Guerre de Religions, guerre de Civilisation

Les théoriciens de l’Etat islamique

Les théoriciens de l’Etat islamique

 L’Etat islamique est-il porteur d’un projet? Quelle est son idéologie? Qui sont ses théoriciens? La réponse se trouve en grande partie dans leur propagande

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L’Etat islamique a passé en quelques mois du statut de parti ultraminoritaire à celui d’acteur majeur de la scène moyen-orientale. Il est tentant d’expliquer cette évolution par un concours de circonstances favorables, caractérisé par l’affaiblissement durable des gouvernements syrien et irakien. Et c’est là, de toute évidence, une cause majeure du phénomène. Il existe pourtant une autre raison, moins connue mais également décisive: le développement interne de l’organisation, qui a su tirer la leçon des échecs passés de la mouvance djihadiste pour perfectionner sa stratégie. Jusqu’à la rendre plus redoutable que jamais. 

Les djihadistes de l’Etat islamique ne sont pas des amateurs. Ils suivent un plan de bataille élaboré au fil des ans par des théoriciens aguerris et expérimentés. Le plus réputé d’entre eux, le Syrien Abou Moussab al-Souri, a impressionné l’un des rares Occidentaux à l’avoir rencontré, le journaliste américano-britannique Peter Bergen, venu à la fin des années 1990 en Afghanistan pour réaliser la première interview télévisée d’Oussama ben Laden. «Il était dur et très intelligent, se souvient le reporter. Il apparaissait comme un vrai intellectuel, très au courant de l’histoire, et il avait des objectifs des plus sérieux. Pour sûr, il m’a davantage impressionné que Ben Laden.» 

En matière de lutte armée, Abou Moussab al-Souri sait de quoi il parle. Son expérience remonte au soulèvement des Frères musulmans à Hama en Syrie et à son écrasement dans le sang en février 1982 par les troupes d’Hafez el-Assad, le père de Bachar, au pouvoir aujourd’hui. L’intellectuel, qui figurait parmi les révoltés, a passé les années qui ont suivi à rédiger une série d’articles sur l’histoire stratégique des événements. Analyses où il recense les erreurs des insurgés et compile à l’intention des djihadistes 17 «leçons amères». 

La première erreur des Frères musulmans est de n’avoir pas suffisamment élaboré leur stratégie avant de lancer leur soulèvement, souligne le théoricien. Une deuxième est d’avoir trop peu communiqué sur leur idéologie et leurs objectifs. Une troisième est d’avoir trop compté sur des soutiens extérieurs et de n’avoir pas assez développé des ressources propres. Une quatrième est d’avoir misé sur un recrutement de masse au lieu de s’appuyer sur des combattants d’élite. Une cinquième est d’avoir lancé une guerre d’usure contre le régime de Damas plutôt qu’une combinaison d’actions terroristes et d’opérations de guérilla. Les leçons s’égrènent ainsi jusqu’à former un projet politico-militaire aussi solide que complet. 

L’Etat islamique suit aujour­d’hui nombre de ces conseils. Il s’est ainsi soigneusement gardé de dépendre d’aides extérieures et s’est doté de ses propres ressources financières en pratiquant l’enlèvement et la vente de pétrole. Il communique de plus largement sur sa doctrine et ses objectifs. Son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, est sorti un moment de la clandestinité le 4 juillet dernier pour exposer ses vues dans la grande mosquée de Mossoul. Et ses services de propagande diffusent des journaux sur Internet. Après plusieurs numéros de IS Report, un périodique de quelques pages, ils ont publié en juillet une revue sensiblement plus ambitieuse, Dabiq, du nom d’une petite ville du nord de la Syrie où, selon la tradition musulmane, aura lieu une bataille majeure avant la fin des temps. Et c’est sans parler de leur utilisation intensive des réseaux sociaux. 

La propagande de l’Etat islamique insiste sur l’«oppression» et l’«humiliation» dont seraient actuellement victimes les musulmans. Puis elle leur promet une revanche éclatante. «Le temps est venu pour ces générations qui ont été noyées dans des océans de disgrâce, nourries au lait de l’humiliation et dirigées par les plus vils des hommes, après leur long sommeil dans l’obscurité de la négligence – le temps est venu pour elles de se redresser», s’enflamme le premier numéro de Dabiq. «Bientôt, si Dieu veut, promet-il, le jour viendra où le musulman marchera partout comme un maître, honoré, révéré, la tête haute et la dignité préservée. […] Qui était inattentif doit être maintenant en alerte. Qui dormait doit se réveiller. Qui était choqué et stupéfait doit comprendre. Les musulmans possèdent aujourd’hui une voix forte, tonitruante, et portent de lourdes bottes.» 

