Art de la guerre monétaire et économique

Coup d’Etat à la portugaise : la dictature européiste démasquée

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(Parlement européen, 27 octobre 2015)

Voici ce qu’en dit Zerohedge le 22/10/15 :

Ce qui vient de se passer au Portugal est juste énorme . C’est la grande histoire du jour, et peut être la confirmation (après la Grèce) que le début de la fin, pour l’Europe, est relativement imminente.

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Jeudi soir, nous avons jeté un coup d’oeil étroit  sur la façon dont le paysage politique a changé au Portugal après les élections peu concluantes tenues plus tôt ce mois-ci. 

Pour ceux qui l’ignorent, l’inquiétude à Bruxelles a toujours été que soit l’Espagne, le Portugal ou, dans un scénario moins probable, l’Italie, iraient dans le sens de la Grèce par l’élection de politiciens qui chercheraient à faire reculer l’austérité, bannir la rectitude budgétaire, et exiger un soulagement sur la dette . 

Comme nous l’avons constaté un certain nombre de fois au cours des neuf derniers mois, voilà pourquoi Berlin a adopté une approche si intransigeante dans les négociations avec Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis. Il n’y avait jamais l’espoir de mettre Athènes sur une «voie durable. » Il a toujours été question de dissuader des États plus «significatifs» d’aller sur la même route que Syriza. 

Eh bien il se trouve que les efforts de la troïka pour subvertir le processus démocratique en Grèce en tapant au portefeuille pour renverser le gouvernement n’a apparemment pas dissuader les gens de la gauche portugaise. Autrement dit, les queues aux ATM, les étagères vides, et les files d’attente aux stations d’essence dont la Grèce fut témoin au cours de l’été n’ont pas eu leur effet psychologique destiné au Portugal car le  leader socialiste Antonio Costa a annoncé plus tôt dans la semaine qu’il était prêt à s’aligner avec les communistes et le Bloc de Gauche pour former un gouvernement, au mépris de la coalition de droite. L’alliance de gauche aurait la majorité absolue au Parlement et aurait adopté un programme anti-austérité, et peut-être même une plate-forme anti-euro.

Dans un effort pour parer à cette éventualité, le président Anibal Cavaco Silva a nommé Pedro Passos Coelho pour effectuer un autre mandat comme premier ministre jeudi. Cela a été une claque dans le visage de Costa, et comme nous l’avons noté quelques instants après l’annonce, la décision de Silva sera probablement de quitter le Portugal embourbé dans une impasse politique intraitable qui est à peu près la dernière chose dont l’Europe a besoin alors que Bruxelles tente de mettre la débâcle grecque dans le rétroviseur face à l’aggravation de la crise des réfugiés.

Effectivement, Costa menace maintenant de renverser le gouvernement sur ​​les talons de ce qui est largement considéré comme une usurpation de démocratie.

Les socialistes de l’opposition au Portugal se sont engagés vendredi à renverser le gouvernement minoritaire de centre-droit avec une motion de non-confiance, affirmant que le président avait créé «une crise politique inutile» en désignant Pedro Passos Coelho comme Premier ministre.

« Le président a créé une crise politique inutile» en nommant Passos Coelho comme Premier ministre « , a déclaré le dirigeant socialiste Antonio Costa.

http://www.zerohedge.com/news/2015-10-22/manifest-waste-time-portugal-reappoints-pm-defiance-anti-euro-left-coalition

https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/10/26/enorme-vers-leffondrement-de-leurope-le-portugal-usurpe-la-democratie-la-gauche-anti-euro-est-bannie-du-pouvoir/

Voici des précisions sur ce coup de tonnerre :

« On pensait avoir tout vu avec la farce des 2 dernières élections grecques. Le Portugal vient de placer la barre encore plus haut après que son président ait bloqué la formation d’un gouvernement par une majorité parlementaire anti austérité et eurosceptique. Article d’Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph :

« Le Portugal traverse le Rubicon alors que la gauche anti euro est bannie du pouvoir

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Le Portugal vient d’entrer dans des eaux politiques dangereuses. Pour la première fois depuis la création de l’Union monétaire européenne, un État membre a pris la décision explicite de bloquer l’accession au pouvoir de partis eurosceptiques au nom de l’intérêt national.

Anibal Cavaco Silva, le président constitutionnel du Portugal, a refusé la nomination d’un gouvernement de coalition de gauche même si celui-ci a obtenu la majorité absolue au Parlement portugais et a obtenu le mandat de mettre un terme au régime d’austérité imposé par la troïka.

