Aristote contre Platon

Et mes sous dans tout ça : les quatre vérités de Tante Europythie. Par Henri Regnault

Et mes sous dans tout ça : les quatre vérités de Tante Europythie. Par Henri Regnault (extraits-Avril 2015)

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Henri REGNAULT, LA CRISE N°30, Avril 2015, «Entre embellie et embolie ».

Je me souviens avoir confié cette rubrique « Et mes sous dans tout ça » à Confucius, puis une autre fois à Jean-Jacques Rousseau. Cette fois-ci c’est l’Europythie qui s’y colle, et sans doute aura-t-elle l’occasion de revenir dans cette lettre. Elle fait maintenant partie de la grande famille de LA CRISE et nous l’appellerons donc désormais Tante Europythie ! Elle va vous asséner ses quatre vérités :

  • – Une banque, c’est comme une porte : elle peut être ouverte… ou fermée !
  • – Les DAB (ATM) ne sont pas aussi automatiques qu’on pourrait le croire !
  • – Un coffre dans une banque fermée est un coffre inaccessible et hors de contrôle !
  • – Si tous les Euros sont nés égaux, ils vieillissent inégaux !

Ces quatre vérités sont certes inspirées des récents événements grecs. Mais méfiez-vous, ils ont en fait une portée universelle, ce dont on pourrait bien se rendre compte un jour ou l’autre, quelque part ou ailleurs.

Bank holiday à rallonge.

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Les Anglo-Saxons adorent les Bank holidays, toujours placés un lundi, ce qui donne des occasions de week end de trois jours, favorables aux escapades récréatives.

Et si un éventuel défaut grec entrainait une crise financière internationale, il n’y a pas que les Grecs qui pourraient se méfier des banques universelles (mélangeant banque de dépôt et banque d’investissement). Le risque viendrait d’une contamination de ces banques par des produits dérivés (du type des CDS) qui pourraient les mettre en difficulté, nécessitant une recapitalisation par bail in.

La formule de Tante Europythie : Banque universelle+ Produits dérivés+ Bail in = défiance des déposants.

DAB : une mutation acronymique. « DAB » est théoriquement l’acronyme de « Distributeur Automatique de Billets » l’équivalent francophone de l’ATM anglo-saxon (Automated Teller Machine).

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Mais les Grecs viennent de vivre une mutation acronymique : Chez eux le DAB est devenu le « Distributeur Avare de Billets ». En général lorsque votre banque est fermée – le soir, le week end – les DAB vous délivrent des billets, sans autre restriction que celles des plafonds journalier ou hebdomadaire auxquels vous avez droit, selon votre type de carte. Mais lorsque les banques sont fermées aux heures d’ouvertures normales, c’est probablement la double peine qui vous attend : Banque fermée + DAB avare, ou pire, DAB sourd, muet et aveugle !

  • Le conseil de Tante Europythie :

Chaque vendredi matin, faites-vous les poches, vérifiez que vous avez sur vous une somme raisonnable de cash, en fonction de vos besoins habituels et éventuellement de projets exceptionnels (par exemple un départ en Grèce !). Sinon, courrez au DAB le plus proche. Les mauvais coups en matière bancaire et financière arrivent en général le vendredi soir tard, après la fermeture de Wall Street.

Coffres bancaires : les nouveaux funérariums.

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Descendre à la salle des coffres d’une banque est toujours une épreuve. Par un escalier souvent mal commode (sans doute dessiné par un architecte qui a des intérêts dans une clinique spécialisée dans le col du fémur, vu l’âge moyen des visiteurs de coffres !) vous arrivez dans une sorte de crypte dotée de nombreuses petites niches fermées à clef. J’imagine que certains clients y ont déposé les précieuses urnes funéraires de leurs chers défunts… de peur qu’ils s’échappent et pire encore… ressuscitent !

Mais d’autres pourraient avoir la malencontreuse idée d’y entreposer les liasses de billets qu’ils ont soigneusement accumulés pour se prémunir de l’avarice éventuelle des DAB. Pas de chance : quand les DAB sont avares, les banques ont de fortes chances d’être fermées et donc les coffres inaccessibles. C’est ainsi que votre coffre pourrait devenir le funérarium de votre épargne et de vos bijoux favoris : vos réserves de cash, les piécettes héritées de Tante Ursule, l’horrible collier de votre grand-mère Eléonore qu’il ne faut surtout pas vendre pour ne pas vexer votre mère Noémie…

  • Le conseil de Tante Europythie :

Ne laissez pas dans un coffre bancaire ce dont vous pourriez avoir besoin pendant une fermeture prolongée de votre banque ou que vous ne voudriez pas que l’on y trouve si un jour les contenus étaient inventoriés – à l’insu de votre plein gré ! – pour entrer dans l’assiette d’un bail in ou être soumis à une taxation exceptionnelle. Trouvez chez vous une cache originale : évitez le dessous de la baignoire, trop de cambrioleurs ont vu le film Amélie Poulain ! Eventuellement, installez un coffre et laissez-le vide… il occupera les cambrioleurs un bon moment !

