Aristote contre Platon

Document incroyable: Varoufakis commente le nouveau traité de versailles

Document incroyable: Varoufakis commente le nouveau traité de versailles

Varoufakis vient de rendre publique sa version commentée du Traité de Versailles imposé aux Grecs. Honte à ceux qui ont imposé ce texte et honte à ceux qui ont laissé faire.

On ne peut parler de l’affaire Grecque sans avoir lu et relu ce texte. Il faudra le ressortir au moment des élections Françaises.

Yanis Varoufakis : Premières réflexions après la déclaration du Sommet européen

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Dans les heures et  jours qui viennent, je siègerai au Parlement pour examiner les applications législatives de l’accord récent du Sommet européen sur la Grèce. Je suis également impatient d’entendre de vive voix mes camarades Alexis Tsipras et Euclides Tsakalotos, qui en ont vu de toutes les couleurs ces derniers jours. Jusque-là, je vais réserver mon jugement concernant la législation à venir. En attendant, voici quelques premières réflexions impressionnistes soulevées par cet accord.

Juillet 2015

Un nouveau traité de Versailles hante l’Europe – j’ai utilisé cette expression au printemps de 2010 pour décrire le premier « sauvetage » qui se préparait à ce moment. Si cette allégorie était alors pertinente, elle l’est, malheureusement, encore davantage aujourd’hui.

Jamais auparavant l’Union européenne n’avait pris une décision qui sape d’une manière aussi fondamentale le projet d’intégration européenne. Les dirigeants européens, en traitant Alexis Tsipras et notre gouvernement comme ils l’ont fait, ont porté un coup décisif au projet européen.

Le projet d’intégration européenne a, en effet, été blessé à mort au cours des derniers jours. Et comme Paul Krugman le dit à juste titre, quoique vous pensiez de Syriza ou de la Grèce, ce ne sont pas les Grecs, ou Syriza, qui ont tué et enterré le rêve d’une Europe démocratique et unie.

Il y a longtemps, en 1971, Nick Kaldor, l’économiste réputé de Cambridge, avait averti que forger l’union monétaire avant qu’une union politique soit possible conduirait non seulement à l’échec de l’union monétaire, mais aussi à la déconstruction du projet politique européen. Plus tard, en 1999, le sociologue germano-britannique Ralf Dahrendorf a également prévenu que l’union économique et monétaire provoquerait la division de l’Europe plutôt que son union. Pendant toutes ces années, j’ai espéré qu’ils avaient tort. Maintenant, les pouvoirs en place à Bruxelles, à Berlin et à Francfort ont conspiré pour leur donner raison.

La déclaration du Sommet Européen d’hier matin se lit comme un document mettant noir sur blanc la capitulation inconditionnelle de la Grèce. Il est conçu comme une déclaration confirmant que la Grèce accepte de devenir un vassal de l’Eurogroupe.

La déclaration du Sommet Européen d’hier matin n’a rien à voir avec l’économie, ni avec aucune préoccupation pour le genre de programme de réformes susceptible de relever la Grèce de son bourbier. C’est purement et simplement une manifestation de la politique d’humiliation en acte. Même si on abhorre notre gouvernement, tout un chacun doit se rendre compte que la liste des exigences de l’Eurogroupe s’éloigne à grands pas de toute décence et raison

La déclaration du Sommet Européen d’hier matin proclame une annulation complète de la souveraineté nationale, sans mettre à sa place un corps politique supra-national, pan-européen, souverain. Les Européens, même ceux qui se fichent de la Grèce, devraient faire gaffe.

Les médias dépensent beaucoup d’énergie sur la question de savoir si le Parlement grec adoptera l’accord de capitulation, et en particulier si les députés comme moi vont rentrer dans le rang et voter en faveur de ces mesures. Je ne pense pas que ce soit la question la plus intéressante. La question cruciale est : est-ce que l’économie grecque a  une chance de se rétablir sous ces conditions ? C’est la question qui va m’occuper pendant les sessions parlementaires à venir dans les prochaines heures et jours. La plus grande source d’inquiétude est que même une reddition totale de notre part conduirait à une aggravation de cette crise sans fin.

