Art de la guerre monétaire et économique

La guerre contre le cash est immorale/ Enfer et société sans cash/ Ironie? C’est la Grèce qui assure la conception d’une nouvelle pièce de 2 euros

La guerre contre le cash est immorale

Emmanuel Garessus/ le Temps 26/5/15

Secret Meeting in London to "End Cash"

L’argent liquide sera-t-il bientôt interdit? De plus en plus de pays prennent des mesures allant dans ce sens. Des économistes de renom, comme Larry Summers, l’ex-secrétaire au Trésor de Barack Obama, ou Kenneth Rogoff, ancien économiste du FMI, plaident pour un tel interdit. Quelle est leur motivation? Pourquoi serait-ce une attaque contre la liberté?

Sous l’angle purement économique, l’argent liquide n’a pas la même valeur que l’argent placé en dépôt à la banque. Le risque du premier correspond à celui de la banque centrale et il est inférieur au risque du second, celui de la banque commerciale qui conserve nos dépôts, grâce auxquels elle peut émettre des crédits. Or il faut savoir que la plus grande partie de la monnaie provient des banques privées et non de la banque centrale.

Pourquoi donc interdire l’argent liquide? La première raison consisterait à soutenir la relance. Elle est logiquement défendue par des keynésiens. Larry Summers se dit persuadé de l’existence d’un excès d’épargne qui condamnerait l’économie à une stagnation durable. Malgré des taux d’intérêt proches de zéro, les projets d’investissements ne seraient pas assez intéressants. Il faudrait introduire des taux négatifs afin de «faire travailler» cet argent.

Kenneth Rogoff avance deux raisons. Il s’agirait de faire d’une pierre deux coups: soutenir les banques centrales dans leur politique d’expansion et lutter contre l’évasion fiscale.

Leur thèse est économiquement et politiquement douteuse. L’idée d’un excès d’épargne en tant que cause de la stagnation est largement combattue par les économistes. Le problème fondamental revient à la montagne de dettes. L’endettement a plus que doublé entre 1980 et 2010 dans les pays industrialisés et la tendance ne faiblit pas. Daniel Stelter, auteur des Dettes au XXIe siècle, explique que sans réduction de la dette, l’espoir d’une croissance réelle significative n’a aucune chance de se concrétiser. Les méthodes non conventionnelles des banques centrales permettent au PIB d’être légèrement positif, mais au prix d’une dépréciation de la valeur de la monnaie. L’emploi et l’investissement ne repartent pas vraiment. En parallèle, le ralentissement de la croissance de la productivité, le vieillissement de la population dans les pays industrialisés et l’augmentation des impôts et prélèvements obligatoires freinent les velléités de croissance. Sans solution sur la dette, il n’y a pas de sortie possible.

Pourquoi interdire le cash? «Lorsque la situation l’exige, les puissants de ce monde sont capables de prendre des mesures drastiques», explique Daniel Stelter dans un article de Manager. L’économiste rappelle la confiscation de l’or des ménages américains par les autorités le 1er mai 1933. L’objectif consistait à lutter contre la Grande Dépression et plus précisément à provoquer une baisse du dollar. Iront-elles aujourd’hui jusqu’à interdire le cash?

L’individu détient relativement peu d’argent en liquide. En Allemagne, chacun détient en moyenne 103 euros dans son porte-monnaie et 1440 euros à la maison, selon la Bundesbank. La banque centrale indique que «le citoyen aimerait continuer de payer en liquide». Effectivement, 80% des transactions allemandes se font encore en cash. Mais les autorités écoutent-elles vraiment les citoyens?

La Grèce, la Suède et l’Italie sont allées très loin dans les limites aux transactions en cash. Mario Monti, succédant à Silvio Berlusconi, avait réduit le montant autorisé de 2500 à 1000 euros en 2011. Le gouvernement danois a décidé cette année que les petits magasins, stations d’essence et restaurants ne devraient plus accepter de cash.

Les adversaires du cash mettent en avant les risques de transport de billets, le coût de l’argent liquide pour les banques (automates, transfert) et pour l’Etat (travail au noir, évasion fiscale). Les entreprises numériques sont naturellement enthousiastes à l’idée d’une société sans espèces. Les études qui démontrent les avantages d’une société sans cash sont habituellement financées par des sociétés de cartes de crédit, observe Roland Tichy, président de la Ludwig-Erhard-Stiftung, sur son blog.

