Art de la guerre monétaire et économique

God can’t save the « King » : La politique quantitative du Royaume-Uni – Mervyn King désormais en mode « Full Frontal ».

God can’t save the « King » : La politique quantitative du Royaume-Uni – Mervyn King désormais en mode « Full Frontal ».

Le Roi est nu vive la Reine!!!

Les Habits Neufs de l’Empereur, le conte de Hans Christian Andersen, est une histoire de deux tailleurs qui promettent à l’empereur de lui confectionner un nouveau vêtement invisible aux yeux des idiots ou de ceux qui ne sont pas dignes de leur titre. Lorsque l’empereur parade en ville avec son nouveau vêtement, un enfant s’écrie : « Mais l’empereur est tout nu ! »

On a pu en voir dernièrement une nouvelle illustration, lorsque l’empereur a déclaré qu’il était lui-même complètement nu. La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé qu’elle mettrait un terme à son programme quantitatif fin novembre, limitant ainsi le montant total de ses achats d’actifs à 375 milliards de livres. Deux discours précédents, respectivement de Sir Mervyn King et de son adjoint Charlie Bean, avaient préparé les esprits à une telle annonce en jetant un doute sur l’efficacité de la politique monétaire britannique – ce qui n’inspire guère confiance.

Le problème pour la BoE est que, malgré ces achats d’actifs représentant 23 % du PIB,l’économie évolue depuis 2007 à un rythme inférieur de 15 % à la croissance moyenne.

 

Les détracteurs mettent en avant le fait que les banques britanniques n’ont pas joué leur rôle de transmission de la politique monétaire, ayant été réticentes à octroyer des crédits malgré l’abondance des liquidités mises à leur disposition par la BoE et le programme spécifique de Financement du Crédit qui leur était réservé.

Les nouvelles options possibles pour la BoE sont limitées, notamment l’abaissement du coût marginal de financement des banques ou l’achat par la BoE d’obligations bancaires afin de recapitaliser les banques. Sir Mervyn a peut-être malencontreusement dévoilé l’ampleur des enjeux, en déclarant qu’à « long terme, nous avons besoin de rééquilibrer notre économie et de privilégier les exportations plutôt que les dépenses domestiques… ».

 

En décrypté, cela impliquerait le recours à un taux de change plus faible. Cela suggère aussi que les dirigeants politiques tâtonnent peut-être en quête de nouvelles solutions, pour faire face à tout nouveau repli de l’économie. Il est possible que  le pays finisse en désespoir de cause par opter pour de nouvelles mesures de QE , mais nous anticipons de notre coté davantage des mesures visant à assurer une poursuite de la baisse de la livre sterling et la relance de la guerre monètaire…

Le Roi est nu vive la Reine!!!

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