Commentaire de Marché

Des nouvelles des Mercenaires du stade…Goldman Sachs toujours sous influence divine ?

Des nouvelles des Mercenaires du stade…Goldman Sachs toujours sous influence divine ?

 Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu

Goldman Sachs (-4,69%) a fait état de ses résultats du quatrième trimestre également avant le début de cotation. Le bénéfice par action a été de $3,79 contre les attentes de $3,76. le produit bancaire s’est établi à $8,64 milliards alors que le marché anticipait $8,99 milliards. Les bénéfices sont donc en recul de 37% en 2010 et de 53% sur le seul quatrième trimestre, à cause de la baisse des recettes de courtage et de produits obligataires. « Les conditions économiques et l’environnement du marché ont été difficile pendant la plus grande partie de 2010 », selon le PDG de GS, Lloyd Blankfein. La rémunération des employés, y compris les bonus, s’est élevée à $15,38 milliards en 2010, en baisse de 5% sur l’année. Le ratio rémunération sur chiffre d’affaires représente 39,3% soit plus que l’an dernier (35,8%), mais beaucoup moins que le taux de 46,7% observé en moyenne entre 2000 et 2008….

PLUS DE VOLONTE DE DIEU EN SUIVANT :

A NOTE :  Compte tenu de la nouvelle réglementation américaine , Goldman Sachs procède à une nouvelle présentation de ses comptes qui consiste pour l’essentiel à ventiler l’ancienne catégorie « trading & principal investments » en deux nouvelles catégories « investing & lending » d’une part et « institutional client services » d’autre part. Ceci ne modifie pas le fait que « l’investment banking », ce que nous préférons appeler le corporate finance (M&A, ECM, DCM), ne représente que 12.6% de l’ensemble des revenus et, vraisemblablement, sensiblement moins des profits. Le M&A, pour sa part, constitue 44% de ces revenus de corporate finance, c’est à dire environ 5.5 % du total des revenus. C’est l’illustration de ce qu’est aujourd’hui le mix-produit des grandes banques d’investissement

source et remerciements :  Blog Investment Banker Paris

PREDICTIONS  DIVINERS OU DIVINES PREDICTIONS ?

Goldman Sachs préfère les pays développés aux émergents

Pour la première fois depuis cinq ans, Goldman Sachs prévoit une croissance du PIB bien supérieure à la moyenne. Les experts prévoient que l’or atteindra son sommet en 2012. Goldman Sachs aborde l’année 2011 avec un haut degré d’optimisme sur la croissance mondiale, et américaine en particulier, et surpondère fortement les actions, essentiellement les cycliques….

 Lors d’une conférence à Paris sur sa stratégie 2011, Natacha Valla, une des responsables de la recherche économique mondiale, a souligné que Goldman Sachs se situait désormais au-dessus du consensus des prévisions de croissance et, en particulier, aux Etats-Unis.

Elle a expliqué que l’effet cumulé de la deuxième phase de la politique d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale et de la politique de relance budgétaire, via le maintien des baisses d’impôt décidées par l’administration Bush, se traduira par une croissance de l’ordre de 3,4% aux Etats-Unis (+3,8% en 2012) alors que le consensus s’établit à 2,7%.

Si elle estime que la croissance européenne sera un peu plus incertaine, elle note que la conjoncture en zone euro est relativement solide, tirée par l’Allemagne dont la santé économique se confirme de jour en jour, avec la France et l’Italie qui se maintiennent. « Les pays en récession représentent une très faible part de l’économie de la zone euro », a-t-elle dit. Le marché européen des actions devrait également progresser d’environ 20%. Gerald Moser, directeur de l’institut américain, privilégie les cycliques et les marchés du nord du continent.

Peter Oppenheimer, responsable de la stratégie actions européennes, a indiqué qu’un des axes d’investissement en Europe en 2010, à savoir jouer les divergences de croissance entre les périphériques de la zone euro et les pays du noyau dur comme l’Allemagne, est reconduit cette année. Il surpondère l’automobile, les industrielles, le transport aérien, les produits de base, le pétrole et le gaz, la consommation, sous-pondère la santé, la construction, les services aux collectivités et l’assurance. Il est neutre notamment sur les bancaires, les télécoms, la technologie et les média

Goldman Sachs prévoit un croissance mondiale de 4,8% en 2011 (consensus +4,1%), une croissance dans la zone euro de 2,0% (consensus +1,5%), de 10% en Chine, de 5% au Brésil, de 8,7% en Inde et de 5,3% en Russie. L’environnement ne se détériorera pas de sitôt, selon la banque américaine. Le mouvement de reprise ne dure que depuis 18 mois et en moyenne un cycle s’étend sur 3 à 4 ans, ce qui lui permet d’augmenter le PIB de 25%. Si les attentes de Goldman Sachs sont exactes, à la fin 2012 le PIB se sera accru de 20% depuis son point le plus bas.