La méfiance des autorités envers le citoyen est telle en 2015 que l’argent non contrôlé et certifié par un homme de l’Etat est considéré comme le produit d’un acte répréhensible. L’argent a subitement mauvaise odeur. Ce n’est plus le fruit d’un travail honnête, une récompense que l’on se plaît à détenir. En Suisse, si vous transportez un montant égal ou supérieur à 10 000 francs, vous devez fournir des renseignements aux autorités. La limite menace d’être réduite. Ne généralisons pas: il faut clairement distinguer entre les pratiques occidentales et asiatiques. Ici, le soupçon pèse à l’achat d’une montre, alors que dans bien des pays asiatiques, l’acquisition d’un immeuble se fait parfois en cash. Question de rapport à l’Etat? «La sphère privée n’exclut pas l’honnêteté fiscale», ainsi que l’écrit Andreas Lusser dans un ouvrage* au sous-titre évocateur: «Pourquoi notre argent a mérité la sphère privée».

Fiodor Dostoïevski a inventé la formule de «liberté monnayée». A l’époque, il avait été condamné au bagne à Oms, en Sibérie, et avait cruellement besoin d’argent pour racheter sa liberté.

Pour l’individu, les billets et pièces offrent une assurance. Dans les échanges, «c’est de l’argent de banque centrale que chacun est obligé d’accepter. Il garantit l’accomplissement du contrat immédiatement et complètement au point de vente: argent contre marchandise», rappelle Roland Tichy. A l’heure de la cybercriminalité, «le clavier d’un automate est plus risqué qu’un billet», ajoute-t-il.

Un mouvement est en marche pour résister à la transparence totale du citoyen et au cauchemar orwellien. En Allemagne, une pétition en faveur du cash a été lancée (Civilpetition.de). La sphère privée est protégée par les billets et les pièces. Il vaut la peine de la défendre.

* «Einspruch. Warum unser Geld Privatsphäre verdient», FBV, 2015.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/85c30566-02f8-11e5-a2d8-dac5eea792f9/La_guerre_contre_le_cash_est_immorale

Enfer et société sans cash

| | Chronique Agora

▪ Une vision de l’enfer trouble notre sommeil ; la vision de ce que seront les Etats-Unis en particulier — et le monde occidental en général — lorsque les autorités auront effacé cinq millénaires de progrès et auront posé leur botte sur notre nuque.
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Voici ce que disait Peter Bofinger dans Der Spiegel : « considérant les possibilités techniques actuelles, les billets et les pièces sont en fait un anachronisme ». Ils ont rendu les paiements incroyablement difficiles, les gens perdant beaucoup de temps à la caisse tandis qu’ils attendent que la personne devant eux fouille dans ses affaires pour trouver son argent et que le caissier leur rende la monnaie (au lieu, par exemple, d’attendre que la personne trouve la bonne carte de crédit, tape son code et attende l’approbation de la transaction).

Mais le gain de temps n’est pas le principal avantage de l’élimination du cash. Cela permettrait aussi d’assécher les marchés noirs et le trafic de drogue. En euros, quasiment un tiers des espèces sont des billets de 500 euros. Personne n’en a besoin pour faire ses courses ; des personnalités douteuses les utilisent pour leurs propres activités.

« Il serait plus facile, pour les banques centrales, d’imposer leurs politiques monétaires. Actuellement, elles ne peuvent faire passer les taux d’intérêt radicalement sous le zéro parce que les épargnants accumuleraient des espèces. S’il n’y a pas d’espèces, la limite est éliminée ».

▪ Bienvenue dans la préhistoire

Oui, cher lecteur, voilà ce qui se profile à l’horizon… Un terrible recul, au-delà des âges les plus sombres, pour revenir dans la boue et la vase de la préhistoire. A l’époque, la « monnaie » moderne n’avait pas été inventée. On ne pouvait échanger qu’avec des gens qu’on connaissait… et sur une échelle très limitée. Le capitalisme était impossible. Le progrès était inatteignable. La richesse ne pouvait être accumulée.

Ensuite sont arrivées les pièces d’or et d’argent — du vraicash

Ensuite sont arrivées les pièces d’or et d’argent — du vrai cash. On n’avait pas besoin de connaître la personne avec qui l’on échangeait. On ne connaissait pas sa famille. Ou ses motivations. Ou ses finances personnelles. Et on n’avait pas besoin de noter qui devait quoi à qui. On pouvait simplement payer — en liquide.