Il a estimé qu’il était trop risqué de laisser le Bloc de Gauche ou les Communistes se rapprocher du pouvoir en insistant sur le fait que les conservateurs doivent se rassembler en tant que minorité afin de satisfaire Bruxelles et apaiser les marchés financiers étrangers.

La démocratie doit passer au second plan, derrière les premières priorités que sont les règles de l’euro et l’adhésion à la zone.

« En 40 ans de démocratie, aucun gouvernement du Portugal ne fut dirigé grâce au soutien de forces antieuropéennes, soit des forces qui ont fait campagne pour abroger le traité de Lisbonne, le pacte fiscal, le pacte de croissance et de stabilité ainsi que pour démanteler l’Union monétaire et sortir le Portugal de l’euro, en plus de vouloir dissoudre l’OTAN, » a déclaré M. Cavaco Silva.

« C’est le pire moment pour un changement radical des fondations de notre démocratie. Après avoir supporté un programme onéreux d’assistance financière qui a entraîné de lourds sacrifices, il est de mon devoir, dans les limites de mes pouvoirs constitutionnels, de faire tout ce qui est possible pour éviter d’envoyer de faux signaux aux institutions financières, aux investisseurs et aux marchés. » (…)

Le leader des socialistes, Antonio Costa, a réagi violemment, qualifiant la décision du président de « grave erreur » qui menace de plonger le pays dans une tempête politique.

« Il est inacceptable d’usurper les pouvoirs exclusifs du parlement. Les Socialistes n’accepteront pas de recevoir de leçons du professeur Cavaco Silva sur la défense de la démocratie, » a-t-il déclaré. (…)

Il ne pourra y avoir de nouvelles élections avant la seconde moitié de l’année prochaine d’après la constitution portugaise, le pays risque donc un an de paralysie politique. (…)

La dette publique du Portugal est de 127 % du PIB, ou une dette globale de 370 %, soit pire que celle de la Grèce. (…) »

Le discours du président portugais est historique : pour la première fois, un homme politique européen d’envergure reconnaît clairement :

  1. Que le « vote démocratique » n’est valable que pour certains partis (après le cordon sanitaire des partis catalogués dans l’extrême-droite, voilà que les partis anti austérité et/ou anti euro sont également relégués dans les rangs des parias) ;
  2. Que l’Europe prime sur la démocratie ;
  3. Que les marchés priment sur la démocratie.

Nous laisserons le mot de la fin de nouveau à Ambrose Evans-Richards :

« Les socialistes européens font face à un dilemme. Ils se réveillent enfin à la vérité désagréable que l’union monétaire est une entreprise autoritaire de droitequi s’est débarrassée de sa laisse démocratique, alors que toute tentative d’agir contre ce fait risque de les barrer du pouvoir. Bruxelles a vraiment engendré un monstre. »

or-argent.eu, le 26 octobre 2015

http://or-argent.eu/coup-detat-a-la-portugaise-la-dictature-europeiste-demasquee/

Le coup d’Etat silencieux de Lisbonne

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Le Portugal a été la victime ces derniers jours d’un coup d’Etat silencieux organisé par des dirigeants pro-Européens de ce pays[1]. Cet événement est particulièrement grave. Il survient alors qu’est fraiche la mémoire du coup de force réussi contre le gouvernement grec par la combinaison de pressions politiques venant de l’Eurogroupe et de pressions économiques (et financières) en provenance de la Banque Centrale Européenne. Il confirme la nature profondément anti-démocratique non seulement de la zone Euro mais aussi, et on doit le regretter, de l’Union européenne.

Le résultat des élections portugaises

On a beaucoup dit, en France en particulier, dans la presse que la coalition de droite était sortie vainqueur des dernières élections législatives portugaises. Ceci est faux. Les partis de droite, emmené par le Premier-ministre M. Pedro Passos Coelho n’ont réuni que 38,5% des suffrages, et ont perdu 28 sièges au Parlement. Une majorité d’électeurs portugais a voté contre les dernières mesures d’austérité, en fait 50,7%. Ces électeurs ont porté leur vote sur la gauche modérée mais aussi sur le Parti Communiste Portugais et d’autres formations de la gauche radicale. De fait le Parti Socialiste portugais a 85 sièges, le Bloc de Gauche (gauche radicale) 19 et le Pari Communiste portugais 17. Sur les 230 sièges du Parlement portugais, cela en donne 121 aux forces anti-austérité, quand la majorité absolue est de 116[2].