Natacha Valla écarte l’hypothèse d’un scénario de reprise inquiétante de l’inflation dans les pays développés. « C’est moins vrai pour les pays émergents », a-t-elle dit en ajoutant que la Chine, outre le resserrement de sa politique monétaire, sera amenée à réévaluer le yuan. Dans ce contexte, Goldman Sachs privilégie les actifs risqués et en particulier les actions.

A un horizon de 12 mois, les stratégistes de la banque américaine indiquent que leur plus forte surpondération porte sur les actions. « Une forte croissance mondiale, des taux d’intérêt bas, une croissance solide des bénéfices, et un point de départ attractif en termes de valorisation vont probablement générer des retours substantiels », expliquent-ils.

Ils surpondèrent également les matières premières compte tenu de la forte demande mondiale, maintiennent un biais neutre sur le crédit corporate, sous-pondèrent le cash. « Notre plus forte souspondération porte sur les emprunts d’Etat. Nous avons touché les plus bas cycliques pour les rendements des emprunts d’Etat », expliquent-ils, ajoutant qu’à 12 mois à la faveur de la remontée des taux, le retour sur investissement sur cette classe d’actifs serait nul.

Goldman Sachs

 Goldman Sachs a  dressé un tableau particulièrement optimiste de l’économie et des actions vendredi à Zurich lors de sa «conférence stratégique». Sur l’ensemble des régions, ses prévisions dépassent le consensus. C’est la première fois depuis cinq ans, a expliqué David Kostlin, responsable du marché américain. L’accélération de la croissance américaine explique l’essentiel des choix d’investissement de l’institut. En effet, les analystes recommandent d’investir de préférence dans les pays développés plutôt que dans les émergents, notamment durant les premiers mois de l’année. Car les politiques monétaires et les interventions administratives contre les hausses de prix pourraient perturber les bourses chinoises ou indiennes.

Au sein des émergents asiatiques, la préférence est accordée aux entreprises et régions les plus sensibles au marché américain, comme le Japon, la Corée et Taïwan.

L’avis de David Kostlin s’était avéré correct en 2010. Cette star de Wall Street avait annoncé, il y a un an, que l’indice S & P 500 des actions américaines serait à 1250 points à la fin 2010. Aujourd’hui, il prévoit un niveau de 1500 points à la fin 2011 contre 1.278,50 aujourd’hui et un retour sur investissement dans cette indice de 19%. Il anticipe en effet une accélération de la croissance du PIB américain à 4% d’ici au milieu de cette année et l’absence de risque d’inflation ou de hausse des taux directeurs. Un environnement idéal pour les marchés. La nervosité des acteurs pourrait monter d’un cran dans un mois, lorsque le Congrès décidera ou non de relever le plafond de la dette. Mais la tendance haussière ne sera pas remise en question.

Malgré les craintes et les critiques à l’égard du système capitaliste, le PIB américain est aujourd’hui 16% plus élevé qu’en 2005. Le revenu des Américains s’est accru de 2100 milliards de dollars.Non seulement le PIB progresse, mais les bénéfices des entreprises vont dépasser leur niveau record. En réponse à la crise, les ménages ont dû accroître leur taux d’épargne. Aujourd’hui il atteint 6% et ne devrait plus progresser. Cela signifie que la consommation privée, qui représente 70% de l’économie américaine, va de nouveau soutenir la croissance. C’est une bonne nouvelle pour le taux de chômage. Ce dernier ne baissera cependant pas assez pour obliger la Réserve fédérale à relever ses taux directeurs.

Nouvelle hausse des bénéfices des Entreprises

Goldman Sachs prévoit une hausse de 14,5% des bénéfices l’année prochaine et d’encore 10,5% en 2012. Ceux-ci dépendent des volumes d’affaires et des marges. La banque américaine s’attend à une hausse des ventes de 8,1% cette année et de 7,2% l’année prochaine, soit bien davantage que la moyenne des experts (8,6% en 2011 et 6% en 2012). Le bénéfice opérationnel par action du SP 500 est attendu à 106 dollars en fin d’année contre 96 dollars fin 2010

«Le débat le plus chaud du moment à Wall Street concerne les marges des entreprises», selon David Kostlin. Le consensus des analystes prévoit une hausse à 9,6% en 2012, contre 8,5% en 2010. Sur ce point précis, Goldman Sachs est plus réservé et prévoit une marge de 9% en 2012.

Pic de l’or

Enfin, dans les métaux précieux, Joshua Crumb, stratégiste, estime que la demande d’or va permettre au métal jaune de poursuivre sur sa lancée. Mais le pic sera atteint en 2012 quand les taux d’intérêt réels redeviendront positifs aux Etats-Unis.

