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Le Graphique du Jour: Marché Actions/Le pouvoir prédictif du célèbre Ratio de Shiller

Le Graphique du Jour: Marché Actions/Le pouvoir prédictif du célèbre Ratio de Shiller

Le ratio de Shiller ou le ratio cours-bénéfice sur une période de dix ans est un des indicateurs les plus fiables -et un des plus respectés quant à la mesure de la chèreté d’un marché action.  Si le ratio est supérieur à la moyenne de long terme alors le marché boursier est considéré comme cher. 

Andrew Garthwaite du Crédit Suisse a compilé des données sur  5 ans. Comme on s’y attendait, plus le ratio est élevé, plus les rendements sont et seront faibles. Mais la relation n’est pas exactement linéaire. Au  niveau élevé actuels, le PE Shiller signale et anticipe une période de faibles rendements.

Voici le tableau de Garthwaite.

3 réponses »

  1. Samedi 12 Janvier: Bourse, assets, le mythe du fondamental et de l’idéal ou idéel.

    Nous tirons prétexte de la mise en ligne de ce papier sur le Case Schiller pour vous livrer quelques réflexions fondamentales, voire radicales.

    Nous considérons qu’il y a deux conceptions en matière d’évaluation des actifs financiers.

    La première est la fondamentale, elle repose sur la théorie de la value, avec de multiples variantes dont la meilleure est celle de Graham Dodd. C’est une théorie fondée sur l’ancrage, les assets ont une valeur qui est ancrée dans le réel, la marche des entreprises, les marges bénéficiaires, les profits et surtout les cash flows.

    La seconde est idéaliste, suspendue dans les airs, elle pose que les assets valent ce que dit le rapport de l’offre et de la demande. C’est la conception implicite de ceux qui travaillent en momentum, en technique, en graphique, en évaluation comparative, en anchoring. Le modèle de la FED par exemple est un modèle idéaliste puisque fondé sur la comparaison entre les valeurs du Trésor et les actions. Les valeurs du Trésor elles mêmes étant suspendues dans les airs, lévitant en fonction de nos fameuses perceptions.

    Tout le reste est variante plus ou moins sophistiquée, plus c’est sophistiqué, plus c’est idiot puisque cela permet de perdre de vue la réalité. Plus le ventre est gros, moins on voit ses chaussures.

    Grosso modo ces deux approches veulent dire ceci.

    -La fondamentale veut dire que les signes collent au réel, ils l’expriment. En manipulant les signes, les cash flows, leurs flux etc…, c’est comme si je manipulais du réel. Et si quelquefois les marchés s’en écartent, ce n’est jamais pour longtemps. Il finit toujours par y avoir ce que l’on appelle la réconciliation. Il y a unité entre la sphère financière, la théorie qui l’exprime, et la sphère réelle. Et le réel finit toujours par s’imposer. Si la réalité est difficile à cerner, il y a des approches qui permettent de s’en rapprocher et de lisser, de moyenner, de trier et de supprimer l’exceptionnel pour découvrir le normal.

    La méthode Shiller est l’une de ces méthodes; elle permet par la normalisation des profits et leur lissage de long terme, de s’approcher du réel. La méthode Tobin avec son coefficient Q est une autre : La méthode qui repose sur l’évaluation des assets par le cout de remplacement. Dans le passé, ces méthodes ont donné des résultats excellents.

    -L’idéaliste est le produit du monde dit moderne, mais en réalité rétrograde et obscurantin, l’idéaliste croit que les signes sont autonomes, que la perception est tout, on vit dans un monde magique, in the eye of the beholder, dans son esprit. C’est la thèse de Bernanke, de la FED et des PHD des universités américaines.

    L’ancrage n’existe pas, tout est construction de l’esprit et dépend des rapports de forces, de la mode, de la propagande, vous avez compris. C’est cette théorie idéaliste qu’ils appliquent à la monnaie, il y a une demande et une offre de monnaie et la monnaie vaut le rapport entre les deux. On peut en émettre tant qu’il y a des gogos qui en demandent et surtout la stocke.

    Le faux régulateur de l’émission de monnaie sans limite, régulateur supprimé en nos époques, est l’inflation, le CPI. Surtout quand on en choisit un qui est étranger au système que l’on prétend réguler! On régule l’émission de monnaie dans les pays occidentaux sur … la hausse des prix en Chine, etc Dans le présent, ces méthodes idéalistes donnent de bons résultats, surtout pour JP Morgan et Goldman Sachs.

