Behaviorisme et Finance Comportementale

A l’Espagne qui cherche à comprendre la faillite de ses banques Rodrigo Rato, ancien directeur du FMI et président de la quatrième banque espagnole, Bankia répond : «Nous avons agi de manière adéquate… Les coupables ne sont pas les gestionnaires, mais la volatilité des marchés.»

A l’Espagne qui cherche à comprendre la faillite de ses banques Rodrigo Rato, ancien directeur du FMI et président de la quatrième banque espagnole, Bankia répond :   «Nous avons agi de manière adéquate… Les coupables ne sont pas les gestionnaires, mais la volatilité des marchés.» 

A PROPOS :  Rato idiot ou menteur ? par Bruno Bertez

Ces gens sont incorrigibles. On hésite à les qualifier . Sont-ce des idiots ou bien de menteurs ?

Ancien ministre de l’economie d’ Aznar, ancien du FMI, Rato devrait pourtant ètre compétent en matière économique: Ne s’est il pas vanté en son temps  de ses mesures qui ont liberalisées l’économie espagnole, ne s’est il pas gargarisé d’ètre l’un des pères du fameux miracle espagnol?

Miracle qui a consisté à détourner et prébender la manne fournie par l’Europe à la fois sous forme de fonds, de taux bas et de subventions¨!

C’est le mème Rato qui a liberalisé le marché immobilier, fait sauter les obstacles règlementaires à la spéculation de la construction, semant ainsi les graines de la gigantesque crise immobilière d’abord et de la crise des banques ensuite.

S’il y a bien quelqu’un qui mérite d’ètre jugé , car fondamentalement responsable, c’est bien lui.

Rato est l’un des responsables non seulement de la crise immobilière, mais de la crise du crédit bancaire, de la crise du crédit souverain de son pays

Sa nomination à la tète de Bankia était une erreur incroyable, mais il est vrai que Rajoy n’est pas une lumière, on a nommé à la tète de Bankia un Rato déguisé en pompier alors  qu’il  était en réaliité l’incendiaire initial..

L’Espagne cherche à comprendre la faillite de ses banques Une commission a auditionné trois anciens banquiers. Le «grand oral» de Rodrigo Rato, ancien président de Bankia, était le plus attendu. Outré, un député se lève: «Comment se fait-il que votre banque ait pu, en un bref laps de temps, déclarer des gains de 300 millions d’euros puis reconnaître des pertes de l’ordre de 3,7 milliards d’euros?» «Cette différence s’explique par un changement des critères comptables», répond, impavide, Rodrigo Rato, ancien directeur du FMI et président de la quatrième banque espagnole, Bankia, dont il fut forcé à démissionner en mai. Le député en question et le parterre de parlementaires qui l’entourent demeurent interloqués.

L’élégant et flegmatique Rodrigo Rato n’expliquera pas davantage cet édifiant «trou financier».

Durant son intervention de près d’une heure, il répétera à l’envi: «Nous avons agi de manière adéquate… Les coupables ne sont pas les gestionnaires, mais la volatilité des marchés.»

PLUS DE BANKERS EN SUIVANT :

Jeudi matin, la Chambre basse espagnole était le théâtre d’un tumulte médiatique: pour la première fois, des banquiers étaient auditionnés par des parlementaires. En l’occurrence, trois patrons démissionnaires des principales Caisses d’Epargne, dont les risques de banqueroute ont obligé l’Etat à les nationaliser. Le «grand oral» de Rodrigo Rato était le plus attendu. Et pour cause: «Gourou» des finances pendant l’ère Aznar, il est aujourd’hui au cœur du fiasco bancaire espagnol – essentiellement dû à son excessive exposition à un secteur immobilier qui s’est effondré – qui effraie tant les marchés financiers et explique l’extrême difficulté du pays à se financer, sauf à des taux prohibitifs.

Bankia, qu’il dirigeait depuis 2010, fusion de deux puissantes Caisses d’Epargne (Caja Madrid et Bancaja), est le principal boulet ayant écorné la crédibilité de l’Espagne: sous la direction de Rodrigo Rato, la banque a déjà été renflouée avec de l’argent public à hauteur de 42 milliards d’euros. Mais ce n’est pas fini. Bankia nécessite aujourd’hui 17 milliards d’euros supplémentaires, qui seront apportés par un prêt exceptionnel de l’Union européenne, disposée à secourir le moribond système bancaire espagnol – la couverture totale des besoins va jusqu’à 100 milliards d’euros. Sur demande d’une formation centriste, UpyD, Rodrigo Rato et 33 banquiers sont mis en examen par un juge de l’Audience nationale pour «délit de fraude» et «falsification de comptes annuels».

Comment expliquer le fait que la plupart des Caisses d’Epargne, qui annonçaient des chiffres mirobolants jusqu’à 2009, voire 2010, aient dû être sauvées de la banqueroute grâce à l’Etat? D’après le cabinet Oliver Wyman, les pertes bancaires ont atteint 270 milliards d’euros, soit un quart du PIB espagnol! De l’avis général, plombées par l’effondrement du BTP, les Caisses d’Epargne (contrôlées par les gouvernements régionaux) ont agi dans une parfaite opacité, provoquant l’indignation de l’opinion publique et celle de la Chambre basse. D’où l’audition, jusqu’à septembre, des principaux acteurs financiers du pays dans l’enceinte parlementaire, sans sanction à la clé. A défaut d’une commission d’enquête, rejetée par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, les tribunaux devraient prendre le relais.