Le récent Sommet Européen n’est en effet rien de moins que l’aboutissement d’un coup d’État. En 1967, ce sont les tanksque les puissances étrangères ont utilisé pour mettre fin à la démocratie grecque. Dans mon interview à Philip Adams, sur le Latenightlive d’ABC Radio National (Australie), j’ai affirmé qu’en 2015 c’est un autre coup d’État qui a été mis en scène par des puissances étrangères en utilisant, à la place des tanks, les banques de Grèce. La principale différence économique est peut-être  qu’en 1967, la propriété publique de la Grèce n’était pas visée, alors qu’en 2015 les pouvoirs derrière le coup d’État ont exigé la remise de tous les actifs publics restants, pour qu’ils puissent servir à payer notre dette insoutenable, impossible à payer.


Yanis Varoufakis – Γιάνης Βαρουφάκης Янис Варуфакис يانيس فاروفاكيس

Merci à Mediapart

Source : http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/14/on-the-euro-summits-statement-on-greece-first-thoughts/#more-9121

Date de parution de l’article original: 14/07/2015

URL de cette page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15259

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/07/15/yanis-varoufakis-premieres-reflexions-apres-la-declaration-du-sommet-europeen/

Les commentaires de Varoufakis sont entre crochets

Euro Summit Statement Brussels, 12 July 2015

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The Euro Summit stresses the crucial need to rebuild trust with the Greek authorities [i.e. the Greek government must introduce new stringent austerity directed at the weakest Greeks that have already suffered grossly] as a pre- requisite for a possible future agreement on a new ESM programme [i.e. for a new extend-and-pretend loan].

In this context, the ownership by the Greek authorities is key [i.e. the Syriza government must sign a declaration of having defected to the troika’s ‘logic’], and successful implementation should follow policy commitments.

A euro area Member State requesting financial assistance from the ESM is expected to address, wherever possible, a similar request to the IMF This is a precondition for the Eurogroup to agree on a new ESM programme. Therefore Greece will request continued IMF support (monitoring and financing) from March 2016 [i.e. Berlin continues to believe that the Commission cannot be trusted to ‘police’ Europe’s own ‘bailout’ programs].

Given the need to rebuild trust with Greece, the Euro Summit welcomes the commitments of the Greek authorities to legislate without delay a first set of measures[i.e. Greece must subject itself to fiscal waterboarding, even before any financing is offered]. These measures, taken in full prior agreement with the Institutions, will include:

By 15 July

  • the streamlining of the VAT system [i.e. making it more regressive, through rate rises that encourage more VAT evasion]and the broadening of the tax base to increase revenue [i.e. dealing a major blow at the only Greek growth industry – tourism].
  • upfront measures to improve long-term sustainability of the pension system as part of a comprehensive pension reform programme [i.e. reducing the lowest of the low of pensions, while ignoring that the depletion of pension funds’ capital due to the 2012 troika-designed PSI and the ill effects of low employment & undeclared paid labour].
  • the safeguarding of the full legal independence of ELSTAT [i.e. the troika demands complete control of the way Greece’s budget balance is computed, with a view to controlling fully the magnitude of austerity it imposes on the government.]
  • full implementation of the relevant provisions of the Treaty on Stability, Coordination and Governance in the Economic and Monetary Union, in particular by making the Fiscal Council operational before finalizing the MoU and introducing quasi-automatic spending cuts in case of deviations from ambitious primary surplus targets after seeking advice from the Fiscal Council and subject to prior approval of the Institutions[i.e. the Greek government, which knows that the imposed fiscal targets will never be achieved under the imposed austerity, must commit to further, automated austerity as a result of the troika’s newest failures.]

