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A chaud !!!! Le Jeudi 13 Octobre : La réponse du berger a la bergère ! par Bruno Bertez

A chaud !!!! Le  Jeudi 13 Octobre :   La réponse du berger a la bergère ! par Bruno Bertez

La réponse des banques européennes aux déclarations insensées de Barroso ne s’est pas faite attendre. 

Elle a été donné à 19h09 mercredi dans le blog du FINANCIAL TIMES dans un article manifestement inspiré’ intitulé:  » EU banks could shrink to hit capital rules ».

      Les grandes banques françaises conduites par BNP et Société Générale se sont empressées de faire savoir aux autorités européennes qu’elles chercheraient par tous les moyens à éviter de faire des augmentations capital compte tenu de leur cours de bourse qu’elles considèrent comme dérisoires.

 Elles font valoir qu’en moyenne les banques se traitent à 60% de leur book value et qu’il ne faut pas compter sur les investisseurs pour apporter des capitaux neufs. Les conditions financières ne sont pas là; et puis qui apporterait des fonds pour se les faire dévaloriser quasi instantanément par les haircuts des souverains! 

 L’argument tient la route.

 

source Der Spiegel

En conséquence si on les oblige à augmenter leurs ratios les banques font savoir qu’elles préfèreront réduire la taille de leur bilan , vendre des actifs, deleverager. On peut augmenter ses ratios aussi bien en jouant sur les numérateurs que sur les dénominateurs font- elles valoir.   Ceci est de simple bon sens.

Déjà une note de BNP Paribas de la semaine dernière évoquait cette possibilité et examinait quels assets les banques pourraient dégager.

La Société Générale et BNP Paribas affinent leurs prévisions de réduction du bilan

Les deux banques ont encore détaillé hier leurs programmes et notamment l’impact sur les activités de BFI

 A chaque conférence son lot de précisions. La Société Générale et BNP Paribas ont profité d’un colloque organisé par Bank of America pour détailler leur politique de financement. Ouvrant le bal, la Société Générale a annoncé qu’elle réduirait ses besoins de liquidité de 75 à 95 milliards d’euros d’ici à 2013, «ce qui correspond à environ 10% du bilan financé du groupe», a précisé Bernardo Sanchez-Incera, son directeur général délégué. Sur ce montant, 25 à 35 milliards viendront des cessions d’actifs et le reste de la réduction de ses activités de financement et d’investissement (BFI).

 La banque s’attachera surtout à réduire de 50 milliards de dollars ses besoins en billet vert, dont les trois quarts d’ici à la fin de l’année. Ils s’élevaient à 60 milliards au 31 août. Elle a par ailleurs estimé entre 10 à 15 milliards d’euros son programme de financement à moyen long terme pour 2012 contre 26 milliards en 2011. Comme prévu, la BFI sera la principale victime de l’allègement car, outre sa forte contribution à la baisse du besoin de liquidité, le plan de réduction de 60 à 80 milliards du montant des actifs pondérés du risque se fera pour moitié dans cette division.

 Un pôle également mis à la diète chez BNP Paribas. Sur les 70 milliards d’euros de réduction des actifs pondérés annoncés en septembre, 50 milliards viendront de la BFI, via notamment des ventes d’actifs. «Nous avons commencé à recevoir des marques d’intérêt et je pense que, pour certains de nos portefeuilles, nous pourrons accomplir cela avec une décote très limitée», a précisé Baudouin Prot, le directeur général de la banque. BNP Paribas a également pris de l’avance sur son programme de financement de moyen et long terme 2012 en émettant 6 milliards d’euros en août et en septembre après avoir déjà bouclé son programme 2011.

 «Nous n’avons pas complètement décidé de notre programme pour l’an prochain car, compte tenu de notre ‘deleveraging’, nous affinons le montant. (…) Si nous continuions, c’est une illustration, sur la base de 3 milliards par mois, nous arriverions à plus de 30 milliards», a précisé Baudouin Prot. Les deux banques ont réaffirmé pouvoir atteindre sans augmentation de capital un ratio de fonds propres durs Bâle 3 de 9% ou plus en 2013. Un objectif qui inclut la surcharge systémique en préparation à Bâle, mais qui s’entend au 1er janvier pour BNP Paribas, contre fin 2013 pour sa concurrente.

