Art de la guerre monétaire et économique

L’hypocrisie des uns fait le bonheur des autres : paradis fiscaux non artificiels à chacun le sien !!!!

L’hypocrisie des uns fait le bonheur des autres : paradis fiscaux non artificiels  à chacun le sien !!!!

Ce graphique de The Economist s’appuyant sur une étude du BCG, fait une cartographie parlante des « places offshore » : où, d’où vient l’argent.

SOURCE ET REMERCIEMENTS : INVESTMENTS BANKER PARIS.COM

Suisse, Banque et morale Par Marie-Hélène Miauton

Personne ne soutient la triche au fisc (même si beaucoup qui entreverraient des moyens assez sûrs de le faire n’y rechigneraient pas) et la Suisse ne devrait pas tremper dans ce jeu-là. Soit, mais doit-elle donner seule l’exemple alors que pullulent les paradis fiscaux?

Les Américains qui nous attaquent devraient se voir rétorquer que nous sommes prêts à mettre toutes nos lois en conformité… avec celles du Delaware, Etat des Etats-Unis qui sert de refuge aussi bien aux réfractaires à l’impôt qu’aux potentats les plus vils, sans renoncer au passage à blanchir incognito l’argent des mafias… Leur demander comment leur ressortissant Madoff a pu créer le montage que l’on sait sous leur regard diligent de «gendarme du monde» en matière financière. Leur rappeler que les «subprime», c’est chez eux, Lehman Brothers aussi, et remonter encore à Enron s’il le faut… Et il conviendrait de renvoyer ainsi dans leurs filets les autres grands moralisateurs de la planète, car il y a beaucoup à balayer devant toutes les portes. Ce n’est pas Eric Woerth, mis en examen pour recel dans la ténébreuse affaire Bettencourt, qui nous contredira, lui qui trouvait bon de donner à la Suisse des leçons de conduite lorsqu’il était encore ministre de France. Et l’UE qui nous attaque alors que ses membres sont loin d’être tout blancs: les Britanniques avec les îles Anglo-Normandes, la France qui couve Saint-Barthélémy, le Luxembourg qui veille jalousement sur son secret bancaire. L’exemple des Bahamas est particulièrement flagrant: étroitement liées aux Etats-Unis qui leur fournissent 90% de leurs importations, elles viennent aussi de conclure un accord de partenariat économique avec l’UE (4,7 millions pour 2008-2013)! Sans oublier les Chinois de Hongkong ou de Macao, ou de Singapour, qui, eux du moins, nous fichent la paix.

«La politique n’est pas la morale, elle s’occupe seulement de ce qui est opportun.» Dès lors que l’on nous prétend «si isolés» et «si petits» alors que les autres sont «si puissants», il est grand temps de relever la tête et d’admettre que les attaques que nous subissons n’ont aucun objectif vertueux mais seulement économique. Et, puisque le meilleur moyen de se défendre, c’est d’attaquer, faisons-le vite et intelligemment auprès de tous ceux qui, sous le couvert de grands sentiments, veulent se débarrasser d’un concurrent. Dangereux jusqu’à quand?

source le temps fev12

1 réponse »

  1. On a pu constater au cours des dernières années à quelle vitesse la Suisse a baissé culot… euhhh pavillon j’veux dire au premier assaut sérieux…

    Allant de révélation en révélation, de dénonciation en renonciation… l’incroyable s’est produit, sous l’hilarité générale des dirigeants Germains, Francs et Ricains du monde: le colosse silencieux a ouvert la bouche et était un castrat… Et il s’est pris au jeu: l’argent avait une odeur, et lui s’est mis à croire qu’il pouvait s’en passer.

    Les milliards filent maintenant allègrement vers Singapour, avec la bénédiction chinoise. Les banques fournissent des renseignements non-sollicités aux autorités étrangères, se pissant sur les doigts et dans la culotte.

    C’est bien simple: je suis scandalisé et j’ai honte pour la Suisse. Pour ces générations qui se sont démenées pour construire une réputation et un honneur qui ont été annihilé en moins d’une demi-décade par des dirigeants malfaisants, myopes et incapables. Pour sa population si travaillante et si industrieuse qui a bénéficié de financement à taux ridicules et qui va maintenant pleurer des larmes de sang. Y a vraiment pas de quoi être fier!

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