Un accord aurait pu être trouvé entre les partis de droite et le Parti socialiste. Mais, cet accord n’était clairement pas possible sans une remise en cause d’une partie du programme d’austérité qui découle de l’accord passé entre la Portugal et les institutions européennes. Ceci n’est pas sans évoquer la situation de la Grèce…

Les socialistes, et le « bloc de Gauche » ont clairement dit que cet accord devait être révisé. C’est ce qui a motivé le Président Cavaco Silva dans sa décision pour rejeter le projet de gouvernement présenté par la Gauche. Mais, les attendus de sa déclaration vont encore plus loin. Il a dit : « Après tous les importants sacrifices consentis dans le cadre d’un important accord financier, il est de mon devoir, et dans mes prérogatives constitutionnelles, de faire tout mon possible pour empêcher de faux signaux d’être émis envers les institutions financières et les investisseurs internationaux[3] ». C’est cette déclaration qui pose véritablement problème. Que M. Cavaco Silva pense qu’un gouvernement de la gauche unie puisse conduire à un affrontement avec l’Eurogroupe et l’UE est son droit, et c’est même très probablement le cas. Mais, dans une république parlementaire, comme l’est le Portugal actuellement, il n’est pas dans son pouvoir d’interpréter des intentions futures pour s’opposer à la volonté des électeurs. Si une coalition de gauche et d’extrême-gauche a une majorité au Parlement, et si elle présente – ce qui était le cas – un programme de gouvernement, il doit lui laisser sa chance. Toute autre décision s’apparente à un acte anticonstitutionnel, un « coup d’Etat ».

La situation économique du Portugal

Ce « coup » survient alors que la situation économique du Portugal, souvent présenté – à tort – dans la presse comme une « réussite » des politiques d’austérité, reste très précaire. Le déficit budgétaire a atteint plus de 7% en 2014 et devrait être largement au-dessus de 3% cette année. La dette publique est à plus de 127% du PIB. Et, si l’économie connaît à nouveau une certaine croissance, elle est, en 2015, toujours au niveau de 2004. Le pays a été ramené plus de dix ans en arrière par les politiques d’austérité, avec un coup social (chômage) extrêmement fort.

De fait, les « réformes » qui ont été imposées en contrepartie du plan d’aide au financement de la dette et des banques n’ont pas résolues le problème principal du pays. Ce problème, c’est la productivité du travail. Cette dernière est trop faible au Portugal, et ceci pour de nombreuses raisons, une main d’œuvre mal ou peu formée et un investissement productif largement insuffisant. La Portugal, dans les années 1980 et 1990 a pu s’accommoder de cette faible productivité car il pouvait laisser sa monnaie se déprécier. Depuis 1999 et l’entrée dans l’Euro, ceci est impossible. Il n’est donc pas surprenant que la production ait stagnée.

Les plans d’austérité successifs qui ont été mis en œuvre ont pour but de faire baisser les salaires (en valeur), que l’on parle du salaire direct ou indirect. Mais, cette baisse ne peut que bénéficier aux exportations, car elle déprime, dans le même temps, la consommation intérieure[4]. Là où une dépréciation de la monnaie laisserait la consommation intérieure inchangée, il faut que les gains en exportation réalisés grâce aux plans d’austérité compensent les pertes de consommation intérieure. C’est pourquoi les plans d’austérité seront toujoursmoins efficaces qu’une dépréciation monétaire, et Patrick Artus peut ajouter dans une note datant de 2012 : « L’ajustement par le taux de change donne des résultats rapides ; on l’a vu plus haut dans les cas de l’Espagne et de l’Italie en 1992-1993 avec disparition rapide du déficit extérieur et hausse limitée dans le temps du chômage. On le voit aussi dans les différents ajustements des pays émergents : Corée et Thaïlande en 1997, Brésil en 1998 »[5].

La responsabilité de l’Euro dans la situation économique du Portugal est indéniable. Mais la responsabilité des autorités européennes dans le chaos économique et politique qui risque de survenir est tout aussi certaine.

Des leçons à tirer

On parle souvent d’une accoutumance au désastre, d’une lassitude de la souffrance conduisant des peuples à s’abandonner au pire. En fait, il n’y a rien de tel ici. Les portugais ont tenté d’appliquer les méthodes inspirées par l’Eurogroupe et la Commission européenne et, aujourd’hui, ils sont obligés de constater que ces méthodes ne donnent pas les résultats escomptés. Le vote des élections législatives est le résultat de ce bilan. Mais, des dirigeants inféodés à l’étranger, c’est à dire aux institutions européennes, ont décidé de ne pas en tenir compte. Ce qui se passe aujourd’hui à Lisbonne est aussi grave, même si c’est moins spectaculaire, que ce que l’on a connu en Grèce.