La guerre en cours est présentée de manière d’autant plus exaltante par l’Etat islamique qu’elle est décrite comme une réédition des temps héroïques de l’islam. Les échecs essuyés par Abou Bakr al-Baghdadi sont censés rappeler ceux de Mahomet, obligé de quitter La Mecque et défait un peu plus tard lors de la bataille de Uhud. Et les violences commises par les djihadistes actuels sont supposées reproduire celles, jugées légitimes, du successeur du Prophète et premier calife Abou Bakr. 

Mais comment venir à bout de l’ennemi? Outre les «leçons amères» de Hama, les théoriciens du djihad comptent une autre source majeure d’inspiration, assure l’un de leurs meilleurs spécialistes, Michael W. S. Ryan, chercheur adjoint au Middle East Institute à Washington. Il s’agit des meilleurs stratèges modernes d’Extrême-Orient et d’Occident, de Mao Tsé-toung à Che Guevara, en passant par Vo Nguyên Giap et Régis Debray. Dans son œuvre maîtresse The Call to Global Islamic Resistance, Abou Moussab al-Souri confie par exemple avoir lu avec attention l’ouvrage que le journaliste d’enquête américain Robert Taber a consacré à la guérilla de Fidel Castro. 

Le journal Dabiq témoigne lui aussi de ces influences. Son premier numéro décrit une stratégie de prise de pouvoir en trois étapes qui rappelle à l’évidence les thèses maoïstes. Une vision reprise par un influent théoricien djihadiste, connu sous le nom d’Abou Bakr Naji, dans son livre The Management of Savagery. Selon cet auteur, les «combattants d’Allah» doivent attaquer continuellement les centres économiques vitaux de quelques pays clés afin d’obliger les régimes en place à y concentrer leurs forces. Il leur sera alors possible d’accroître leur présence en périphérie, ce qui poussera leur ennemi à multiplier les actions de répression pour reprendre le contrôle du terrain. Une deuxième phase s’amorcera alors, celle de la «sauvagerie», où les violences atteindront un tel niveau que les populations se détourneront du gouvernement et seront prêtes à rallier toute force capable de rétablir la paix. Des régions entières d’Irak et de Syrie en seraient aujour- d’hui là. L’étape suivante, la troisième et dernière, est le rétablissement de l’ordre par l’établissement d’un califat. L’Afghanistan offre un exemple de cette ultime séquence, avec l’arrivée au pouvoir des talibans après un long règne sanglant de seigneurs de la guerre.

 Cette stratégie, qui n’est pas propre au djihadisme, suppose une explosion de violences au cours de la seconde phase. Une débauche qui n’est pas considérée par ses auteurs comme un acte de cruauté gratuite mais comme un moyen nécessaire à la victoire. Abou Bakr Naji explique froidement dans The Management of Savagery que les djihadistes doivent «entraîner les masses dans la bataille», ce qui suppose de «rendre la bataille très violente, de sorte que la mort n’est plus qu’à une pulsation du cœur. C’est ainsi que les deux groupes réaliseront qu’entrer dans le combat conduira fréquemment à la mort. Cela encouragera les individus à choisir de combattre dans les rangs des gens de vérité afin de mourir bien, plutôt que de mourir dans le mensonge et de perdre aussi bien ce monde que le prochain.» 

La mouvance djihadiste partage de nombreuses idées comme le rejet de la démocratie, du nationalisme et de l’Occident. Mais elle se montre souvent divisée sur la stratégie. Abou Moussab al-Souri a eu ainsi des mots très durs envers Oussama ben Laden, dont il a dénoncé le goût des actions d’éclat et de la publicité. Il a notamment jugé sévèrement les attentats du 11-Septembre qui, en attirant les foudres des Etats-Unis contre l’Afghanistan des talibans, ont privé la «guerre sainte» de son plus précieux sanctuaire et lui ont fait perdre beaucoup de temps. Treize ans plus tard, l’Etat islamique a l’ambition de reconstituer dans de brefs délais un tel espace: un pays appliquant un islam rigoriste tout en servant de base au djihad international. 

Dans cette perspective, Abou Bakr al-Baghdadi a entrepris de passer de la phase de «la sauvagerie» à l’amorce d’un nouvel ordre. L’une de ses priorités actuelles est de mettre en place, là où la situation militaire lui paraît plus ou moins stabilisée, un certain nombre de services publics: justice et police bien entendu mais aussi commerce, alimentation, éducation et santé. C’est ainsi qu’il faut comprendre les insistants appels qu’il a adressés cet été loin à la ronde. «Accourez, ô Musulmans, vers votre Etat», lit-on dans Dabiq . «Nous invitons tout spécialement les professeurs, les juristes, […] les juges, ainsi que toutes les personnes détenant une expertise militaire, administrative ou dans les services, ainsi que les médecins et les ingénieurs de toutes spécialisations et domaines.» L’Etat islamique sait ce qu’il veut. Et il compte résolument s’installer dans la durée.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8d853c8-3205-11e4-861b-f2a0f94a952e/Les_th%C3%A9oriciens_de_lEtat_islamique