By 22 July

  • the adoption of the Code of Civil Procedure, which is a major overhaul of procedures and arrangements for the civil justice system and can significantly accelerate the judicial process and reduce costs [i.e. foreclosures, evictions and liquidation of thousands of homes and businesses who are not in a position to keep up with their mortgages/loans.]
  • the transposition of the BRRD with support from the European Commission.

Immediately, and only subsequent to legal implementation of the first four above-mentioned measures as well as endorsement of all the commitments included in this document by the Greek Parliament, verified by the Institutions and the Eurogroup, may a decision to mandate the Institutions to negotiate a Memorandum of Understanding (MoU) be taken [i.e. The Syriza government must be humiliated to the extent that it is asked to impose harsh austerity upon itself as a first step towards requesting another toxic bailout loan, of the sort that Syriza became internationally famous for opposing.]

This decision would be taken subject to national procedures having been completed and if the preconditions of Article 13 of the ESM Treaty are met on the basis of the assessment referred to in Article 13.1. In order to form the basis for a successful conclusion of the MoU, the Greek offer of reform measures needs to be seriously strengthened to take into account the strongly deteriorated economic and fiscal position of the country during the last year [i.e. the Syriza government must accept the lie that it, and not the asphyxiation tactics of the creditors, caused the sharp economic deterioration of the past six months – the victim is being asked to take the blame by the on behalf of the villain.]

The Greek government needs to formally commit to strengthening their proposals [i.e. to make them more regressive and more inhuman] in a number of areas identified by the Institutions, with a satisfactory clear timetable for legislation and implementation, including structural benchmarks, milestones and quantitative benchmarks, to have clarity on the direction of policies over the medium-run. They notably need, in agreement with the Institutions, to:

  • carry out ambitious pension reforms [i.e. cuts] and specify policies to fully compensate for the fiscal impact of the Constitutional Court ruling on the 2012 pension reform [i.e. cancel the Court’s decision in favour of pensioners] and to implement the zero deficit clause [i.e. cut by 85% the secondary pensions that the Syriza government fought tooth and nail to preserve over the past five months] or mutually agreeable alternative measures [i.e. find ‘equivalent’ victims] by October 2015;
  • adopt more ambitious product market reforms with a clear timetable for implementation of all OECD toolkit I recommendations [i.e. the recommendations that the OECD has now renounced after having re-designed these reforms in collaboration with the Syriza government], including Sunday trade, sales periods, pharmacy ownership, milk and bakeries, except over-the-counter pharmaceutical products, which will be implemented in a next step, as well as for the opening of macro-critical closed professions (e.g. ferry transportation). On the follow-up of the OECD toolkit-II, manufacturing needs to be included in the prior action;
  • on energy markets, proceed with the privatisation of the electricity transmission network operator (ADMIE), unless replacement measures can be found that have equivalent effect on competition, as agreed by the Institutions [i.e. ADMIE will be sold off to specific foreign vested interests at the behest of the Institutions.]
  • on labour markets, undertake rigorous reviews and modernisation of collective bargaining [i.e. to make sure that no collective bargaining is allowed], industrial action [i.e. that must be banned] and, in line with the relevant EU directive and best practice, collective dismissals [i.e. that should be allowed at the employers’ whim], along the timetable and the approach agreed with the Institutions [i.e. the Troika decides.]

On the basis of these reviews, labour market policies should be aligned with international and European best practices, and should not involve a return to past policy settings which are not compatible with the goals of promoting sustainable and inclusive growth [i.e. there should be no mechanisms that waged labour can use to extract better conditions from employers.]