Tous les euros ne sont pas égaux : une dichotomie subreptice

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Il y a deux ou trois ans un bruit récurrent parcourait la blogosphère, mettant en garde contre le risque potentiel lié à certains billets en Euro, émis par certains pays. Il était ainsi conseillé de ne stocker que les bons billets allemands (numéro commençant par un X), à la limite ses propres billets nationaux (U pour la France) mais surtout d’éviter les billets grecs (Y), portugais (M), espagnols (V), italiens (S) qui risqueraient de ne plus rien valoir (ou d’enregistrer une forte décote) en cas de sortie d’un de ces pays de la zone euro. En fait, cette rumeur (surtout répandue par les goldeux, que je n’ai jamais répercutée dans cette lettre, faute de source crédible) était totalement infondée :

L’impression des billets en Euro, dans quelque pays qu’elle se fasse, est réalisée sous le contrôle de la BCE et engage cette dernière… comme l’atteste la signature de Mario Draghi sur tous les billets (ou de son prédécesseur Jean-Claude Trichet sur les billets plus anciens). Et c’est bien pour ça que la Banque Centrale grecque ne pouvait, ces dernières semaines, satisfaire la demande en billets au-delà de ce qu’autorisait la BCE dans le cadre du programme ELA (Emergency Liquidity Assistance).

Afin de tordre le cou à la rumeur des mauvais billets, en fonction de la prétendue nationalité, les numéros des nouveaux billets (5,10 et bientôt 20 Euros, puis à suivre 50,100 Euros…) ne renvoient plus à des codes pays mais à des codes imprimeur (en savoir plus sur Wikipedia).

Pour autant, tous les Euros sont-ils égaux ? Pas certain ! Mais la distinction est à faire suivant la nature de la banque émettrice ou de la banque qui abrite ces Euros. Il y a les Euros Banque centrale et les Euros banques commerciales. Les premiers correspondent aux billets, bien sûr, et aux soldes des comptes ouverts à la BCE par toutes les institutions bancaires et financières qui sont habilitées à y ouvrir un compte. Mais vous et moi, simples particuliers, nous ne pouvons pas transférer nos comptes à la BCE ou dans les banques centrales nationales. Notre monnaie scripturale est donc forcément localisée dans des banques commerciales et nous ne pouvons détenir de la monnaie banque centrale que sous forme de billets. Le tableau cidessous vous donne l’évolution de la circulation des billets en Euros depuis 2010 et jusqu’à fin juin 2015.

Source : BCE http://sdw.ecb.europa.eu/reports.do?node=1000004112

Quel est l’enjeu, entre monnaie banque centrale et monnaie banque commerciale ? Une banque centrale ne fait pas faillite ; elle peut certes émettre de la monnaie de singe en cas d’hyperinflation (ce qui n’est pas vraiment le cas dans la période actuelle), mais ne pouvant faire faillite, les avoirs qui y sont localisés ne peuvent être confisqués dans le cadre d’un bail in. Ce qui fait une énorme différence avec les dépôts dans les banques commerciales. Et voilà pourquoi, en cas de troubles bancaires, les déposants se ruent dans les banques ou sur les DAB pour vider leurs comptes et repartir avec de la monnaie banque centrale sous forme de billets, comme on vient de le voir en Grèce. Une forte demande de billets est un bon indicateur de troubles bancaires et de méfiance vis-à-vis des banques. En cas de défaut grec, pour analyser les risques de contagion des troubles, il sera important d’analyser, pays par pays, comment évolue la demande de cash (au sens le plus étroit du terme, les billets) et comment les autorités essaieront de rationner cette demande. Mais en cas de rationnement, on pourrait bien voir se généraliser un phénomène de prime au cash où le prix d’un bien ou service payé en billets serait moins cher que pour un paiement en chèque ou par carte bancaire. Les espèces seraient thésaurisées, verraient leur vitesse de circulation diminuer tandis que la monnaie scripturale serait dépensée au plus vite, bradée. Et l’incitation à détenir des espèces s’accroît avec la baisse des taux d’intérêts sur les comptes bancaires et livrets, jusqu’à des niveaux quasi nuls.