«Des actes d’une inhumanité inimaginable»

Le Conseil des droits de l’homme vote à l’unanimité l’envoi d’une mission pour enquêter sur les atrocités commises par les djihadistes de l’Etat islamique (EI) en Irak

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé d’envoyer une mission pour enquêter sur les atrocités commises par les djihadistes de l’Etat islamique (EI) en Irak afin de lutter contre leur impunité. Une résolution, demandée par Bagdad, a été adoptée à l’unanimité des 47 Etats membres du Conseil. L’ONU espère que ses 11 enquêteurs pourront être sur le terrain d’ici à quelques semaines, a précisé un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville.

«Les rapports que nous avons reçus révèlent des actes à une échelle d’inhumanité qui est inimaginable», a déclaré Flavia Pansieri, haut-commissaire adjointe aux Droits de l’homme, citant des assassinats ciblés, des conversions forcées, des enlèvements, de l’esclavage, de la torture et la persécution systématique pour des raisons religieuses et ethniques.

Enfants soldats

Depuis le 9 juin, des insurgés sunnites menés par les djihadistes ultra-radicaux de l’EI se sont emparés de larges pans de territoires en Irak, multipliant les exactions et poussant à la fuite de centaines de milliers d’habitants.

Selon l’ONU, qui dénonce un «nettoyage ethnique et religieux», les chrétiens, les Yézidis, les Shabaks, les Turkmènes, les Kaka’e et les Sabéens figurent parmi ceux qui sont «directement ciblés».

«Les effets de ce conflit sur les enfants d’Irak sont catastrophiques», a fustigé Flavia Pansieri, déplorant le recrutement d’enfants par les djihadistes. «Ceux qui ont pu échapper ont parlé de positionnement sur des lignes de front, d’utilisation de ces enfants comme boucliers, d’autres ont été obligés de donner leur sang à des combattants blessés.»

«Divers groupes suivent intentionnellement des actions qui sont contraires au droit humanitaire et international pour des motifs ethniques et religieux. C’est un crime contre l’humanité», a-t-elle conclu, dénonçant aussi les exécutions perpétrées par les forces de sécurité irakiennes et les milices anti-EI. De son côté, l’ONG UN Watch regrette que les enquêteurs n’aient pas pour mission d’enquêter sur les crimes du gouvernement irakien.

Frappes américaines

Soldats irakiens, forces kurdes et miliciens chiites, appuyés par des frappes américaines, ont intensifié leurs opérations contre les djihadistes de l’EI en Irak, où les violences ont tué au moins 1420 personnes en août, selon l’ONU.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/bc2f903e-3205-11e4-861b-f2a0f94a952e/Des_actes_dune_inhumanit%C3%A9_inimaginable

Amnesty International dénonce le nettoyage ethnique de l’Etat islamique en Irak

Amnesty International dénonce le nettoyage ethnique de l’Etat islamique en Irak Dans son rapport publié ce jour, «Nettoyage ethnique dans des proportions historiques», l’organisation de défense des droits de l’homme dénonce exécutions sommaires, enlèvements systématiques et tueries de masse en Irak

L’État islamique (EI) mène «une campagne systématique de nettoyage ethnique» dans le nord de l’Irak, où il se livre également à des exécutions de masse, dénonce Amnesty International dans un rapport publié mardi.

Citant des témoignages «horrifiques» de survivants, Amnesty accuse les jihadistes de «crimes de guerre, notamment des exécutions sommaires de masse et des enlèvements» visant «systématiquement» les minorités du Nord irakien, notamment les chrétiens, les Turcomans chiites et les Yazidis.

L’EI, également présent en Syrie, a lancé le 9 juin une vaste offensive en Irak qui lui a permis de s’emparer de vastes pans de territoires, où il sème la terreur.

Le 25 août, la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, avait déjà accusé les jihadistes de procéder à un «nettoyage ethnique et religieux» dans le nord de l’Irak.

Dans son rapport intitulé «Nettoyage ethnique dans des proportions historiques», Amnesty affirme avoir des «preuves» que plusieurs «tueries de masse» ont eu lieu en août dans la région de Sinjar où vivaient de nombreux Yazidis, une minorité kurdophone non musulmane.

Selon les témoignages, des dizaines d’hommes et de jeunes garçons ont été entassés par les jihadistes dans des pick-up avant d’être exécutés à l’extérieur de leurs villages.

Les non-Arabes et les non-sunnites tués

L’EI «a transformé les zones rurales de Sinjar en champs de la mort (…) dans le cadre de sa campagne brutale visant à effacer toute trace des non-Arabes et des musulmans non sunnites», dénonce Amnesty.