  • adopt the necessary steps to strengthen the financial sector, including decisive action on non-performing loans [i.e. a tsunami of foreclosures is ante portas] and measures to strengthen governance of the HFSF and the banks [i.e. the Greek people who maintain the HFSF and the banks will have precisely zero control over the HFSF and the banks.], in particular by eliminating any possibility for political interference especially in appointment processes. [i.e. except the political interference of the Troika.] On top of that, the Greek authorities shall take the following actions:
  • to develop a significantly scaled up privatisation programme with improved governance; valuable Greek assets will be transferred to an independent fund that will monetize the assets through privatisations and other means [i.e. an East German-like Treuhand is envisaged to sell off all public property but without the equivalent large investments that W. Germany put into E. Germany in compensation for the Treuhand disaster.] The monetization of the assets will be one source to make the scheduled repayment of the new loan of ESM and generate over the life of the new loan a targeted total of EUR 50bn of which EUR 25bn will be used for the repayment of recapitalization of banks and other assets and 50 % of every remaining euro (i.e. 50% of EUR 25bn) will be used for decreasing the debt to GDP ratio and the remaining 50 % will be used for investments [i.e. public property will be sold off and the pitiful sums will go toward servicing an un-serviceable debt – with precisely nothing left over for public or private investments.] This fund would be established in Greece and be managed by the Greek authorities under the supervision of the relevant European Institutions [i.e. it will be nominally in Greece but, just like the HFSF or the Bank of Greece, it will be controlled fully by the creditors.] In agreement with Institutions and building on best international practices, a legislative framework should be adopted to ensure transparent procedures and adequate asset sale pricing, according to OECD principles and standards on the management of State Owned Enterprises (SOEs) [i.e. the Troika will do what it likes.]
  • in line with the Greek government ambitions, to modernise and significantly strengthen the Greek administration, and to put in place a programme, under the auspices of the European Commission, for capacity-building and de-politicizing the Greek administration [i.e. Turning Greece into a democracy-free zone modelled on Brussels, a form of supposedly technocratic government, which is politically toxic and macro-economically inept] A first proposal should be provided by 20 July after discussions with the Institutions. The Greek government commits to reduce further the costs of the Greek administration [i.e. to reduce the lowest wages while increasing a little the wages some of the Troika-friendly apparatchiks], in line with a schedule agreed with the Institutions.
  • to fully normalize working methods with the Institutions, including the necessary work on the ground in Athens, to improve programme implementation and monitoring [i.e. The Troika strikes back and demands that the Greek government invite it to return to Athens as Conqueror – the Carthaginian Peace in all its glory.] The government needs to consult and agree with the Institutions on all draft legislation in relevant areas with adequate time before submitting it for public consultation or to Parliament [i.e. Greek Parliament must, again, after five months of short-lived independence, become an appendage of the Troika – passing translated legislation mechanistically.] The Euro Summit stresses again that implementation is key, and in that context welcomes the intention of the Greek authorities to request by 20 July support from the Institutions and Member States for technical assistance, and asks the European Commission to coordinate this support from Europe;
  • With the exception of the humanitarian crisis bill, the Greek government will reexamine with a view to amending legislations that were introduced counter to the February 20 agreement by backtracking on previous programme commitments or identify clear compensatory equivalents for the vested rights that were subsequently created [i.e. In addition to promising that it will no longer legislative autonomously, the Greek government will retrospectively annul all Bills it passed over the past five months.]

The above-listed commitments are minimum requirements to start the negotiations with the Greek authorities. However, the Euro Summit made it clear that the start of negotiations does not preclude any final possible agreement on a new ESM programme, which will have to be based on a decision on the whole package (including financing needs, debt sustainability and possible bridge financing) [i.e. self-flagellate, impose further austerity upon an economy crushed by austerity, and then we shall see whether the Eurogroup will grave you with another toxic, unsustainable loans.]

The Euro Summit takes note of the possible programme financing needs of between EUR 82 and 86bn, as assessed by the Institutions [i.e. the Eurogroup conjured up a huge number, well above what is necessary, in order to signal the debt restructuring is out and that debt bondage ad infinitum is the name of the game.] It invites the Institutions to explore possibilities to reduce the financing envelope, through an alternative fiscal path or higher privatisation proceeds [i.e. And, yes, it may possible that pigs will fly.] Restoring market access, which is an objective of any financial assistance programme, lowers the need to draw on the total financing envelope [i.e. which is something the creditors will do their utmost to avoid, e.g. by ensuring that Greece will only enter the ECB’s quantitative easing program in 2018, once quantitative easing is… over.]