  • L’injonction de Tante Europythie :

La monnaie banque centrale tu adoreras, la monnaie banque commerciale tu toléreras (faute de pouvoir faire autrement !) mais des banques commerciales les plus impliquées dans le casino financier tu te méfieras encore plus que de la peste (pas d’antibiotiques contre les effets de la spéculation !)

http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/la_crise_no31.pdf

  1. Les banques sont les cimetières potentiels de votre épargne

Face aux perspectives de bail in, d’aucuns vous suggèrent de vous débancariser. Facile à dire, difficile à faire, et il vaut mieux avoir une réflexion sérieuse en la matière, ne pas agir dans la précipitation. Vos revenus et beaucoup de vos dépenses récurrentes sont domiciliés sur un compte bancaire. Vos placements ne peuvent être tous sous forme tangible : vous avez un besoin indispensable d’une épargne de précaution, sous forme monétaire. Suivant votre situation, votre profession, vos perspectives de retraite, vos projets… vous avez aussi besoin d’une épargne financière longue. Donc oubliez la débancarisation : pas possible ! Soyez bancarisé lucide, en ayant en tête cet aveu récent de la grande prêtresse de la monnaie américaine, Mme Yellen, Présidente de la FED : cash is not a convenient store of value. Abon entendeur, salut ! Vous êtes prévenus, la monnaie n’est plus réserve de valeur !

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Alors, que faire ? D’abord, si vous avez moins de 20.000 € ou $ sur vos comptes bancaires dormez tranquilles sur vos deux oreilles : pas de souci à vous faire. Si vous atteignez les 50.000 songez à répartir vos avoirs entre deux établissements, plus de 100.000 trois établissements. Oui, je sais, c’est fastidieux à mettre en place et à gérer, mais il faut savoir ce qu’on veut : la sécurité a un prix. Ceci ne vous empêchera pas d’être en zone inconfortable si vous avez à gérer une somme beaucoup plus importante pendant un temps inconnu à l’avance : par exemple en cas de vente immobilière ou d’héritage. Et c’est là qu’intervient le choix de vos banques. D’où peut provenir le plus grand danger, le plus brutalement : à l’évidence d’une banque fortement engagée dans les activités d’investissement et en particulier fortement impliquée dans les produits dérivés. Le jour où les marchés financiers se retourneront, c’est là que les placards seront remplis de cadavres, c’est là que vous ne devrez pas avoir de grosses sommes. Pour autant que vous pouvez connaître le degré d’implication des différents établissements dans l’activité de banque d’investissement, choisissez pour vos plus gros dépôts des banques peu impliquées.

Pour ce qui est de la France, le tableau ci-dessous établi par Olivier Berruyer peut être une source de réflexion stimulante.

Source : http://www.les-crises.fr/alerte-grece/

Ce graphique n’est pas très explicite sur la signification des chiffres cités, si ce n’est qu’il s’agit de Milliards d’Euros, sans doute lus à l’actif du bilan : mais, a priori, sachant que l’auteur de ce tableau est actuaire… je suis tenté de lui faire confiance, et le plus important est que toutes les données soient homogènes. A partir de ces chiffres il est possible de calculer la part de banque d’investissement dans l’ensemble de chacune de ces banques universelles

(soit : rouge / rouge+vert x 100) soit par ordre décroissant :

– Société Générale : 47%

– BNP Paribas : 40%

– Crédit Agricole : 31%

– BPCE : 19%

– Crédit Mutuel – CIC : 8%

On peut considérer ce ratio comme un honnête coefficient d’approximation de l’exposition au risque bancaire en cas de catastrophe sur les produits d’investissement et en particulier les produits dérivés : ce qui signifie que votre exposition au risque Banque d’affaire est 6 fois plus important à la Soc Gé qu’au Crédit Mutuel – CIC, mais, fort heureusement, ces chiffres ne signifient pas que vous avez 47% de probabilité d’être victime d’un bail-in si vous avez un compte à la Soc Gé ! A vous de voir l’intérêt que peut avoir ce type de ratio dans la période actuelle, pour votre gouverne personnelle.