Par Florent Le Quintrec le 05/10/2011/agefi

Le résultat économique n’est évidemment pas le même que dans le cas des augmentations de fonds propres , puisque le deleveraging. la réduction de bilans, les cessions d’actifs sont déflationnistes soit en terme de prix des actifs soit en terme de réduction des crédits distribués.

La baisse de Wall Street en fin de séance semble plutôt avoir été causée par cette publication du blog du FT, très suivi par les financiers américains pour ses informations et rumeurs sur la crise euro, que par les minutes du FOMC.

BRUNO BERTEZ Le 13 Octobre 2011

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2 réponses »

  1. Jeudi 13

    Les marchés consolident, le risk-on fait la pause. Hier le S & P 500 s’est arrêté à 1220,25 au plus haut en séance. Est ce la fin?

    La baisse est nettement plus prononcée en Europe qu’à Wall Street en ouverture.
    La confrontation entre les responsables européens et les banques dont nous vous avons parlé hier soir est devenue du domaine public. Tout comme l’absence de crédibilité de Barroso.

    Depuis le début, la situation sur le front de la crise européenne se définit comme un combat, une confrontation a plusieurs étages : entre les différents Etats lesquels ont des intérêts divergents, entre les classes sociales, entre les marchés et les Etats, entre les banques et les gouvernements etc

    Ce combat en vertu de la langue de bois politique n’est jamais exposé en tant que tel, on ne le reconstitue que par la mise en regard, la juxtaposition des déclarations et communiqués. C’est un moyen d’escamoter la vérité, de ne pas être transparent, de ne pas montrer les enjeux. La présentation de la réalité en pointillés que les medias main stream se gardent bien de remplir est un mode de gestion certes conflictuel, mais qui facilite la tache de ce qu’il faut bien appeler la kleptocratie . Il ne faut pas oublier que dans tout groupe on peut être a la fois alliés, pour l’essentiel, mais ennemis sur des modalités et des procédures.

    Parmi les événements:

    Vote en Italie ce jour, Unicredit cotation suspendue en forte baisse hausse de ses CDS

    Nouvel élargissement des spreads souverains et retour a la hausse des CDS bancaires

    Résultats très mauvais de JP Morgan en baisse de 4%, Les medias continuent de dire qu’ils sont bons, ils ne voient pas que les résultats publiés viennent d’une manip comptable qui permet de considérer comme un profit… le fait que les dettes de Morgan se déprécient sur les marchés en raison des doutes sur sa solvabilité.

    Plus une banque est en difficulté, plus les obligations qu’elle a émises décotent sur les marchés et les miracles de la comptabilité bancaire permettent de considérer cet appauvrissement du crédit de la banque comme un bénéfice. Enron généralisé’ répétons nous. Nous avions toujours cru que la confiance dont on pouvait bénéficier était un élément positif un actif et non l’inverse!

    En Europe le carrousel continue, on multiplie les fuites pour faire savoir que l’on s’achemine vers un haircut, nous préférons le terme remise de dettes, de 30 a 50% sur la dette grecque. En même temps on susurre que le parlement grec pourrait bien ne pas voter les nouvelles réformes.

    En Allemagne les Instituts sont d’accord pour prédire une forte chute de la croissance

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  2. Les fonds propres ne constituent cependant que l’un des aspects de la solidité des banques, comme le montre le démantèlement actuel de la banque Dexia qui, bien qu’ayant passé avec succès les tests de résistance en juillet, en affichant un ratio de fonds propres « durs » de 10,4 % en cas de choc économique majeur, a chuté sur un manque de liquidités.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20111013trib000656325/banques-et-maintenant-l-addition-.html
     
    L’exemple de Dexia a montré qu’un niveau de 10,4 % de fonds propres durs, c’était insuffisant. Dexia avait 10,4 % de fonds propres durs, et pourtant Dexia est morte.

    En Suisse, les grandes banques devront avoir un niveau de fonds propres durs de 19 %.

    Le projet prévoit en substance que les banques trop grandes pour faire faillite, comme UBS et Credit Suisse, devront doubler le niveau de leurs fonds propres (19 % des actifs pondérés en fonction des risques, contre 8 % actuellement), remplir des exigences plus sévères en matière de liquidités, et améliorer la répartition des risques.

    http://www.tdg.ch/actu/suisse/national-serre-vis-face-grandes-banques-2011-09-19

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