The Euro Summit takes note of the urgent financing needs of Greece which underline the need for very swift progress in reaching a decision on a new MoU: these are estimated to amount to EUR 7bn by 20 July and an additional EUR 5bn by mid August [i.e. Extend and Pretend gets another spin.] The Euro Summit acknowledges the importance of ensuring that the Greek sovereign can clear its arrears to the IMF and to the Bank of Greece and honour its debt obligations in the coming weeks to create conditions which allow for an orderly conclusion of the negotiations. The risks of not concluding swiftly the negotiations remain fully with Greece [i.e. Once more, demanding that the victim takes all the blame in behalf of the villain.] The Euro Summit invites the Eurogroup to discuss these issues as a matter of urgency.

Given the acute challenges of the Greek financial sector, the total envelope of a possible new ESM programme would have to include the establishment of a buffer of EUR 10 to 25bn for the banking sector in order to address potential bank recapitalisation needs and resolution costs, of which EUR 10bn would be made available immediately in a segregated account at the ESM [i.e. the Troika admits that the 2013-14 recapitalisation of the banks, which would only need a top up of at most 10 billion, was insufficient – but, of course, blames it on… the Syriza government.]

The Euro Summit is aware that a rapid decision on a new programme is a condition to allow banks to reopen, thus avoiding an increase in the total financing envelope [i.e. The Troika closed Greece’s banks to force the Syriza government to capitulate and now cries out for their re-opening.] The ECB/SSM will conduct a comprehensive assessment after the summer. The overall buffer will cater for possible capital shortfalls following the comprehensive assessment after the legal framework is applied.

There are serious concerns regarding the sustainability of Greek debt [N.b. Really? Gosh!] This is due to the easing of policies during the last twelve months, which resulted in the recent deterioration in the domestic macroeconomic and financial environment [i.e. It is not the Extend and Pretend ‘bailout’ loans of 2010 and 2012 that, in conjunction with GDP-sapping austerity, caused the debt to scale immense heights – it was the prospect, and reality, of a government that criticized the the Extend and Pretend ‘bailout’ loans that… caused Debt’s Unustainability!]

The Euro Summit recalls that the euro area Member States have, throughout the last few years, adopted a remarkable set of measures supporting Greece’s debt sustainability, which have smoothed Greece’s debt servicing path and reduced costs significantly [i.e. The 1st & 2nd ‘bailout’ programs failed, the debt skyrocketing as it was always going to since the real purpose of the ‘bailout’ programs was to transfer banking losses to Europe’s taxpayers.] Against this background, in the context of a possible future ESM programme, and in line with the spirit of the Eurogroup statement of November 2012 [i.e. a promise of debt restructure to the previous Greek government was never kept by the creditors], the Eurogroup stands ready to consider, if necessary, possible additional measures (possible longer grace and payment periods) aiming at ensuring that gross financing needs remain at a sustainable level. These measures will be conditional upon full implementation of the measures to be agreed in a possible new programme and will be considered after the first positive completion of a review [i.e. Yet again, the Troika shall let the Greek government labour under un-payable debt and when, as a result, the program fails, poverty rises further and incomes collapse much more, then we may haircut some of the debt – as the Troika did in 2012.]

