Art de la guerre monétaire et économique

A Propos du Jeudi 13 Décembre 2012 : tout le monde n’est pas mondialiste ! par Bruno Bertez

A Propos du  Jeudi 13 Décembre 2012 : tout le monde n’est pas mondialiste ! par Bruno Bertez 

Poutine vient de délivrer son premier grand discours depuis son investiture. Son message essentiel est le suivant: 

  •  » Nous ne devons pas nous perdre en tant que Nation, l’histoire de la Russie et ses traditions doivent  guider son avenir » 
  • Il ajoute : « Croyez en vous, pas dans les modèles politiques venus d’Occident »

    Poutine a compris l’essentiel, la ligne directrice de l’époque, il sait que c’est là que se situent les enjeux , exactement comme le pensent les Chinois. D’ailleurs les relations traditionnellement délicates entre Chine et Russie sont à leur meilleur niveau et ce, malgré une multitude de raisons réelles et justifiées de rivalité sinon de conflit. 

C’est important car le rouleau compresseur du mondialisme financier s’arrêtera aux portes de ce bloc car sur ce point les intérêts sont communs. Attention nous ne disons que tout est pour le mieux entre Chine et Russie, nous disons qu’ils ont un intérêt commun à refuser l’évolution voulue par les Etats Unis. Autrement dit, en cas de besoin, ils peuvent constituer la force de refus des équivalences que tentent d’imposer les Etats Unis, ce sont eux, les contre pouvoirs dont nous avons parlé dans notre texte sur les équivalences. 

Par ailleurs Poutine fait un grand dégagement sur la lutte contre la corruption, dresse des barrières aux conflits d’intérêt entre les affaires et la politique. Les menaces ont été claires et d’ailleurs prises au sérieux au sein de l’audience!

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Vladimir Poutine demande plus de patriotisme

Le président russe prêche de meilleurs rapports entre affaires et pouvoir

«Nous avons besoin d’un paquet de mesures pour dé-offshoriser l’économie russe.» C’est en ces termes un peu barbares que Vladimir Poutine a caractérisé sa nouvelle approche de la politique économique, dans son discours annuel devant le parlement et l’élite politique russe.

Pour stimuler l’afflux de capitaux, Vladimir Poutine a ordonné au gouvernement de préparer des mesures visant à combattre la tendance qu’ont les entreprises russes à transférer des contrats et des versements sous des juridictions étrangères. Citant des experts, Vladimir Poutine a indiqué que neuf transactions sur dix effectuées entre deux sociétés russes sont régulées par des juridictions non russes (il ne les a pas nommées: ce sont principalement les îles Britanniques, Chypre et la Suisse). Il a pointé du doigt le fait que même des sociétés contrôlées par l’Etat se livrent à ce petit jeu. L’irritation du Kremlin peut se comprendre: la fuite de capitaux est monumentale et devrait atteindre 70 milliards de dollars cette année.

Une carotte pour les investisseurs

A la décharge des sociétés, Vladimir Poutine a reconnu que la juridiction russe tardait à s’adapter à l’économie globale. Il a donc agité une carotte pour les investisseurs: un développement législatif destiné à rendre le pays plus concurrentiel dans la chasse aux investissements étrangers. «Il faut renoncer à la présomption de culpabilité», a ajouté le président, faisant allusion au zèle exagéré des procureurs et policiers pour chercher des poux dans la tête des hommes d’affaires. Mais il a aussi brandi un bâton en évoquant des négociations avec les pays utilisés comme zones offshore, afin de débusquer les évadés fiscaux. Pour l’instant, la Russie n’a signé aucun accord, mais le Ministère des finances planche activement sur le sujet.

Sur le volet fiscal, le président russe a annoncé une évolution: «Il faut stimuler les investissements et le développement, en transposant la pression fiscale sur la consommation, en particulier sur les produits surtaxés (alcool, tabac) et le luxe (immobilier de haut standing et grosses cylindrées).» Afin de trouver des sources de financement à long terme, Vladimir Poutine s’apprête à puiser dans le «Fonds national de prévoyance», constitué de pétrodollars. Sachant que les deux principaux fonds souverains russes représentent plus de 9% du PIB, il estime justifié d’y prélever 100 milliards de roubles (2,5 milliards d’euros) en 2013 pour des projets d’infrastructures, principalement en Sibérie et dans l’Extrême-Orient russe.

Vladimir Poutine n’a pas été avare de promesses, avec notamment celle de faire entrer son pays dès 2018 dans le Top 20 du classement «doing business» de la Banque mondiale. On en est très loin pour le moment, puisque la Russie n’occupe que la 120e place. Le secteur agricole, mis à rude épreuve par l’entrée du pays dans l’OMC, se voit confier une mission non moins difficile: atteindre l’autosuffisance d’ici cinq ans, puis devenir rien moins que leader mondial!

Par Emmanuel Grynszpan Moscou /Le Temps Dec12 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5676c9f2-448a-11e2-8c3e-b0a93c10990d/Vladimir_Poutine_demande_plus_de_patriotisme

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1 réponse »

  1. Ironiquement se sont les sociétés « nationalistes » qui vont s’en sortir le mieux. L’immigration n’est pas une chance « inouïe » comme on a tenté de nous le faire croire. Pour nous il est trop tard. L’Occident est voué à une mort inéluctable et lente tuée à petit-feu par ce melting pot qui nous arrache notre identité au profit de l’identité de l’étranger, tentant de nous convaincre que les valeurs étrangères sont toujours meilleures que les nôtres.

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