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Régulateurs et Goldman Sachs à la manoeuvre pour « casser » les commodities

Régulateurs et Goldman Sachs à la manoeuvre pour « casser » les commodities

Les moyennes mobiles à 50 jours ont toutes rapidement cédées par le bas

source Bespoke

Le Silver d’argent a donné le top départ à la grande braderie qui s’est rapidement étendu a l’ensemble  des matières premières…Les liquidateurs sont en route et rien ne semble pouvoir les arréter…

et les fondamentaux ? me direz vous  🙂

C’est bien connu ils justifient toute hausse mais sont rapidement oubliés  en cas de baisse…l’exemple en suivant des céréales est à ce propos fort éclairant

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La sécheresse ne fait pas grimper les cours des céréales

La sécheresse en Europe et aux Etats-Unis commence à inquiéter la profession agricole, pourtant les cours des céréales se réagissent pas à cette menace.

Les mesures de restriction d’eau s’étendent à un nombre croissant de départements en France. En Grande-Bretagne, en Allemagne et aux Pays-Bas, la sécheresse est telle qu’il y a même eu des incendies. La situation est déjà critique pour le fourrage, herbe et pailles destinés aux animaux. Et elle pourrait l’être bientôt pour les prochaines récoltes de céréales. S’il ne pleut pas avant le 15 mai, les rendements pourraient être moins bons en blé, ils sont déjà inférieurs cette année en orge de printemps. Quant au maïs semé plus vite grâce au temps sec, il faut maintenant qu’il soit arrosé ! L’Europe n’est pas la seule à subir la sécheresse. Aux Etats-Unis, le manque d’eau menace les rendements du Kansas, de l’Okhlahoma et surtout du Texas, qui sont les trois premiers Etats producteurs de blé d’hiver. Pour le maïs, c’est l’inverse : les champs du nord des Etats-Unis sont gorgés d’eau, ce qui retarde les semis.

Il est trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme, mais la situation céréalière est inquiétante et ce, dans deux zones majeures d’exportation. Pourtant, les marchés n’en font aucun cas. Les investisseurs se sont d’abord détournés des grains pour investir dans le pétrole ; désormais ils soldent leurs positions dans presque toutes les matières premières pour limiter les risques, au vu des mauvais chiffres de l’emploi américain et du ralentissement de l’économie chinoise. 

Et puis ils se rassurent avec des informations nouvelles en provenance de Russie, l’autre grande zone d’exportation potentielle. D’après Agritel, les stocks de la récolte catastrophique de l’an dernier seraient finalement bien supérieurs à ce que l’on pensait dans les régions sud, pourtant les plus touchées par la sécheresse de juillet dernier.

 Les rumeurs circulent même que Moscou pourrait lever l’embargo sur ses exportations de blé dès la fin du mois. Ce souhait des céréaliers en Russie a pourtant peu de chance de se concrétiser aussi tôt, cela ferait augmenter les prix locaux, ce qui lèserait l’élevage, un secteur privilégié par le gouvernement. Il frapperait aussi les consommateurs russes au porte-monnaie. Or il faut les couver en cette période pré-électorale.

Claire Fages /RFI mai11

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