La nature profondément anti-démocratique de l’Eurogroupe et de l’Union européenne s’affirme une deuxième fois et se confirme. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Cependant, cette fois pourrait bien être la fois de trop. Mais, pour qu’il en soit ainsi, il est impératif que toutes les forces décidées à lutter contre l’Euro trouvent des formes de coordination de leurs actions. Il faut ici se souvenir de ce que La Boétie écrivait dans le Discours de la servitude volontairepublié en 1574[6] : « les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »[7]. On pourrait alors reprendre cette formule, qui nous semble si contemporaine, et la formuler ainsi : « les institutions européennes ne sont grandes que parce que nous (les souverainistes) sommes divisés ».

Plus que jamais, la question de la coordination des différentes forces souverainistes se pose. Cette coordination n’implique nullement que ce qui oppose ces forces soit négligeable, ni ne soit mis entre parenthèse. C’est toute la logique des « Fronts », comme le « Front Uni Antijaponais » réalisé en Chine par le PCC et le Guomindang, qui ne sont pas des alliances au sens strict du terme mais qui permettent de marcher séparément et de frapper ensemble. Mais, la réalité, aussi déplaisante soit-elle à certains, est que tant que nous ne pourrons nous coordonner un pouvoir en réalité minoritaire pourra continuer d’exercer sa tyrannie. Et de coup d’Etat en coup d’Etat, instaurer un régime du coup d’Etat permanent.

[1] Evans-Pritchard A. « Eurozone crosses Rubicon as Portugal’s anti-euro Left banned from power », The Telegraph, 23 octobre 2005,http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11949701/AEP-Eurozone-crosses-Rubicon-as-Portugals-anti-euro-Left-banned-from-power.html

[2] Reuters, « LEAD 2-La gauche portugaise travaille à la formation d’un gouvernement » 12 octobre 2015, http://fr.reuters.com/article/idFRL8N12C47720151012

[3] Evans-Pritchard A. « Eurozone crosses Rubicon as Portugal’s anti-euro Left banned from power », op.cit..

[4] Blanchard O. et D. Leigh, Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers, FMI Working PaperWP/13/1, Washington DC, janvier 2013.

[5] Artus P., « Dévaluer en cas de besoin avait beaucoup d’avantages », Flash-Economie, Natixis, n°365, 29 mai 2012, p. 6.

[6] La Boétie E., Discours de la servitude volontaire, Paris, Mille et une nuits, 1997.

[7] Cette citation a connu un grand succès à la veille de 1789 mais sous une autre forme : « Les grands ne le sont que parce qu’il sont juchés sur nos épaules ; secouons les et ils joncheront la terre ».

http://russeurope.hypotheses.org/4406

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EN BANDE SON: 

7 réponses »

  1. Je suis entièrement d’accord avec votre papier. Pour info, on n’a pas assez insisté sur le numéro de M. Tsipras dans sa harangue droitdelhommiste aux pays européens refusant d’accueillir les « réfugiés ». Or, il apporte la preuve que la « lutte pour les droits de l’homme » s’accommode fort bien en Europe de l’austérité, de l’atteinte à la dignité des citoyens et de l’abaissement de la démocratie qui pourtant mettent en cause des droits de l’homme essentiels. Voir mon article sur mon blog Médiapart. La preuve est enfin apportée de la manipulation des esprits via le moralisme et la bienpensance que savent si bien utiliser nos grands médias et notre personnel politique.

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  2. Quand les dirigeants Européens comprendront ils que ce sont les U.S.A. qui veulent imposer leur domination.
    DRAGHI sort bien de chez eux et président de la banque Européenne, il faut le faire il me semble.
    C’est bien la raison qu’ils veulent imposer aux Européens une institution économique pour dominer le tout.
    Enfin…
    Très cordialement..

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  3. Des maux crasses scie ?

    C’est nouveau, ça vient d’sortir.

    Ça remplace l’ancienne orthographe …. et définition !

    Étonnant non ?

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  4. Plus le temps passe et plus mon rêve d’entendre d’un seul homme la voie du peuple de l’U.E. disparaît. Vive la Suisse.

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  5. je ne pense qu’il s’agisse d’un coup d’état. Leur président peut constitutionnellement nommer qui il veut. Pour leur part, les nouveaux députés pourront ne pas légiférer dans ce sens mais dans le leur, le président pouvant alors ne pas signer ces lois. Bref un blocage.

    Un peu comme si Mitterrand avait nommé un socialiste plutôt que Chirac (ou plus tard Chirac devenu président un des siens) pour éviter la cohabitation. Ce n’était pas illégitime.

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