Art de la guerre monétaire et économique

Flagrant délit de contrevérité économique : La France, seul pays où le plan de soutien aux banques a rapporté (Sarkozy)

Flagrant délit  de contrevérité : La France, seul pays où le plan de soutien aux banques a rapporté (Sarkozy)

La France est le seul pays au monde où le plan de soutien aux banques décidé en 2008 a rapporté de l’argent à l’Etat, a assuré jeudi le président Nicolas Sarkozy lors d’une intervention télévisée sur France 2 et TF1.

Au niveau européen, le plan de soutien français est bien celui qui a rapporté le plus à l’Etat, à hauteur de 2,7 milliards d’euros, mais ce n’est pas le seul qui ait dégagé un profit pour les finances publiques.

Vingt des 27 pays de l’Union ont soutenu leurs banques durant la crise financière, selon l’office européen des statistiques Eurostat. La moitié en a retiré un bénéfice, tandis que le reste a dû supporter un coût supplémentaire net pour ses finances publiques.

Parmi les pays bénéficiaires, arrivent notamment l’Espagne, avec 1,45 milliard d’euros et le Danemark, avec un excédent net de 724 millions d’euros. Parmi les pays ayant réglé la facture la plus lourde, Eurostat relève l’Irlande (35,7 milliards de pertes pour l’Etat), l’Allemagne (16,5) et le Royaume-Uni (15,0).

 Toutes les banques françaises ont depuis remboursé les apports de l’Etat. En France, l’Etat avait créé, fin 2008, une structure pour permettre aux banques d’emprunter sur les marchés (SFEF) et une autre (SPPE) pour prendre des participations dans le capital des établissements ou renforcer temporairement leurs fonds propres.

Source afp oct11

Georges Ugueux a relevé sur son blog quant à lui  une douzaine de contre-vérités lors de la dernière intervention du Chef de l’Etat Français :

  1. La dette de la Grèce n’est pas passée de 240 à 120 milliards d’euros, mais de 340 à 330 milliards d’euros. L’amélioration de 100 milliards de la dette grecque est une fiction. Il s’agit d’un echange d’obligations grecques.
  2. Il n’y a pas d’effacement de la dette grecque, mais un effort des banques correspondant à 16 milliards d’euros, soit 50 % de leurs encours.
  3. Les banques n’ont jamais eu 200 milliards d’obligations grecques mais 32 et, si l’on ajoute les 49 milliards des banques grecques qui seront nationalisées, un total de 81. Les banques grecques ne participent pas a l’effort commun : ce serait provoquer leur faillite.
  4. L’euro ne risquait pas d’exploser mercredi soir, la Grèce risquait le défaut de paiement. Il ne faut pas confonfre la devise et l’endettement.
  5. Cela n’a pas coûté 100 milliards aux banques, mais 16 milliards, non pas par un abandon de créances, mais par un étalement de la dette sur une période de 30 ans.
  6. Il n’y a aucune connexion entre cette crise de l’endettement public et celle de la finance en 2008. Ici, les responsables sont politiques. On se demande pourquoi les sacrifices des banques ne sont pas étendus au secteur public qui détient, lui, environ 160 milliards de la dette grecque.
  7. Les banques françaises ne sont pas les plus fortes d’Europe : leur notation a baissé récemment et leur fragilité est préoccupante.
  8. La France n’est pas le seul pays au monde qui ait eu des revenus de ses avances lors de la crise : c’est le cas de la plupart des pays prêteurs, et principalement des Etats-Unis.
  9. Toutes les interventions de la France n’ont pas encore été restituées : l’Etat Francais a investi (sans droit de vote) dans la BNP Paribas à hauteur de 17 % de son capital et est toujours actionnaire.
  10. Le système de sécurité sociale en France ne peut garantir les paiements des avantages sociaux à la population : il a besoin de contributions budgétaires chaque année.
  11. La hausse du montant du FESF ne se fait pas sans une contribution des Etats membres puisqu’ils garantissent les emprunts. Dans ce contexte, le quota de la France atteindrait 200 milliards qui alourdiront l’endettement de la France.
  12. Le président chinois Hu Jin Tao n’a pas appelé Nicolas Sarkozy pour exprimer son désir de participer au FESF. C’est le Président Sarkozy qui a sollicité l’intervention de la Chine.

 http://finance.blog.lemonde.fr/2011/10/28/les-contre-verites-presidentielles-sont-elles-volontaires/#xtor=RSS-32280322

4 réponses »

  1. Messie, messie, c’est vrai ce qu’y dit notre Sarko.
    Tiens c’est comme pour le « nuage » de Tchernobyl ?
    Ben les retombées c’était PAR.TOUT SAUF … en France. C’est ça !
    C’est la ligne Maginot quoi. Bande d’incrédules va ! Pftttt ! A.C

  2. Il me semble que les 2,7 miliards ne prennent pas en compte les 2 interventions sur Dexia, qu’il n’y a aucune raison de ne pas prendre en compte.

    Il me semble aussi qu’ils ne prennent pas en compte le coût de financement pour l’Etat français qui, vous le savez, ne peut accroître ses interventions qu’en se finançant sur les marchés internationaux.

    Bref, un peu de sérieux dans les chiffres serait le bienvenu sur ces sujets où le con-tribuable a bien du mal à s’y retrouver et donc à voter dans le sens de ses intérêts réels .

    • chiffres ou pas il semblerait qu’il y ait de toute façon divergence européenne d’intéret entre les intérets des contribuables européens et ceux de leurs gouvernements respectifs…a moins que l’on soit amateur de tonte à très grand frais…:-)

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