Déflation

Les Contribuables européens « actionnaires de 1er rang » de la nouvelle Bad Bank espagnole : Sareb

Les Contribuables européens « actionnaires de 1er rang »  de la nouvelle  Bad Bank espagnole : Sareb

L’Espagne  a pris les premières mesures (SIC) pour résoudre sa crise de la dette, explique  sans rire le Financial Times :  Elle vient de créer une « bad bank », Sareb dont l’objectif sera de racheter aux banques (et banksters) les actifs très dévalués, qu’ils soient des biens immobiliers ou des emprunts, pour les revendre à d’éventuels  investisseurs sur les 15 prochaines années. Sareb sera financée, tenez vous bien,  par une fraction des 100 milliards du plan de sauvetage qui a été accordé par l’UE à l’Espagne pour recapitaliser son système bancaire.

Cqfd il fallait y penser !!!!  Cependant, pour que ce plan et ce tour de passe passe fonctionnent, l’Espagne doit tenir compte du fait que l’acceptation du plan d’urgence va augmenter son endettement total,  c’est pourquoi  la revente de ces actifs actifs pourris doit donc être réalisée très rapidement, disons dans un horizon de 5 ans, par exemple et à des investisseurs privés ; L’Espagne pourrait aussi revendre les parts de la Sareb pour réduire son endettement.  L’enjeu est de taille : si le capital de la Sareb est majoritairement public, sa dette sera comptabilisée comme dette publique. Ce qui plomberait encore plus un indicateur déjà censé atteindre près de 80 % du PIB à la fin de l’année (contre 36 % en 2007).

Mais d’ors et déjà il est un peu pathétique et terriblement kafkaien de constater que  Madrid échoue à attirer des capitaux étrangers dans sa fameuse« bad bank » : Les actionnaires privés de la « bad bank » espagnole sont pour l’heure les banques et les assureurs domestiques. Santander déjà intéressé.. Les autres grandes banques saines du pays (CaixaBank, Banco Sabadell, BBVA, etc.) sont encore en phase de réflexion mais ne devraient plus tarder à se décider.

Deux phases de développement

Le capital de la Sareb sera constitué en deux phases. Avant le 31 décembre 2012, date limite pour le transfert des 45 milliards d’euros d’actifs toxiques des quatre banques nationalisées, la Sareb devra avoir un capital de 3,9 milliards d’euros, dont 45 % proviendront de l’aide européenne et 55% des investisseurs privés (2,2 milliards d’euros). Le capital devra ensuite être élevé à 5 milliards en début d’année prochaine, quand la Sareb recevra les actifs des autres banques ayant reçu des aides publiques. La constitution d’une « bad bank » est l’une des conditions du prêt d’un maximum de 100 milliards d’euros obtenu en juillet par l’Espagne auprès de ses partenaires de la zone euro pour recapitaliser ses banques fragiles. La Sareb est prévue pour recevoir un maximum de 90 milliards d’actifs mais ne devrait pas compter plus de 60 à 65 milliards d’euros d’actifs (logements terminés, promotions en cours, terrains non construits, prêts douteux aux promoteurs). D’une durée de vie de 15 ans, elle espère vendre 35 % de ses actifs dans les cinq premières années, 74 % au bout de 10 ans et 85 % en 12 ans.

Source FT/Les Echos Nov12

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