The Euro Summit stresses that nominal haircuts on the debt cannot be undertaken [N.b. The Syriza government has been suggesting, since January, a moderate debt restructure, with no haircuts, maximizing the expected net present value of Greece’s repayments to creditors’ – which was rejected by the Troika because their aim was, simply, to humiliate Syriza.] Greek authorities reiterate their unequivocal commitment to honour their financial obligations to all their creditors fully and in a timely manner [N.b. Which can only happen after a substantial debt restrucuture.]Provided that all the necessary conditions contained in this document are fulfilled, the Eurogroup and ESM Board of Governors may, in accordance with Article 13.2 of the ESM Treaty, mandate the Institutions to negotiate a new ESM programme, if the preconditions of Article 13 of the ESM Treaty are met on the basis of the assessment referred to in Article 13.1. To help support growth and job creation in Greece (in the next 3-5 years) [N.b. Having already destroyed growth and jobs for the past five years…] the Commission will work closely with the Greek authorities to mobilise up to EUR 35bn (under various EU programmes) to fund investment and economic activity, including in SMEs [i.e. Will use the same order of magnitude of structural funds, plus some fantasy money, as were available in 2010-2014.] As an exceptional measure and given the unique situation of Greece the Commission will propose to increase the level of pre-financing by EUR 1bn to give an immediate boost to investment to be dealt with by the EU co-legislators [i.e. Of the headline 35 billion, consider 1 billion as real money.] The Investment Plan for Europe will also provide funding opportunities for Greece [i.e. the same plan that most Eurozone ministers of finance refer to as a phantom program].

EN BANDE SON : 

5 réponses »

  1. Mais non ? Mais non voyons donc ?

    Les caciques européens ne veulent QUE notre bien ?

    Regardez en Grèce ? Bien ils l’ont eu au final ?

    Glouppsssss !

    P.S. Pensez vous que ça puisse NOUS arriver ?

    Ben non enfin quoi ? Voyons donc ? ILS NE VEULENT QUE VOTRE BIEN !

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  2. Pour dire les choses simplement, la situation actuelle de la Grèce – et des autres pays du Sud de l’Europe – résulte d’une union économique imparfaite (sans union politique et fiscale) qui bénéficie principalement à l’Allemagne et à ses satellites; il en résulte pour elle des excédents commerciaux énormes qui se déversent financièrement à la recherche de rendements dans les pays du Sud, exercent des pressions inflationnistes, provoquent une contraction de leurs économies et le chômmage qui en découle. Mais membre de cette union imparfaite, la Grèce n’a pas d’autre choix que de « capituler » devant l’Allemagne.

    En 1940, c’est par les tanks, les avions et l’acier que cela se fit. L’Allemagne avait accumulé tant de puissance militaire, Hitler et les nazis avaient si bien préparé le peuple pour leur revanche, galvanisé les foules et incité à la haine des segments de la population, que la guerre était devenue inévitable; ceux sur lesquels la horde allemande déferla n’eurent pas d’autre choix que de capituler, la France en tête. Heureusement pour l’histoire, l’Angleterre ne fut pas envahie; elle put refuser, résister et inverser le cours des évènements sous le leadership d’un homme d’excéption – the right man, at the right time, in the right place » Randolph Winston CHURCHILL. Bizarre, on dirait que l’histoire se répète.

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  3. Bien entendu, ce n’est pas Varoufakis qui va changer la face du monde. Mais il va y contribuer, comme nous, nous y contribuons.

    Varoufakis révèle ce qui est caché, ce que les dominants aimeraient garder enfoui: la réalité de l’exercice du pouvoir.

    Nous soutenons que ce qui agit dans nos sociétés, ce qui a le plus de poids, c’est ce que l’on ne sait pas.

    Ce qui est conscient, on peut lutter contre, on peut se révolter et inflêchir le cours des choses.
    Ce qui est inconscient, caché exerce une dictature car on n’a pas de prise dessus.

    Les pouvoirs font tout pour maintenir le couvercle sur la marmite ou bouillonne la Vérité. Et cela dépasse la distinction entre le vrai et le faux, car ils, le grand « ils » s’efforcent de na pas mentir, non, ils donnent du réel une vision tronquée ce qui est plus pernicieux.