Selon cette ONG, deux des attaques les plus meurtrières se sont produites les 3 et 15 août dans les villages de Qiniyeh et Kocho, où le nombre de victimes se compte en «centaines».

Un des survivants, Salem, a raconté qu’il était resté caché pendant douze jours avant de pouvoir s’enfuir, entendant l’agonie des victimes du massacre.

Said a confié de son côté avoir été touché par cinq balles, échappant de justesse à la mort, contrairement à sept de ses frères.

Des «centaines, peut-être des milliers» de femmes et d’enfants de la minorité yazidie ont également été enlevés par l’EI, et «des milliers» de personnes, «terrorisées», ont fui, souligne Amnesty.

AFP 2/9/2014 

Enfin, l’armée irakienne reprend une ville aux djihadistes de l’Etat islamique

L’armée irakienne a réussi à reprendre une ville aux djihadistes de l’Etat islamique Soutenus par des raids aériens américains et des milliers de miliciens et de Kurdes, des soldats irakiens ont réussi à briser dimanche le siège de la ville turcomane chiite d’Amerli, aux mains de l’Etat islamique depuis le 18 juin. C’est l’une de leurs premières victoires contre les djihadistes

L’armée irakienne, appuyée par des milliers de miliciens, a brisé dimanche le siège de la ville turcomane chiite d’Amerli, dont les habitants manquaient d’eau et de nourriture, enregistrant une rare victoire dans son combat contre les djihadistes de l’Etat islamique (EI). 

Bénéficiant d’un soutien aérien irakien mais aussi américain, les soldats, appuyés également dans leur assaut lancé samedi par des combattants kurdes, sont parvenus à entrer dans la ville située à 160 km au nord de Bagdad, qui était complètement sécurisée en soirée, selon un colonel. 

Ils ont réussi à chasser les djihadistes de plusieurs villages que ces derniers contrôlaient autour d’Amerli depuis le 18 juin. «Nos forces sont entrées dans Amerli et ont brisé le siège», a déclaré à l’AFP le général Qassem Atta, porte-parole des services de sécurité. «Il s’agit d’un succès très important», a-t-il dit, soulignant que des combats avaient toujours lieu dans certains secteurs. 

Selon un commandant de milice, des combattants kurdes et des miliciens entouraient Souleiman Bek et Yankaja, deux localités au nord d’Amerli tenues par les insurgés. 

La résistance d’Amerli 

Les quelque 20 000 habitants d’Amerli ont pris les armes et résisté durant plus de deux mois à l’un des sièges les plus longs depuis le début de l’offensive djihadiste en Irak le 9 juin. 

Ils manquaient d’eau, de nourriture et de médicaments. Plusieurs pays occidentaux ont largué de l’aide humanitaire au cours du week-end. 

Et «en soutien à l’opération humanitaire», les Etats-Unis ont procédé à «des frappes à proximité contre des terroristes de l’EI». 

L’ONU craignait un «massacre» en cas de prise de la ville par les djihadistes. 

L’entrée des forces irakiennes dans la ville est l’un des rares succès enregistrés face aux djihadistes, après la déroute de l’armée au début de l’offensive des insurgés menés par l’EI qui se sont emparés en quelques jours de larges pans de territoire. 

Plus au sud, à Ramadi, ville tombée dès le début de l’année aux mains d’insurgés sunnites, un double attentat suicide contre les forces de sécurité a fait au moins 13 morts, selon la police.

 Nouvelles frappes américaines 

Commencé le 8 août, le soutien aérien américain, premier engagement militaire des Etats-Unis en Irak depuis le retrait de leurs troupes fin 2011, a joué un rôle crucial dans la prise à l’EI le 17 août du barrage de Mossoul (nord), le plus important du pays, par l’armée et les forces kurdes, qui ont reçu en outre des armes de Washington. 

Au total, 120 frappes ont été menées par les Etats-Unis depuis le 8 août. 

Accusé par l’ONU de «nettoyage ethnique», l’EI, également engagé en Syrie voisine, multiplie les exactions dans les régions conquises dans ces deux pays et poussant à la fuite des centaines de milliers d’habitants.  Plus de 1,6 million d’Irakiens ont été déplacés cette année par les violences, dont 850 000 durant le seul mois d’août. 

Un grand nombre d’habitants membres des minorités yézidie, chrétienne et turcomane ont dû quitter leurs foyers devant l’avancée de l’EI dans le Nord, craignant pour leurs vies. 

Selon une ONG syrienne, des dizaines de femmes yézidies capturées par l’EI en Irak ont été forcées à se convertir à l’islam puis «vendues» pour être mariées de force en Syrie à des combattants du groupe.

AFP 1/9/2014 

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