et les bâtiments de sa Cour suprême à des investisseurs privés.

source Bespoke

Les villes françaises ne sont pas en reste: selon le classement 2011 des villes françaises les mieux gérées récemment repris par Challenges, des grandes villes comme Nice, Nantes, Saint-Etienne ou encore Marseille connaissent de grosses difficultés. «La ville du maire UMP Jean-Claude Gaudin affiche une dette de 1,8 milliard d’euros, représentant 185% de ses recettes annuelles de fonctionnement, un record national», note le site économique.

Andres Rodriguez-Pose, professeur de géographie économique à la London School of Economics, explique dans les colonnes du Guardian:

«Les villes sont toutes seules. Les gouvernements ne vont pas venir à la rescousse parce qu’ils ont leurs propres problèmes. Les villes vont devoir payer leurs dettes, et dans certains cas faire des coupes budgétaires spectaculaires, comme à Detroit.»

source slate dec10

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2 réponses »

  1. La défaillance des municipalités va générer des défaillances en série dans le camp des prêteurs et cette fois-ci les états ne pourront plus venir à leur secours faute de moyens, tant les montants sont énormes.

    Les parieurs imprudents vont finir par payer le prix de leurs erreurs.

    L’aide publique prodiguée entre 2008 et 2010 aux opérateur privés n’aura fait que reculer l’échéance et a eu pour conséquence de propager le risque systémique du crédit aux niveau des états eux-mêmes. Pauvre de nous !

    Joyeux Noël quand même.

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