    Ce qui apparait, c’est ce qui fait que, ce qui est en réalité intolérable devient tolérable. Ce qui parait, c’est au travers un prisme, c’est la mystification. Ce qui apparait, se donne à voir, c’est le jeu de l’action et de la réaction, lesquels produisent une réalité tierce qui est acceptable socialement. l

    La Vérité pour être acceptée doit être rendue tolérable par le Système voila ce qu’il faut bien assimiler. Toute Vérité doit non seulement traverser l’épaisseur du crane humain, mais également, le prisme social qui la rend acceptable. Et c’est pour cela que vous ne voyez pas Varoufakis sur les chaines de télé et les médias nationaux.

    C’est pour cela que toute personne qui révèle, qui balance, qui brise le prisme exerce une action révolutionnaire. Un texte de Varoufakis a plus de poids et d’incidence que les lettres des Melenchon et autres, parce qu’il vise juste, en profondeur, pas en largeur. Juste en qualitatif, pas en quantitatif.

    Les mythe de la politique, de l’action révolutionnaire et autres billevesées, ont la vie dure, ils servent à fabriquer et à entretenir des gens, souvent des incapables, qui en font leur métier. Cela leur permet de gagner leur vie, d’en faire une profession.

    Ils sont un symptôme du Système, ils ne lui sont pas extérieurs, ils contribuent à l’équilibre, à la reproduction du Système que quelquefois, ils font semblant de combattre. Ils sont à l’intérieur de la bulle. Comme des mouches dans un bocal. ou comme les psychiatres sont à l’intérieur de l’asile tout comme les fous qu’ils prétendent soigner. ils habitent le même registre symbolique, parle le même langage. Et c’est ce langage qui les emprisonne.

    Nous avons mis des décennies à construire ou a laisser le Système construire le monde pervers dans lequel nous vivons. Cela a été un phénomène culturel, social, scolaire, symbolique, artistique, bref cela a été acquis.

    Cela a été acquis et nous avons été plongés dedans sans avoir les outils intelllectuels pour le contester, sans avoir l’intelligence pour le critiquer. Nous avons été pris, formatés et constitués par ce monde de mensonges et d’illusions et maintenant, pour avoir une chance de vivre une vie moins mauvaise, il faut un effort, un travail considérable.

    Ce texte de Varoufakis, destructeur de respect mal placé pour les Maîtres, fait partie de ce travail, c’est un travail social utile.

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  4. Bonjour Bruno,bonjour The Wolf,bonjour à tous
    Extrait du texte
    Varoufakis
    « pour être sûr que c’est logiquement cohérent – et vous rencontrez des regards vides »
    ……, » ont téléphoné, puis un éventuel expert s’est adressé à moi pour me dire “L’Eurogroupe n’existe pas légalement, il n’y a aucun traité qui régit ce groupe”. »

    Stratégie de POUTINE:EXTRAORDINAIRE
    En manoeuvrant ainsi
    que démontre TSIPRAS?
    Ce que l’UE CACHAIT
    à part les elucubrations que je lis un peu partout?(pas ici)
    Le FMI ,le 30 juin »nous serons impitoyables
    FMI exclus de la réunion à 4
    pour qu’ensuite le FMI disse »l’UE doit effacer la dette »
    L’ARMEE a mis Hollande sous tutelle
    comme la Grèce est sous tutelle
    car dans la balance:le droit de veto à l’ONU+ membre permanent+ dissuasion Nucléaire
    convoités par l’ALLEMAGNE
    Pour le reste et en gros vous allez rapprocher votre retraite de la mienne car peu ont fait plus pour leur pays que moi
    90Euro / mois
    Désolé il va falloir mériter sa paye
    « L’Armée » le 14 juillet toutes les 10 minutes ont décollés de Beauvais des avions de lignes pour Paris escortés de 4 avions militaires pour remettre de l’ordre dans les finances
    Objectif :NOTRE SOUVERAINETE
    Merci aux militaires pour cette Conscience retrouvée….à temps

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