    Dans le premier cas, celui des méthodes dites fondamentalistes, on inclut en quelque sorte le fait que le marché se trompe, commet des excès en regard des normes historiques et dont on échappe plus ou moins au tail risk, au cygne noir. En revanche on ne profite pas des périodes ou le momentum et la mode sont prédominants.

    Dans les méthodes idéalistes, magiques, on fait de bonnes performances quand les démiurges sont aux commandes et que le risque est rejeté hors du système c’est à dire pris en charge par la FED, c’est à dire socialisé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, sur les Chinois par exemple, et les Producteurs de pétrole. Le risque pris en charge par la FED est en effet en dernier ressort un risque sur la monnaie, sa valeur réelle ou sa valeur idéaliste fixée par le rapport entre offre et demande.

    Nous considérons que ces deux méthodes actuellement coexistent et que l’histoire du marché depuis de nombreuses années est celle du combat de l’une, l’idéaliste, pour supplanter l’autre, la fondamentaliste.

    Les pouvoirs veulent avoir la possibilité de supprimer les sanctions des marchés, d’imposer leurs valeurs et ainsi de faire acheter les assets au prix qui leur convient.

    C’est le sens des QE, des achats sur le marché, des Puts, des manipulations de taux, des guidances verbales etc…

    L’illusion des pouvoirs est de croire que tout cela sera éternel et qu’ils maitriseront tout, toujours. Normal, dans leur asile psychiatrique, ils sont persuadés que le réel n’existe pas, donc il ne peut faire retour.
    Nous prétendons que les deux conceptions sont magiques toutes les deux et que la fondamentale l’est autant que l’idéaliste.

    Pourquoi? Parce que dans les deux cas, on part en short au pole nord, on étudie tout, sauf ce qui est important et fondamental surtout depuis la dérégulation, depuis 30ans.

    Parce que l’on n’achète pas des actions avec du réel, on échange des actions contre de la monnaie, du cash. Quand vous achetez du S&P 500 à 1470 cela veut dire que vous tracez une équivalence: le S&P vaut, équivaut à 1470 dollars. Donc pour savoir si vous faites un bon achat, si vous êtes volé, spolié ou pas, vous devez juger de la réalité incontournable : l’échange de votre cash contre du S&P.

    Ce à quoi vous devez vous livrer c’est une analyse de la valeur présente et future de votre cash et la comparer à la valeur qui résulte de l’analyse du S&P.

    La magie de la finance consiste à poser comme binaire une évaluation qui en réalité est triangulaire. En fait l’achat est une chaine d’équivalence.

    On n’échange pas des actions contre un morceau d’entreprise on échange une action contre son cash. Cela crève les yeux, mais comme beaucoup de choses dans le système, on ne le voit pas tellement c’est gros.

    L’investisseur échange son cash contre une promesse de cash flow ou une promesse contractuelle d’intérêt et de remboursement.

    Ce qui est à l’extérieur de l’échange, est de la poudre aux yeux, un leurre qui détourne l’attention du véritable échange et de ses déterminations. Ce qui est à l’extérieur de l’échange a autant de rapport avec le réel que dans la situation ou le parieur sur les chevaux joue sa date de naissance.

    Si vous analysez le phénomène de la bipolarité des marchés, le risk-on/risk-off, à la lueur de notre analyse, vous vous apercevez que le pouvoir explicatif de notre proposition est bien supérieur à celui de toutes les théories en vigueur. En revanche, les modèles et corrélations qui sont utilisés, dans leur ignorance causale reconnaissent le bien fondé de notre analyse; ils sont efficaces pour ces kleptos qui les utilisent.

    Depuis 30 ans la seule chose importante à analyser pour travailler les marchés, c’est la monnaie. Les kleptos s’en fichent car ils sont hedgés, l’argent ils l’achètent gratuitement aux banques centrales et ils l’emploient à risque zéro. Ils ont hedgés de tous les cotés, en étant acheteur et en même temps vendeurs de cash, et en étant protégés par la banques centrales sur le spread!

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  2. bruno bertez : wouahou.
    4 ans après sa mise en ligne je découvre votre prose.
    C’est le commentaire le plus béton que je n’ai jamais lu de ma vie.
    Je le sauvegarde pour l’étudier en détail.
    Merci !
    Metacryptic

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  3. Oui, j’ai relu, c’est ça.
    Et en fait, en poursuivant dans votre sens, la monnaie tient en l’air toute seule, elle aussi, sans référentiel réel. On a une monnaie avec une valorisation de type « idéaliste ».

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