Par Emmanuel Garessus, Zurich/Le Temps+agences  jan11

EN COMPLEMENT : Le dilemne américain: consommer ou épargner?

 Que faire avec plus d’argent dans ses poches ou dans son compte en banque?

La plupart des économistes qui ont évalué l’impact du stimulus fiscal adopté en fin d’année par le Congrès américain ont misé sur une consommation accrue des ménages et une accélération des investissements des entreprises. Conséquents, ils ont donc augmenté de 0,8 à 1 point de pourcentage leur scénario de croissance de l’économie américaine en 2011.

Ainsi, la Banque du Canada a porté sa prévision de 2,3% à 3,3% dans son Rapport sur la politique monétaire publié avant-hier, malgré le fait que «l’investissement résidentiel s’est fortement replié au deuxième semestre de 2010».

Les données de décembre pour le marché de la revente publiés hier ont agréablement surpris les experts avec un bond de 12,3% du nombre de transactions.Il n’en demeure pas moins que le prix médian a reculé et qu’il accuse un repli de 1% en un an. En outre, compte tenu du nombre de propriétés sur le marché et du nombre de transactions de décembre, il faudrait 8,1 mois pour que chaque habitation trouve preneur. En fait, c’est bien davantage, puisque bon nombre de propriétés saisies par les institutions financières n’ont pas été remises sur le marché, ce qui porte à bien au-delà d’un an le temps nécessaire pour écouler le stock actuel en supposant qu’aucun vendeur ne se manifeste dans l’intervalle, ce qui paraît invraisemblable.

«Dans ces conditions, pourquoi augmenter les mises en chantier?» demande Derek Holt, économiste chez Scotia Capitaux dans une étude où il soupèse les effets du stimulus fiscal sur la croissance.

D’entrée de jeu, il se campe du côté de ceux, minoritaires, qui croient que les intervenants des marchés font preuve d’un excès d’optimisme. Les consommateurs ne sont pas cette fois-ci d’humeur à dépenser tout supplément d’argent qui leur tombe dans les poches, argue-t-il. Ils ne changeront pas de comportement avant un redressement palpable des marchés de l’habitation et du travail.

Or, le prix moyen des maisons est toujours en deçà de 30% de son sommet de 2006, tandis que le nombre d’heures travaillées a augmenté de seulement 0,9%, de juillet à décembre, et que moins d’un quart des emplois détruits par la récession ont été recréés. Dans ces conditions, on ne sera pas étonné que les emprunts sur les marges de crédit hypothécaire ne sont pas à l’ordre du jour.

Puiser dans les épargnes des derniers mois ne pourra non plus stimuler la consommation encore longtemps, ni relancer le marché de l’habitation.

La masse d’obligations gouvernementales et d’entreprises qui arrive à terme cette année est beaucoup plus considérable qu’en 2010. À lui seul, le gouvernement américain doit financer 2500 milliards US. Les acheteurs d’obligations vont exiger des rendements accrus, ce qui se répercutera aussi sur le coût des emprunts hypothécaires.

«Nous sommes d’avis que la situation fiscale américaine emprunte la même voie que celle de pays comme le Canada dans les années 80 et 90, affirme M. Holt. Cela va limiter le crédit et éventuellement la croissance. La situation va se détériorer avant de se stabiliser.»

Cela va aussi amener les entreprises américaines dont les coffres regorgent de liquidités à jouer de prudence et à conserver de solides réserves.

Bref, la convalescence va durer encore plusieurs années avant que le grand patient américain, dont le poids représente toujours le quart de l’économie mondiale, ne soit pleinement rétabli

Rudy Le Cours La Presse jan11

Que faut-il pour déclencher une croissance supérieure à la croissance potentielle ?

Beaucoup d’analystes anticipent qu’aujourd’hui aux Etats-Unis la croissance va être supérieure à la croissance potentielle, ce qui est normal a priori après une récession. L’on peut se demander(en principe et en examinant les reprises du passé aux Etats-Unis) ce qui permet à la croissance de devenir supérieure à la croissance de long terme. Il faut bien sûr que le chômage soit supérieur au chômage structurel, mais aussi : – soit qu’il y ait reprise forte de l’investissement productif et en logements ; – soit qu’il y ait croissance de la consommation supérieure à celle des revenus, donc reprise de l’endettement des ménages (ce qui vaut aussi pour l’investissement résidentiel). Nous ne pensons pas que ces mécanismes puissent être présents aux Etats-Unis aujourd’hui, donc que la croissance puisse y devenir supérieure à la croissance potentielle.

EN BANDE SON :

 

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