Cela a rendu le commerce et l’industrie modernes possibles.

Cette nouvelle richesse a également fourni aux gens une nouvelle sorte de liberté. Ils pouvaient voyager — et payer leur nourriture et leur logement avec cette monnaie. Ils pouvaient investir… et utiliser cette richesse privée pour créer encore plus de richesse. Ils pouvaient même lever leurs propres armées… construire leurs propres fortifications… et défier les élites au pouvoir.

A présent, les gouvernements du monde entier tentent d’abolir le cash. Des économistes de renom veulent qu’il soit aboli. Il y a déjà des limites à l’utilisation du cash dans de nombreux pays.

▪ Pourquoi les autorités veulent-elles éliminer les espèces ?

N’est-ce pas évident ? Elles veulent vous contrôler, vous et votre argent. Où l’avez-vous obtenu, veulent-elles savoir. Qu’allez-vous en faire ? Elles veulent avoir leur mot à dire sur la question. N’allez-vous pas l’utiliser pour faire quelque chose de « mal » ? Bon sang, vous pourriez soutenir « le terrorisme »… faire de l’évasion fiscale… voire acheter un paquet de cigarettes.

Les possibilités sont trop nombreuses pour être ignorées. Et les arguments sont trop persuasifs pour arrêter.

Le site Zero Hedge résume les « pour » :

– Améliorer la base fiscale, puisque la plupart/toutes les transactions dans l’économie pourraient être suivies par le gouvernement ;
– Entraver l’économie parallèle, surtout dans les activités illicites ;
– Forcer les gens à convertir leur épargne en consommation et/ou investissement, fournissant ainsi une stimulation au PIB et à l’emploi.

Pour la première fois en 5 000 ans, les dirigeants auront un moyen de contrôler le peuple en lui coupant les vivres

Ces arguments sont creux, mais ils seront probablement convaincants. Et pour la première fois en 5 000 ans, les dirigeants auront un moyen de contrôler le peuple en lui coupant les vivres. La monnaie électronique, gérée par un système bancaire contrôlé par le gouvernement, permet aux autorités de nous mettre là où elles nous veulent : avec des barreaux à nos cages et des fouets au-dessus de nos têtes. Toutes les transactions pourraient être soumises à approbation. Et chacun d’entre nous saurait qu’il pourrait sentir le fouet des autorités à tout moment.

▪ Un redoutable outil de pouvoir

En Argentine, entre 1974 et 1983, approximativement 13 000 personnes ont « disparu ». C’est-à-dire qu’elles ont été rassemblées par les escadrons de la mort, tuées, jetées depuis des avions ou noyées dans les rivières.

Combien plus facile — et aussi plus humain — sera-t-il de simplement couper l’accès à l’argent ? Avec les systèmes de reconnaissance faciale, les autorités pourraient identifier n’importe qui dans n’importe quel environnement — dans un café, dans une manifestation ou devant un distributeur de billets. Ensuite, en quelques clics de souris, les comptes pourraient être gelés… ou confisqués. Le pauvre citoyen « disparaîtrait » en quelques secondes, incapable désormais de participer à la vie publique… forcé de fouiller les poubelles pour survivre.

Et qui oserait l’aider ? Qui oserait le soutenir ? Qui oserait s’exprimer contre ce nouveau système diabolique ? Eux aussi seraient marqués comme indésirables… et disparaîtraient. Imaginez le candidat politique qui découvrirait soudain que ses soutiens n’ont pas d’argent… Ou un lanceur d’alerte qui n’a plus rien à lancer.

Sommes-nous en train d’halluciner ? Nous inquiétons-nous pour rien ?

Sommes-nous en train d’halluciner ? Nous inquiétons-nous pour rien ?

En Argentine, les dirigeants militaires ont commencé par cibler les révolutionnaires gauchistes — qui posaient peut-être une vraie menace pour la république. Ensuite, les cibles sont devenues plus variées — des étudiants, des adversaires politiques, des intellectuels, des syndicalistes et quiconque dont ils voulaient se débarrasser.