Par François Musseau madrid /Le temps juil12

 EN COMPLEMENTS : Bankia se débarrasse de 800 millions d’euros de crédits toxiques

« La banque transfère les prêts aux fonds d’investissement norvégien Aktiv Kapital et luxembourgeois Oko Investments », a expliqué dans un communiqué Bankia, qui croule sous les crédits douteux depuis l’éclatement en 2008 de la bulle immobilière, à laquelle elle était très exposée.

Deux types de prêts font partie de cette opération: les crédits à la consommation pour les particuliers, vendus à Aktiv Capital, et les crédits aux petites et moyennes entreprises, cédés à Oko Investments. »Il s’agit d’un portefeuille d’environ 127.000 crédits, avec une ancienneté moyenne de cinq ans », dont « environ 80% procèdent de clients particuliers », a indiqué Bankia, qui avait lancé pour cela un processus d’enchères en mars.

La banque, qui a affiché une perte de près de 3 milliards d’euros en 2011, assure que cette vente « aura un impact positif sur (ses) résultats », sans le chiffrer. « L’opération s’inscrit dans le cadre d’un plan de désengagement dans les actifs non stratégiques que la banque s’est imposé dans cette nouvelle étape »: « dans un délai de trois ans, nous avons fixé l’objectif de réduire de moitié les actifs non productifs, pour les ramener à 30 milliards d’euros », a rappelé Bankia, dont l’équipe de direction a été entièrement renouvelée après l’annonce de sa demande de sauvetage en mai.

source AFP juil12

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Santander sacrifie son bénéfice

La banque espagnole Santander, numéro 1 en zone euro par la capitalisation, a sacrifié son bénéfice net au deuxième trimestre, qui s’effondre de 92,8% sur un an à 100 millions d’euros, en réalisant d’importantes provisions sous la pression des autorités.

Ce chiffre est très inférieur aux attentes du marché, le consensus de six analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablant sur un bénéfice de 1,404 milliard.  La banque espagnole explique avoir mis de côté 6,504 milliards d’euros pour faire face à des risques d’insolvabilité et 2,780 milliards pour le risque immobilier. Sur l’ensemble du semestre, le bénéfice chute de 51% à 1,704 milliard, pour un produit net bancaire de 15,499 milliards (+8,4%).Mais sans compter les provisions, le bénéfice aurait été de 12,503 milliards d’euros et aurait donc progressé de 6%, assure Santander.  La banque explique avoir mis de côté 6,504 milliards d’euros pour faire face à des risques d’insolvabilité et 2,780 milliards pour couvrir «le risque immobilier en Espagne».

Les autorités espagnoles ont imposé aux banques du pays de nettoyer une fois pour toutes leur bilan face aux actifs immobiliers risqués, ce qui doit les conduire à réaliser plus de 80 milliards d’euros de nouvelles provisions en 2012.

Santander dit avoir déjà rempli plus de 70% de son programme de provisions (qui est de 8,8 milliards au total), dans le cadre de cette nouvelle norme. La banque continue de renforcer son capital pour faire face à la crise, particulièrement virulente en Espagne : à fin juin, son niveau de «core capital» («fonds propres durs») atteint 10,10%, contre 9,20% il y a un an.

Mais son taux de créances douteuses (principalement des crédits immobiliers risquant de ne pas être remboursés) monte encore, à 4,11% contre 3,78% un an plus tôt. Sans surprise, ce taux est bien plus élevé en Espagne, à 5,98% (contre 4,81% il y a un an), mais bien inférieur à la moyenne du secteur bancaire espagnol, qui était de 8,95% en mai, un record en 18 ans.

source ATS juil12

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 Vente à découvert interdite : l’Espagne et l’Italie ont pris des mesures pour protéger leurs banques en bourse

Lundi dernier, l’Espagne et l’Italie ont à nouveau interdit la vente d’actions à découvert. Comme en août 2011. L’interdiction de cette pratique qui permet, notamment, de spéculer sur la baisse d’un titre avait alors été prolongée à plusieurs reprises, avant de finalement être levée le 24 février.

En Italie, l’interdiction ne portait initialement que sur une semaine – jusqu’à vendredi dernier – et ne concernait que les actions de banques et de compagnies d’assurance. Mais l’autorité boursière Consob a finalement décidé vendredi de la maintenir jusqu’au 14 septembre. Du côté espagnol en revanche, la vente de toutes les actions à découvert sera interdite pour une durée de trois mois. Le gendarme des marchés espagnols a justifié cette mesure dans un communiqué: «Les marchés de titres européens traversent une période de volatilité extrême qui pourrait se traduire par un fonctionnement désordonné et affecter l’évolution normale des activités financières.»