  1. Je lève ma fatwa contre l’or

Comme la plupart des économistes de ma génération, j’ai été formé à l’école keynésienne, même si dans cette crise je me sens totalement akeynésien et plutôt shumpeterien, comme je m’en suis déjà expliqué (cf LA CRISE N°21, p.3-4) ! Mais comme tous les keynésiens de formation, je n’aime pas l’or, socialement inutile, alors que l’épargne financière peut avoir une utilité sociale, à travers les investissements qu’elle va financer. Et quand on peut concilier utilité personnelle et utilité sociale, on ne peut qu’être satisfait. Mais ça, c’est pour un monde normal, dans lequel l’épargne joue un rôle essentiel. Aujourd’hui, votre épargne est devenue une scorie, une anomalie, voire une perversion : on attend de vous que vous consommiez vos revenus, surtout pas que vous les épargniez, c’est totalement ringard, c’est même quasiment antisocial, sachant que les investissements sont financés par la dette associée à la création monétaire… c’est tellement plus moderne ! Donc on vous demande d’une part de consommer et d’autre part de vos payer vos impôts et cotisations (sur l’utilisation desquels vous n’avez aucun contrôle), mais surtout pas d’épargner des sommes sur lesquelles vous garderiez le contrôle et dont l’utilisation dépendrait de votre libre arbitre. Dans ces conditions de dénégation du rôle social de l’épargne, l’épargnant n’a plus de compte à rendre à la société, plus de scrupule à avoir sur l’utilité sociale de ses actes, plus de responsabilité collective à assumer.

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Dès lors, on peut reconsidérer l’investissement en métaux sous le seul angle de la performance patrimoniale. L’or avait le grand défaut de ne procurer aucun revenu. Mais quand on est arrivé à des taux zéro voire à des taux négatifs sur les obligations et sur le monétaire, l’objection de l’absence de rémunération tombe. Ne reste plus à considérer que les variations de cours, les perspectives de plus ou de moins value. Autant lorsque l’or flirtait avec les 2000 $ l’once c’était folie d’en acheter, autant maintenant qu’il est sérieusement redescendu autour de 1200 $, la chose peut être considérée, sans aucune garantie qu’il ne descende pas beaucoup plus bas et encore moins qu’il remonte rapidement vers de nouveaux sommets.

Et rappelons une nouvelle fois que lorsque j’évoque l’éventualité d’achat de métaux, il s’agit,dans une proportion limitée de votre patrimoine, de pièces ou de lingots (du physique) et certainement pas de certificats de papier qui ne peuvent réserver que de mauvaises surprises.

Fuyez le monde des signes, préférez lui le monde réel, tangible : les signes s’effacent, se gomment, s’étiolent, se ratatinent ; le réel voit son prix de vente fluctuer, mais jamais ne disparaît.

http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/la_crise_no_30.pdf

5 réponses »

  1. Henri a beaucoup d’humour, c’est un grand professeur de la fac de Pau, et j’attends avec hâte sa prochaine lettre gratuite. C’est bien de le publier ici, merci pour lui.

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  2. Très bien…… Quelqu’un a-t-il calculé les conséquences désastreuses de telles mesures au niveau économique et social? De la consommation qui chuterait fortement……Le chien qui se mord la queue?

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  3. Je suis passé à mon agence bancaire pour acheter des 20F Or ! Panique, il n’y a que le chef d’agence ( 6 employés) qui sait comment faire … Prenez R.V. !!! c’est en cours …

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  4. il a fait un numero qui evoque beaucoup je crois me souvenir le système bancaire 100% monnaie
    (renvoyant à des liens universitaires français):
    un système dans lequel janet yellen doit trouver un autre travail

    « mais surtout pas d’épargner des sommes sur lesquelles vous garderiez le contrôle et dont l’utilisation dépendrait de votre libre arbitre »

    (..)vous faire « consommer »

    il y a beaucoup à dire
    à mon avis c’est surtout pour une chose:
    évitez à tout prix que ne se diffuse dans la population, une martingale qui permet de s’enrichir sans risque -martingale dont l’usage doit être soigneusement reservé à l’elite du moment-

    l’hyperinflation ou l’hyperdeflation est une volonté politique
    dans le cadre de laquelle certains s’enrichissent (ou se refont) prodigieusement sans risque

    l’hyperinflation lente ou l’hyperdeflation lente ou les vagues de migrants ou la surconsommation de drogue dans la population ou la hausse de la délinquence ne sont pas aléatoires ou deus ex machina mais sont des phénomènes décidés politiquement

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  5. Chômage en août 2015 : record historique battu.

    Chômage : catégories A, B, C, D, E :

    France métropolitaine :

    6 116 300 inscrits à Pôle Emploi.

    France entière, y compris l’outre-mer :

    6 452 100 inscrits à Pôle Emploi.

    Variation sur un mois : + 0,3 %

    Variation sur un an : + 6,2 %

    Cliquer pour accéder à PI-Mensuelle-BVNMK3.pdf

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

    – « Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. » (Jacques Attali, sur France 2, débat télévisé « Polémiques » animé par Michèle Cotta)

    – « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    – « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    – « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    – « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    – « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    – « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    – « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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