Cette période a pris fin quand les généraux ont fort inconsidérément envahi les îles Malouines et proclamé leur souveraineté. Les gens simples se laissent facilement entraîner dans une guerre — aussi crétin qu’en soit le prétexte. Comme l’avaient espéré les dirigeants, les Argentins se sont ralliés derrière leurs soldats.

Mais les Anglais ne jouèrent pas le rôle attendu par les généraux. Au lieu de négocier un accord, ils envoyèrent leur flotte. En quelques semaines, les Anglais avaient coulé le Belgrano et pilonnaient les troupes argentines mal préparées, frissonnant dans l’Atlantique sud.

Ce fut une trop grande humiliation pour les gauchos. L’Union Jack flotta à nouveau sur les Falkland, les généraux furent renversés et les disparitions cessèrent.

Sommes-nous plus intelligents que les Argentins ? Nos politiciens sont-ils plus honnêtes ou plus fidèles à l’esprit des lois ? Le pouvoir corrompt-il moins dans l’hémisphère nord qu’au sud de l’équateur ?

Nous en doutons fortement.

http://la-chronique-agora.com/cash/

Ironie? C’est la Grèce qui assure la conception d’une nouvelle pièce de 2 euros

PAR MYLÈNE VANDECASTEELE · 29 MAI 2015/ Express.be

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L’avenir de la Grèce dans la zone euro est encore très nébuleux, mais ironiquement, c’est pourtant la candidature grecque qui a été choisie pour la nouvelle pièce de 2 euros commémorative du 30ème anniversaire du drapeau officiel de la zone euro, rapporte Ekathierini.

La pièce a été réalisée par Georgios Stamatopoulos, sculpteur à la Banque de Grèce. Elle représente des silhouettes humaines naïves en train de danser dans un  cercle autour du drapeau flanqué de 12 étoiles. Stamatopoulos lui-même a expliqué que ce motif représentait « les 12 étoiles qui se transforment en figures humaines célébrant la naissance d’une nouvelle Europe ».

Pas moins de 62 prototypes avaient été proposés au jury de la zone euro. Ce dernier a sélectionné parmi eux les 5 modèles qui seraient soumis au vote public en ligne. 30% des 100.000 citoyens de la zone euro ont préféré la version de Stamatopoulos aux 4 autres propositions.

Près de 75 millions d’exemplaires de la pièce seront battus, qui pourront circuler dans les 19 pays membres de la zone euro dès la seconde moitié de l’année 2015.

Les Grecs la verront-ils circuler chez eux un jour ? La réponse à cette question demeure très incertaine…

L’avenir de la Grèce dans la zone euro est encore très nébuleux, mais ironiquement, c’est pourtant la candidature grecque qui a été choisie pour la nouvelle pièce de 2 euros commémorative du 30ème anniversaire du drapeau officiel de la zone euro, rapporte Ekathierini.

La pièce a été réalisée par Georgios Stamatopoulos, sculpteur à la Banque de Grèce. Elle représente des silhouettes humaines naïves en train de danser dans un  cercle autour du drapeau flanqué de 12 étoiles. Stamatopoulos lui-même a expliqué que ce motif représentait « les 12 étoiles qui se transforment en figures humaines célébrant la naissance d’une nouvelle Europe ».

Pas moins de 62 prototypes avaient été proposés au jury de la zone euro. Ce dernier a sélectionné parmi eux les 5 modèles qui seraient soumis au vote public en ligne. 30% des 100.000 citoyens de la zone euro ont préféré la version de Stamatopoulos aux 4 autres propositions.

Près de 75 millions d’exemplaires de la pièce seront battus, qui pourront circuler dans les 19 pays membres de la zone euro dès la seconde moitié de l’année 2015.

Les Grecs la verront-ils circuler chez eux un jour ? La réponse à cette question demeure très incertaine…

http://www.express.be/joker/fr/platdujour/ironie-cest-la-grece-qui-assure-la-conception-dune-nouvelle-pice-de-2-euros/213730.htm

6 réponses »

  1. « Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués.
    13.16
    Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front,
    13.17
    et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.
    13.18
    C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. » APOCALYPSE DE ST jEAN quant à 666 c’est le chiffre de la bete finance, Salomon touchait au titre de l’impot 666 talents d’or!.