Une pratique qui fait débat

L’interdiction de la vente à découvert prête à débat. Pour certains, il s’agit du meilleur moyen de lutter contre les attaques de spéculateurs. Pour d’autres, l’interdiction contribue à nourrir la nervosité des marchés et à pousser les investisseurs à fuir les titres considérés comme étant risqués du fait même de cette interdiction qui les touche.

Cependant, à partir du mois de novembre, l’autorité européenne des titres et des marchés (ESMA) disposera de pouvoirs de coordination pour imposer des restrictions aux ventes à découvert. Un moyen d’éviter selon elle que les « spéculateurs » ne se reportent vers d’autres marchés, où se traitent les mêmes titres sans aucune restriction. Comme dit l’autre, du point de vue européen  toute vérité sur les prix n’est jamais ni bonne à dire  ni bonne à voir !!!!

5 réponses »

  1. Lundi 30 Juillet Rato idiot ou menteur ?

    Ces gens sont incorrigibles. On hésite a les qualifier . Sont-ce des idiots ou bien de menteurs ?
    Ancien ministre de l’economie d’ Aznar, ancien du FMI, Rato devrait pourtant ètre compétent en matière économique: Ne s’est il pas vanté en son temps de ses mesures qui ont liberalisées l’économie espagnole, ne s’est il pas gargarisé d’ètre l’un des pères du fameux miracle espagnol?
    Miracle qui a consisté à détourner et prébender la manne fournie par l’Europe à la fois sous forme de fonds, de taux bas et de subventions¨!
    C’est le mème Rato qui a liberalisé le marché immobilier, fait sauter les obstacles règlementaires à la spéculation de la construction, semant ainsi les graines de la gigantesque crise immobilière d’abord et de la crise des banques ensuite.
    S’il y a bien quelqu’un qui mérite d’ètre jugé , car fondamentalement responsable, c’est bien lui.
    Rato est l’un des responsables non seulement de la crise immobilière, mais de la crise du crédit bancaire, de la crise du crédit souverain de son pays
    Sa nomination à la tète de Bankia était une erreur incroyable, mais il est vrai que Rajoy n’est pas une lumière, on a nommé à la tète de Bankia un Rato déguisé en pompier alors qu’il était en réaliité l’incendiaire initial..

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  2. Le problème est que l’on pense que les gens de pouvoir ou de (soi disant) savoir sont compétent
    et il le sont …. mais hélas TROP SOUVENT …. en dissociant le mot en deux parties séparées.

    Ayant eu au cours d’une « longueeee carrière » l’occasion de côtoyer ce genre de personnages et même ..
    d’avoir à en conseiller qq uns, j’ai pu mesurer la profondeur de l’incompétence abyssale de la plupart d’entre eux.
    Et même chose VOIRE PIRE en ce qui concerne « les politiques » !

    Celui ci (Rodrigo Rato) est un exemple …. caricatural de l’ensemble des protagonistes ci dessus évoqués !
    Ce pourrait être drôle … si ce n’était pas aussi tragique pour BEAUCOUP, BEAUCOUP trop de pauvres gens …
    dont nous mêmes d’ailleurs ne sommes pas exclus. Snif !

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  3. Comment un inconséquent pareil peut-il être maintenu à la tête de Bankia ? Ni responsable, ni coupable, c’est encore pire qu’en France.

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  4. Ah oui, le con est péremptoire. C’est toujours impressionnant. La morgue, l’arrogance, la certitude.

    Ils sont beaux hein tous nos gouvernants et leurs conseillers, les grandes zélites!

    Il y a deux décennies je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, le pourquoi des décisions, des mouvements. Je me disant qu’il y en avait qui savaient, nos dirigeants qui nous dirigeaient, leurs conseillers, que eux savaient, comprenaient, décidaient pour le bien de tous. Les Grands Timoniers ™ du monde.

    Et puis le doute s’est infiltré. D’abord peu à peu, il s’est ensuite déployé avant de s’écrouler sous le poids de la certitude.

    Je crois que le pire lorsqu’une certaine lucidité se fait jour, c’est de s’apercevoir que, non, décidément, la grande majorité de nos dirigeants son des fiers à (petits) bras. C’est du toc, du Canada Dry, du faux-semblant. Pas de Père Noël, pas de Grand Timonier ™. Non, juste de grands malades narcissiques, bloqués au stade oedipien, orgueilleux assoiffés de pouvoir et de validations. Quel qu’en soit le prix.

    La seule limite à leurs nuisances serait une supervision sans faille de l’opinion publique, de la population, de l’indignation, de l’insurrection. Mais avec la grande aide d’Edward Bernays dans les années 20 sur la propagande, ce « problème » là est bel et bien réglé.

    Alors là on en a « trouvé un », démasqué un de ces « Magnifiques ». Oh le méchant. Le pas beau. Le pas bien. Ouhhh ouhhh. Petite tape sur la main, « va et ne pêche plus ». Et pour un désigné à l’opprobre publique, combien de dizaines de milliers d’autres malfaisant péremptoires…

    Vraiment, on n’est pas sorti de l’auberge les amis!

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