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  2. – il n’y eut pas que l’Argentine ! le plan « Condor » concocté par les grands démocrates US a commencé par le renversement du Pdt chilien Salvador Allende qui préfèrera d’ailleurs se suicider … le véritable 11 septembre de l’Amérique : le 11 09 1973. Ce plan américain d’établissement de dictatures militaires « pour le bien de leurs peuples » toucha tout le cône Sud : Argentine, Chili, Uruguay, Brésil, Paraguay.

    – l’anonymat du paiement en espèces permet de respecter une liberté : celle de la vie privée. Les crypto-monnaies, telles le bitcoin, le permettent également si l’on prend la précaution d’ouvrir un portefeuille électronique en s’anonymisant sur le web (car les transactions, quant à elles, sont entièrement publiques : on peut remonter l’historique de n’importe quelle fraction de bitcoin). Mais bien sûr les gouvernements imposeront leurs e-monnaies.

    je ne pense pas que les espèces puissent être interdites facilement, ne serait-ce qu’en raison des personnes incapables d’utiliser les terminaux (internet, mobiles) par manque de savoir ou d’équipement (âge, campagnes isolée). Je connais un resto très fréquenté de « pampa » sans ligne téléphonique à moins de 5km et où les mobiles ne captent pratiquement pas.

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  3. une précision : aucun texte n’interdit à ma connaissance de payer un bien immobilier en espèces devant le notaire !

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  4. A propos de la nouvelle aristocratie :

    La réunion du Groupe Bilderberg se tiendra du 9 au 14 juin 2015 en Autriche.

    Et l’année dernière ?

    En juin 2014, à Copenhague, la réunion du Groupe Bilderberg comportait 9 participants français :

    1- Henri de Castries, président des assurances AXA
    2- Baroin, François, député UMP, maire de Troyes
    3- Baverez, Nicolas, éditorialiste du journal LE POINT, avocat d’affaires
    4- Pierre-André de Chalendar, président de Saint-Gobain
    5- Coeuré, Benoît, membre de la Banque Centrale Européenne
    6- Lagarde, Christine, présidente du FMI
    7- Macron, Emmanuel, Parti Socialiste, secrétaire général de la présidence de la République, ancien banquier d’affaires à la banque Rothschild
    8- Nougayrède, Natalie, directrice du journal LE MONDE jusqu’au 14 mai 2014
    9- Pellerin, Fleur, Parti Socialiste, secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l’étranger

    http://www.bilderbergmeetings.org/participants.html

    Quelques semaines plus tard, les deux participants au Groupe Bilderberg Emmanuel Macron et Fleur Pellerin ont eu une belle promotion : le 26 août 2014, Emmanuel Macron a été nommé ministre de l’Economie, Fleur Pellerin a été nommée ministre de la Culture.

    C’est la nouvelle aristocratie.

    Depuis 60 ans, la nouvelle aristocratie a un objectif prioritaire : la construction européenne.

    Depuis 60 ans, le nouvelle aristocratie détruit les nations européennes.

    A la place des nations européennes, la nouvelle aristocratie veut créer une Europe fédérale, intégrée, libérale, libre-échangiste, une Europe financière, au service des grandes banques et des grandes entreprises multinationales.

    « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

    Source : « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

    George McGhee avait le mérite de la franchise : le traité de Rome a été mûri pendant les réunions du groupe Bilderberg dans les années 1954 – 1955 – 1956.

    Dimanche 31 mai 2015, le nouvel aristocrate Emmanuel Macron se prononce pour davantage d’intégration dans la zone euro.

    « Il faut accepter l’idée que l’Europe se fasse à deux vitesses, qu’il y ait une union solidaire et différenciée. Il y a une histoire à 28 [l’Union] et une histoire à 19 [la zone euro] », explique-t-il.

    Et de détailler : « L’Europe à 28 doit être plus simple, plus claire, plus efficace et continuer à avancer sur le numérique et l’énergie. L’avant-garde de la zone euro doit, elle, aller vers plus de solidarité et d’intégration : un budget commun, une capacité d’endettement commune et une convergence fiscale. » Les régimes sociaux seraient aussi harmonisés, avec la création d’une assurance-chômage commune.

    http://www.lejdd.fr/Politique/Emmanuel-Macron-veut-une-Europe-a-deux-vitesses-735082

    Question :

    les peuples européens seront-ils consultés par référendum sur cette intégration renforcée ?

    Ou alors cette intégration renforcée se fera-t-elle sans consulter les peuples européens par référendum ?

    Le suspens est insoutenable.

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